• AU TOUT DÉBUT des années 50, on a vu quele championnat français de moto-cross en 250 cm3 est disputé avec des machines hétéroclites, vestiges d'avant-guerre ou des "allemandes" transformées. L'époque est épique et les moyens du bord ne manquent pas de pittoresque comme le rapportait le pilote orléanais Robert Klym dans une interview à Moto Revue en 1954. Le "graal" c'était de courir à Montreuil et pour réduire les frais de déplacement, la solution était toute simple : "Nous montions à Paris en remorque derrière une 500 BSA pour ne pas user le moteur. Nous prenions une batterie dans une musette, des fils volants pour une lampe à l'avant et un feu rouge et l'été nous faisions le voyage en partant le matin au petit jour pour revenir le soir". Robert Klym avait débuté avec une ancienne 175 Terrot de tourisme puis avait pu acquérir une 350 Matchless, mais une "civile" précisait-il. Comme beaucoup il passera sur la Gold Star qui constituera bientôt une véritable armada dans un parc où survivront quelques Gilera (Rémy Julienne, Carlo Molinari, Jacky Mélioli) ou Velocette (Victor Amédéo)

    NSU 251 OSL : moto-cross & tout terrain (2)

    Son frère René s'était lancé, lui aussi dans le moto-cross, au guidon d'une Gnome-Rhône 125 Type R4 (ci-dessus, photo moto-collection.org) que rien ne destinait à affronter les bosses, rudes montées et bourbiers qui constituaient alors le menu d'un terrain de cross. Il persistait ensuite dans le "métier" en 250, d'abord avec une 251 NSU puis avec plus de succès sur une Puch TF à peine modifiée. 

    NSU 251 OSL : moto-cross & tout terrain (2)

    De gauche à droite : un départ en mai sur la piste du Merlan (Marseille) avec une 175 (ou 250) Puch, 250 NSU moteur Max, 251 NSU OSL, Dot 200 Villiers avec fourche avant type Earles, 251 NSU OSL, l'armement s'est diversifié et la NSU 251 commence à accuser son âge. Le seul pilote identifié est Sauca n°3, mais les autres doivent être connus, en particulier l'homme à la Puch qui pourrait être un Champion de Provence (on écoute celui qui sait).  

    UNE NOUVELLE GÉNÉRATION de machines apparaît, plus modernes et presque conçues pour la spécialité, ou au moins pour le tout-terrain, cross ou trial. Mais toutes seront d'origine étrangères.

    Dans leur première apparition en France, le 4 mai 1952 lors de la Coupe des Nations à Montreuil, les légères 200 Dot avaient fait forte impression. Dans le genre, on connaissait déjà les Puch aux mains d'un Paul Godey ou d'un René Klym (frère de). Et ce n'est pas un hasard si toutes ces machines sont des deux-temps... Ce qui n'empêche pas les "bricoleurs" - selon le terme de Moto Revue - de continuer à œuvrer autour de la NSU 251.

    NSU 251 OSL : moto-cross & tout terrain (2)

    "Machine avantagée par son poids et son extraordinaire maniabilité. particulèrement à son aise en terrain boueux, possédant un couple assez bas et une puissance appréciée aux bas et moyens régimes". Tel était le résumé de l'essai d'une 200 Dot effectué par Robert Mouchet, crossman-journaliste à la revue Motocycles fin 1952. La machine - cadre rigide - avait été prêtée par les Ets Delauné dont le fils, Claude, était alors, sur une Motobécane l'un des virtuoses du trial français et, occasionnellement pilote de vitesse (125 Puch, 175 Ydral). Par ailleurs, les Delauné Père et Fils étaient agents parisiens de Dot.

    NSU 251 OSL : moto-cross & tout terrain (2)

    Au hasard des classements dans les revues de l'époque, ou des programmes d'épreuves, on découvre bien d'autres pilotes courant sur des 251 largement améliorées dont Amadéo, Molinaro, Darrouy, Guimier, Ledormeur, Leroux, Perry, Mirivel et Jolliet dont on voit la machine ci-dessus (document leguidevert.com)

    Dans la Coupe des Nations du 4 mai, on avait donc vu les Dot britanniques de Bill Barugh et Pilling se jouer des difficultés d'un terrain rendu quasi impraticables par la pluie. Au point que les autres pilotes furent autorisés à supprimer le garde-boue avant des machines. Au point que, de départs retardés en annulations de manches, cette réunion se termina plus tôt que prévu ! Entre les averses, les deux anglaises bourdonnaient autour des autres concurrentes qui s'embourbaient tous les 20 mètres. C'est donc sans surprise que Barugh l'a emporté en 250 devant son co-équipier. Le troisième est Paul Vouillon qui a couru également en 500 ce même jour, probablement sur une BSA Gold Star. En 250, on le trouve évidemment sur une NSU 251 OSL. Largement revue par ses soins, elle est présentée ci-dessous dans Motocycles & Scooters (mars 1953) qui, plus que Moto Revue, faisait une place appréciable au moto-cross.

    NSU 251 OSL : moto-cross & tout terrain (2)

    L'essentiel du travail de Vouillon a porté sur la partie-cycle qui, d'origine, avait une "fâcheuse tendance à vriller", selon les termes de Motocycles, provoquant parfois jusqu'à la rupture des carters-moteurs (!). Le tube avant de cadre, simple et dédoublé d'origine pour enserrer le carter-moteur, est ici doublé et légèrement cintré, sans doute pour obtenir un angle de chasse raisonnable à la fourche, laquelle provient d'une Saroléa comme la roue, le frein à tambour et la selle.

    NSU 251 OSL : moto-cross & tout terrain (2)

    Dans la triangulation abondamment entretoisée qui constitue la suspension arrière on retrouve des éléments de BSA (fixations supérieures des amortisseurs hydrauliques). La marque anglaise a également fourni l'embrayage et la boîte provenant d'une 500 WM 20, une ex-militaire. La roue arrière avec son frein sont d'origine, tout comme le réservoir. 

    NSU 251 OSL : moto-cross & tout terrain (2)

    Paul Vouillon est l'un des rares "bricoleurs" à fournir quelques précisions sur la préparation de son moteur. Mais ce qu'il veut bien lâcher en matière de caractéristiques techniques ressemble plutôt à des "éléments de langage", récente découvertes de nos politiciens qui a remplacé la "langue de bois". Néanmoins, on apprend que grâce à des nouvelles soupapes, une distribution allégée, un diagramme "secret" et un taux de compression de 7,9 à 1 au lieu du 6,8 de série, la puissance atteint 12,5 ch à 6 000 t/minute environ, soit un gain de 2 ch. Peu, mais suffisant pour décontenancer l'essayeur d'un jour de Motocycles qui souligne une courbe de puissance assez pointue obligeant "à faire vriller le moteur (sic) et jongler avec le sélecteur". Sensations prémonitoires des années à venir lorsque le deux-temps suédois, tchèque, espagnol va affirmer sa domination... 

    NSU 251 OSL : moto-cross & tout terrain (2)

    Grâce aux archives récoltées par leguidevert.com on retrouve quelques vedettes identifiées du moto-cross méridional des années 50. On remarque également la progression du deux-temps dans le matériel disponible avec quatre Dot (n° 3, 6, 9, et 10) sur sept concurrentes. Le n° 4 est Sauca sur sa NSU 251 OSL bien visible ci-dessous à l'arrivée d'une autre course qu'elle a vraisemblablement gagné...

    NSU 251 OSL : moto-cross & tout terrain (2)

    Comme sur la Spéciale Vouillon, le cadre de cette Sauca Spéciale a été renforcé par des tubes avant jumelés, mais c'est l'arrière qui cache le plus intéressant. Il s'agit d'une suspension oscillante mono-amortisseur qui sera "découverte" par Yamaha bien des années plus tard. Grâce à Serge Julhia et Yves Dalmier (qui en a réalisé le croquis ci-dessous), on en sait un peu plus sur cette réalisation signée de Jean Guit, mécanicien des Ets Sauca.

    NSU 251 OSL : moto-cross & tout terrain (2)

    Plusieurs petites cylindrées (entre autres une Terrot, ci-dessous) destinées à la vitesse ont également reçu cette transformation radicale. Selon Y. Dalmier, l’élément de suspension “ était constitué de deux pompes à graisse Técalemit enfermant un ressort. Par la suite, pour avoir un amortissement, il avait utilisé un amortisseur de Traction raccourci et entouré d’un ressort.”  Qui dit mieux dans la simplicité... et l'économie !

    NSU 251 OSL : moto-cross & tout terrain (2)

     Yves Dalmier présente une 125 Terrot qui a reçu la potion Guit, avec les immatriculations qui permettaient de se rendre sur le circuit et d'en revenir par la route...

    NSU 251 OSL : moto-cross & tout terrain (2)

    Encore un gros travail de "bricoleur" sur une 251 OSL photographiée lors d'un cross au Merlan (Marseille) en 1953. Pas d'autres informations sur le pilote et le réalisateur de ce bitza.

    NSU 251 OSL : moto-cross & tout terrain (2)

    AVIS AUX AMATEURS : Il reste quelques exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris -  fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse).Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr

                                                                        ♥

    Des trois autres livres consacrés à "La Motocyclette en France", le volume sur la période "1894 - 1914" est totalement épuisé ainsi que le deuxième sur "1914 - 1921". Seul le troisième traitant les années 1922 à 1924 est encore disponible. 55 euros port compris (Plus amples informations sur janbour@free.fr)

    NSU 251 OSL : moto-cross & tout terrain (2)


    1 commentaire
  • À la question "Pourquoi n'avez-vous jamais travaillé un seul jour de votre vie", le prince italien Alessandro 'Dado' Ruspoli avait répondu : "Je n'ai jamais eu le temps". Formule pirouette qui décrivait bien l'existence d'une faune latine des années 50-70 dont la dolce vita a inspiré Fellini pour le film du même nom. Fumeur d'opium repenti et dilapidateur de la fortune héritée de sa mère tôt décédée, Dado n'était pourtant pas le plus flamboyant des latin lovers qui alimentaient les rubriques mondaines de la planète. Du genre beaux gosses Motos + voitures rapides + femmes = playboymais pas forcément tout jeunes, ils parcouraient le monde en traînant derrière eux les cœurs de starlettes ou de vedettes plutôt riches et esseulées. Ils enchaînaient les mariages express avec les divorces tout aussi rapides de même que les accidents de voitures mortels à l'heure du laitier. Assez bien mis de leur personne, que ce soit le Prince Ali Khan ou Porfirio Rubirosa ou José Luis de Villalonga, ils étaient tous bien nés et à l'abri du besoin. De plus, l'un d'eux au moins vivait sur une réputation connue du Tout-Paris féminin qui reposait sur un... avantage accordé aujourd'hui à un certain Rocco Siffredi.

    zhumeurs février 3

    Baby avec Barbara - et la Harley - sous les palmiers de Beverley Hills

    "BABY L'INSATIABLE". Lorsqu'on n'a besoin que de 4 heures de sommeil par nuit, cela laisse évidemment beaucoup de temps pour le plaisir. Comme Dado Ruspoli, le jeune Francisco Pignatari, dit "Baby" n'était pas accablé de travail, quoique à la tête d'un puissant consortium industriel brésilien. De son propre aveu, ses passions étaient les soirées dans les nightclubs et les voitures rapides. Il y avait aussi la moto qu'il pratiquait parfois de zhumeurs février 3façon peu conventionnelle. Par exemple, remonter l'avenue Foch à Paris, couché sur le dos et accroché au guidon par les pieds. Le tout avec la complicité d'un photographe certain de faire un de ces clichés spectaculaires dont étaient friandes les gazettes de l'époque (d'aujourd'hui aussi, me souffle quelqu'un qui lit par dessus mon épaule. Ah, bon ? Je croyais qu'elles ne s'intéressaient plus qu'aux couples de la politique...). En décembre 1958, le magazine Life consacra un long article à Baby, sa vie, son œuvre, ses amours. Cette année là, l'élue était Barbara Cailleux, mannequin français de 23 ans chez le prestigieux couturier Balmain. En quelques semaines, par la grâce de son richissime chevalier servant, elle devint la meilleure cliente de son ex-employeur...  

    zhumeurs février 3

    L'avenue Foch sur fond d'Arc de Triomphe avec des ombres qui trahissent une heure matinale, de même que la circulation plus que "fluide".

    Leur romance ne dura que quelques mois. Après l'inévitable voyage à Hollywood, Barbara rejoignit la liste des conquêtes du séducteur parmi une vingtaine (!) d'autres, de Dolores del Rio à Jocelyn Lane, de Vikki Dougan à Tina Louise ! En plus de deux femmes légitimes et successives. Quelques unes se distinguent, soit par leur plastique avantageuse (le botox n'existait pas) soit par une existence turbulente où se pressent milliardaires, sportifs, acteurs, etc, c'est à dire tout une jet-set alimentant les rubriques mondaines (ou demi-mondaines) à travers la planète. Parmi elles, l'actrice mexicaine Linda Christian a une place à part. D'abord par la longueur de sa liaison avec Baby, presque une demi-année, ponctuées de disputes, de retrouvailles brûlantes, de brouilles, de tromperies.

    zhumeurs février 3

    Avant d'épouser le Prince Alfonso de Hohenlohe-Langenburg, l'actrice anglaise Jocelyn Lane (à gauche) avait tourné quelques films oubliables dont l'un avec Elvis Presley (Tickle me - 1965). Elle est aussi en vedette dans Hell's Belles (1969), une des nombreuses œuvres dites de la "bikersploitation" qui s'engouffrèrent sur le chemin ouvert par le succès d'Easy Rider. C'est par ses omoplates et ses vertèbres que Vikki Dougan connut une brève célébrité en inventant le décolleté dorsal (à droite). Elle avait commencé très tôt une carrière de modèle qui lui valut par la suite des pages et des pages dans les revues for men comme Playboy ou Cavalier mais le cinéma la bouda. 

    Linda Christian avait été l'épouse de Tyrone Power dont elle divorçait en 1956 pour retrouver l'amour quelques mois plus tard dans les bras du marquis espagnol Alfonso de Portago. Authentique noble passionné de courses automobiles, millionnaire évidemment, Fonso courait dans la Scuderia Ferrari : 15ème au championnat mondial de 1956. Sa carrière s'arrêta net en mai de l'année suivante sur la route du Brescia-Rome-Brescia, les célèbres Mille Miles disputés sur routes ouvertesVenue l'encourager au ravitaillement à Rome, Linda échangea avec lui un long baiser sous l'œil des photographes.

    zhumeurs février 3

    Sur le chemin du retour, à quelques dizaines de kilomètres de Brescia, suite à l'éclatement d'un pneu, Fonso perdait le contrôle de sa Ferrari 315 S qui faucha un arbre à gauche puis une borne kilométrique avant de s'écraser dans le fossé à droite. Neuf spectateurs dont cinq enfants furent tués outre le pilote et Eddy Nelson son navigateur. Le lendemain, journaux et magazines relataient l'accident sous la manchette "Il baci della morte" avec la dernière photo du baiser de Linda. Cette dernière se consolait assez vite, dès novembre, avec Baby Pignatari qui l'entraina dans un tour du monde, pendant que l'Italie interdisait définitivement ses prestigieux Mille Miglia.

    zhumeurs février 3

    Composition spectaculaire signée d'Achile Beltrame pour la "une" de La Domenica del Corriere, supplément hebdomadaire illustré (en couleur) du Corriere della Sera.

    zhumeurs février 3

    À New-York, le très "chic" nightclub El Morocco était le lieu où il fallait être vu et photographié  pour parader au bras, homme ou femme, d'une nouvelle conquête. Linda Christian s'y montra avec De Portago (à gauche), puis avec Baby Pignatari quelques mois plus tard...

    Motos + voitures rapides + femmes = playboy

     AVIS AUX AMATEURS : Il reste quelques exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris -  fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse).Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr

    Des trois autres livres consacrés à "La Motocyclette en France", le volume sur la période "1894 - 1914" est totalement épuisé ainsi que le deuxième sur "1914 - 1921". Seul le troisième traitant les années 1922 à 1924 est encore disponible. 55 euros port compris (Plus amples informations sur janbour@free.fr)

    Motos + voitures rapides + femmes = playboy


    3 commentaires
  • Rétromobile 2017 retour de la moto : grandiose !

    Rétromobile 2017 vient d'ouvrir avec cette année un grand retour à la moto. Entre les pavillons 2 et 3, l'expo "Motos de France" réalisée avec la collaboration de www.moto-collection.org compte une trentaine de machines dont l'incroyable Guillaume Perreaux (ci-dessus), la première moto au monde construite en tant que telle et il y en a à peu près autant disséminées dans les stands automobiles.


    10 commentaires
  • NSU 251 OSL : MOTO-CROSS & TOUT TERRAIN

     On n'a que peu de précisions sur les transformations apportées aux moteurs des NSU de cross, mais on constate déjà un gros travail sur la partie-cycle (Moto cross du Merlan - Marseille - avril 1952)

    "DU FAIT DE CERTAINES FACILITÉS quant à se la procurer et aussi tenant compte du fait qu'elle est une des rares 250 continentales facilement gonflables, la NSU 251 OSL est une machine que l'on trouve souvent entre les mains d'amateurs bricoleurs" (in Moto Revue du 24 mai 1952). Tout est dit en quelques mots sur cette mono 250 culbutée allemande, transcendante nulle part mais excellente partout (voir les trois articles précédents datés des 1/11/2016 puis 25/11/2016 et 14/12/2017).

    NSU 251 OSL : MOTO-CROSS & TOUT TERRAIN

    Départ d'une manche des 250 dans l'un des premiers cross disputés à Montreuil  au pied de la falaise caractéristique de cette ancienne carrière. La fourche avant télescopique n'est encore connue que sur les Matchless ex-armée (ou BMW) et la vaillante parallélogramme a encore de beaux jours comme sur les NSU 251 OSL n° 26 et 25 ci-dessus. Tout au fond à l'extrême-gauche, de face, Moury est sur une Puch autrichienne, sans doute une ex-Wehrmacht. Au niveau du postérieur du photographe, apparaît le réservoir noir et blanc de ce qui pourrait être une DKW.

    NSU 251 OSL : MOTO-CROSS & TOUT TERRAIN

    Il existe deux cartes-postales prises au même endroit et sous le même angle et le même jour de deux NSU 251 OSL pilotées chacune par deux hommes dont l'un est Jacques Barat en action ci-dessus (sous réserve).

    NSU 251 OSL : MOTO-CROSS & TOUT TERRAIN

    L'autre est Juigné (ci-dessus) dont la photo a déjà paru dans l'article du 14 décembre 2016. Étrange coïncidence de trouver les deux hommes ensemble sur des machines presque semblablement transformées, l'une avec télescopique, l'autre avec la parallélogramme d'origine. Un casse-tête de plus pour les historiens du futur...

     NSU 251 OSL : MOTO-CROSS & TOUT TERRAIN

    À la suite du moto cross d'Ivry-sur-Seine, où il avait droit au bouquet du vainqueur offert par la Miss de service, le pilote Perry dédicaçait cette photo à son ami Drapier (13/05 ou 06/1951). La fourche télescopique de sa NSU paraît d'origine britannique (Matchless ?). Une autre photo de lui, sur la même machine, a été publiée dans Moto Revue du 14 juillet 1951. Il venait de remporter brillamment les deux manches du moto-cross d'Argenteuil. Au passage, on apprend aussi que sa NSU avait été "présentée" le 5 du mois à l'Hôtel Lutétia, à Paris, luxueux établissement plutôt spécialisé dans les événements mondains...

    NSU 251 OSL : MOTO-CROSS & TOUT TERRAIN

    Avant d'en arriver à la télescopique qui mettra tout le monde d'accord, chacun à sa formule de suspension intégrale. M. Robin, de Nantes a envoyé à Moto Revue les résultats de son travail avec dessins et photos en 1952. Il avait choisi pour l'avant de sa machine au cadre largement modifié un modèle à courts balanciers inspiré de celui des Guzzi de course.

    NSU 251 OSL : MOTO-CROSS & TOUT TERRAIN

    On pardonnera la qualité des documents sur lesquels le retoucheur de Moto Revue a dû épuiser son stock de gouache noire et blanche ! Cette méthode était inévitable lorsque les photos fournies par un correspondant local ou le "bricoleur" lui-même étaient de trop mauvaise qualité.

    Les éléments de suspension sur les dessins en coupe (à gauche) montrent le principe de fonctionnement identiques pour la fourche et les combinés séparés de l'arrière. Deux ressorts concentriques travaillent en compression à l'arrière. À l'avant, séparés par un piston en laiton, deux longs ressorts assurent la suspension. Au bas de la fourche, deux courts ressorts concentriques assurent l'amortissement au rebond. Pas de système de graissage visible alors que sur l'arrière il semble qu'il existe un graisseur de type hydraulique (Técalémit ?) vissé en biais à l'extrémité supérieur de l'élément. Les débattements annoncés sont de 110 mm à l'arrière et 160 à l'avant, chiffres honorables pour l'époque. Hormis le montage d'une boîte à vitesses Royal Enfield et le poids de la machine ramené à 104 kilos, aucun autre détail technique n'a été fourni. C'est le coureur Charrier, de l'A.M. Nantaise qui pilotait cette machine, à ne pas confondre avec Charrier Jacques qui opérait, lui, en région parisienne sur BSA dont il était l'actif agent à Saint-Cloud.

    (C'est - encore - à suivre !)

    AVIS AUX AMATEURS : Il reste quelques exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris -  fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse).Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr

    Des trois autres livres consacrés à "La Motocyclette en France", le volume sur la période "1894 - 1914" est totalement épuisé ainsi que le deuxième sur "1914 - 1921". Seul le troisième traitant les années 1922 à 1924 est encore disponible. 55 euros port compris (Plus amples informations sur janbour@free.fr)

    MESSAGE PERSONNEL

    M. Roland Angebault (commande du volume III) est prié de redonner son mail "évaporé" de mon iphone...

     


    1 commentaire
  • LES TEMPS sont à la bicyclette, vous avez remarqué ? Électrique ou musculaire, les gazettes s'emparent du sujet, quel que soit leur "créneau". L'hebdomadaire ELLE, toujours en pointe ne voit que des avantages à la pratique de la "petite reine" mais a néanmoins un peu de mal à accorder l'illustration avec le texte qui s'y rapporte. Résultat, le "vélo canon" présenté ici est devenu une Mobylette, selon la définition que chez Motobécane son promoteur, Charles Benoit, donnait de la machine qu'il avait rêvée dans les années 30 : "Une bicyclette munie d'un bon petit vent arrière soufflant en permanence".  

    la mode moto 2017

    Ici, le "petit vent" en question est fourni par un moteur dont apparaissent les ailettes du cylindre devant la cuisse (musclée) de la demoiselle. En cherchant dans le ouèbe, on découvre ce moteur et la machine tout entière qui est bel et bien un cyclomoteur. Plus exactement un ensemble de tous les éléments pour motoriser une bicyclette, laquelle n'est pas fournie. On en revient au bon vieux temps des vélos à moteur auxiliaire, mais en moins onéreux et, on l'espère, en plus fiable.

    Du rapport entre la mode et la moto en 2017

    Il ne faut pas en demander trop à un accastillage qui vient de Chine (via Hambourg) avec livraison gratuite, le tout pour 80 à 90 euros selon la cylindrée désirée de 50 ou 80 cm3. (Photo à gauche via econologie.com/forums)

    Du rapport entre la mode et la moto en 2017

     COMME JE VOUS SAIS AVIDES de nouvelles fraîches concernant la mode motocycliste, mais n'étant pas invité aux défilés de la haute-couture, j'ai parcouru quelques sites présentant les créations pour la saison 2017. Bien m'en a pris car j'ai découvert quelques pépites à votre intention (note à benêt : j'espère que vous avez remarqué cet usage de "pépite" qui se répand comme la vérole dans le milieu journalistique. Au même titre que mitan devenu "tendance" façon vieux français et qui jusque il y a peu ne s'appliquait qu'au milieu des malfaisants, dans l'argot des Albert Simonin ou Alphonse Boudard). 

    la mode moto 2017

    Donc il y a "pépites" chez plusieurs grands de la couture qui semblent inconsciemment travaillés par le syndrome motard. Chez Givenchy, c'est le blouson en peau retournée qui vient en droite ligne de celui des aviateurs anglais et américains de la Seconde guerre mondiale. Et qui retrouvera la faveur de nos blousons noirs des années 50. Un autre propose un manteau en tweed dont les manches en cuir matelassé sont empruntées à un blouson de cuir (à droite ci-dessus).

    Enfin, sachez que vous pouvez désormais vous présenter au travail en combinaison aussi intégrale qu'imperméable (photo centrale). À la moindre remarque désobligeante, il vous suffira de lancer un "c'est une Balenciagga" pour clouer le bec à vos détracteurs. Aux réunions de votre conseil d'administration le pardessus (de banquier, précise une fashionista) est vivement conseillé mais accompagné de bottes motocyclistes...

    la mode moto 2017

    ... de vraies bottes de moto-cross à l'ancienne (pardon : vintage) avec des courroies partout et des ferrures qui empêcheront vos rivaux de vous marcher sur les pieds. C'est encore de chez Balenciagga qui doit avoir ses entrées chez Sidi ou Gaerne. À peine plus légères, celles du milieu ci-dessus sont de Yamamoto.

    Mode et moto en 2017

    Le même s'est autorisé une petite fantaisie avec ce magnifique barbu tout juste descendu de sa bergerie sarde. Aucun rapport avec la moto, bien sûr, tout comme les quelques photos suivantes qui montrent que la haute-couture sait faire preuve d'humour...

    Mode et moto en 2017

    Le décapsuleur de "Kro" (ou Coca) fait figure de bijou sur un mannequin... Vuitton ! Il est vrai qu'il fait souvent très chaud dans les présentations de mode et il est prudent d'avoir sous la main l'outillage de premier secours. Pourtant, s'agissant de Vuitton, les boissons de ce groupe (LVMH, rappelons-le) se débouchent à la main : Moët & Chandon, Veuve Cliquot et autres Krug...

    Mode et moto en 2017

    Ça n'a pas l'air très sérieux et pourtant ça l'est ! On commence à gauche par Rick Owens avec le modèle "Je dormais chez une copine et personne ne m'a pas dit que la séance était avancée, alors je n'ai pas eu le temps de me maquiller ni de me coiffer !". Thom Brownes est, lui, un admirateur d'Harold Lloyd, l'acteur comique américain à l'éternelle tête d'ahuri (au centre). Le costume ressemble à ces planches sur carton à découper qui détaillent les pièces à coller pour construire une voiture, une moto, ou bien un personnage entier. C'est encore au cinéma que Walter van Beirendonck est allé chercher son inspiration, plus précisément dans une scène où Jerry Lewis s'essaie à la musculation dans un club de gym... place aux images (Dr Jerry & Mister Love).

    Mode et moto en 2017

    LA POSITION "EN LIMANDE" est universellement connue car popularisée par un certain Rollie Free à Bonneville (Hamburgerlande) qui n'a pas cessé de faire des petits depuis son exploit en 1948. Voici donc ce que j'ai rapporté dans mon cabas sur le sujet au cours de mes derniers mois de flâneries sur le ouèbe.

    Mode et moto en 2017

    On commence par du très  classique avec cette Matchless 250 Type CSR mono culbutée (ou 350 G5 ?) menée par un pilote britannique en très légère surcharge pondérale. Typique de l'évolution de la machine anglaise des années 60 où, sous la pression du succès du scooter, on se préoccupe de la propreté : garde-boue plus enveloppants, chaîne secondaire sous carter protecteur, ici absent ( Photo Mark Nolan - Classic Motorcycle Community)

    Mode et moto en 2017

    Avec un scooter, ça marche aussi (Lambretta) quoique le modèle soit un peut trop habillé pour un record de vitesse. Photo à l'occasion de la sortie du 3 millionième exemplaire ?

    Mode et moto en 2017

    Voilà une tenue bien meilleure pour ce qui est de la pénétration dans l'air, même si la position n'est pas très orthodoxe (Lambretta).

    Mode et moto en 2017

    Là, on frise le "sans faute", et Rollie free est dépassé. Même si l'on n'a jamais su si les disques ajourés autour du frein avant de cette twin AJS apportaient une quelconque amélioration à l'aérodynamisme (Model : Jemma. www.flickr.com/photos/kernocopia)

    (À suivre car j'en ai encore sous le coude)

    Mode et moto en 2017

    AVIS AUX AMATEURS : Il reste quelques exemplaires du livre de photos "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris -  fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse).Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr

    Des trois autres livres consacrés à "La Motocyclette en France", le volume sur la période "1894 - 1914" est totalement épuisé ainsi que le deuxième sur "1914 - 1921". Seul le troisième traitant les années 1922 à 1924 est encore disponible. 55 euros port compris (Plus amples informations sur janbour@free.fr)


    6 commentaires
  • La moto mise en scène(s) suite 2

    Si l'on veut rester dans le cadre strict de la moto sur une scène de théâtre, il faut franchir le rideau de fer jusqu'à Rostock dans la (défunte) Deutsche Democratische Republik. C'est là, tout au nord de l'Allemagne, face à la Suède, que va se jouer en 1979 ce qui passe pour le premier opéra-rock de l'Allemagne de l'Est. Le titre mondial étant disputé par Hair (1968), qui ne serait qu'une comédie musicale, selon les puristes, puis par bien d'autres œuvres anglo-saxonnes. Sous le nom de Rosa Laub (Feuilles roses, et non feuille de rose...), la pièce traite de la quête d'un jeune homme à la recherche du grand amour. C'est sa moto bleue (sic) nommée "Usambara" qui va lui permettre magiquement de trouver enfin l'âme-sœur. Ce résumé à la serpe est traduit de l'allemand - on trouve tout sur le ouèbe à Rosa Laub - qui n'est pas ma langue préférée. Alors si quelqu'un a des lumières supplémentaires sur la chose, bienvenu à lui (ou elle). Cet opéra-rock est né dans un contexte économico-politique particulier pour la jeunesse est-allemande qui recevait les lointains échos des bouleversements du monde "libre". Bien que plus de 15 ans séparent Rosa Laub de La Brigitta, la similitude est troublante dans les thèmes - le rêve, la magie - et le support choisi : la moto ! Jawa "démocratique" d'un côté, Indian "capitaliste" de l'autre, déjà deux mondes qui s'affrontaient ! 

    La moto mise en scène(s) suite 2

    Une Jawa sur la scène et une MZ sur la pochette du disque des chansons de la pièce : l'orthodoxie communiste est toujours bien présente... derrière un Mur de Berlin qui tiendra encore 10 ans !

    La moto mise en scène(s) suite 2

    Avant même la scène d'un théâtre, le cirque est le premier lieu où l'homme s'est proposé en spectacle. Petit cirque minable avec son ours captif et son singe dressé ou gigantesque en version "barnum" avec lions et éléphants, la piste de sable a été son décor traditionnel. Traditionnels également sont ses "numéros", jusqu'à ce que certains mettent un grain de folie dans des numéros jusque là convenus : clowns, Monsieur Loyal, écuyères, La moto mise en scène(s) suite 2dompteur de fauves, trapézistes, etc. Un jour de 1974, Pierric Pillot (à gauche, chez Ardisson) prend la route des forains qu'il parcourt avec roulottes et chevaux de son modeste cirque "à l'ancienne" devenu le Cirque Pierrot Bidon. Lassé de la tradition au bout de 10 ans, il échange les chevaux contre motos et tronçonneuses puis crée le cirque Archaos et explique un peu plus tard (voir video) "I decided to be the circus and now I am the circus" (Je décidai d'être le cirque et maintenant je suis LE cirque). Déclaration un rien provocante mais bien justifiée par ses créations successives d'une dizaine de cirques à travers le monde, de la Guinée à Barcelone en passant par Londres et le Brésil. Partout où il joue, ses spectacles ébouriffants et hors du classique chapiteau soulèvent les foules. On en a une petite idée en cliquant sur la video ci-après.

    Son extraordinaire charisme avait attiré autour de lui les déjantés, chômeurs, marginaux, intermittents de la terre entière. Les dons de certains en mécanique, leurs compétences ou leurs idées, furent exploités au mieux dans des numéros aussi dangereux qu'audacieux qui se terminaient parfois au SAMU ! Voitures massacrées à la hache, incendiées, découpées étaient au menu. On n'oubliera pas ses clowns protégés par une tôle ondulée et qui se battaient à grands coups de tronçonneuses, ou encore les anges motorisés qui traversaient le ciel comme des lucioles ! Et, bien sûr, des motos légères, trail ou trial maniées comme des vélos, ou plutôt des chevaux qu'elles remplaçaient. Car les animaux n'étaient plus exploités chez Archaos. Pourtant le patron avait un don avec eux, au point d'hypnotiser une volaille comme on le voit au début de la vidéo ! 

    La moto mise en scène(s) suite 2

     Harnachés de fracassantes tôles ondulées, les gladiateurs du XXIè siècle se combattent à la tronçonneuse !

    La moto mise en scène(s) suite 2

    À peine plus calmes mais tout aussi bruyants, deux clowns du carnaval mécanique en positions peu orthodoxes traversent la piste encombrée d'épaves de voitures.

     Installé à Marseille puis à Arles depuis 2006, Pierrot Bidon y avait créé son École du Cirque. C'est là que le crabe l'a emporté. Il avait 56 ans. "Pierrot avait horreur que les choses s'arrêtent, il n'est pas question qu'on s'arrête", a expliqué à l'AFP Stéphane Girard, co-fondateur des Studios de Cirque avec Ana Rache et Pierrot Bidon.

    La moto mise en scène(s) suite 2

    La moto mise en scène(s) suite 2

    AVIS AUX AMATEURS : Il reste quelques exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris -  fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse).Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr

    Des trois autres livres consacrés à "La Motocyclette en France", le volume sur la période "1894 - 1914" est totalement épuisé ainsi que le deuxième sur "1914 - 1921". Seul le troisième traitant les années 1922 à 1924 est encore disponible. 55 euros port compris (Plus amples informations sur janbour@free.fr)


     

    3 commentaires
  • L'information vue par TF 1 :

    "Les combats continuent à Mossoul, on ne connaît pas le bilanS'ils n'existaient pas... il faudrait les inventer des victimes mais y en a" (Jean-Pierre Pernaut - 5 décembre, Journal de 13 heures). 

    Comment on écrit l'histoire de la moto

     S'ils n'existaient pas... il faudrait les inventer                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       Légende de la photo ci-contre trouvée sur un site/blog : "Un joli racer sur base de BMW". De quoi donner des idées aux "youngtimers" en manque d'inspiration...

                                            

     

     

    Le français tel qu'on le cause

    S'il est un souhait (de nouvelle année) que l'on voudrait voir réalisé par nos hommes politiques (et journalistes) ce serait qu’ils fassent en sorte que ce "qui fasse en sorte" disparaisse de leur vocabulaire ou plutôt de leurs "éléments de langage" puisqu’ils doivent désormais en passer par là. À tout bout de champ ils nous sortent ces quatre mots, "Travaillons à faire en sorte que le chômage diminue "… que les djihadistes soient repoussés… Enfin celui-ci, sublime : "Faisons en sorte que les Français nous comprennent mieux"… Alors que le simple "pour" suffirait, mais en moins pompeux...

    Comment on (ré)écrit l'histoire de la moto

    Vous ne le saviez pas - moi non plus - la vérité éclate enfin : c'est Zurcher qui a inspiré la prodigieuse 125 deux-temps DKW "admirée" par tant de constructeurs mondiaux au lendemain de la Deuxième guerre. Au point de la copier purement et simplement au prétexte implicite de "prise de guerre". C'est ainsi que les BSA, Harley-Davidson, NV (Suède), Polski (Pologne), Minsk, Ish (URSS), etc, purent lancer, sans passer par de coûteux bureaux d'études, des productions d'une machine déjà bien au point. 

    S'ils n'existaient pas... il faudrait les inventer

    La preuve de cette "mise au point" historique est écrite noir sur blanc sous la photo ci-dessous : "Première Yamaha en 1955 YA1 125 cm3, copie conforme de...  

    Si ça n'existait pas il faudrait l'inventer (eux l'ont fait)

    ... l'Alcyon Type 47, à l'exception de la pipe d'admission". Ci-dessous une illustration extraite du catalogue 1954 avec la même Alcyon 125 que celle évoquée par http://membres. Multimania.fr/aaleniea/alcyon.htm (adresse fausse, ou incomplète, ou mal copiée qui ne répond plus aux recherches)

    Si ça n'existait pas il faudrait l'inventer (eux l'ont fait)

    Le plus inattentif des observateurs ne pourrait s'empêcher de pouffer devant la sotte affirmation de "copie conforme" avancée ci-avant. Pouffons donc avec lui !

    Si ça n'existait pas il faudrait l'inventer (eux l'ont fait)

    Si ça n'existait pas il faudrait l'inventer (eux l'ont fait)

    Pour ne pas se quitter sur une mauvaise impression, photo sous la Tour Eiffel du tri Vespa du marchand de glaces et de marrons grillés. Un spectacle qui n'existe plus... pour plusieurs raisons... (Photo Doisneau - probablement).

    ILs ont osé... le dire ou l'écrire...

     

    AVIS AUX AMATEURS : Il reste quelques exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris -  fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse). Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr

    Des trois autres livres consacrés à "La Motocyclette en France", le volume sur la période "1894 - 1914" est totalement épuisé ainsi que le deuxième sur "1914 - 1921". Seul le troisième, traitant les années 1922 à 1924, est encore disponible. Chèque de 55 euros port compris (Plus amples informations sur janbour@free.fr)

     

     


    votre commentaire
  • 1962 est une année faste qui nous offre une autre moto au théâtre. Elle donne même son nom à la pièce : La Brigitta. On ne sait pas pour quelle raison l'auteur, Jacques Audiberti, a choisi ce nom mais son goût, ou celui du metteur en scène, ou celui de l'accessoiriste, est déjà plus affirmé (connaisseur ?) que dans les autres œuvres théâtrales visitées précédemment. C'est donc une Indian 1000 Powerplus des années 1920 qui, à partir du 10 octobre, tient la vedette sur la scène de l'Athénée à égalité avec la belle Françoise Spira.

    La moto mise en scène(s) suite

    La pièce déroule la vie d'une simple jeune fille devenue actrice de cinéma. Elle est accompagnée par une motocyclette héritée de son père et qui la transporte dans l'avenir ou dans le passé à travers divers milieux...

    La moto mise en scène(s) suite

    ... dont celui des guérisseurs et de la haute couture. Ce dernier détail expliquant la somptueuse robe qu'on lui voit sur toutes ces photos signées de Roger Pic, journaliste, photographe, cinéaste spécialisé dans le domaine du spectacle (Photos BNF-Gallica). 

    La moto mise en scène(s) suite

    Auteur iconoclaste, Audiberti "bouillonne d'idées et d'images" (selon régiethéatrale.com) et continue son chemin malgré les critiques sévères qui accueillent La Brigitta. On lui reproche son style, son exubérance, son délire verbal. On l'accuse d'imiter Ionesco, Tardieu et même Pierre Dac. En ce qui concerne ce dernier, ce serait un compliment aujourd'hui.

    À propos d'influence, Audiberti est l'auteur de la phrase "Un con qui marche vaut mieux que dix intellectuels assis", phrase qui devrait évoquer des souvenirs chez les admirateurs d'Audiard.

    Avec sa pièce suivante, Cavalier seul, montée en 1963, l'enfant terrible du théâtre retrouve la faveur de la critique. Pourtant le public dans la salle avait demandé le baisser de rideau, outré à la vue d'un Christ en pyjama rose, masqué comme un clown et entouré de Croisés en tenue de parachutistes. Unanimes, les critiques sont plus qu'élogieux. Jean Dutourd, pourtant classé "réactionnaire", écrit  dans Paris-Presse : "Il est inconcevable que ni la Comédie Française, ni le Théâtre de France, ni le T.N.P. n’aient monté le Cavalier Seul, un vrai théâtre, poétique, sublime, subtil, un peu fou, plus beau que Brecht, aussi riche que Lorca, ayant une incomparable saveur française" tandis que Bertrand Poirot-Delpech (Le Monde) va jusqu’à citer Shakespeare.

    (À suivre)

    AVIS AUX AMATEURS : Il reste quelques exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris -  fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse).Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr

    Des trois autres livres consacrés à "La Motocyclette en France", le volume sur la période "1894 - 1914" est totalement épuisé ainsi que le deuxième sur "1914 - 1921". Seul le troisième traitant les années 1922 à 1924 est encore disponible. 55 euros port compris (Plus amples informations sur janbour@free.fr)

     

     


    3 commentaires
  • Dès leur naissance, pratiquement simultanée, cinéma et motocyclette ont fait bon ménage. Il semble que les premières apparitions à l'écran d'une moto soient à porter au crédit de l'Amérique, du moins en ce qui concerne les films conservés jusqu'à nous. Le plus ancien est une bande comique (Mabel at the Wheel = Mabel au volant) réalisée par Mack Sennett et datée de 1914, avec Charlie Chaplin. Celui qui n'était pas encore Charlot - il joue ici un rôle de méchant - y emmène Mabel La moto mise en scèneNormand sur une Thor monocylindre (photo à droite). Cependant, de même qu'il existe quantité de photos du début du siècle ayant des tricycles pour sujet, il n'est pas déraisonnable de supposer que quelques uns de ces tris figurent au détour d'une séquence dans les centaines de petites bobines popularisées par l'invention des Frères Lumière. Malheureusement, elles ont presque toutes disparu à jamais dans les flammes gourmandes en pellicules au nitrate ou triacétate qui étaient leurs supports de l'époque.

    Passer une moto d'un studio de cinéma à la scène d'un théâtre, ou tout autre lieu d'un spectacle "vivant", n'est pas facile à justifier. D'ailleurs, on peine à trouver des exemples d'une telle situation. Autant il est facile à l'écran de maquiller un Velosolex en un monstre rugissant de 250 chevaux, autant une moto au théâtre, quasiment sous le nez des spectateurs, exige une authenticité rigoureuse.

    La moto mise en scène

    Tout ce qu'on a trouvé à vous offrir pour débuter - la transition est rude - c'est un spectacle de variétés/opérette de 1952-53 donné au théâtre L'Européen à Paris. La vedette en était la chanteuse-comédienne Suzy Delair (centenaire depuis novembre dernier, bon anniversaire, Madame !) que le film de Clouzot, Quai des Orfèvres, avait propulsée dans les premiers rangs du vedettariat en 1947. Il est probable que "Mobilette" (avec un "i") n'a rien ajouté à sa gloire, ni à celle de Motobécane qui vendait alors son célèbre cyclomoteur à tour de bras (159 000 exemplaires en 1953 et 572 000 dix ans plus tard !).

    La moto mise en scène

    Le scénario de Mobilette tiendrait sur un ticket de métro : Suzy Delair est une jeune plumassière qui fait ses livraisons sur un cyclomoteur, une Mobylette, d'où le surnom de celle qui mène l'engin (une véritable Mobylette AV31). Elle se retrouve parmi trois couples de campeurs hébergés par des châtelains. Autre invité, un célèbre acteur qui vient de recevoir l'Oscar du Festival de Mexico, une statuette en or et pierres précieuses. Pour éloigner de l'acteur les admiratrices (dont Mobilette) et les cambrioleurs, un détective est engagé... (remplacer ces pointillés par les péripéties de votre choix). Donc une opérette bon enfant sans aucun rapport avec le rôle que l'actrice tenait chez Clouzot (ci-dessus, à gauche), au côté de la sulfureuse Simone Renant, photographe spécialisée dans les clichés demandés par de riches et vieux amateurs libidineux. Suzy Delair est par ailleurs l'interprète inoubliable de "Avec son tra-la-la", chanson connue de tous !

    La moto mise en scène(s)

    Il va falloir attendre presque 10 ans avant de revoir à Paris un deux-roues sur une scène de théâtre (si un lecteur a d'autres informations...). Cette fois, durant la saison 1962-63, c'est aux Folies-Pigalle, une boîte de nuit de la place... Pigalle, qu'une vraie moto fait le show avec Vince 'Archange de l'Enfer Taylor' rocker anglais né dans le sillage d'Elvis Presley. Alléchés par des scopitones (*) où il se déchaînait et se dévissait le pelvis dans un décor motocycliste parsemé de Triumph et Harley-Davidson chopperisées, nous allâmes avec des amis voir l'animal en chair et en os. Il y avait aussi, avouons-le, quelques numéros de strip-tease en hors-d'œuvres.

    (*) Scopitone : appareil installé dans les bars et cafés, associant un jukebox à un écran projetant de courtes scènes de chanteurs et chanteuses, façon clip d'aujourd'hui.

    La moto mise en scène(s)

    Le scopitone de Vince Taylor (extrait piqué sur le ouèbe) avec les Harley sans doute prêtées par le HD Club de Paris pour ces courtes séquences. Évidemment, il était difficile d'en disposer plus longtemps dans le spectacle des Folies Pigalle, d'où la modeste Pigeot !

    La moto mise en scène(s)

    Mais grande fut notre déception lorsque le rocker, tout de cuir noir vêtu, apparut au guidon d'une asthmatique... 125 Peugeot tirée sur un chariot à roulettes ! Sécurité oblige, l'échappement était étouffé par un énorme système bricolé qui n'avait rien de catalytique. Cependant il préservait les organes vitaux de la demoiselle, ceux de Vince étant habitués à absorber des substances bien plus toxiques que celles que pouvait émettre un banal mélange deux-temps... . 

    La moto mise en scène(s)

    Ses partenaires strip-teaseuses étaient agréables à regarder, mais nous étions venus pour voir un rocker avec des motos spectaculaires et les coupes de mousseux à deux balles ont eu bien du mal à passer. 

    La moto mise en scène(s)

    (À suivre)

    AVIS AUX AMATEURS : Il reste quelques exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris -  fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse).Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr

    Message personnel : le correspondant qui m'a envoyé un message sur mon iphone peut-il me contacter sur le mèle ci-dessus pour cause de déplorable manipulation de ma part qui a évaporé son texte.

     

     


    3 commentaires
  • Exclusif : notre "Pervers Pépère" démasqué !

    Exclusif : notre "Pervers Pépère" démasqué !

    L'article sur les Caleçons longs en soutien à la Collection Chapleur (14 décembre 2016) a pu paraître un peu obscur, surtout en ce qui concernait le costume de Gilles Destailleur. Ce dernier m'a fait parvenir le dessin original de Teel qui faisait allusion au célèbre personnage de Gotlib. Voici donc éclairci un point d'histoire motocycliste que les jeunes couches n'ont pas connu car l'évènement s'est produit en 1988. Un quart de siècle déjà, mais l'imperméable anglais a toujours bonne allure. Pour celle de son propriétaire, vous êtes juge...

    POURQUOI IL FALLAIT VOTER JUPPÈ ? 

    ... parce que Juppé Président (futur...), c'était le retour en force de la moto dans Paris. Et ailleurs que dans les rues de tous les jours, carrément en position dominante puisqu'il aurait été possible de retrouver une épreuve de trial au sommet de la capitale, sur la Butte Montmartre, comme en 1989 et 1990 ! Alain Juppé était alors adjoint au maire de Paris, un certain Jacques Chirac. Élu député (MRP) dans le 18 ème arrondissement de Paris, il avait laissé sa place de maire à Roger Chinaud (allié de UDF), d'où la présence de ce dernier, ci-dessous à gauche, sur le podium du trial en 1989. Chargé des Finances à la mairie de Paris, Juppé avait, dit-on lâché 150 000 F pour l'organisation du fameux trial.  

    Exclusif : notre "Pervers Pépère" démasqué !

    Les places étaient chères ce jour-là et il fallait se serrer pour être sur la photo de groupe. La stature de Juppé le désigne immédiatement à l'attention du public, ce qui laisse indifférent l'ouvrier qui termine la mise en place de la boutique alors qu'il aurait pu figurer sur un document historique !

    Exclusif : notre "Pervers Pépère" démasqué !

    Au lieu d'avoir à nouveau une telle image (Charlier sur Beta), on aura des ouatures qui feront vroum-vroum au Paul-Ricard qui accueillera de nouveau la F1. Pour le plus grand bonheur du Président qu'on nous annonce en successeur de notre Président en scooter... Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais on parle plutôt de Castellet et de moins en moins de Paul-Ricard. Lequel apéritif commence sans doute à faire trop "peuple" auprès des élites qui vont nous gouverner... 

     


    4 commentaires
  • Zhumeurs de décembre

    En épluchant bien la presse d'informations, on trouve parfois quelques souvenirs de notre défunte industrie motocycliste. Ainsi (dans Le Monde Magazine) la scène ci-dessus que les Parisiens ont pu connaître avant que la Ville ne la fasse disparaître pour cause de commerce "illicite", ou "sans patente", ou quelque autre raison aussi imbécile.

    Curieux, néanmoins d'avoir choisi cette illustration avec ce triporteur Peugeot si national. Encore plus curieux si l'on se réfère à la signature de l'œuvre : Satoshi Hashimoto, un artiste japonais vivant à... Yokohama. Dans une interview sur le ouèbe, il déclare que ses passions - en dehors de son travail - sont les bains en source d'eau chaude, l'architecture et... les "motorbikes" ! Tout s'explique donc mais le doute m'habite quant à la véritable origine de la machine qui a inspiré Satoshi. Plutôt que notre tri tricolore, ne serait-ce point le clone japonais de ce tri qui lui aurait fourni le sujet de son illustration...

    Zhumeurs de décembre

    ... un clone que la Toyo Motors a mis sur le marché japonais en 1954 au moment où s'amorçait le boom de la moto qui allait mener au million et demi de deux-roues immatriculés en 1960. On sait que les nombreux constructeurs - ils étaient plus de 200 (*) vers 1953-54 ! - se sont largement inspirés des productions européennes pour débuter. En puisant presque exclusivement chez les allemands et les anglais. Trop "petits" et avec des machines à la technique trop "pointue" (arbre à cames en tête à tout-va), les italiens ont été méconnus ou ignorés. La France n'avait apparemment rien de séduisant à offrir, sauf le... triporteur, un engin très répandu au Japon. Le Peugeot eut donc leur faveur, mais avec des modifications que n'a pas connu l'original : changement de vitesses par sélecteur double branche au pied gauche et suspension arrière coulissante. Le porte-bagages reste, lui, typiquement made in Valentigney.

    (*) Certains ne produisaient que 5 machines par mois... 

    Honneur au tri Peugeot

    Honneur au tri Peugeot

    "Notre" Christian Estrosi fait des vagues au delà des Alpes où il est épinglé par La Tribune de Genève qui rappelle ses déclarations autour de l'attentat de Charlie Hebdo. On sait que sa ville de Nice est équipée de 1257 caméras de vidéosurveillance (17 caméras au kilomètre !), ce qui lui avait permis, au lendemain de l'attentat parisien de plastronner devant les médias : "Si Paris avait été équipé du même réseau que le nôtre, les frères Kouachi n’auraient pas passé trois carrefours sans être neutralisés et interpellés." Déclaration pour le moins imprudente à la lumière de la tragédie de Nice du 14 juillet. En effet, l'enquête de la SDAT (Sous Direction Anti Terroriste de la Police judiciaire) révélait que le terroriste avait utilisé son 19 tonnes pour effectuer, sans émouvoir qui que ce soit, 11 repérages entre les 12 et 14 juillet dans le centre-ville de Nice... interdit aux poids lourds de plus de 4,5 tonnes.

    Ces péripéties, suivies en fin d'année par la valse-hésitation des prétendants à la primaire de la droite ont occulté un événement important de la vie niçoise. Christian Estrosi a fait don de "Hommage à Arman", une œuvre de Jean Ferrero proposée dans une vente aux enchères au profit des familles et victimes de l'attentat du 14 juillet. On pourrait penser qu'en fait c'est Estrosi qui est "hommagé" plutôt qu'Arman puisque ce sont les trophées, combinaisons et casques de l'ex-pilote que Ferrero a utilisés dans ce travail. C'est néanmoins une mise à la retraite gratifiante d'objets qui finissent le plus souvent abandonnés à la poussière sur les étagères d'un garage (Photo Ville de Nice).

    Honneur au tri Peugeot et à... Estrosi !

    Honneur au tri Peugeot et à... Estrosi !

    IL N'Y EN AURA PAS POUR TOUT LE MONDE !

    Il reste 3 (TROIS) exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris -  fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse). Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr

    Honneur au tri Peugeot et à... Estrosi !

     

    Honneur au tri Peugeot et à... Estrosi !

     

    Honneur au tri Peugeot et à... Estrosi !


    8 commentaires
  • Proche habitant de Paris, Marcel Camus avait une facilité certaine à communiquer ses travaux à la presse, dont en particulier Moto Revue. Il bénéficiait aussi de la "vitrine" de Montlhéry où chacun présentait sa production dans des épreuves aussi importantes que les Éliminatoires du Bol d'or, le Bol lui-même et les Coupes du Salon. Pourtant, en province, l'activité de certains artisans (artistes dans certains cas) donna naissance à des machines de qualité au moins égale. Et c'est encore par le canal de Moto Revue que ces artisans ont fait connaître leur travail.

    NSU 251 OSL sur la piste (2)

    La première réalisation française signalée dans la presse spécialisée est due à Alphonse Juigné au printemps 1949. Ce membre du Moto Club de Touraine a remporté quelques belles courses à Orléans et Bourges. Il a surtout terminé premier des 250 à l'Éliminatoire du Bol d'Or en mars 1949 puis s'est classé deuxième de sa catégorie dans ce Bol d'Or. Il y affrontait pourtant des pointures sérieuses dont Pierre Monneret sur une rouge Sertum italienne. Les "simples" soupapes latérales de cette dernière mèneront le jeune champion à l'arrivée - quoique à la quatrième et dernière place - alors que Georges, son père, avait dû abandonner de même que deux autres Italiens, tous trois sur des Sertum aussi officielles que culbutées. Signalons que le vainqueur, l'Auvergnat E. Gillard pilotait une allemande DKW, sans doute rescapée de la Wehrmacht comme la Spéciale Juigné. (Note à benêt : Le tricar de Zampano dans La Strada est un Sertum).

    NSU 251 OSL sur la piste (2)

    Présentée par Moto Revue le 8 avril 1949, la Spéciale Juigné est profondément modifiée dans sa partie-cycle (la couleur orangée sur le dessin précédent n'est pas une fantaisie due à Photoshop mais un essai de bichromie de la revue). Le moteur NSU a probablement reçu quelques soins, mais Moto Revue n'en dit ni n'en sait pas plus. On apprend simplement que la fourche télescopique est une réalisation personnelle, que la pédale de sélecteur est retournée et que le frein avant est monté sans flasque, une plaque métallique recevant les ancrages des mâchoires. Pas beaucoup plus d'informations autour du dessin de la partie arrière de la machine détaillant le gros travail réalisé par M. Juigné. (ci-dessus, dans Motocycles le rival de Moto Revue moins branché sur la province)

    Alphonse Juigné continuera sa carrière de pilote au guidon d'une 350 Douglas ("L'autre" flat-twin) avec laquelle il terminera 1er des 350 au Bol d'or 1950. Sans que l'on sache exactement à quel moment se situe cette autre activité, il a aussi utilisé sa NSU en moto cross comme en fait foi une seule photo, ci-dessous, non datée.

    NSU 251 OSL sur la piste (2)

    Tube d'échappement relevé, garde-bous avant décollé, peu de différences entre la Juigné machine de vitesse et la Juigné de moto-cross dont le frein avant est toujours veuf de flasque.

    LA VISITE CONTINUE, C'EST PAR ICI...

    NSU 251 OSL sur la piste (2)

    Avec les négatifs des Coupes du Salon en 1951, où se trouvaient la machine de Marcel Camus (article précédent), figuraient deux photos d'une NSU dont il est probable qu'elle a participé à cette même épreuve. Cette "coursifiée" est encore une réalisation de qualité dont on ne connaît malheureusement pas l'auteur. Le frein avant présente une prise d'air de refroidissement très travaillée tandis que la suspension arrière pourrait bien être signée de Grazzini, spécialiste des suspensions adaptables de l'époque.

    NSU 251 OSL sur la piste (2)

    Virtuose de la perceuse, son réalisateur-pilote s'est exercé sur les amortisseurs à friction, la pédale de frein et les haubans de renfort du cadre utilisés pour supporter les repose-pieds. Joli travail de chaudronnerie également sur le carter protégeant la chaîne primaire et celle d'entrainement de la magnéto, de même sur le garde-boue arrière à numéro évoquant celui des Guzzi de course. Années heureuses où il suffisait d'un numéro fixé derrière la selle pour aller courir à Montlhéry sur sa machine de course (en échappement libre...). L'éclairage n'était pas obligatoire si l'on circulait seulement de jour, mais le cataphote (ou catadioptre) respectait la loi.

    PLUS GRAND CHOSE D'ORIGINE... MAIS SI BELLE !

    NSU 251 OSL sur la piste (2)

    L'année 1951 a suscité dans Moto Revue un afflux d'informations sur les transformations de la NSU 251 réalisées par des amateurs. Celle-ci est due à Georgins, un coureur du M.C. Toulousain et, si ce n'était son carter-moteur aux nervures caractéristiques, on aurait du mal à y distinguer la 251 d'origine. La partie-cycle est totalement nouvelle, ne gardant de série que le tube avant dédoublé du cadre. La fourche télescopique (personnelle ?) reçoit un large (pour l'époque) frein avant muni d'une écope de refroidissement. Gros frein aussi à l'arrière dans une suspension oscillante à éléments séparés hydrauliques, réservoir de Monet-Goyon retravaillé sont les modifications les plus apparentes pour recevoir un moteur lui aussi fortement "retouché". 

    NSU 251 OSL sur la piste (2)

    Ce sont MM. Loupiac, Père et Fils qui ont usiné le volant-moteur, la bielle et l'embiellage monté sur aiguilles, nous apprend Moto Revue. Le cylindre en dural est taillé dans la masse et chemisé pour recevoir un piston bombé en alliage donnant un taux de compression de 8,7 à 1. La culasse est d'origine avec des conduits plus gros (26 mm à l'admission) et le réglages du jeu aux soupapes se fait par des boutons molettés. Boîte à vitesses d'origine avec le sélecteur inversé comme il se doit et embrayage monté sur Ferrodo. Avec un régime de 8200 t/minute, la vitesse annoncée était de 138 km/heure.

     (Prochain article : la 251 OSL dans le moto-cross)


    7 commentaires
  • Quelques mots d'explication si vous avez raté le début du film...

    (cliquer sur le document pour l'agrandir)

    Opération "Caleçon long" réussie !

    Opération "Caleçon long" réussie !

    Tout en haut de la colonne, la Déesse veille sur les motos.

    Opération "Caleçon long" réussie !

    Dans un court exposé, Gilles Destailleur déclame le but de l'opération à l'intention du public réuni sur la Grand Place de Lille (marché de Noël). L'occasion également de rendre un hommage implicite au dessinateur Gotlib qui vient de disparaître, créateur, entre autres, du personnage dénommé Pervers Pépère (dessin à droite). Son long manteau était comparable à l'imperméable de Gilles, lequel fut affectueusement affublé de ce nom par ses amis (cet imper - lourd mais à l'épreuve du crachin d'Outre-Manche - provient des surplus de l'armée de Sa Majesté qui en équipa ses estafettes motocyclistes).

    Opération "Caleçon long" réussie !

    À la fin de son speech, Gilles, comme il l'avait annoncé, entame un strip-tease imité par ses amis et complices Thomas et Jean-Paul. Accroché au guidon de chaque machine, l'écharpe jaune qui indique l'appartenance de son pilote à l'association de soutien à la Collection Maurice Chapleur (www.chapleur.org et sur Facebook))

    Opération "Caleçon long" réussie !

    L'artiste apparaît d'abord dans une tenue "sportswear" en harmonie avec sa Motobécane SuperCulasse. Cette dernière a remplacé la Triumph Trusty annoncée mais qui a fait un caprice de vieille dame au moment du démarrage.

    Opération "Caleçon long" réussie !

    Ça commence à devenir hot lorsqu'il a "enlevé le haut". On remarquera que les vêtements restent au sec grâce au gros volume de l'imper anglais qui gît au sol. (Photos en capture d'écran vidéo, ce qui explique leur qualité médiocre)

    Opération "Caleçon long" réussie !

    Clou de la représentation, les trois lascars dans leur costume de lumière et en Pères Noël ! On constate que le blanc est bien plus seyant que le noir et que, surtout, il attire mieux le regard. Il faudra y penser pour une prochaine (?) opération. De même, prévoir un porte-voix car Gilles a frôlé l'extinction de voix lors de sa présentation.

    Collection Chapleur l'opération "Caleçon long" a réussi !

    La défense de la Collection Chapleur émeut les foules jusque dans l'Outre-Atlantique où un fan manifeste son soutien, quoique en position périlleuse au bord d'une gratte-ciel (1000 excuses : impossible de retrouver où j'ai piqué cette photo... !).


    3 commentaires
  • Ceux qui suivent ce blog et celui d'avant (zhumoriste.over-blog.com) savent l'intérêt tout particulier (et néanmoins bienveillant) que je porte à la chose militaire. C'est en pensant à eux que, recherchant des documents et autres babioles concernant le scooter Volugrafo (voir zhumeurs du 26 septembre), je suis tombé sur l'une de ces babioles ci-dessous. C'est mignon comme tout avec ses 5,5 centimètres de hauteur et c'est en plomb comme les petits soldats de notre enfance (les jeunes couches, passez votre chemin !). De plus, ça cadre parfaitement avec l'esprit ludique qui a dû animer les inventeurs-créateurs italiens du vrai Volugrafo à prétentions guerrières. Car on ne peut raisonnablement prendre au sérieux une chose qui flirte tellement avec la patinette ou le cyclo-rameur... 

    Zhumeurs de novembre

     Le fabricant espagnol de cette miniature la vend sur Internet et on les trouve aussi sur Ebay (là, ça vient directement de Hong Kong ! ?) pour une douzaine d'euros environ. À son catalogue on trouve aussi une Indian Chief US AirForce, une BMW R75, une BMW R35 Condor (du nom de la légion allemande qui en 1936 alla soutenir Franco durant la guerre d'Espagne...), une Velocette (qui ressemble à une Matchless) et, unique dans le genre, l'étonnant Trialce de Guzzi ci-dessous.

    Zhumeurs de novembre

    En tout, 56 modèles militaires dont beaucoup sont avec leur pilote. On signale aux puristes que la fidélité technique aux originaux y perd ce que la fantaisie y gagne... Cette caverne d'Ali Baba en uniformes se trouve à l'adresse toute simple de triciclo editores.

    Zhumeurs de novembre

    Le Volugrafo fera école dans son pays d'origine (toujours l'esprit ludique...) avec plusieurs cyclo-scooters plus ou moins pliants mais civils. On en verra chez Benelli, Di Blasi, Carnielli (la délicate Graziella), Ducati et autres MV Agusta (mais oui ! Photo ci-dessous à droite) destinés à fournir une véhicule de remplacement à l'automobiliste... lorsqu'il avait Zhumeurs de novembreréussi à trouver une place pour se garer. Autre clientèle visée, celle des navigateurs de plaisance, clients des réputés chantiers navals transalpins. Honda, avec son Motocompo (1981) jamais vu chez nous et vendu dans le coffre d'une de ses voiture, participa aussi à ce mouvement éphémère. Le plus réussi de tous est sans aucun doute le Pack2 pliant et portatif produit par le prolifique Italjet. Ce qui lui vaut de figurer aujourd'hui dans les collections permanentes du Museum of Modern Art de New-York aux côtés d'une 1000 Vincent, d'une Jaguar E, d'une Ferrari F1, entre autres bijoux témoignant de l'art mécanique du XXème siècle.

    Zhumeurs de novembre

    Zhumeurs de novembre

    Malgré une peinture qui pourrait égarer l'amateur de militaria, le Pack2 n'a rien d'un engin militaire. Même s'il est pliable et pourrait être parachutable.

    Zhumeurs de novembre

    Rien que pour son allure inimitable, sa suspension avant shadok et ses couleurs craquantes, la Graziella pliante de chez Carnielli, mérite le détour et la photo (puisée sur motoancienne.superforum.fr). À l'arrière, en tubes blancs terminés par des bouchons de caoutchouc, le porte-bagages qui permet de ranger la machine verticalement.

    Zhumeurs de novembre

    Laissons Daumier exprimer la riposte méritent les promoteurs du tourisme décrit ci-après...

     Naguère je vous ai parlé d'une agence de voyages qui proposait aux touristes de passer une nuit dans une 2 CV. Belle idée de dépaysement au moment où c'est le pain quotidien (façon de parler...) de tant de sans-logis. Aujourd'hui, encore plus fort dans le genre. Une agence de tourisme propose des circuits dans Paris. Banal, direz-vous, il y a tant de choses Zhumeurs de novembreà voir dans la capitale, tant de monuments. Mais il fallait trouver d'autres curiosités à offrir, du vécu, du plus épicé. Alors pourquoi pas un "tourisme urbain avec des guides issus de l'émigration". Par exemple une visite dans le quartier du métro Château-Rouge, sous la conduite d'un Africain (avec papiers, on suppose ?). S'immerger dans "Le petit Mali" comme sous-titre si joliment le quotidien Le Monde dans une page titrée "Pensez à l'éthique de vos bagages". Retrouver l'exotisme, le pittoresque et l'atmosphère de nos chères vieilles colonies pour 1 € 90, le prix d'un ticket de métro, c'en est une de belle idée ! Avec un peu de "chance", on assiste à quelques scènes "typiques" : arrestation d'un vendeur de maïs chaud (le jambon-beurre de beaucoup d'Africains) coursé par la police, surtout s'il a installé son commerce Zhumeurs de novembresur un charriot de supermarché. C'est bien plus facile à alpaguer qu'un vendeur à la sauvette qui largue facilement les Dupont & Dupond lancés - mollement - à sa poursuite. Les autres proies à portée de main sont les Mamas assises sur un carton et vendeuses de macabos (genre de patates) ou du bâton de manioc enrubanné dont la forte odeur ferait passer un Maroilles avancé pour du Chanel N°5. En plus du maïs, l'arachide (grillée, c'est la cacahuète) suscite un beaucoup plus modeste commerce ne nécessitant qu'un sac plastique et l'inévitable carton servant d'étal ou de... siège. Bien sûr, ce n'est pas vers ce genre de spectacles que sont orientés les amateurs de tourisme "décalé". Ils ne verront pas plus les misérables gamines trop souriantes qui, à la nuit tombée, squattent les portes cochères. On leur montrera plutôt les foisonnantes boutiques à perruques ou les magasins que fréquentent les flamboyants sapeurs, versions africaines du dandy (ceux qui se sapent).

    Le tout se voulant "éthique", bien entendu, c'est à dire en observant "les principes moraux qui sont à la base de la conduite de soi" (Petit Larousse). Visiblement les agents de tourisme n'ont pas de dictionnaire sous la main ou alors sans les pages de la lettre "é"...

    Zhumeurs de novembre

    Il paraît que le projet suivant, c'était la visite des migrants installés sous le métro vers Stalingrad et l'avenue de Flandres. Hélas, la police les a pris de vitesse avec ses bulldozers. Caramba ! ... il va falloir attendre qu'ils reviennent ! (Bon, là je blague. Quoique...).

    $ $ $ $ $

    Zhumeurs de novembre

    Dans un quotidien que je ne nommerai pas mais bien connu de tout le... monde, une page entière était consacrée à Olivier Jacque, notre Champion du Monde 2000, avec photo sur une demi-page. On apprécie. Surtout venant d'un journal où la moto n'apparait que rarement. Sauf lorsqu'il s'agit d'un nouveau modèle à plusieurs milliasses d'euros (facture à 5 chiffres minimum). Du "premium" comme ils disent.

    On apprécie donc. Mais c'eût été encore plus appréciable de réserver le même honneur à un Johann Zarco qui vient de remporter pour la deuxième fois en 2016 le titre de Champion du Monde en Moto2 (même moteur pour tout le monde). Le journal en question étant la lecture favorite des décideurs (des Picsou à gros pognon), il n'était pas indigne d'attirer leur attention sur un pilote moto représentant de cette "Excellence Française" dont se gargarisent tant nos élites économiques ou politiques. On sait que la compétition motocycliste demande aujourd'hui un gros budget à rassembler sur le nom et le palmarès du pilote. On peut rêver que, en lisant son journal, l'un de ces décideurs (ou plusieurs) aurait pu avoir envie de sortir son carnet de chèques... Mais il n'est pas trop tard ! 

    Zhumeurs de novembre

    À chaque podium, Johann Zarco se dresse debout sur sa machine et exécute un impeccable "salto arrière". En 2017, il sera dans la catégorie Moto GP, toujours sur Yamaha (Photo Moto Station).

    Zhumeurs de novembre

    Zhumeurs de novembre

    Quand Charlie Hebdo parle "moto" (Antonio Fischetti)

    AVIS AUX AMATEURS : Il reste 10 exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris -  fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse). On se renseigne ici > janbour@free.fr


    2 commentaires
  •  

    Opération Caleçon Long.

    Comme aucune information ne décolle concernant notre action de soutien au sujet du devenir de la Collection Maurice Chapleur (collection de Cycles et de Motocyclettes, classée Trésor National ). Comme les médias nous boudent, y compris la presse spécialisée, seule l'émission « Kickuncoup Tétoupal » émise par Radio Campus Lille (11h00 / 12h30 sur 106.6 FM chaque dimanche) nous a invité le 20 novembre dernier. Cette dernière va d'ailleurs nous consacrer une émission entière en janvier 2017 … J'ai décidé de faire un coup de com' qui pourrait lancer le buzz tout en gardant le sourire.

    "Caleçon long" en soutien à la Collection Chapleur

    J’espère donc attirer l'attention des populations, appuyé par les explications de mes deux Confrères des Vieux Clous, Jean-Paul et Thomas, en manifestant sur un site stratégique. Je vais donc me rendre à 16 h 00 sur ma Triumph « H » de 1916 sur la Grand Place de Lille le samedi 10 décembre 2016.

    Il s'agira de l'opération « Caleçon long » (made in France !) car j'ai la ferme intention de me présenter en caleçon long et en maillot de corps afin de poser pour la photo à côté de ma "Trusty" (surnom qui lui fut donné par les soldats anglais en 1914-1918).

    J'espère avoir le soutien de nombreux amis Motocyclistes dans cette épreuve (vous allez sûrement avoir plusieurs fois ce message, mais c'est pour la bonne cause).

    Soutenez et adhérez à l'Association des Amis de Maurice Chapleur et rendez-vous le 10 décembre à 16 h 00.

    Motocyclistement vôtre,

    Gilles Destailleur.

    Fondateur de la Confrérie des Vieux Clous ( affilié FFVE n° 251 ).

    "Caleçon long" soutient la Collection Chapleur

    "Caleçon long" soutient la Collection Chapleur 

    Jamais perdu grâce à Google Earth !


    5 commentaires
  • Les premières NSU "neuves" de l'après-guerre sortent d'usine en 1949, mais ce ne sont pas celles qui vont intéresser les amateurs de vitesse et/ou préparateurs français. Trop chères, bien sûr, et difficiles à obtenir par importation (voir premier article : droits de douanes élevés, licences parcimonieuses, etc). La nouvelle 251 OSL n'est guère différente de l'ancien modèle. Celui-ci, abandonné par l'ex-occupant et récupéré par des spécialistes en surplus, est plus aisément accessible. Les amateurs français l'apprécieront à sa valeur, signant parfois des travaux dignes de nos grands constructeurs qui les ignoreront quand ils ne les méprisaient pas.

    NSU 251 OSL sur la piste

    C'est une OSL semblable à celle-ci qui va donner naissance à de véritables machines de course à partir de 1949. L'année même d'immatriculation de cette YD 1 qui a quitté son département d'origine (YD = Seine-et-Oise) pour des vacances bretonnes. Son apparence rustique, avec peut-être encore une peinture feldgrau n'en faisait pas moins un joli "piège à filles".

    NSU 251 OSL sur la piste

    Chronologiquement, si l'on s'en tient à sa mention dans la presse, la première réalisation française d'une OSL transformée en machine de vitesse est due à Marcel Camus, motociste à Joinville-le-Pont en proche banlieue parisienne. Dans un courrier du 9 décembre 1949 à Moto Revue, accompagné de deux photos (les deux présentées ici Λ et ici V), il décrit largement son travail loin d'être celui d'un amateur. 

    NSU 251 OSL sur la piste

    Disposant seulement d'un tour datant de 1900 (Confidences à Moto Magazine en septembre 1996), Marcel Camus s'est attaqué au moteur dont il a transformé les cotes faisant du longue course d'origine un "carré" de 68 mm x 68. La culasse à soupapes en tête vient d'une Zündapp 600 avec ressorts en épingles, le taux de compression est porté à 8 à 1 (d'origine : 6,8 à 1). Bas-moteur de série mais travaillé afin de recevoir des roulements plus gros. Graissage par pompe à huile NSU avec une dérivation vers l'arrière du cylindre et vers la distribution. Il y a un peu de tricolore dans ce moteur doté d'un embrayage Terrot et aussi un réservoir d'huile supplémentaire lui aussi dijonnais qui donnait une contenance totale de lubrifiant de 4 litres (réservoir et moteur). La machine est alors simplement une "Camus", signature attestée sur le réservoir à essence.

    NSU 251 OSL sur la pisteLe cadre double-berceau d'origine est bien rempli par un moteur largement ailetté qui a gagné du volume et aussi de la puissance. Sur les intermédiaires, Marcel Camus disait "prendre" 9 000 tours. À 7 400 tours/m lors d'essais "vaseux" à Montlhéry il avait atteint 153 km/h. Mais, ajoutait-il, modeste "Les résultats me paraissent trop beaux et j'ai du mal à y croire". Grâce à un cadre double-berceau, une fourche télescopique oléo-pneumatique "maison" et une coulissante arrière "dans le genre BMW", la tenue de route est "merveilleuse", ajoutait-il. 

    Les revues spécialisées de l'époque, peu fiables dans leurs compte-rendus de courses, ne permettent pas de savoir à coup sûr si cette machine a rempli les espoirs que Camus avait mis en elle. Toujours est-il qu'on ne trouve plus trace de sa présence jusqu'en octobre 1950 lors des Coupes du Salon. Marcel Camus est 4ème des 250 Professionnels, à 3 tours du premier qui est Pierre Monneret sur une 250 Benelli, une bête double arbre... et d'usine championne du monde 1950 de sa catégorie avec Dario Ambrosini ! Pas de quoi rougir devant l'arsenal des deux autres pilotes qui le devancent : Guzzi ACT pour André Collignon et Excelsior ACT pour Gustave Lefèvre.

    NSU 251 OSL sur la piste

    Aux Coupes du Salon 1951, après sa victoire, Marcel Camus remporte son premier titre de Champion de France national.

    À la fin de 1950, Marcel Camus s'est présenté sous les couleurs de D.S. Malterre. Cette vieille marque dirigée par M. Malterre était animée d'un sympathique esprit de compétition plutôt exceptionnel chez nos constructeurs. En 1951, s'engage une collaboration qui va se sceller par trois titres de Champion de France National et plusieurs victoires en circuits et aussi au Bol d'or. Comme l'expliquait M. Camus dans l'interview à Moto Magazine, cette collaboration était des plus informelles : "Le budget, c'était le patron, le père Malterre. Il était gentil et fournissait la moto, l'essence et le vin" (!). Après ma victoire (zhumoriste : en 175 au Bol d'or 1951), on m'a payé l'huile, des pièces mécaniques et madame Malterre m'avait tricoté un pull D.S. Malterre".

    NSU 251 OSL sur la piste

    Sur la 250 du Championnat désormais aux couleurs de D.S. Malterre, le moteur de 1949 a cédé la place à un autre plus simple. C'est toujours un NSU type OSL, mais quoique beaucoup moins modifié il est, au vu des résultats, toujours aussi performant.

    NSU 251 OSL sur la piste

    Le seul élément nouveau que le dessinateur de Moto Revue a trouvé à se mettre sous la plume est le sélecteur. Il s'agit d'un adaptable signé Vitex et personnalisé par Camus au prix de quelques soudures et biellettes annexes.

    En 1952 et 1953, Marcel Camus remporte encore le titre de Champion de France national, mais il a abandonné le NSU pour un Benelli 250 double arbre. Parallèlement, il s'occupera de la préparation des D.S. Malterre du Bol d'or, toutes à moteurs A.M.C.

    (Prochain article : les autres machines françaises de vitesse à moteur NSU) 

    NSU 251 OSL sur la piste

    BIENTÔT NOEL, AVIS AUX AMATEURS : Il reste onze exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris - fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse).Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr

     


    3 commentaires
  • Il s'agit d'une machine bien connue des amateurs de Jawa CZ qui ont fréquenté le magasin de Michel Hervé, célèbre concessionnaire parisien des marques tchèques où elle a longtemps trôné dans sa vitrine. Il s'agit d'une authentique moto d'usine sans valeur marchande, sauf pour des trafiquants de pièces.

    URGENT ! ALERTE ! MOTO VOLÉE !

    On lorgne évidemment du côté de l'Est où elle peut trouver des amateurs...


    2 commentaires
  • C'est toujours de Jean-Luc Lamouroux que viennent les lumières sur l'activité des deux compères qui s'est exercée dans l'aéronautique naissante. Rappelons qu'ils proposaient également leurs moteurs fixes à usage industriel, toujours à refroidissement liquide comme ceux destinés aux canots, embarcations, etc.

    Herdtlé-Bruneau prennent l'air

    Une page du catalogue H & B de 1906.

    Herdtlé-Bruneau prennent l'air (et l'eau...)

    La première mention associant le nom de Herdtlé & Bruneau à l'aviation naissante (aérostation) date du 16 février 1905 et a paru dans La Vie au Grand Air. Il n'est certainement pas question que la machine présentée puisse emporter un pilote, surtout avec un faible moteur de 1 ch 3/4, mais la graine est semée.

    Herdtlé-Bruneau prennent l'air (et l'eau...)

    Les grands journaux de la presse quotidienne, ici le Gil Blas du 11 juin 1907, donnent eux aussi des nouvelles, et éventuellement des progrès, de l'aviation. Celle-ci aura son Salon de l'Aéronautique, le premier du nom sous les voûtes du Grand Palais à Paris, du 24 au 30 décembre de l'année suivante.

    Herdtlé-Bruneau prennent l'air (et l'eau...)

    Herdtlé & Bruneau se font une place dans les revues plus spécialisées comme L'Aérophile et c'est dans cette revue que paraissent les dernières citations les concernant. C'est grâce à M. Octave Détable dont il est question dans cette revue (1er janvier 1908), que aux débuts des années 20, volera EN PREMIÈRE MONDIALE le premier avion sans pilote ! 

    Herdtlé-Bruneau prennent l'air (et l'eau...)

    La toute dernière annonce publicitaire (du 15 novembre 1912) débusquée dans L'Aérophile par Jean-Luc Lamouroux à qui l'on doit reconnaissance éternelle, bien sûr. 

     


    2 commentaires
  • Sortie de grange en 2616

    Si il existe toujours des humains amateurs de motos dans plusieurs siècles (et si la moto et les humains existent toujours !), ils pourront enfin récupérer des machines débarrassées de leur mortel poison diffusé par les catastrophes du nucléaire civil. Au premier rang desquelles on trouve Tchernobyl (1986) et Fukushima (2011) qui ont généreusement dispersé à travers la planète - sauf en France, on s'en souvient - leurs nuages de mortelles particules radioactives. Donc dans 300 ans, ou 600, ou 900 (!) selon les sources, la radioactivité de ces saloperies aura disparu et on vendra aux enchères des motos russes (ci-dessus, à Tchernobyl - Photo Elena Filatova) ou des motos japonaises (ci-dessous, à Fukushima - Photo Arkadiusz Podniesinski), bien vieilles mais largement collector's ! 

    Sortie de grange en 2616

    La machine russe (photo précédente) n'est pas identifiée car trop ancienne, mais cette 250 Suzuki est bien reconnaissable sous son camouflage qui finira par l'envahir totalement.

    Sorties de grange en 2616 ! (au mieux)

    Même un modeste cyclomoteur a été jugé non-récupérable, pas plus qu'une somptueuse Subaru (ci-dessous) que son propriétaire doit toujours pleurer.

    Arkadiusz Podniesinski est un photographe et cinéaste polonais fasciné par les grandes catastrophes naturelles ou dues à l'homme. Il en recherche les cicatrices à travers l'Europe et l'Afrique : guerre en Angola ou disparition d'une ancienne colonie diamantifère de Namibie avalée par les sables, mais il s'est surtout focalisé sur Fukushima et Tchernobyl (après déjà deux séjours, il en prépare un troisième). 

    Sortie de grange en 2616

    Ses photos de la "zone dangereuse" montrent des villes ordinaires dont on s'aperçoit vite qu'ordinaires elles ne le sont pas vraiment : toute présence humaine en est absente. La fiction de la "normalité y est cependant poussée à l'extrême car... 

    Sorties de grange en 2616 ! (au mieux)

    ... tous les signaux de circulation fonctionnent de jour comme de nuit, de même que l'éclairage des rues. À l'inverse de ce qui se passe dans la région de Tchernobyl où les territoires contaminés sont laissés à l'abandon, le Japon compte éliminer les radiations, par exemple en grattant jusqu'à une certaine profondeur les terres polluées...

    Sorties de grange en 2616 ! (au mieux)

    ... qui sont stockées en attendant une hypothétique destination.

    Les vieilleries sorties de grange du futur

    Au fronton de l'arche marquant l'entrée vers Fukushima, cette inscription d'une tragique ironie : "L'énergie nucléaire locale est la garantie d'un magnifique avenir".

    Les vieilleries sorties de granges du futur

    Pour des milliers d'automobilistes, l'avenir s'est arrêté dans une "casse".

    (Toutes les photos de l'article, sauf la première, sont extraites du passionnant site de A. Podniesinski à retrouver sur : Podniesinski.com)

    Les vieilleries sorties de granges du futur

    AVIS AUX AMATEURS : Il reste 12 exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris -  fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse).Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr

     


    4 commentaires
  • Comme promis après le dernier article du 23 octobre, voici du nouveau. Et du nouveau de taille puisqu'il s'agit d'un moteur à 20 (vingt) cylindres, pas moins !

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    C'est Kees qui nous fait profiter de cette extraordinaire trouvaille et qui par ailleurs met en doute la réalité du petit moteur en V présenté à Mannheim. À son avis, il s'agirait d'un moteur-pompe de bateau installé dans un cadre de bicyclette. On a déjà connu les fausses Guzzi à pedigree invérifiable, plusieurs Yamaha gagnantes de Grand Prix, l'inénarrable Soyer de course si bien préparée qu'elle a trouvé un client (un pigeon me susurre une voix qui lit par dessus mon épaule) en Angleterre. Aujourd'hui il faudrait donc se méfier non seulement des restaurations approximatives mais aussi des faux "ancêtres". C'est d'autant plus ardu que les témoignages d'époque se font rares car, comme le disait Alphonse Allais : "Plus on ira, moins il y aura de centenaires qui auront connu Napoléon 1er"... ou, moins loin de nous, le tricycle De Dion !

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    Du plus gros on passe au plus petit avec cette Herdtlé-Bruneau présentée lors d'une déjà lointaine réunion des Coupes Moto Légende. Autant qu'il m'en souvienne, il s'agit d'une réalisation personnelle d'un amateur particulièrement doué (rien à voir avec son pilote occasionnel). Bien qu'elle montre quelques libertés avec le modèle original, cette machine est bien dans l'esprit de son époque. Il me semble même qu'elle fonctionnait tout comme une "vraie" grande.

    DU SOLIDE BREVETÉ S.G.D.G.

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    ... TRÈS SOLIDE puisqu'il s'agit de brevets Herdtlé-Bruneau retrouvés par Jean-Luc Lamouroux, ardent pionnier de la recherche sur les ancêtres françaises. On lui doit déjà bien d'autres lumières sur des marques peu connues, Lurquin-Coudert par exemple. C'est la dernière (?) production motocycliste de H & B qui a suscité son intérêt, une machine de 1913 et qui n'a pas connu de descendance pour les raisons qu'on imagine. Là encore la marque n'a pas fait dans le classique, précédant les constructeurs qui se révèleront dans les années d'après-guerre. On pense aux Blériot, Louis Clément et autres Janoir qui s'écartèrent résolument des sentiers battus. Trop, comme on sait.

    Jusqu'ici, ce bicylindre longitudinal Herdtlé-Bruneau refroidi par eau n'était connu que par deux petites (et mauvaises) photos ci-dessous reprises d'après des photocopies. On les trouve dans La France Automobile du début de 1914, à l'occasion d'une présentation de toutes les motos disponibles sur le marché français (compte-rendu du Salon 1913). Le moteur reprend les cotes des monos, soit 45 (ou 48) mm d'alésage x 75 mm de course soit une cylindrée de 238,5 cm3 (ou 271,4 cm3). Le premier chiffre étant le plus vraisemblable car on restait ainsi dans la limite des 250 cm3, soit une cylindrée administrative.  

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    Les lecteurs de la presse spécialisée anglaise (MotorCycle ou Motor Cycling ?) étaient mieux lotis grâce à deux autres photos d'une agence française. On y voit très clairement le moteur avec son radiateur placé derrière la colonne de direction ainsi qu'un attelage-panier en osier et, surtout, l'étonnante fourche avant largement décrite dans les brevets. 

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    La plus grosse différence visible entre les documents français et britannique réside dans l'emplacement du radiateur, devant ou derrière la colonne de direction. Impossible de trancher car ce radiateur ne figure pas sur les dessins du brevet. Par ailleurs, le rédacteur anglais de la légende s'est trompé en prenant les deux bras de suspension arrière pour les deux brins de la chaîne, laquelle se trouve sur le côté droit. 

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    L'axe de la suspension arrière oscillante est concentrique à l'axe de sortie de "boîte" afin d'obtenir une tension de chaîne constante durant le débattement de la suspension. Le brevet précise que la construction est identique dans le cas d'une transmission par courroie ou même avec une transmission par arbre... (ce qui poserait des problèmes que H & B éludent...). La poulie en bout de vilebrequin est probablement destinée à recevoir une courroie d'entrainement d'un ventilateur placé derrière le radiateur. Le court levier plat, que commande un câble et rappelé par un ressort, manœuvre l'embrayage à plateau de friction et galet détaillés ci-dessous.

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    Le plateau de friction et le galet d'entrainement sont creux (Fig. 2 et 4) et percés d'orifices destinés au refroidissement par circulation de l'air. Dans le même but, des palettes de longueur variée (Fig. 1) sont disposées intérieurement dans le plateau et "réparties de façon à former ventilateur", selon le brevet.

    DES SUSPENSIONS ORIGINALES, MAIS PAS RÉVOLUTIONNAIRES

    Malgré son aspect assez Shadok, la fourche avant n'est pasHerdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !) une réelle nouveauté, sauf par son orientation. En effet, il suffirait de retourner le dessin de droite à gauche pour retrouver une figure bien plus familière : celle de la Truffault montée chez Peugeot ou encore la Saclier choisie par Stimula. Avec des articulations simplifiées, la Herdtlé-Bruneau place l'élément de suspension DANS la colonne de direction au lieu d'être Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)positionné devant cette dernière chez les deux autres constructeurs.

    UN PEU D'AIR NEUF

    Cependant, MM. Herdtlé-Bruneau marquent un point devant la concurrence en introduisant un élément nouveau dans leur suspension : l'air. Sur la vue en coupe (ci-contre à gauche) de cet élément, la pièce 22 entourée d'un ressort 20 coulisse "à frottement doux" dans la colonne de direction 18. L'étancheïté de l'extrémité supérieure du piston est assurée par deux pièces 23 "en cuir embouti (...) ou bien métallique". Ce montage "constitue, par les deux chambres 29 et 30 de part et d'autre du piston 23, un appareil amortisseur à air, qui amortit les mouvements de compression ainsi que les mouvements de détente du ressort 20 et aussi évite tout choc en fin de course, ce qui donne une grande douceur à la suspension de la roue avant". ( NDLR : Les citations en italique sont extraites des brevets).

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    Retrouvées par Jean-Luc Lamouroux (encore !), ces quelques lignes annonçaient la présence de la Herdtlé-Bruneau au Salon de Paris en 1912 (à noter l'alésage de 48 mm.). Par la même occasion, on y apprend, "pour cause d'agrandissement" précisait un prospectus de novembre 1908, le changement d'adresse de la société intervenue au 1er juillet 1909. Le 93 de la rue Pelleport est à quelques centaines de mètres parallèlement à l'ancien siège de la rue de la Chine. Ces informations sont extraites du Bulletin officiel de L'Union Vélocipédique de France, l'une des rares publications (cycliste, celle-ci !) de l'époque qui fournissaient quelques informations sur l'activité du petit monde motocycliste renaissant (en attendant la naissance de Moto Revue).

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    Dans son compte-rendu du Salon de Paris 1913, la revue Omnia (Rédacteur en chef Louis Baudry de Saunier) publia 7 pages en novembre sur la production motocycliste. On y trouve une photo du moteur Herdtlé-Bruneau avec une succincte description de ses pièces principales : A - bloc-cylindre ; B - logement de la magnéto ; C - transmission accessible par une trappe fermée par une plaque, ici retirée ; D - levier de commande du changement de vitesse décrit à gauche. Le plateau menant B fixé sur la sortie-moteur A est en fonte et il appuie sur le "galet" C en "carton comprimé de nature spéciale à grand coefficient d'adhérence" (dixit Omnia). Le changement de vitesses (multiples) s'obtient par le déplacement du galet le long de l'axe E guidé par la clavette D.

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    Dans son livre sur les "600 marques de la Seine - de A à K" (Éditions Histoire & Collections - 2012), Bernard Salvat publie cette illustration extraite d'un document publicitaire de la bicylindre H & B (ci-dessus). Probablement réalisé avant la version définitive de la machine, ce document montre des différentes importantes avec l'exemplaire présenté au Salon. Le moteur semble identique, mais la partie-cycle est fort différente. Le cadre est un simple-berceau au lieu d'être interrompu avec le moteur formant entretoise, le réservoir est rond avec le radiateur devant la colonne de direction, les garde-boue sont symboliques, pas de carter enfermant la chaîne et, surtout, pas de suspension arrière.

    En attendant d'autres documents qui permettraient de trancher vraiment, on tiendra pour version définitive la machine présentée par les deux mauvaises photos de La France Automobile publiées ci-avant sous formes de photocopies...

    (Prochain article : Herdtlé-Brunau prend l'air) 

     


    6 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires