• Une inconnue

     AVEC CETTE FEUILLE EXHUMÉE du tiroir à double-fond qu'on a tous quelque part dans notre bureau, je croyais avoir découvert une nouvelle marque française. Bernique ! Il suffit de faire un tour sur vouikipédia pour traouver plusieurs entrées au mot SUTTER. Le bonhomme a même une avenue à son nom dans la ville de Chatellerault ! Cependant, il semblerait que je marque un point avec ma simple feuille car tous les renseignements de vouiki ne font état que des bicyclettes marquées A.S. et A. Sutter

    Une inconnue

    Construction classique qui se retrouve sur de nombreux fabricants des années 20 et début 1930. Finition en émail noir avec filets or. La marque est parfaitement ignorée des gazettes où l'on trouve pourtant des confidentielles Safer, Scylla, Sem, Serrus ou Sydia de la même époque.  

    Une inconnue

    Pas plus de renseignements sur son moteur P.E.A. bien qu'il se peut que la revue du Motocyclettiste (?) ait publié quelque chose sur ces initiales.

    Inconnue ? Pas tant que çà !

      Document Centre-Presse


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  • Pour les p'tits n'enfants (2)

    AFIN DE SOULAGER DES PARENTS sollicités par une progéniture qui peut devenir bruyante en ces temps de confinnement, voici quelques images, avec un peu de moto dedans, qui devraient leur accorder (aux parents) quelques minutes de répit.

    Pour les p'tits n'enfants (2)

    Pour les p'tits n'enfants (2)

    Pour les p'tits n'enfants (2)

    Pour les p'tits n'enfants (2)

    Pour les p'tits n'enfants (2)

    Pour les p'tits n'enfants (2)

    Pour les p'tits n'enfants (2)

    Pour les p'tits n'enfants (2)

    Pour les p'tits n'enfants (2)

    Pour les p'tits n'enfants (2)

    Pour les p'tits n'enfants (2)

    Pour les p'tits n'enfants (2)

    Pour les p'tits n'enfants (2)

    Pour les p'tits n'enfants (2)

    Pour les p'tits n'enfants (2)

    Pour les p'tits n'enfants (2)

    Les dessins en noir et blanc de cette petite plaquette publicitaire (8,5 cm x 13) sont de Raoul Vion, peintre et illustrateur qui a commencé à travailler avant la Première guerre jusqu'aux années 30. Il fut choisi pour réaliser des affiches par de nombreux constructeurs de cycles : La Française-Diamant, Cycles Celer, Bicyclette Rexor, Bicyclette La Triomphante, J.-B. Louvet et aussi les Amortisseurs Stabyl ou la Bougie Oléo. Comme beaucoup de ses confrères, il donnait des dessins à des revues légères de l'époque tel Fantasio (image ci-dessous), La Vie Parisienne, Le Charivari, Le Sourire, etc. 

    Pour les p'tits n'enfants (2)

    La Parisienne se cache des Gothas allemands sans penser à protéger ses arrières  (Fantasio 1918)


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  • La Moto Rouge : suite et fin (peut-être ?)

    COMME PROMIS voici le monstre V8 évoqué dans un récent article et exposé chez Brentano's où elle a dû entrer au chausse-pieds ! C'était en octobre 1968, avant ou après les tentatives de records à Villacoublay. C'est bien une réalisation de P.-L. Tebec qui, malheureusement n'a rien pu faire pour cause d'embrayage défaillant (convertisseur de couple). Pour plus de détails, avec d'autres photos, voir Moto Revue du 10 août 1968 et celui du 12 octobre pour le reportage sur Villacoublay. Aussi dans ce dernier, l'annonce du décès à 80 ans de Camille Lacôme, directeur-propriétaire de Moto Revue. Il en avait quitté la direction en avril précédent pour entrer à l'hôpital.

    La Moto Rouge : suite et fin (peut-être ?)

     GRÂCE À FRED DUFRÊNE on va boucler (?) la saga de la Moto Rouge dont on peut voir d'autres photos et informations diverses sur le Facebook des... Compresseurs Constantin. On commence par un document bien meilleur que celui que j'avais précédemment, et avec des couleurs plus réalistes. 

    La Moto Rouge : suite et fin (peut-être ?)

    L'autre intérêt de cette photo est qu'elle est ainsi légendée : "Pierre Rambaut, chez Raymond Pohu, ancien coureur et concessionnaire Puch de Saint-Maur 94". À voir le mur en arrière-plan, Pohu avait suivi la vague japonaise. On revient à Indian avec la photo ci-dessous qui doit provenir de Moto Revue bien que je n'ai pas pu retrouver la source elle-même. Mais en 1968, MR était le seul magazine motocycliste, donc, comme on ne prête qu'aux riches...

    La Moto Rouge : suite et fin (peut-être ?)

    C'est probablement la Moto Rouge (devenue Prince des Tempêtes, et non Reine comme indiqué sous la photo suivante) dans sa dernière évolution révélée par un frein avant spectaculaire. On aura reconnu un produit de Friedel Münch, ce qui se faisait de mieux à l'époque et qui était importé chez nous par Jean Murit (à vérifier par qui aura meilleure mémoire que moi). Il fallait bien ça pour ralentir la création de Jean Charlot.

    La Moto Rouge : suite et fin (peut-être ?)

    Dernière photo qui semble avoir été extraite de Moto Revue. Quel numéro ? Quelle année ? On écoute celui qui sait. D'avance, merci.

    € € € € € € € € €

    La Moto Rouge : suite et fin (peut-être ?)

    J'ai reçu ça, qui n'a rien à voir, sauf à nous ramener à notre réalité... (On a le droit de rire... Même jaune !)


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  • LE CORONA que vous savez a fini par inquiéter l'Outre-Manche, avec pour conséquence la suppression du Pioneer Run que vient d'annoncer le Sunbeam Motorcycle Club organisateur.

    Des nouvelles des BRÉXITÉS

    Pour se consoler, on admirera une nouvelle réalisation du génial mécano fou, Allen Millyard présentée ci-dessous en couverture du prochain The Classic MotorCycle : un twin Velocette, l'icône des monos anglais ! 

    Des nouvelles des BRÉXITÉS


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  • Pour les p'tits n'enfants

    Extraite du livre ci-dessus, une petite séquence avec de la moto. Ça pourrait occuper l'une de vos chères têtes blondes pendant au moins 30 secondes. Autant de gagné par ces temps de confinement...

    Pour les p'tits n'enfants

    Pour les p'tits n'enfants

    Pour les p'tits n'enfants

    Pour les p'tits n'enfants

    Pour les p'tits n'enfants

    Pour les p'tits n'enfants

    Pour les p'tits n'enfants

     

    Pour les p'tits n'enfants

    Vigilance ! Vigilance ! Portez un masque !


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  • UN NOUVEAU DOCUMENT TROUVÉ SUR LE VOUÈBE vient enrichir la légende de l'Indian si spéciale de Jean Charlot. Souvenez vous, La Moto Rouge avait fait une première réapparition dans un article de mon ancien blog (zhumoriste.over-blog) le 9 mars 2014. Pour rappel à l'intention de ceux qui auront la flemme de s'y reporter, en voici deux cht'ites photos :

    La Moto Rouge : un re-re-retour !

    On clique sur les photos pour agrandir

    La Moto Rouge : un re-re-retour !

    Gros plan sur le compresseur qui n'existait pas encore sur la nouvelle photo laquelle représente sans doute un premier état de la transformation.

    La Moto Rouge : un re-re-retour !

    Aucune indication sur l'identité du mécano (Jean Charlot lui-même ?) mais le magasin du concessionnaire pourrait réveiller quelques souvenirs chez un lecteur ?

    P.S. : J'ai bricolé de mes petites mains cette photo qui est sans doute un Polaroid de l'époque. Comme d'habitude, j'ai zappé sur le site ou le blog d'origine où elle a été publiée. Si quelqu'un en sait plus, merci de se faire connaître


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  • IL N'EST PAS DANS LES USAGES de polémiquer publiquement entre journalistes, mais je vais pourtant le faire aujourd'hui. En cause, un article sur le blog de moto-collection.org à propos du film "De Gaulle" qui vient de sortir. Ce qui fait le bonheur de l'auteur (F.-M. Dumas, pour ne pas le nommer), c'est que les motocyclettes utilisées par le réalisateur sont en conformité avec l'époque du film, en gros la guerre, deuxième du nom, et la Libération. Les machines sont deux flat-twins Gnome-Rhône 500, une culbutée et une latérales. En prime, une latérales Norton 500 16H, mais qu'on voit seulement de l'arrière. Comme on le constate sur la photo ci-dessous...

    Comment on écrit l'Histoire !

    ...les Gnome-Rhône escortent la voiture du général De Gaulle. Et alors là, pardon de l'excuse Votre Honneur, mais je m'insurge ! Avec une telle image, on falsifie la vérité historique ! On piétine l'exactitude ! On boustrifie l'authenticité ! On pulvérise la véridicité ! Bref, en s'asseyant sur la réalité, on étouffe du même geste la recherche scientifique.

    Ce que je dis là n'est pas de la parole verbale, j'ai des preuves et surtout une photo d'une de ces vraies motos de l'escorte gaullienne. La VOICI... 

    Comment on écrit l'Histoire !

    ... accompagnée, ci-dessous de son certificat d'authenticité :

    Comment on écrit l'Histoire !

    Ce texte est extrait du catalogue en ligne Mecum de la vente de voitures et motocyclettes qui se tiendra du 11 au 14 avril à Glendale, en Arizona.

    Comment on (ré)écrit l'Histoire !

    On sait que les Américains, pas plus que Churchill (*), ne portaient dans leur cœur ce petit général français qui leur a souvent tenu tête. Mais ce que vient de faire Mecum est une lâcheté dans le dos d'un mort (ça a dû faire du foin du côté de Colombey...). Car c'est cette grande usine à recycler les motos anciennes appelée Mecum Auction - sérieuse autorité dans le domaine de la moto ancienne - qui avalise ce forfait. 

    Autorité ? La preuve, ils viennent de vendre pour 3 500 000 dollars (3 740 000 avec les frais) la Ford Mustang que conduisait Steve-que-vous-savez dans le film "Bullit". C'est pas une preuve de sérieux, çà ?

    (*) Chacun porte sa croix, la mienne c'est la Croix de Lorraine, disait-il par allusion au blason de la France Libre)

    P.S. : au moment de mettre sous presse (wouaf !), j'apprends par moto-collection.org que les séquences dans lesquelles figuraient les Gnome Rhône ont disparu au montage du film. Pour savoir tout de l'histoire, on se reporte sur  www.moto-collection.org


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  • JE NE SAIS PLUS QUI M'A POSÉ LA QUESTION, mais aujourd'hui j'ai la réponse ! Enfin, l'une des réponses, car au petit jeu de "qui c'est le premier qui a fait ça ou ça ?" il se  trouve souvent un sniper pour vous dézinguer au dernier moment.

    D'abord une précision : on parle ici du premier flat-twin appliqué à un motocycle. En effet, je ne prends pas beaucoup de risques en disant que ce type de moteur a d'abord existé dans l'automobile. D'ailleurs, c'est vraisemblablement le même moteur qui est né dans l'automobile avant de passer au tricycle, précisément sur CE tricycle ↓ ↓ ↓ ↓

    Flat-twin : qui a été le premier ?

    Cette illustration a été publiée en accompagnement d'un texte dans la Revue Universelle du 19 février 1898. La Société Continentale d'Automobiles qui construisait ce tricycle est issue en 1897 de l'association de MM. Gautier & Werhlé créée avant 1894. En effet, cette même année, on trouve déjà M. Gautier au volant d'une automobile à vapeur (système Serpollet)Flat-twin : qui a été le premier ? qu'il mène à la 16è place du Paris-Rouen. Passés au moteur à pétrole, Gautier & Wehrlé présentent des automobiles "à grandes roues d'égal diamètre" , est-il précisé, ainsi que des modèles électriques. Parmi la gamme de leurs moteurs, il y en a un "à deux cylindres opposés". C'est probablement un moteur de ce type qui équipe leur tricycle de 1898 dont, selon la Revue Universelle, le principal intérêt est d'être rapidement "transformable en voiturette"...

    Dans ce but, poursuit la revue, le tricycle se caractérise : " Par un moteur équilibré dont la position annule les trépidations. 2° Par la commande à engrenages hélicoïdaux. Par un changement de vitesse permettant de gravir les rampes même accentuées. Par une disposition générale spéciale des organes." Bref, on l'a compris, que du bonheur !

    Flat-twin : qui a été le premier ?

    À peu près au même moment, La France Automobile publie une photo de ce tricycle dans une version plus complète. Il a gagné son réservoir de carburant placé au-dessus du moteur ainsi que sa boîte à piles dans le cadre, des accessoires simplement cités dans le premier texte de la Revue Universelle. Logé sous le carter-moteur en aluminium se trouve le  carburateur "à ailettes" entraînées par une poulie (système semblable à celui du premier tri De Dion).

    La transformation en voiturette annoncée par la Revue Universelle consistait tout simplement à remplacer la selle du tri par un fauteuil "sociable", c'est à dire à deux places côte à côte... Brrrrr !

    Gautier-Werlé, et c'est dommage, n'ont pas dépassé le tournant du siècle. Dommage car ils avaient quelques idées originales dans le domaine plus motocycliste. À la fin de 1897, ils ont construit une machine dont le moteur constituait le tube avant du cadre, disposition qui sera longuement éprouvée plus tard sur les Panther britanniques.

    Flat-twin : qui a été le premier ?

    La moto de la Société Continentale d'Automobiles présentée, ci-dessus, dans La France Automobile (1898). La même machine figure en photo dans la Revue Scientifique du 18/12/1897, malheureusement de trop mauvaise qualité pour être reproduite ici. Le (gros) tube de selle contient le carburant. La transmission par chaîne via un démultiplicateur est une remarquable, quoique coûteuse, innovation pour l'époque.   

    Flat-twin : qui a été le premier ?

    La même recette est appliquée sur le tricycle. 

    Flat-twin : qui a été le premier ?

    D'après ce que l'on peut lire chez les spécialistes de la motorisation, le premier moteur à "cylindres opposés" serait apparu chez le constructeur britannique Lanchester. Mais il n'est pas précisé le nombre de ses cylindres et je n'en ai pas trouvé d'illustration. Le plus approchant de ce qui nous intéresse est la gravure ci-dessus (non daté, vers 1890 ?). Elle représente un impressionnant flat-four de la Gas Motoren Fabrik Deutz qui exploitait le système Otto, amélioré d'après celui de Beau de Rochas.

    Flat-twin : qui a été le premier ?

    Pour en arriver à la moto (je vois que vous vous impatientez) ce que j'ai trouvé de plus ancien, c'est cette Fairy qui est l'arrière-arrière-grand mère des Douglas. Ben oui, les jeunes couches, il faut vous y faire : le flat-twin a existé avant les BMW. Cette Fairy est née "Fée" (en français dans le texte), un peu avant 1905 puisque c'est cette même année qu'elle a été présentée au Salon de Londres. C'est une création de Joseph Barter qui, quelques années auparavant avait visité le Salon anglais. Il y avait été particulièrement impressionné par un stand exposant une automobile sur laquelle était posé un verre d'eau. Une fois le moteur mis en marche, seul un léger frémissement était visible à la surface de l'eau. Le stand était celui de... Lanchester, et le moteur était un flat-six !

    Flat-twin : qui a été le premier ?

    La Fairy participa au Pioneer Run de 1987

    Alors contre-maître dans une entreprise d'outillage, machines et ameublement pour magasins en tout genre, Joseph Barter fit construire - en perruque - un moteur à deux cylindres opposés. Ses premiers essais furent des échecs. De plus il dût quitter son emploi car son patron, qui l'espionnait, lui présenta une facture de 20 £ pour ce travail clandestin.

    En rencontrant Walter Moore (pas celui du Norton ACT), sa destinée prit un autre cours. Surtout après que ce dernier le convainquit d'abandonner l'allumage simultané dans les deux cylindres de son moteur ! En 1905, Barter fonda sa propre société et la Fée devint alors Fairy. Le moteur de 200 cm3 à soupapes automatiques était fixé haut dans le cadre car on évitait ainsi d'avoir à modifier une bicyclette ordinaire. Meilleur mécanicien que financier, Barter liquida son affaire et fut embauché chez Douglas, des fondeurs (lampadaires, plaques d'égout, etc) qui avaient déjà fourni certaines pièces de la Fairy. La naissance de "l'autre flat-twin" s'annonçait...


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  • J'ai placé ce dessin sur Facebook, mais comme vous n'y êtes peut-être pas, je le repasse ici...

    François Chevalier, fidèle à ses amours

     


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  • SUMPMAGAZINE.COM est une édition en ligne impertinente et sans journalisme béni-oui-oui, tout ce qu'on peut se permettre lorsqu'on n'est pas dépendant de la publicité comme en éditions-papier. L'humour Sump y est de rigueur (c'est britiche...), mais le ton de la dernière livraison n'est pas aussi débridé que d'habitude. Non, n'y pensez pas, rien à voir avec le Brexit ! C'est seulement l'état de santé de deux institutions britanniques qui fait problème. Pas n'importe lesquelles puisqu'il s'agit de... Norton et Triumph !...

    Norton, Triumph rien ne va plus !

    Il y a non seulement les livraisons aux clients qui se font attendre, mais aujourd'hui on parle ('On', c'est Sumpmagazine et surtout le journal quotidien The Guardian du 30 janvier 2020 ) de grosses difficultés financières.

    (Mais certains ont cru apercevoir l'ombre d'un investisseur étranger rôder autour de la marque - En espérant qu'il n'est pas de la race de ces vautours qui tournoient dans le ciel d'un western au dessus d'un cheval agonisant...)

    Le propriétaire de Norton, Stuart Garner, est endetté à un niveau devenu dangereux (pour lui). Le service des impôts de Sa Majesté (Her Majesty Revenues & Customs) lui réclame 300 000 Livres (361 000 €) ce qui n'est rien à côté des millions que le gouvernement - merci les contribuables - a mis au pot par le passé. Il y a surtout d'autres millions issus des fonds de pension grâce auxquels Norton a pu renaître. Une partie de ces 228 actionnaires malgré eux réclament maintenant leur argent. Nouvelle version modernisée du fameux "I want my money back" de Mme Thatcher en 1979. En attendant, la banque de S. Garner a demandé à BDO, de s'occuper de l'affaire. BDO est spécialisé en "spécialisé en Audit, Conseil, Expertise Comptable et Expertise Sociale" de sociétés. Comment dit-on en anglais : "Çà sent le roussi" ?    (Photo ci-dessus Moto Station)

    Norton, Triumph rien ne va plus !

    Déjà collector's avant même d'atteindre la première révision des 1000 kms ?

    Norton, Triumph : rien ne va plus ?

    COMME DISAIT UN PRÉSIDENT de notre 5 ème République : "les emmerdements ça vole en escadrille" et cette constatation désabusée doit avoir son équivalent en Grande-Brexitagne. Après Norton, voilà-t'y pas qu'un mauvais vent souffle autour de Triumph. Mais là, nos amis de Sumpmagazine sont plus circonspects. Ce qui donne, traduit en français par gougueule le texte suivant : "S'agit-il d'anciennes nouvelles, ou de nouvelles nouvelles, ou de nouvelles nouvelles anciennes, ou de fausses nouvelles, ou quoi ?"

    Suit une explication à peine plus éclairante selon laquelle "Eh bien, nous ne savons pas. Mais apparemment, vendredi dernier (24 janvier 2020), les deux sociétés (ndlr : Triumph et l'indien Bajaj) ont signé un partenariat sans capital-actions pour construire et distribuer une nouvelle gamme de vélos * de moyenne capacité (200cc - 750cc)". * Pour le traducteur gougueule, pas de différence entre bike (vélo) et bike (moto), du moment qu'il y a deux roues...

    À vrai dire, l'affaire remonterait à l'été 2017 lorsque des rumeurs d'accord (et plus si...) entre les deux firmes avaient couru dans les magazines spécialisés. Comme dans tout bon feuilleton, on attend donc le prochain rebondissement de cette série qui en est à sa troisième "saison", ou quatrième, comme ils disent dans le poste.

    Norton, Triumph : rien ne va plus ?

    HEUREUSEMENTdans ce cruel monde capitaliste et sans pitié, il se trouve quelques bonnes nouvelles. D'autant meilleures qu'elles nous viennent de France comme cette annonce de la presse économique nous apprenant le sauvetage de la... CHARENTAISE ! La véritable, celle de France, de Charente plus précisément, où elle naquit à La Rochefoucauld en 1907 des mains d'un cordonnier nommé Rondinaud.

    Norton, Triumph : rien ne va plus ?

    Olivier Rondinaud, arrière petit-fils du créateur s'est associé avec Michel Violleau pour faire repartir la production. Avec un effectif d'une douzaine d'ex-employés de l'entreprise, qui est allée de faillites en liquidation, il va récupérer les machines qui n'ont pas été vendues afin de s'installer dans de nouveaux locaux à La Rochefoucauld même. 

    Norton, Triumph : rien ne va plus ?

    L'usine de Rivières (d'après Google earth) telle qu'on la voit encore près de La Rochefoucauld, en direction de Pont d'Agris.

    Norton, Triumph : rien ne va plus ?

    Suite à une recherche personnelle que j'ai menée sur le vouèbe, on trouve des pantoufles"Rondinaud" sur plusieurs sites, mais pas tous les modèles, ni dans toutes les tailles et couleurs. Quant au site de La Manufacture Charentaise, dernière entité commerciale de la marque, il est "en construction"

    ? ⇐ ⇑ ⇒ ⇓ ⇔⇐ ⇑ ??? ⇒ ⇓ ⇔ ⇐ ⇑ ⇒ ??? ⇓ ⇔ ⇐ ⇑ ⇒ ⇓ ⇔ ?

    Norton, Triumph : rien ne va plus ?

    ON EST TOUJOURS DANS LE BLEU à propos de l'exploit que devait réaliser Guy Martin en renouvelant le "saut" de Steve McQueen que-vous-savez". Impossible d'en trouver trace dans les gazettes ou dans les podcasts de la télé puisque c'est pour elle que ça devait se faire.

    Norton, Triumph : rien ne va plus ?

    En revanche, on découvre grâce à Jean Rocky Roquecave que ce fameux saut - celui du film - n'est qu'un remake. En effet, c'est la copie de celui - judicieusement cadré - réalisé par un "felgrau" sur une BMW mono dans les années 30. Avec d'autant plus de "mérite" que sa machine est du lourd modèle à cadre rigide en tôle emboutie et fourche sur ressorts à lames. Cela aurait pu faire une bonne séquence dans Le Dictateur de Chaplin à la suite des inventions militaires présentées à Adenoïd Hynkel (le "parachute gonflable").

    Norton, Triumph : rien ne va plus ?

    POUR RÉSUMER, le saut de Steve dans le film est bidonné de A à Z : 1 / C'est un remake de celui effectué dans les années 30 selon la couverture du magazine ci-dessus. 2 / La Triumph utilisée est d'un modèle qui n'existait pas durant le guerre. 3 / Ce n'est pas Steve qui a sauté mais son vieux pote Bud Ekins. Seule chose sure : la légende, toujours vivante à ce jour, a bien fonctionné...

     


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  • QUAND RÉDACTION ET PUBLICITÉ SE RENCONTRENT dans la presse, ça provoque des rapprochements explosifs. Exemple avec cette couverture de "M" le magazine de cette semaine du quotidien Le Monde...

    LE CHOC DES PHOTOS...

    ... on tourne la page et au dos de cette couverture on trouve ceci !

    LE CHOC DES PHOTOS...

    Plage qui pourrait être la même. Le rapprochement est encore plus évident avec cette la présence de 'modèles' de couleur. Ceux de la couverture n'existent qu'à l'état de tragiques fantômes...

    (Publicité pour le couturier Salvatore Ferraganno)

     


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  • PICARDY

    LÀ, ON SE RISQUE DANS LE BIZARRE, comme disait un certain Robert Dalban... dans la famille Lautner. Inconnue des gazettes spécialisées, cette marque a même échappé aux stakhanovistes de la compilation Giovanni Luraschi et Erwin Tragatsch. C'est dire le mystère !

    PICARDY

    Il est vrai qu'avec son réservoir entre-tubes et son moteur Moser culbuté né quelques paires d'années auparavant, elle n'avait rien pour inspirer un amour fou. Elle est pourtant de 1931, le moment où la moto française se dessale... avant de plonger dans la crise de 1929 qui a frappé chez nous avec du retard. Crise qui sera aggravée par 1936. Il est probable, si elle a dépassé le stade de l'exemplaire unique, qu'elle a dû faire le bonheur d'un amateur qui ne demandait rien d'autre qu'un simple moyen de transport. Simple et le moins cher possible. Quoique "le moins cher", c'est vite dit concernant la 175 car...

    PICARDY

    ... comparée au reste de la production dans cette cylindrée, elle est dans le haut des tarifs. Pour la bonne raison que c'est une quatre-temps et que la concurrence de l'époque est largement dominée par le deux-temps. Un rapide coup d'œil sur les programmes du Salon 1930, révèle ainsi que 31 marques inscrivent une 4 temps à leur catalogue contre seulement 7 marques en 175 à soupapes. Encore faut-il inclure dans ces dernières, des "marginales" comme Koehler-Escoffier, Rovin ou Royal-Sport. 

    ET CECI QUI N'A RIEN À VOIR... SAUF QUE C'EST UN FLAT-TWIN !

    PICARDY

    PICARDY  Dire qu'avec la mienne je me faisais déjà peur               en levant de la patte arrière en virage !

    (Foto Fbook via Miguel Angel Grau Soler)


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  • CE N'EST PAS VRAIMENT UN CATALOGUE, mais seulement des extraits de la présentation d'une 500 assez extraordinaire pour retenir l'attention de la presse britannique. Les images de cette Alcyon proviennent du Monde Motocycliste, une revue des années 30. De très bonne qualité, surtout par rapport à Moto Revue, l'autre référence de l'époque, elle n'a duré qu'une petite centaine de numéros, agonisant en grand format après être devenue "touristique et automobile" plus que "motocycliste".

    À la fin des années 30, une forêt d'arbres apparaît dans la construction de la transmission chez les constructeurs français de motos. D'Alcyon à Utilia, en passant par Dé-Dé, Dollar, Dresch, Helyett, Magda, Ultima et quelques autres, tous ont à leur programme une ou plusieurs machines dont la chaîne de transmission finale est remplacée par un arbre. Les cadres étant alors rigides, il n'est pas question de faire appel à un cardan ni, par économie, à un "pont" à la B.M.W. On trouve donc une vis sans fin, même si les publicités de l'époque mentionnent pour la plupart une "transmission par engrenages".

    ALCYON : une marque, un catalogue

    Bien plus que la transmission par arbre, c'est la construction en bloc-moteur qui a intéressé Motor Cycling. C'est une une technique qu'ils vont appliquer à leur tour au terme de nombreuses décennies de réflexion...

    ALCYON : une marque, un catalogue

    Belle mécanique dont malheureusement, on ne saura jamais si le ramage était au niveau du plumage car la crise mondiale de 29 qui va bientôt atteindre la France élaguera tout net cette floraison... d'arbres.

    ALCYON : une marque, un catalogue

    Le bloc-moteur et la transmission par arbre ont un prix... coquet : 8 575 F ! Hors machines de course (Terrot, Clément Berceuse), cette Alcyon est la plus chère de toutes les 500 françaises à culbuteurs. Elle est talonnée, de très loin, par la Koehler-Escoffier mono arbre à cames en tête (7 900 F), précédant la Terrot NSS (7 700 F). Viennent ensuite les Monet-Goyon, Motobécane, etc, la dernière étant la Dollar Chaise ACT à 6950 F. Il aurait été intéressant d'établir la comparaison avec les machines étrangères mais les importateurs ne donnent aucun prix, barricadés derrière la formule "Au cours du jour de la livre, du dollar, du mark..."

    ALCYON : une marque, un catalogue

    C'est le spécialiste Bridier-Charron qui fournissait les boîtes à vitesses, mais chaque constructeur devait construire son propre bas-moteur pour l'adapter. J'ai vu aussi une publicité Moussard proposant une boîte avec transmission par arbre sans trouver une marque qui l'aurait montée. 

    (La recherche à travers les articles de Moto Revue est extrêmement pénible dans cette fin des années 20 car tributaire d'une table des matières totalement imbécile. Exemples : Le compteur de B.M.W. est classé à la lettre "L", un nouveau châssis de sidecar se trouve à la lette "U", et ainsi de suite !)

    ALCYON : une marque, un catalogue

    Comme sur les B.M.W. le freinage de l'arrière se fait par serrage sur un tambour fixé en sortie de boîte. Une technique rudimentaire, surtout avec une si courte commande, de surcroît actionnée au talon.

    ALCYON : une marque, un catalogue

    Afin de convaincre le motocycliste de la supériorité de l'arbre sur la chaîne, le journaliste du Monde Motocycliste utilise un exemple qui laisse rêveur, car selon lui, l'arbre procure "une impression de sécurité telle qu'on ne pense jamais à la possibilité d'une panne, alors qu'avec une chaîne un peu bruyante on se demande souvent si l'on ne sera pas lâché par la transmission au beau milieu du parcours". 

    ALCYON : une marque, un catalogue

    Le frein avant est un Perrot-Piganeau, fonctionnant selon système breveté à effet auto-freinant. Selon le Monde Motocycliste, l'action simultanée sur les deux commandes des freins  permet "un arrêt instantané sans blocage redoutable pour les pneus".

    ALCYON : une marque, un catalogue


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  • 1955, LA MOTO FRANÇAISE commence sa lente agonie qui se termine par la disparition de l'industrie nationale du deux-roues, ne laissant que Motobécane en activité pour encore quelques décennies. 

    FAVOR : une marque, un catalogue

    Apparue dans le monde de la moto en 1920, Favor produira des motos et des cyclomoteurs durant près d'un demi-siècle. Pour en savoir encore plus, un site alimenté par les témoignages d'anciens de la marque auvergnate de Chamalières. Tout ceci est à retrouver sur http://www.lespetarosdesvolcans.com/

    FAVOR : une marque, un catalogue

     

    FAVOR : une marque, un catalogue

     

    FAVOR : une marque, un catalogue

    FAVOR : une marque, un catalogue

    FAVOR : une marque, un catalogue

     


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  • UN RECLASSEMENT D'ARCHIVES a ramené à la surface ces "tables" des matières concernant la moto (et le tri) collectées à travers les pages de la vénérable revue du T.C.F. Rédigées de mes petites mains sur mon Olivetti portative (... respect, les jeunes couches !), elles ont été publiées dans Motocyclettes Anciennes, un bulletin aléatoire plein de produits chimiques que j'ai commis dans les années... 70 (???) durant quelques mois.

    Le texte explicatif dit l'essentiel de ce qu'il faut savoir, à l'intention des mordus de la moto très, très ancienne... Mais vous l'êtes tous, non ?

    1900 à 1908, les annonces du Touring Club de France

    1900 à 1908, les annonces du Touring Club de France1900 à 1908, les annonces du Touring Club de France

    1900 à 1908, les annonces du Touring Club de France

    En recopiant son dessin ci-dessus d'après la vignette ci-dessous, l'artiste s'est trompé. Ami lecteur, sauras-tu li dire pourquoi ?

    1900 à 1908, les annonces du Touring Club de France


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  • MEME SI LE ZHUMORISTE EST JUGÉ INDIGNE DE FIGURER SUR LE LISTING DE TRIUMPH, il n'y a pas de raison que vous ne soyez pas informé de la nouvelle : Guy Martin va tenter "Le saut de Steve" !

    Explication : le communicant français de la firme britannique a envoyé l'information par une centaine de mails (92 exactement) à des journalistes plus ou moins spécialisés - par ex : France football... Parmi ces mails, huit (8) étaient adressés à des collaborateurs des éditions Larivière, éditeur, entre autres, de revues motocyclistes bien connues. Depuis 1940-1945, on sait que le "collabo" est par nature dénonciateur. Ce dont j'ai profité puisque l'un d'eux m'a fait suivre le mail dont j'étais privé (je ne donne pas son nom par crainte des représailles qui pourraient lui nuire, à charge pour le "communicant" d'enquêter). Après ce petit règlement de comptes, qui vous en touche une sans faire bouger l'autre (merci au défunt Jacquot...), venons en au nœud... de l'histoire.

    Sur Steve, y'en a un peu plus, j'vous l' laisse ?

    La panoplie complète "Steve McQueen, sans le slip ni les chaussettes.

    Bon, vous nagez un peu, donc on rembobine le film. Il n'y a guère, je vous causais de l'exploitation de la mémoire des morts pour faire du pognon sur leur dos... leurs os, voulais-je dire. En exemple, on a parlé récemment de la nouvelle série de Triumph siglée "Bud Ekins" le vieux pote et doublure cinéma de Steve McQueen. Cette fois encore, c'est l'acteur qui trinque, et c'est encore Triumph qui rince. L'hiver est une saison calme pour le motocyclisme, plus de Grand Prix, le trial n'est guère spectaculaire (sauf pour les connaisseurs) et ce n'est pas un bon support pour la publicité. Les nouveautés de Salons ont fait leur effet, Sur Steve, y'en a un peu plus, j'vous l' laisse ?il faut trouver quand même de quoi alimenter la chaudière pour doper les ventes.

    Chez Triumph, on a un McQueen qui mijote sur un coin de la cuisinière, on va essayer d'en remettre une louche. Voyons voir... sa moto de desert run, c'est fait... ses motos de collection... peut-être, mais, damned ! pas de Triumph là-dedans... les vêtements, Barbour, casque, bottes, lunettes... ça se vend toujours en panoplie... la Bud Ekins Special, ça vient de sortir. Et tiens, justement à propos de 'Bud La Doublure', on n'aurait pas quelque chose à en tirer ?... Mais oui, mais c'est bien sûr, on va refaire La Grande Vadrouille ! Je veux dire La Grande Évasion. Du moins avec ce qui a fait la célébrité de ce film : le saut par dessus les barbelés.

    Petit problème, il faut trouver l'homme de la situation. Bud Ekins est excusé, tout comme le spécialiste des sauts de l'impossible, Evel Knievel figé pour l'éternité dans le Hall of Fame américain On va finir par trouver un pilote populaire en Grande-Bretagne. Il est surtout connu par ses divers documentaires à la télé et... ses échecs en courses. Après un très grave accident en Irlande du Nord, il a renoncé à la compétition depuis 2010. Ce pilote, jamais premier mais jamais dernier - quelqu'un a dit Poulidor ? - c'est Guy Martin (prononcer Gaille Martine). 

    Sur Steve, y'en a un peu plus, j'vous l' laisse ?

    La machine choisie pour cette exhibition est la Scrambler préparée par Guy himself, mais finalement assez proche de l'original sur catalogue. Bien sûr, elle est sans rapport avec celle du film (l'imitation a ses limites), mais pas plus qu'une autre Triumph que Bonhams a vendue en précisant qu'elle a participé au film The Great Escape : c'était la TR5 Trophy de Fonzie dans la série Happy days !

    Il va d'abord prendre des 'cours de saut' sous la férule d'un spécialiste puis tout le monde va se transporter en Bavière, à la frontière avec l'Autriche. Là même, précise le chargé de presse Triumph, où s'est tourné le film... Sont-ils forts, quand même... La scène qui ne manquera pas d'être réussie (le tremplin, c'est pas fait que pour le moto-cross) doit passer à la télévision le 8 décembre sur Channel 4 ... Ah ! Oui... C'était donc tout ça pour çààààà !!!

    Sur Steve, y'en a un peu plus, j'vous l' laisse ?

    Lors des répétitions, le fameux saut réalisé par Guy Martin, du moins suppose-t'on que c'est bien lui, au bénéfice du doute...

    (Un iconoclaste qui lit par-dessus mon épaule me suggère de changer le titre de cet article pour "Martine s'envoie en l'air", détournement irrévérencieux des aventures de la célèbre fillette de Casterman. Mais ils ont pris les devants : parmi les 60 albums 'officiels' de la série on trouve un "Martine en montgolfière" !


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  • ON LUI CONNAISSAIT UN GOÛT CERTAIN pour les mécaniques sinon bizarres, du moins "intéressantes". De fait, ce n'est pas le premier pékin venu qui va oser se lancer dans un Paris-Saint Tropez - et le réussir - au volant d'une Brasier 1911. Si le nom 'Brasier' vous dit quelque chose (en français : vous 'interpelle'), vous savez de qui il s'agit. Au cas contraire, la photo ci-dessous est plus qu'un indice puisque vous avez à la fois la voiture Brasier avec, au volant, son chauffeur-propriétaire : Boris Vian (1920-1959).

    Du vent suite

    La Brasier sur fond de pins-parasol : on est bien sur la Côte d'Azur !

    OUTRE CE VÉNÉRABLE ANCÊTRE, on lui a connu une Morgan Plus 4 à peine plus moderne (avec du bois dans le châssis... c'est anglais). Cependant, il a pu avoir un penchant pour la motocyclette. Explication : depuis des années, j'avais dans un coin de la tête une petite photo d'un magazine montrant les lieux du côté du Moulin Rouge de Paris, où avait vécu l'écrivain-poète-pataphysicien-ingénieur de Centrale-joueur de trompinette (j'en passe). On y voyait en lointaine silhouette ce qui pouvait être une moto. Aussi, lorsqu'une de mes connaissances, me confia qu'elle allait visiter la maison de

    Du vent suite

    Boris Vian, je lui ai à mon tour confié une mission : trouver la fameuse moto, si elle existait bien. La photographier si possible. Bingo ! J'avais tout bon ! Il y a bien une moto sur la terrasse devant l'appartement de l'artiste, derrière et au-dessus (photo ci-dessus.) du Moulin Rouge (oui, oui, celui des p'tites femmes qui lèvent la jambe en musique !). L'endroit est tellement insolite qu'il attira Jacques Prévert, un autre 'en-dehors' de la société, qui s'installa dans la partie gauche de cet ensemble.

    Du vent suite

    Les lieux, à l'extérieur comme à l'intérieur de la maison, sont restés tels qu'ils étaient au décès de Boris, veillés par une conservatrice aussi bienveillante que vigilante.

    LES JEUNES COUCHES VONT BÉER devant cette machine. Les plus chenus essuieront une t'ite larme à l'évocation d'un conflit qui perturba l'Europe jusqu'à la chute du Mur de Berlin, soit durant un demi-siècle. Car il s'agit là d'une IFA 125, produite en République Démocratique Allemande (D.D.R en jargon schpountz), à Chemnitz dans les usines D.K.W. comprises dans la zone russe d'occupation après le partage par les Alliés du pays vaincu.

    Du vent suite

    La Triumph Plus 4 a été restaurée, mais il est trop tard pour la IFA qui tourne à l'état de pieuse relique, ce qui la rend d'autant plus émouvante. On pourrait dire que c'est un pied de nez posthume de la part de quelqu'un qui dans sa courte vie ne s'est pas vraiment distingué par ses sentiments religieux...

    Du vent suite

    S'il fallait fournir une datation par le carbone 14, elle serait vite fournie par ce qui subsiste de l'antivol "cycliste" accroché au porte-bagages. 

    Du vent suite

    Pour comparaison, cette photo est extraite de la feuille (ci-dessous), encore siglée "DKW IFA Chemnitz", de l'importateur en France, Station Service, 83, avenue de la Grande-Armée à Paris 16e. Au début des années 60, j'y fus pour faire réparer ma voiture en panne, une DKW 3/6 (3 cylindres deux temps = 6 cylindres 4 temps, slogan de la marque). Achetée à DiVozzo, spécialiste DKW dans le 19e, c'était sa voiture personnelle, préparée pour les rallyes. Au démontage de mon moteur, il s'avéra que les pistons étaient tellement 'préparés' qu'ils n'avaient plus de jupe ! Forcément, après ça marchait moins bien... (quelqu'un a dit ça avant moi ?).

    Les mécaniques de Boris

    Toutes les photos couleur de cet article sont © MA-JO qui signe ainsi son premier travail en Mo-Jo (ça vient de sortir, c'est le "Mobile-Journalisme" : le professionnel photographie et enregistre avec son téléphone portable).

     

     


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  • MALGRÉ TOUT CE QUI A ÉTÉ ÉCRIT sur les débuts de la motocyclette, on peine maintenant à trouver du nouveau sur certaines marques du siècle dernier. Sur les françaises en particulier. En effet, il y a peu d'historiens en culottes courtes qui s'intéressent aujourd'hui à ces vieilleries, se contentant de recopier les 'grands ancêtres' de cette littérature.

    C'est en vadrouillant chez les spécialistes de Yesterdays.nl, pour trouver des informations sur la Rudge de 'Sherlock Rathbone' (article du 26 octobre), que j'ai découvert cette Perfecta.

    Un ancêtre sort de l'ombre grâce aux Néerlandais !

    La marque, création d'Alexandre Darracq à Suresnes, était célèbre par les performances de Henri Béconnais qui, en compagnie des Osmont ou Rigal, fut l'un des champions du tricycle de compétition des années 1899-1900. La machine de Béconnais était motorisée par un moteur Soncin ou un Aster, selon les diverses épreuves où il s'est illustré.

    Ces deux marques de moteurs équipaient des quadricycles et tricycles, en 3 1/2 ou 4 chevaux, avec refroidissement liquide et changement de vitesses/débrayage Bozier (Catalogue multimarques L'intermédiaire 1904). Les quadricycles étaient "non démontables", ce qui signifie qu'il ne s'agissait pas de tris transformés par un avant-train. Nulle part il n'est fait mention d'un moteur Perfecta pour motocyclettes dans les gazettes de l'époque. 

    Un ancêtre sort de l'ombre grâce aux Néerlandais !

    Dans l'état actuel des connaissances, cette machine étant la seule "vivante" peut être considérée comme un modèle pour celles qui verront le jour à l'avenir. Tout en faisant abstraction de quelques "écarts" trop visibles. On passe sur la sacoche à outils sous le réservoir, elle n'est là que pour combler un vide du cadre, de plus son sens d'ouverture est prévu... pour que tous ses outils se répandent par terre !

    Un ancêtre sort de l'ombre par des Néerlandais !

    Plus étrange, le parcours torturé de la tubulure d'admission a été dicté par le biseau arrière du réservoir (si celui-ci est bien d'origine), et ce serait un détail à rectifier. Ne serait-ce que pour que la cuve du carburateur retrouve une position verticale. À revoir aussi le tube d'échappement trop long et en porte à faux, flottant dans l'air au risque d'une rupture fatale.

    Un ancêtre français sort de l'ombre

    Quadricycle Perfecta avec moteur refroidi par eau (d'après Le Fanatique de l'automobile N° 111)

    Reste que cette moto Perfecta comble un trou noir de l'histoire de la motocyclette française et on espère que son propriétaire (elle a été vendue) aura eu à cœur de la rapprocher de la "vérité" mécanique. Même si celle-ci Un ancêtre sorti de l'ombre par des Néerlandais !reste inexistante par manque d'autres documents.

     

    "LA VÉRITÉ SORTANT DU PUITS AVEC SON MARTINET POUR CHÂTIER L'HUMANITÉ". Titre du tableau ci-contre de Jean-Léon Gérôme qui fait allusion à la phrase de Démocrite (460 à 370 avantJ.C. ) selon qui : "En réalité nous ne savons rien, car la vérité est au fond du puits". Forte sentence à rapprocher de celle du célèbre détective Charlie Chan : "La vérité est dans le fond du puits, difficile à atteindre".

     

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    LE DENIER DU CULTE VERSION 2.0

    Que peut-il y avoir de commun entre Marlon Brando, Steve McQueen et le pape François ? Deux d’entre eux sont déjà morts. Comme on sait, ils devaient une bonne part de leur célébrité à la moto (L’Équipée sauvage de l’un, La Grande évasion pour l’autre) alors que le Pape, sans être acteur – encore que… - doit faire ses preuves devedette sur le grand écran (à moto ou pas). Cependant il a glissé une mule (c'est le nom des chaussures d'un pape) dans un domaine très voisin du chaubize : celui de la publicité. D’une certaine façon, on pourrait considérer qu'il a vendu « son plat de lentilles » (voir la Bible… Esaü, tout çà) en acceptant de commercialiser une marque : la sienne.

    Un ancêtre français sorti de l'ombre

    Jacob préparant le plat de lentilles pour son jumeau Esaü qui va lui céder en retour son "droit d'aînesse" (aquarelle d'époque indéterminée)

    Faisant « acte de charité », il a béni une Harley-Davidson préalablement customisée qui a été vendue à Stafford par Bonhams lors de deux journées d’enchères fin octobre 2019. La machine en blanc nacré, baptisée « White Unique », était proposée avec son réservoir signé et une attestation d’origine… papale. Plus fort qu’un certificat des Mines !

    Un ancêtre français sorti de l'ombre

    Présentation (place St Pierre de Rome) de la Harley custom offerte au pape par un concessionnaire autrichien de la marque. Avant sa mise en vente, elle fera un grand tour publicitaire dans plusieurs pays d'Europe.

    En Grande-Bretagne, cette moto n'a pas fait un gros tabac, ne rapportant que 48 600 euros. Il faut dire que ce pays - la religion anglicane y a son propre "pape" : la Reine ! - n'était peut-être pas le meilleur choix pour susciter la générosité d'enchérisseurs peu soucieux de gagner quelques années du paradis promis aux catholiques.

    Il n'en reste pas moins que ce pape va avoir, dans l'au-delà des comptes à rendre à son patron dont il est le représentant sur terre. C'est qu'il n'en est pas à son coup d'essai !

    Déjà en 2014, Harley lui avait fait cadeau, à l’occasion de son 110e anniversaire (celui de la marque, pas celui de François), d'une Harley-Davidson FXDC. Illico la vente aux enchères d'icelle était confiée à Bonhams qui en tira 241 000 euros, toujours destinés aux bonnes œuvres pontificales. L’acheteur put également acquérir le blouson Harley papal, taille XL, « signé au marqueur sur le revers droit par sa Sainteté », précisait Bonhams (d’après le journal Le Parisien).

    Un ancêtre français sort de l'ombre

    Signature papale, en 2017, de la Lamborghini Huracan qui ne vaut alors que 180 000 à 250 000 euros, soit trois fois moins qu'après l'enchère finale...

    L’autre récidive date de 2017 et là on monte en gamme, comme disent les commerciaux. Lamborghini lui fit donc cadeau d’une « Huracan », un V10 de 610 chevaux, toujours dans la livrée papale, blanche avec liserés or (photo AFP ci-dessus). Ce qui fit dire à certains mécréants qu’il entrait ainsi « dans le royaume des essieux. » (Wouaaaf !). Cette fois c’est Sotheby’s, la rivale de Bonhams, qui s’était mis aux manettes avec un encaissement final de 715 000 euros (on vous passe les 20 % de frais). Ce joyau était, bien sûr, signé et accompagné de la documentation certifiant son origine. Accessoirement, il y a là de quoi augmenter la cagnotte que les évêques envisagent de créer pour payer les dommages causés par les prêtres et curés pédophiles...

    Si le p'tit Jésus est au courant, il doit être un peu colère, lui qui en son temps a chassé les marchands du temple…

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    ... ET ON CONTINUE DANS LES AFFAIRES DE GROS POGNON qui, cette fois, se fait sur le dos des morts. Les vêtements, livres, dvd, albums photos, bottes, lunettes, casques, bref toute la quincaillerie sur laquelle on a pu glisser le nom magique Steve McQueen ayant saturé le marché, il fallait trouver autre chose qui soit aussi... vendeur. On a donc réamorcé la pompe à dollars grâce à un bon copain de Steve, celui avec lequel il s'éclatait dans les déserts américains, celui surtout de La Grande Évasion. Pas besoin de vous en dire plus, vous avez reconnu Bud Ekins, cascadeur dans ce film fameux dont seuls les petits n'enfants croivent encore que c'est Steve qui saute les barbelés.

    Un ancêtre français sort de l'ombre

    Bud au départ d'une Baja Grande dont le décor des bas-côtés incite à bien garder ses roues sur la piste.

    Celui-ci ayant beaucoup couru sur Triumph, dont il était concessionnaire en Californie, c'est "tout naturellement sous son nom que Triumph lance une série spéciale et limitée (bien sûr...) de Bonneville T100 et T120.

    Un ancêtre français sort de l'ombre

    De son passage en Europe, où il a couru quelques cross, en particulier en France à Montreuil, il avait gardé son casque aux couleurs des huiles françaises Chantecler dont le nom était symbolisé par un coq !

    Restait à authentifier ces motos comme le fait le bon pape François. Mais l'Amérique n'est pas la Corse, ou le Vème arrondissement de Paris, ex-fief des Tiberi, où l'on faisait voter les morts (donc avec leur signature). Il était donc impossible d'obtenir le sésame/signature attestant "l'authenticité" de la machine. L'obstacle a été contourné simplement en décernant au client un certificat d'origine signé du P.D.-G. de Triumph et contresigné par... Susan et Donna les deux filles du défuncté Bud. 

    Un ancêtre français sort de l'ombre

    Une inscription sur le réservoir et les deux garde-boue, un bouchon de réservoir type Monza (ouverture rapide), des clignotants à leds, deux rétros en bouts de guidon et l'affaire est pliée !

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      VOUS EN VOULEZ UNE NOUVELLE COUCHE ? qu'à cela ne tienne, nous avons l'article en magasin. Et c'est encore un grand mort qui cautionne. L'eusses-tu cru, c'est Marlon Brando, pas moinssse ! Figurez-vous qu'en plus de sa Triumph Tbird (encore !) qu'il menait dans L'Équipée sauvage, ce petit cachottier a roulé en Vespa ! Bien sûr, c'était bien après sa flamboyante apparition qui fit tant pour Triumph. Mais fit tant de chagrin à l'importateur U.S. de l'époque (Johnson Motors ?) qui se plaignit de la mauvaise image que donnait le film de ses motos... 

    Un ancêtre français sort de l'ombre

    Le seul document montrant Brando et un Vespa, mais c'est un honteux montage réalisé par le site web Sump Magazine... qui ne se cache pas de la supercherie...

    L'histoire du scooter de Brando ressemble à celle de "l'homme-qui-a-vu-l'homme-qui-a-vu-l'ours". Il n'existe aucune trace de l'acteur sur un(e) Vespa, pas plus dans un film que dans sa vie quotidienne pourtant toujours épiée par les paparazzis. Ce scooter a pourtant un lien avec le cinéma car il fut utilisé à Rome par Elliott Kastner, un producteur américain de films installé en Angleterre. À la fin de son séjour à Rome, il emporta le scooter avec lui. Brando, qui avait tourné plusieurs films pour Kastner (La nuit du lendemainMissouri Breaks) lui rendait visite lors de ses passages en Angleterre. C'est en ces occasions qu'il aurait utilisé la Vespa, sans qu'on en sache plus. À la mort de Kastner en 2004, son fils Dillon a vendu la machine à Chris Bishop, chef du département des décors et accessoires des célèbres studios de Pinewood.

    Pour accompagner la mise en vente de cet engin "historique", Dillon Kastner a fourni une lettre où il déclare se souvenir qu'il a vu Brando sur le scooter... 

    Un ancêtre français sort de l'ombre

    ... Vous dile quoi ? Vespa êtle celui monsieur Blando ? D'accorl, je vais enquêter ! Cha'lie Chan découvrir la vélité...!


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  • DROGUÉ, VIOLONISTE RATÉ, PARESSEUX, CABOTIN, MISOGYNE, il a néanmoins atteint une célébrité planétaire. Vous l'avez reconnu à cause de... son violon : c'est  Sherlock Holmes ! Toujours à l'affiche aujourd'hui car en ce moment même il y a probablement des millions de téléspectateurs à travers le monde qui suivent ses aventures sur leur écran. La télévision l'a rendu éternel en rediffusant l'un des douze films (12 !) d'une série où Basil Rathborne lui prêta son élégante silhouette et sa coiffure de "deerstalker" entre 1942 et 1946. Rathborne (1892-1967) avait d'abord joué Shakespeare, comme tout bon acteur britannique qui se respecte. Mais c'est grâce à Hollywood qu'il acquiert la gloire avec son premier Sherlock Holmes, héros du Chien des Baskerville (1939). Gros succès qu'il partage avec Watson ('Élementary') suivi des Aventures de Sherlock Holmes de la même année.

    Le secret de Sherlock Holmes & BD et réalité

     Rathborne sera souvent le méchant dans ses films et on n'a pas oublié l'abominable Guy de Gisbourne qui veut tuer Errol Flynn dans Robin des Bois. Le traître finira par être puni de sa déloyauté envers le roi Richard. Bien fait !

    Le secret de Sherlock Holmes & BD et réalité

    Dans ce dernier film, il paraît très proche de Ida Lupino, mais elle ne figure pourtant pas parmi les "flirts" de ce séducteur invétéré où figure Marlène Dietrich ou Olivia de Havilland et quantité d'autres vedettes féminines. 

    Le secret de Sherlock Holmes & BD et réalité

    Mais avant de côtoyer les stars, il a dû se plier à des performances moins brillantes comme figurer sur une carte postale à la gloire des motocyclettes Rudge. Il jouait alors au Garrick Theatre de Londres dans une pièce en compagnie de Ruby Miller. C'est ce nous apprend la légende au dos de la carte qui ne nous en dit guère plus sur sa machine, une bicylindre 7/9 hp, chaîne-chaîne. Une recherche sur le vouèbe donne l'année de la pièce, 1919, mais impossible de trouver le moindre indice sur la Rudge tant les nombreux sites consacrés à la marque sont fascinés par les 4 soupapes.

    Le secret de Sherlock Holmes & BD et réalité

    Le plus approchant est cette unique photo (via Yesterdays.NL ?) d'un exemplaire de 1926 montrant des éléments proches de celle de Sherlock. À vrai dire, tout est semblable : fourche, garde-boue, repose-pieds wagon, distribution semi-culbutée, emplacement de la magnéto, etc. Seule différence, mais de taille : un levier de changement de vitesse qui figure sur cette machine de 1926 et qui commande une vraie boîte à vitesses, le système Rudge à poulie variable ayant été abandonné en... 1926.

    Le secret de Sherlock Holmes & BD et réalité

    On a dérivé bien loin du héros créé par Sir Arthur Conan Doyle. Mais peut-être pas tant que ça au vu d'une photo (encore) du site "Conan Doyle Encyclopedia" (sic) où l'écrivain démontre son intérêt pour la motocyclette. Je laisse à d'autres le soin de rechercher la marque de la machine. Seul indice connu, la photo est de 1905.

     


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  • Automne Indian, cyclecar de Papa et autres chinoiseries

    AFIN DE VOUS FAIRE OUBLIER ce temps pluvieux (heureux méridionaux) cette photo d'une belle moto montée par une belle demoiselle. On aura reconnu une Indian Chief, l'une des twins les plus réussies du constructeur de Springfield, aux dires des amateurs. La pilote est Misty Ayers qui tint longtemps une place de choix dans l'imaginaire du mâle américain aussi blanc que célibataire (quoique pas toujours...), avant d'être détrônée par une certaine Bettie Page qu'on ne présente plus.

    Automne Indian, cyclecar de Papa et 'tites chinoiseries

    Dans le "civil", Miss Ayers délaissait la moto pour se consacrer au strip-tease plus rémunérateur. Elle fit aussi quelques apparitions dans des films de "sexploitation". Le plus célèbre d'entre eux a pour titre "Bad girls do cry" et il faut avouer qu'il n'a rien fait pour bouleverser l'industrie cinématographique pas plus que l'art du même métal. 

    Automne Indian, cyclecar de Papa et 'tites chinoiseries

    Automne Indian, cyclecar de Papa et 'tites chinoiseries

    À PEU PRÈS AU MÊME MOMENT, la France reconstitue tant bien que mal un parc de deux et rois roues hétéroclites qui produira quelques bijoux d'ingéniosité. Ainsi de ce tri (-car ? -porteur ? -cycle ?) dont, et c'est bien regrettable, on ne connaît rien d'autre que ces deux photos. 

    Automne Indian, cyclecar de Papa et 'tites chinoiseries

    On peut juste présumer que c'est le travail d'un professionnel qui pose d'ailleurs avec son arpète (cravaté !) sur la photo précédente. La permanente de la dame est environ de la période 40/50, mais elle a largement perduré - et même jusqu'à nos jours...

    Automne 'Indian', cyclecar de Papa et 'tites chinoiseries

    "PENDANT CE TEMPS LES JAPONAIS TRAVAILLENT COMME DES FOURMIS" est une phrase bien banale (je cite de mémoire) qui pourtant fit beaucoup glousser dans le milieu politique français des années 90. Le fait qu'elle ait été prononcée par une femme n'y est, bien sûr, pour rien. Rien à voir non plus avec le fait que cette femme était alors Premier ministre, première de notre Histoire... et la dernière ! Avec un franc-parler inusité en politique, Edith Cresson - c'est d'elle qu'il s'agit - alertait ainsi sur l'emprise grandissante des firmes nipponnes sur notre industrie. À commencer par nos propres téléviseurs qu'elle proposait de protéger en surtaxant leurs concurrents japonais.

    C'était une défense bien dérisoire devant le tsunami industriel qu'on allait connaître et qui irait bien plus loin que les téléviseurs, absorbant la tondeuse à gazon et le micro-ondes en passant par les appareils photo, les pelleteuses, les machines à laver, les frigidons et autres bouledoseurs chantés par Raymond Queneau ((in 'Courir les rues')... qui n'a oublié que la moto.

    Aujourd'hui, concernant l'Europe, la messe est dite. Le marché motocycliste - entre autres - désormais convoîté est celui de l'immense continent africain et de ses 7,5 milliards d'habitants. Peu à peu, les éléments d'une autre offensive commerciale se mettent en place. Cependant, un élément essentiel de la pièce a changé. Dans le rôle de premier plan, le Chinois a remplacé le Japonais. En ajoutant un peu d'humour (involontaire ?) dans ses méthodes commerciales.

    Automne 'Indian', cyclecar de Papa et 'tites chinoiseries

    C'est ainsi que les Marocains roulent en... Becane. Voyant ça de loin, je me suis dit qu'un rigolo avait trouvé un vieil autocollant de Pantin et que l'autre moitié du logo se trouvait sur la partie cachée du tablier de ce scooter. Que nenni ! La machine est bien une BECANE comme le prouve le nom venu de fonderie sur le carter gauche.

    Automne 'Indian', cyclecar de Papa et 'tites chinoiseries

    En cherchant plus loin, on trouve la même machine à différentes époques sous les noms de Panther (ci-dessus, une annonce de 2017) et Gitan. Panther est l'importateur pour le Maroc de ce genre de scooters à grandes roues qui pullulent, en particulier à Essaouira, où les photos précédentes de détails ont été faites. Le prix indiqué en dirhams de ce Super Cub est équivalent à plus ou moins... 800 euros (prix de 2017).

    Automne 'Indian', cyclecar de Papa et chinoiseries

    Autre curiosité vue à Essaouira, un triporteur Yamazaki. Oui, je dis bien YAMAZUKI, comme c'est écrit dessus. À ne pas confondre avec Yamasaki que nous connaissons chez nous. Ce triporteur est un 150 dont le moteur doit être extrapolé de celui d'un bon vieux Suzuki (GN ?) ou Honda (CG ?), mais...

    Automne 'Indian', cyclecar de Papa et chinoiseries

    ... comme il se doit le carter est bien à la marque Yamazuki Moto. Sur le vouèbe, on trouve un tri du même style avec un refroidissement liquide. La marque n'en est pas discernable, mais il a des caractéristiques semblables, 4 vitesses et marche arrière, démarreur, kick, etc. Le benne est basculante et supporte un strapontin à la gauche du pilote pour un éventuel passager. La pratique semble légal car de tels équipages circulent sans problèmes sur les routes du royaume très abondamment pourvues en "beiges" (les bleus du Maroc).

    Automne 'Indian', cyclecar de Papa et chinoiseries

    Afin de convaincre l'amateur que rien n'arrête ce tri, on trouve cette image sur le site de l'importateur établi à Salé (près de Rabat). Dont le climat, nous dit ouiki, est comparable à celui qui règne à Beverly Hills en Californie... Chaînes ou pneus à clous ne sont donc pas indispensables.

    Automne 'Indian', cyclecar de Papa et chinoiseries

    Comme a dit ch'saispluki : Il faut savoir terminer l'article d'un blog, alors voici pour finir quelque chose qui n'a rien à voir...

    Automne 'Indian', cyclecar de Papa et chinoiseries

    ... une brave Renault 4L qui a pris sa retraite à Essaouira aux mains d'un surfeur, sportif et philosophe en même temps ! Aussi peintre à ses heures, ce qui permet aux tôles de Billancourt (où elle a peut-être été montée par un O.S. marocain) de résister aux morsures du vent marin...

    Automne 'Indian', cyclecar de Papa et chinoiseries

     


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