• L'information vue par TF 1 :

    "Les combats continuent à Mossoul, on ne connaît pas le bilanS'ils n'existaient pas... il faudrait les inventer des victimes mais y en a" (Jean-Pierre Pernaut - 5 décembre, Journal de 13 heures). 

    Comment on écrit l'histoire de la moto

     S'ils n'existaient pas... il faudrait les inventer                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       Légende de la photo ci-contre trouvée sur un site/blog : "Un joli racer sur base de BMW". De quoi donner des idées aux "youngtimers" en manque d'inspiration...

                                            

     

     

    Le français tel qu'on le cause

    S'il est un souhait (de nouvelle année) que l'on voudrait voir réalisé par nos hommes politiques (et journalistes) ce serait qu’ils fassent en sorte que ce "qui fasse en sorte" disparaisse de leur vocabulaire ou plutôt de leurs "éléments de langage" puisqu’ils doivent désormais en passer par là. À tout bout de champ ils nous sortent ces quatre mots, "Travaillons à faire en sorte que le chômage diminue "… que les djihadistes soient repoussés… Enfin celui-ci, sublime : "Faisons en sorte que les Français nous comprennent mieux"… Alors que le simple "pour" suffirait, mais en moins pompeux...

    Comment on (ré)écrit l'histoire de la moto

    Vous ne le saviez pas - moi non plus - la vérité éclate enfin : c'est Zurcher qui a inspiré la prodigieuse 125 deux-temps DKW "admirée" par tant de constructeurs mondiaux au lendemain de la Deuxième guerre. Au point de la copier purement et simplement au prétexte implicite de "prise de guerre". C'est ainsi que les BSA, Harley-Davidson, NV (Suède), Polski (Pologne), Minsk, Ish (URSS), etc, purent lancer, sans passer par de coûteux bureaux d'études, des productions d'une machine déjà bien au point. 

    S'ils n'existaient pas... il faudrait les inventer

    La preuve de cette "mise au point" historique est écrite noir sur blanc sous la photo ci-dessous : "Première Yamaha en 1955 YA1 125 cm3, copie conforme de...  

    Si ça n'existait pas il faudrait l'inventer (eux l'ont fait)

    ... l'Alcyon Type 47, à l'exception de la pipe d'admission". Ci-dessous une illustration extraite du catalogue 1954 avec la même Alcyon 125 que celle évoquée par http://membres. Multimania.fr/aaleniea/alcyon.htm (adresse fausse, ou incomplète, ou mal copiée qui ne répond plus aux recherches)

    Si ça n'existait pas il faudrait l'inventer (eux l'ont fait)

    Le plus inattentif des observateurs ne pourrait s'empêcher de pouffer devant la sotte affirmation de "copie conforme" avancée ci-avant. Pouffons donc avec lui !

    Si ça n'existait pas il faudrait l'inventer (eux l'ont fait)

    Si ça n'existait pas il faudrait l'inventer (eux l'ont fait)

    Pour ne pas se quitter sur une mauvaise impression, photo sous la Tour Eiffel du tri Vespa du marchand de glaces et de marrons grillés. Un spectacle qui n'existe plus... pour plusieurs raisons... (Photo Doisneau - probablement).

    ILs ont osé... le dire ou l'écrire...

     

    AVIS AUX AMATEURS : Il reste quelques exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris -  fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse). Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr

    Des trois autres livres consacrés à "La Motocyclette en France", le volume sur la période "1894 - 1914" est totalement épuisé ainsi que le deuxième sur "1914 - 1921". Seul le troisième, traitant les années 1922 à 1924, est encore disponible. Chèque de 55 euros port compris (Plus amples informations sur janbour@free.fr)

     

     


    votre commentaire
  • 1962 est une année faste qui nous offre une autre moto au théâtre. Elle donne même son nom à la pièce : La Brigitta. On ne sait pas pour quelle raison l'auteur, Jacques Audiberti, a choisi ce nom mais son goût, ou celui du metteur en scène, ou celui de l'accessoiriste, est déjà plus affirmé (connaisseur ?) que dans les autres œuvres théâtrales visitées précédemment. C'est donc une Indian 1000 Powerplus des années 1920 qui, à partir du 10 octobre, tient la vedette sur la scène de l'Athénée à égalité avec la belle Françoise Spira.

    La moto mise en scène(s) suite

    La pièce déroule la vie d'une simple jeune fille devenue actrice de cinéma. Elle est accompagnée par une motocyclette héritée de son père et qui la transporte dans l'avenir ou dans le passé à travers divers milieux...

    La moto mise en scène(s) suite

    ... dont celui des guérisseurs et de la haute couture. Ce dernier détail expliquant la somptueuse robe qu'on lui voit sur toutes ces photos signées de Roger Pic, journaliste, photographe, cinéaste spécialisé dans le domaine du spectacle (Photos BNF-Gallica). 

    La moto mise en scène(s) suite

    Auteur iconoclaste, Audiberti "bouillonne d'idées et d'images" (selon régiethéatrale.com) et continue son chemin malgré les critiques sévères qui accueillent La Brigitta. On lui reproche son style, son exubérance, son délire verbal. On l'accuse d'imiter Ionesco, Tardieu et même Pierre Dac. En ce qui concerne ce dernier, ce serait un compliment aujourd'hui.

    À propos d'influence, Audiberti est l'auteur de la phrase "Un con qui marche vaut mieux que dix intellectuels assis", phrase qui devrait évoquer des souvenirs chez les admirateurs d'Audiard.

    Avec sa pièce suivante, Cavalier seul, montée en 1963, l'enfant terrible du théâtre retrouve la faveur de la critique. Pourtant le public dans la salle avait demandé le baisser de rideau, outré à la vue d'un Christ en pyjama rose, masqué comme un clown et entouré de Croisés en tenue de parachutistes. Unanimes, les critiques sont plus qu'élogieux. Jean Dutourd, pourtant classé "réactionnaire", écrit  dans Paris-Presse : "Il est inconcevable que ni la Comédie Française, ni le Théâtre de France, ni le T.N.P. n’aient monté le Cavalier Seul, un vrai théâtre, poétique, sublime, subtil, un peu fou, plus beau que Brecht, aussi riche que Lorca, ayant une incomparable saveur française" tandis que Bertrand Poirot-Delpech (Le Monde) va jusqu’à citer Shakespeare.

    (À suivre)

    AVIS AUX AMATEURS : Il reste quelques exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris -  fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse).Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr

    Des trois autres livres consacrés à "La Motocyclette en France", le volume sur la période "1894 - 1914" est totalement épuisé ainsi que le deuxième sur "1914 - 1921". Seul le troisième traitant les années 1922 à 1924 est encore disponible. 55 euros port compris (Plus amples informations sur janbour@free.fr)

     

     


    3 commentaires
  • Dès leur naissance, pratiquement simultanée, cinéma et motocyclette ont fait bon ménage. Il semble que les premières apparitions à l'écran d'une moto soient à porter au crédit de l'Amérique, du moins en ce qui concerne les films conservés jusqu'à nous. Le plus ancien est une bande comique (Mabel at the Wheel = Mabel au volant) réalisée par Mack Sennett et datée de 1914, avec Charlie Chaplin. Celui qui n'était pas encore Charlot - il joue ici un rôle de méchant - y emmène Mabel La moto mise en scèneNormand sur une Thor monocylindre (photo à droite). Cependant, de même qu'il existe quantité de photos du début du siècle ayant des tricycles pour sujet, il n'est pas déraisonnable de supposer que quelques uns de ces tris figurent au détour d'une séquence dans les centaines de petites bobines popularisées par l'invention des Frères Lumière. Malheureusement, elles ont presque toutes disparu à jamais dans les flammes gourmandes en pellicules au nitrate ou triacétate qui étaient leurs supports de l'époque.

    Passer une moto d'un studio de cinéma à la scène d'un théâtre, ou tout autre lieu d'un spectacle "vivant", n'est pas facile à justifier. D'ailleurs, on peine à trouver des exemples d'une telle situation. Autant il est facile à l'écran de maquiller un Velosolex en un monstre rugissant de 250 chevaux, autant une moto au théâtre, quasiment sous le nez des spectateurs, exige une authenticité rigoureuse.

    La moto mise en scène

    Tout ce qu'on a trouvé à vous offrir pour débuter - la transition est rude - c'est un spectacle de variétés/opérette de 1952-53 donné au théâtre L'Européen à Paris. La vedette en était la chanteuse-comédienne Suzy Delair (centenaire depuis novembre dernier, bon anniversaire, Madame !) que le film de Clouzot, Quai des Orfèvres, avait propulsée dans les premiers rangs du vedettariat en 1947. Il est probable que "Mobilette" (avec un "i") n'a rien ajouté à sa gloire, ni à celle de Motobécane qui vendait alors son célèbre cyclomoteur à tour de bras (159 000 exemplaires en 1953 et 572 000 dix ans plus tard !).

    La moto mise en scène

    Le scénario de Mobilette tiendrait sur un ticket de métro : Suzy Delair est une jeune plumassière qui fait ses livraisons sur un cyclomoteur, une Mobylette, d'où le surnom de celle qui mène l'engin (une véritable Mobylette AV31). Elle se retrouve parmi trois couples de campeurs hébergés par des châtelains. Autre invité, un célèbre acteur qui vient de recevoir l'Oscar du Festival de Mexico, une statuette en or et pierres précieuses. Pour éloigner de l'acteur les admiratrices (dont Mobilette) et les cambrioleurs, un détective est engagé... (remplacer ces pointillés par les péripéties de votre choix). Donc une opérette bon enfant sans aucun rapport avec le rôle que l'actrice tenait chez Clouzot (ci-dessus, à gauche), au côté de la sulfureuse Simone Renant, photographe spécialisée dans les clichés demandés par de riches et vieux amateurs libidineux. Suzy Delair est par ailleurs l'interprète inoubliable de "Avec son tra-la-la", chanson connue de tous !

    La moto mise en scène(s)

    Il va falloir attendre presque 10 ans avant de revoir à Paris un deux-roues sur une scène de théâtre (si un lecteur a d'autres informations...). Cette fois, durant la saison 1962-63, c'est aux Folies-Pigalle, une boîte de nuit de la place... Pigalle, qu'une vraie moto fait le show avec Vince 'Archange de l'Enfer Taylor' rocker anglais né dans le sillage d'Elvis Presley. Alléchés par des scopitones (*) où il se déchaînait et se dévissait le pelvis dans un décor motocycliste parsemé de Triumph et Harley-Davidson chopperisées, nous allâmes avec des amis voir l'animal en chair et en os. Il y avait aussi, avouons-le, quelques numéros de strip-tease en hors-d'œuvres.

    (*) Scopitone : appareil installé dans les bars et cafés, associant un jukebox à un écran projetant de courtes scènes de chanteurs et chanteuses, façon clip d'aujourd'hui.

    La moto mise en scène(s)

    Le scopitone de Vince Taylor (extrait piqué sur le ouèbe) avec les Harley sans doute prêtées par le HD Club de Paris pour ces courtes séquences. Évidemment, il était difficile d'en disposer plus longtemps dans le spectacle des Folies Pigalle, d'où la modeste Pigeot !

    La moto mise en scène(s)

    Mais grande fut notre déception lorsque le rocker, tout de cuir noir vêtu, apparut au guidon d'une asthmatique... 125 Peugeot tirée sur un chariot à roulettes ! Sécurité oblige, l'échappement était étouffé par un énorme système bricolé qui n'avait rien de catalytique. Cependant il préservait les organes vitaux de la demoiselle, ceux de Vince étant habitués à absorber des substances bien plus toxiques que celles que pouvait émettre un banal mélange deux-temps... . 

    La moto mise en scène(s)

    Ses partenaires strip-teaseuses étaient agréables à regarder, mais nous étions venus pour voir un rocker avec des motos spectaculaires et les coupes de mousseux à deux balles ont eu bien du mal à passer. 

    La moto mise en scène(s)

    (À suivre)

    AVIS AUX AMATEURS : Il reste quelques exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris -  fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse).Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr

    Message personnel : le correspondant qui m'a envoyé un message sur mon iphone peut-il me contacter sur le mèle ci-dessus pour cause de déplorable manipulation de ma part qui a évaporé son texte.

     

     


    3 commentaires
  • Exclusif : notre "Pervers Pépère" démasqué !

    Exclusif : notre "Pervers Pépère" démasqué !

    L'article sur les Caleçons longs en soutien à la Collection Chapleur (14 décembre 2016) a pu paraître un peu obscur, surtout en ce qui concernait le costume de Gilles Destailleur. Ce dernier m'a fait parvenir le dessin original de Teel qui faisait allusion au célèbre personnage de Gotlib. Voici donc éclairci un point d'histoire motocycliste que les jeunes couches n'ont pas connu car l'évènement s'est produit en 1988. Un quart de siècle déjà, mais l'imperméable anglais a toujours bonne allure. Pour celle de son propriétaire, vous êtes juge...

    POURQUOI IL FALLAIT VOTER JUPPÈ ? 

    ... parce que Juppé Président (futur...), c'était le retour en force de la moto dans Paris. Et ailleurs que dans les rues de tous les jours, carrément en position dominante puisqu'il aurait été possible de retrouver une épreuve de trial au sommet de la capitale, sur la Butte Montmartre, comme en 1989 et 1990 ! Alain Juppé était alors adjoint au maire de Paris, un certain Jacques Chirac. Élu député (MRP) dans le 18 ème arrondissement de Paris, il avait laissé sa place de maire à Roger Chinaud (allié de UDF), d'où la présence de ce dernier, ci-dessous à gauche, sur le podium du trial en 1989. Chargé des Finances à la mairie de Paris, Juppé avait, dit-on lâché 150 000 F pour l'organisation du fameux trial.  

    Exclusif : notre "Pervers Pépère" démasqué !

    Les places étaient chères ce jour-là et il fallait se serrer pour être sur la photo de groupe. La stature de Juppé le désigne immédiatement à l'attention du public, ce qui laisse indifférent l'ouvrier qui termine la mise en place de la boutique alors qu'il aurait pu figurer sur un document historique !

    Exclusif : notre "Pervers Pépère" démasqué !

    Au lieu d'avoir à nouveau une telle image (Charlier sur Beta), on aura des ouatures qui feront vroum-vroum au Paul-Ricard qui accueillera de nouveau la F1. Pour le plus grand bonheur du Président qu'on nous annonce en successeur de notre Président en scooter... Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais on parle plutôt de Castellet et de moins en moins de Paul-Ricard. Lequel apéritif commence sans doute à faire trop "peuple" auprès des élites qui vont nous gouverner... 

     


    4 commentaires
  • Zhumeurs de décembre

    En épluchant bien la presse d'informations, on trouve parfois quelques souvenirs de notre défunte industrie motocycliste. Ainsi (dans Le Monde Magazine) la scène ci-dessus que les Parisiens ont pu connaître avant que la Ville ne la fasse disparaître pour cause de commerce "illicite", ou "sans patente", ou quelque autre raison aussi imbécile.

    Curieux, néanmoins d'avoir choisi cette illustration avec ce triporteur Peugeot si national. Encore plus curieux si l'on se réfère à la signature de l'œuvre : Satoshi Hashimoto, un artiste japonais vivant à... Yokohama. Dans une interview sur le ouèbe, il déclare que ses passions - en dehors de son travail - sont les bains en source d'eau chaude, l'architecture et... les "motorbikes" ! Tout s'explique donc mais le doute m'habite quant à la véritable origine de la machine qui a inspiré Satoshi. Plutôt que notre tri tricolore, ne serait-ce point le clone japonais de ce tri qui lui aurait fourni le sujet de son illustration...

    Zhumeurs de décembre

    ... un clone que la Toyo Motors a mis sur le marché japonais en 1954 au moment où s'amorçait le boom de la moto qui allait mener au million et demi de deux-roues immatriculés en 1960. On sait que les nombreux constructeurs - ils étaient plus de 200 (*) vers 1953-54 ! - se sont largement inspirés des productions européennes pour débuter. En puisant presque exclusivement chez les allemands et les anglais. Trop "petits" et avec des machines à la technique trop "pointue" (arbre à cames en tête à tout-va), les italiens ont été méconnus ou ignorés. La France n'avait apparemment rien de séduisant à offrir, sauf le... triporteur, un engin très répandu au Japon. Le Peugeot eut donc leur faveur, mais avec des modifications que n'a pas connu l'original : changement de vitesses par sélecteur double branche au pied gauche et suspension arrière coulissante. Le porte-bagages reste, lui, typiquement made in Valentigney.

    (*) Certains ne produisaient que 5 machines par mois... 

    Honneur au tri Peugeot

    Honneur au tri Peugeot

    "Notre" Christian Estrosi fait des vagues au delà des Alpes où il est épinglé par La Tribune de Genève qui rappelle ses déclarations autour de l'attentat de Charlie Hebdo. On sait que sa ville de Nice est équipée de 1257 caméras de vidéosurveillance (17 caméras au kilomètre !), ce qui lui avait permis, au lendemain de l'attentat parisien de plastronner devant les médias : "Si Paris avait été équipé du même réseau que le nôtre, les frères Kouachi n’auraient pas passé trois carrefours sans être neutralisés et interpellés." Déclaration pour le moins imprudente à la lumière de la tragédie de Nice du 14 juillet. En effet, l'enquête de la SDAT (Sous Direction Anti Terroriste de la Police judiciaire) révélait que le terroriste avait utilisé son 19 tonnes pour effectuer, sans émouvoir qui que ce soit, 11 repérages entre les 12 et 14 juillet dans le centre-ville de Nice... interdit aux poids lourds de plus de 4,5 tonnes.

    Ces péripéties, suivies en fin d'année par la valse-hésitation des prétendants à la primaire de la droite ont occulté un événement important de la vie niçoise. Christian Estrosi a fait don de "Hommage à Arman", une œuvre de Jean Ferrero proposée dans une vente aux enchères au profit des familles et victimes de l'attentat du 14 juillet. On pourrait penser qu'en fait c'est Estrosi qui est "hommagé" plutôt qu'Arman puisque ce sont les trophées, combinaisons et casques de l'ex-pilote que Ferrero a utilisés dans ce travail. C'est néanmoins une mise à la retraite gratifiante d'objets qui finissent le plus souvent abandonnés à la poussière sur les étagères d'un garage (Photo Ville de Nice).

    Honneur au tri Peugeot et à... Estrosi !

    Honneur au tri Peugeot et à... Estrosi !

    IL N'Y EN AURA PAS POUR TOUT LE MONDE !

    Il reste 3 (TROIS) exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris -  fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse). Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr

    Honneur au tri Peugeot et à... Estrosi !

     

    Honneur au tri Peugeot et à... Estrosi !

     

    Honneur au tri Peugeot et à... Estrosi !


    8 commentaires
  • Proche habitant de Paris, Marcel Camus avait une facilité certaine à communiquer ses travaux à la presse, dont en particulier Moto Revue. Il bénéficiait aussi de la "vitrine" de Montlhéry où chacun présentait sa production dans des épreuves aussi importantes que les Éliminatoires du Bol d'or, le Bol lui-même et les Coupes du Salon. Pourtant, en province, l'activité de certains artisans (artistes dans certains cas) donna naissance à des machines de qualité au moins égale. Et c'est encore par le canal de Moto Revue que ces artisans ont fait connaître leur travail.

    NSU 251 OSL sur la piste (2)

    La première réalisation française signalée dans la presse spécialisée est due à Alphonse Juigné au printemps 1949. Ce membre du Moto Club de Touraine a remporté quelques belles courses à Orléans et Bourges. Il a surtout terminé premier des 250 à l'Éliminatoire du Bol d'Or en mars 1949 puis s'est classé deuxième de sa catégorie dans ce Bol d'Or. Il y affrontait pourtant des pointures sérieuses dont Pierre Monneret sur une rouge Sertum italienne. Les "simples" soupapes latérales de cette dernière mèneront le jeune champion à l'arrivée - quoique à la quatrième et dernière place - alors que Georges, son père, avait dû abandonner de même que deux autres Italiens, tous trois sur des Sertum aussi officielles que culbutées. Signalons que le vainqueur, l'Auvergnat E. Gillard pilotait une allemande DKW, sans doute rescapée de la Wehrmacht comme la Spéciale Juigné. (Note à benêt : Le tricar de Zampano dans La Strada est un Sertum).

    NSU 251 OSL sur la piste (2)

    Présentée par Moto Revue le 8 avril 1949, la Spéciale Juigné est profondément modifiée dans sa partie-cycle (la couleur orangée sur le dessin précédent n'est pas une fantaisie due à Photoshop mais un essai de bichromie de la revue). Le moteur NSU a probablement reçu quelques soins, mais Moto Revue n'en dit ni n'en sait pas plus. On apprend simplement que la fourche télescopique est une réalisation personnelle, que la pédale de sélecteur est retournée et que le frein avant est monté sans flasque, une plaque métallique recevant les ancrages des mâchoires. Pas beaucoup plus d'informations autour du dessin de la partie arrière de la machine détaillant le gros travail réalisé par M. Juigné. (ci-dessus, dans Motocycles le rival de Moto Revue moins branché sur la province)

    Alphonse Juigné continuera sa carrière de pilote au guidon d'une 350 Douglas ("L'autre" flat-twin) avec laquelle il terminera 1er des 350 au Bol d'or 1950. Sans que l'on sache exactement à quel moment se situe cette autre activité, il a aussi utilisé sa NSU en moto cross comme en fait foi une seule photo, ci-dessous, non datée.

    NSU 251 OSL sur la piste (2)

    Tube d'échappement relevé, garde-bous avant décollé, peu de différences entre la Juigné machine de vitesse et la Juigné de moto-cross dont le frein avant est toujours veuf de flasque.

    LA VISITE CONTINUE, C'EST PAR ICI...

    NSU 251 OSL sur la piste (2)

    Avec les négatifs des Coupes du Salon en 1951, où se trouvaient la machine de Marcel Camus (article précédent), figuraient deux photos d'une NSU dont il est probable qu'elle a participé à cette même épreuve. Cette "coursifiée" est encore une réalisation de qualité dont on ne connaît malheureusement pas l'auteur. Le frein avant présente une prise d'air de refroidissement très travaillée tandis que la suspension arrière pourrait bien être signée de Grazzini, spécialiste des suspensions adaptables de l'époque.

    NSU 251 OSL sur la piste (2)

    Virtuose de la perceuse, son réalisateur-pilote s'est exercé sur les amortisseurs à friction, la pédale de frein et les haubans de renfort du cadre utilisés pour supporter les repose-pieds. Joli travail de chaudronnerie également sur le carter protégeant la chaîne primaire et celle d'entrainement de la magnéto, de même sur le garde-boue arrière à numéro évoquant celui des Guzzi de course. Années heureuses où il suffisait d'un numéro fixé derrière la selle pour aller courir à Montlhéry sur sa machine de course (en échappement libre...). L'éclairage n'était pas obligatoire si l'on circulait seulement de jour, mais le cataphote (ou catadioptre) respectait la loi.

    PLUS GRAND CHOSE D'ORIGINE... MAIS SI BELLE !

    NSU 251 OSL sur la piste (2)

    L'année 1951 a suscité dans Moto Revue un afflux d'informations sur les transformations de la NSU 251 réalisées par des amateurs. Celle-ci est due à Georgins, un coureur du M.C. Toulousain et, si ce n'était son carter-moteur aux nervures caractéristiques, on aurait du mal à y distinguer la 251 d'origine. La partie-cycle est totalement nouvelle, ne gardant de série que le tube avant dédoublé du cadre. La fourche télescopique (personnelle ?) reçoit un large (pour l'époque) frein avant muni d'une écope de refroidissement. Gros frein aussi à l'arrière dans une suspension oscillante à éléments séparés hydrauliques, réservoir de Monet-Goyon retravaillé sont les modifications les plus apparentes pour recevoir un moteur lui aussi fortement "retouché". 

    NSU 251 OSL sur la piste (2)

    Ce sont MM. Loupiac, Père et Fils qui ont usiné le volant-moteur, la bielle et l'embiellage monté sur aiguilles, nous apprend Moto Revue. Le cylindre en dural est taillé dans la masse et chemisé pour recevoir un piston bombé en alliage donnant un taux de compression de 8,7 à 1. La culasse est d'origine avec des conduits plus gros (26 mm à l'admission) et le réglages du jeu aux soupapes se fait par des boutons molettés. Boîte à vitesses d'origine avec le sélecteur inversé comme il se doit et embrayage monté sur Ferrodo. Avec un régime de 8200 t/minute, la vitesse annoncée était de 138 km/heure.

     (Prochain article : la 251 OSL dans le moto-cross)


    7 commentaires
  • Quelques mots d'explication si vous avez raté le début du film...

    (cliquer sur le document pour l'agrandir)

    Opération "Caleçon long" réussie !

    Opération "Caleçon long" réussie !

    Tout en haut de la colonne, la Déesse veille sur les motos.

    Opération "Caleçon long" réussie !

    Dans un court exposé, Gilles Destailleur déclame le but de l'opération à l'intention du public réuni sur la Grand Place de Lille (marché de Noël). L'occasion également de rendre un hommage implicite au dessinateur Gotlib qui vient de disparaître, créateur, entre autres, du personnage dénommé Pervers Pépère (dessin à droite). Son long manteau était comparable à l'imperméable de Gilles, lequel fut affectueusement affublé de ce nom par ses amis (cet imper - lourd mais à l'épreuve du crachin d'Outre-Manche - provient des surplus de l'armée de Sa Majesté qui en équipa ses estafettes motocyclistes).

    Opération "Caleçon long" réussie !

    À la fin de son speech, Gilles, comme il l'avait annoncé, entame un strip-tease imité par ses amis et complices Thomas et Jean-Paul. Accroché au guidon de chaque machine, l'écharpe jaune qui indique l'appartenance de son pilote à l'association de soutien à la Collection Maurice Chapleur (www.chapleur.org et sur Facebook))

    Opération "Caleçon long" réussie !

    L'artiste apparaît d'abord dans une tenue "sportswear" en harmonie avec sa Motobécane SuperCulasse. Cette dernière a remplacé la Triumph Trusty annoncée mais qui a fait un caprice de vieille dame au moment du démarrage.

    Opération "Caleçon long" réussie !

    Ça commence à devenir hot lorsqu'il a "enlevé le haut". On remarquera que les vêtements restent au sec grâce au gros volume de l'imper anglais qui gît au sol. (Photos en capture d'écran vidéo, ce qui explique leur qualité médiocre)

    Opération "Caleçon long" réussie !

    Clou de la représentation, les trois lascars dans leur costume de lumière et en Pères Noël ! On constate que le blanc est bien plus seyant que le noir et que, surtout, il attire mieux le regard. Il faudra y penser pour une prochaine (?) opération. De même, prévoir un porte-voix car Gilles a frôlé l'extinction de voix lors de sa présentation.

    Collection Chapleur l'opération "Caleçon long" a réussi !

    La défense de la Collection Chapleur émeut les foules jusque dans l'Outre-Atlantique où un fan manifeste son soutien, quoique en position périlleuse au bord d'une gratte-ciel (1000 excuses : impossible de retrouver où j'ai piqué cette photo... !).


    2 commentaires
  • Ceux qui suivent ce blog et celui d'avant (zhumoriste.over-blog.com) savent l'intérêt tout particulier (et néanmoins bienveillant) que je porte à la chose militaire. C'est en pensant à eux que, recherchant des documents et autres babioles concernant le scooter Volugrafo (voir zhumeurs du 26 septembre), je suis tombé sur l'une de ces babioles ci-dessous. C'est mignon comme tout avec ses 5,5 centimètres de hauteur et c'est en plomb comme les petits soldats de notre enfance (les jeunes couches, passez votre chemin !). De plus, ça cadre parfaitement avec l'esprit ludique qui a dû animer les inventeurs-créateurs italiens du vrai Volugrafo à prétentions guerrières. Car on ne peut raisonnablement prendre au sérieux une chose qui flirte tellement avec la patinette ou le cyclo-rameur... 

    Zhumeurs de novembre

     Le fabricant espagnol de cette miniature la vend sur Internet et on les trouve aussi sur Ebay (là, ça vient directement de Hong Kong ! ?) pour une douzaine d'euros environ. À son catalogue on trouve aussi une Indian Chief US AirForce, une BMW R75, une BMW R35 Condor (du nom de la légion allemande qui en 1936 alla soutenir Franco durant la guerre d'Espagne...), une Velocette (qui ressemble à une Matchless) et, unique dans le genre, l'étonnant Trialce de Guzzi ci-dessous.

    Zhumeurs de novembre

    En tout, 56 modèles militaires dont beaucoup sont avec leur pilote. On signale aux puristes que la fidélité technique aux originaux y perd ce que la fantaisie y gagne... Cette caverne d'Ali Baba en uniformes se trouve à l'adresse toute simple de triciclo editores.

    Zhumeurs de novembre

    Le Volugrafo fera école dans son pays d'origine (toujours l'esprit ludique...) avec plusieurs cyclo-scooters plus ou moins pliants mais civils. On en verra chez Benelli, Di Blasi, Carnielli (la délicate Graziella), Ducati et autres MV Agusta (mais oui ! Photo ci-dessous à droite) destinés à fournir une véhicule de remplacement à l'automobiliste... lorsqu'il avait Zhumeurs de novembreréussi à trouver une place pour se garer. Autre clientèle visée, celle des navigateurs de plaisance, clients des réputés chantiers navals transalpins. Honda, avec son Motocompo (1981) jamais vu chez nous et vendu dans le coffre d'une de ses voiture, participa aussi à ce mouvement éphémère. Le plus réussi de tous est sans aucun doute le Pack2 pliant et portatif produit par le prolifique Italjet. Ce qui lui vaut de figurer aujourd'hui dans les collections permanentes du Museum of Modern Art de New-York aux côtés d'une 1000 Vincent, d'une Jaguar E, d'une Ferrari F1, entre autres bijoux témoignant de l'art mécanique du XXème siècle.

    Zhumeurs de novembre

    Zhumeurs de novembre

    Malgré une peinture qui pourrait égarer l'amateur de militaria, le Pack2 n'a rien d'un engin militaire. Même s'il est pliable et pourrait être parachutable.

    Zhumeurs de novembre

    Rien que pour son allure inimitable, sa suspension avant shadok et ses couleurs craquantes, la Graziella pliante de chez Carnielli, mérite le détour et la photo (puisée sur motoancienne.superforum.fr). À l'arrière, en tubes blancs terminés par des bouchons de caoutchouc, le porte-bagages qui permet de ranger la machine verticalement.

    Zhumeurs de novembre

    Laissons Daumier exprimer la riposte méritent les promoteurs du tourisme décrit ci-après...

     Naguère je vous ai parlé d'une agence de voyages qui proposait aux touristes de passer une nuit dans une 2 CV. Belle idée de dépaysement au moment où c'est le pain quotidien (façon de parler...) de tant de sans-logis. Aujourd'hui, encore plus fort dans le genre. Une agence de tourisme propose des circuits dans Paris. Banal, direz-vous, il y a tant de choses Zhumeurs de novembreà voir dans la capitale, tant de monuments. Mais il fallait trouver d'autres curiosités à offrir, du vécu, du plus épicé. Alors pourquoi pas un "tourisme urbain avec des guides issus de l'émigration". Par exemple une visite dans le quartier du métro Château-Rouge, sous la conduite d'un Africain (avec papiers, on suppose ?). S'immerger dans "Le petit Mali" comme sous-titre si joliment le quotidien Le Monde dans une page titrée "Pensez à l'éthique de vos bagages". Retrouver l'exotisme, le pittoresque et l'atmosphère de nos chères vieilles colonies pour 1 € 90, le prix d'un ticket de métro, c'en est une de belle idée ! Avec un peu de "chance", on assiste à quelques scènes "typiques" : arrestation d'un vendeur de maïs chaud (le jambon-beurre de beaucoup d'Africains) coursé par la police, surtout s'il a installé son commerce Zhumeurs de novembresur un charriot de supermarché. C'est bien plus facile à alpaguer qu'un vendeur à la sauvette qui largue facilement les Dupont & Dupond lancés - mollement - à sa poursuite. Les autres proies à portée de main sont les Mamas assises sur un carton et vendeuses de macabos (genre de patates) ou du bâton de manioc enrubanné dont la forte odeur ferait passer un Maroilles avancé pour du Chanel N°5. En plus du maïs, l'arachide (grillée, c'est la cacahuète) suscite un beaucoup plus modeste commerce ne nécessitant qu'un sac plastique et l'inévitable carton servant d'étal ou de... siège. Bien sûr, ce n'est pas vers ce genre de spectacles que sont orientés les amateurs de tourisme "décalé". Ils ne verront pas plus les misérables gamines trop souriantes qui, à la nuit tombée, squattent les portes cochères. On leur montrera plutôt les foisonnantes boutiques à perruques ou les magasins que fréquentent les flamboyants sapeurs, versions africaines du dandy (ceux qui se sapent).

    Le tout se voulant "éthique", bien entendu, c'est à dire en observant "les principes moraux qui sont à la base de la conduite de soi" (Petit Larousse). Visiblement les agents de tourisme n'ont pas de dictionnaire sous la main ou alors sans les pages de la lettre "é"...

    Zhumeurs de novembre

    Il paraît que le projet suivant, c'était la visite des migrants installés sous le métro vers Stalingrad et l'avenue de Flandres. Hélas, la police les a pris de vitesse avec ses bulldozers. Caramba ! ... il va falloir attendre qu'ils reviennent ! (Bon, là je blague. Quoique...).

    $ $ $ $ $

    Zhumeurs de novembre

    Dans un quotidien que je ne nommerai pas mais bien connu de tout le... monde, une page entière était consacrée à Olivier Jacque, notre Champion du Monde 2000, avec photo sur une demi-page. On apprécie. Surtout venant d'un journal où la moto n'apparait que rarement. Sauf lorsqu'il s'agit d'un nouveau modèle à plusieurs milliasses d'euros (facture à 5 chiffres minimum). Du "premium" comme ils disent.

    On apprécie donc. Mais c'eût été encore plus appréciable de réserver le même honneur à un Johann Zarco qui vient de remporter pour la deuxième fois en 2016 le titre de Champion du Monde en Moto2 (même moteur pour tout le monde). Le journal en question étant la lecture favorite des décideurs (des Picsou à gros pognon), il n'était pas indigne d'attirer leur attention sur un pilote moto représentant de cette "Excellence Française" dont se gargarisent tant nos élites économiques ou politiques. On sait que la compétition motocycliste demande aujourd'hui un gros budget à rassembler sur le nom et le palmarès du pilote. On peut rêver que, en lisant son journal, l'un de ces décideurs (ou plusieurs) aurait pu avoir envie de sortir son carnet de chèques... Mais il n'est pas trop tard ! 

    Zhumeurs de novembre

    À chaque podium, Johann Zarco se dresse debout sur sa machine et exécute un impeccable "salto arrière". En 2017, il sera dans la catégorie Moto GP, toujours sur Yamaha (Photo Moto Station).

    Zhumeurs de novembre

    Zhumeurs de novembre

    Quand Charlie Hebdo parle "moto" (Antonio Fischetti)

    AVIS AUX AMATEURS : Il reste 10 exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris -  fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse). On se renseigne ici > janbour@free.fr


    2 commentaires
  •  

    Opération Caleçon Long.

    Comme aucune information ne décolle concernant notre action de soutien au sujet du devenir de la Collection Maurice Chapleur (collection de Cycles et de Motocyclettes, classée Trésor National ). Comme les médias nous boudent, y compris la presse spécialisée, seule l'émission « Kickuncoup Tétoupal » émise par Radio Campus Lille (11h00 / 12h30 sur 106.6 FM chaque dimanche) nous a invité le 20 novembre dernier. Cette dernière va d'ailleurs nous consacrer une émission entière en janvier 2017 … J'ai décidé de faire un coup de com' qui pourrait lancer le buzz tout en gardant le sourire.

    "Caleçon long" en soutien à la Collection Chapleur

    J’espère donc attirer l'attention des populations, appuyé par les explications de mes deux Confrères des Vieux Clous, Jean-Paul et Thomas, en manifestant sur un site stratégique. Je vais donc me rendre à 16 h 00 sur ma Triumph « H » de 1916 sur la Grand Place de Lille le samedi 10 décembre 2016.

    Il s'agira de l'opération « Caleçon long » (made in France !) car j'ai la ferme intention de me présenter en caleçon long et en maillot de corps afin de poser pour la photo à côté de ma "Trusty" (surnom qui lui fut donné par les soldats anglais en 1914-1918).

    J'espère avoir le soutien de nombreux amis Motocyclistes dans cette épreuve (vous allez sûrement avoir plusieurs fois ce message, mais c'est pour la bonne cause).

    Soutenez et adhérez à l'Association des Amis de Maurice Chapleur et rendez-vous le 10 décembre à 16 h 00.

    Motocyclistement vôtre,

    Gilles Destailleur.

    Fondateur de la Confrérie des Vieux Clous ( affilié FFVE n° 251 ).

    "Caleçon long" soutient la Collection Chapleur

    "Caleçon long" soutient la Collection Chapleur 

    Jamais perdu grâce à Google Earth !


    5 commentaires
  • Les premières NSU "neuves" de l'après-guerre sortent d'usine en 1949, mais ce ne sont pas celles qui vont intéresser les amateurs de vitesse et/ou préparateurs français. Trop chères, bien sûr, et difficiles à obtenir par importation (voir premier article : droits de douanes élevés, licences parcimonieuses, etc). La nouvelle 251 OSL n'est guère différente de l'ancien modèle. Celui-ci, abandonné par l'ex-occupant et récupéré par des spécialistes en surplus, est plus aisément accessible. Les amateurs français l'apprécieront à sa valeur, signant parfois des travaux dignes de nos grands constructeurs qui les ignoreront quand ils ne les méprisaient pas.

    NSU 251 OSL sur la piste

    C'est une OSL semblable à celle-ci qui va donner naissance à de véritables machines de course à partir de 1949. L'année même d'immatriculation de cette YD 1 qui a quitté son département d'origine (YD = Seine-et-Oise) pour des vacances bretonnes. Son apparence rustique, avec peut-être encore une peinture feldgrau n'en faisait pas moins un joli "piège à filles".

    NSU 251 OSL sur la piste

    Chronologiquement, si l'on s'en tient à sa mention dans la presse, la première réalisation française d'une OSL transformée en machine de vitesse est due à Marcel Camus, motociste à Joinville-le-Pont en proche banlieue parisienne. Dans un courrier du 9 décembre 1949 à Moto Revue, accompagné de deux photos (les deux présentées ici Λ et ici V), il décrit largement son travail loin d'être celui d'un amateur. 

    NSU 251 OSL sur la piste

    Disposant seulement d'un tour datant de 1900 (Confidences à Moto Magazine en septembre 1996), Marcel Camus s'est attaqué au moteur dont il a transformé les cotes faisant du longue course d'origine un "carré" de 68 mm x 68. La culasse à soupapes en tête vient d'une Zündapp 600 avec ressorts en épingles, le taux de compression est porté à 8 à 1 (d'origine : 6,8 à 1). Bas-moteur de série mais travaillé afin de recevoir des roulements plus gros. Graissage par pompe à huile NSU avec une dérivation vers l'arrière du cylindre et vers la distribution. Il y a un peu de tricolore dans ce moteur doté d'un embrayage Terrot et aussi un réservoir d'huile supplémentaire lui aussi dijonnais qui donnait une contenance totale de lubrifiant de 4 litres (réservoir et moteur). La machine est alors simplement une "Camus", signature attestée sur le réservoir à essence.

    NSU 251 OSL sur la pisteLe cadre double-berceau d'origine est bien rempli par un moteur largement ailetté qui a gagné du volume et aussi de la puissance. Sur les intermédiaires, Marcel Camus disait "prendre" 9 000 tours. À 7 400 tours/m lors d'essais "vaseux" à Montlhéry il avait atteint 153 km/h. Mais, ajoutait-il, modeste "Les résultats me paraissent trop beaux et j'ai du mal à y croire". Grâce à un cadre double-berceau, une fourche télescopique oléo-pneumatique "maison" et une coulissante arrière "dans le genre BMW", la tenue de route est "merveilleuse", ajoutait-il. 

    Les revues spécialisées de l'époque, peu fiables dans leurs compte-rendus de courses, ne permettent pas de savoir à coup sûr si cette machine a rempli les espoirs que Camus avait mis en elle. Toujours est-il qu'on ne trouve plus trace de sa présence jusqu'en octobre 1950 lors des Coupes du Salon. Marcel Camus est 4ème des 250 Professionnels, à 3 tours du premier qui est Pierre Monneret sur une 250 Benelli, une bête double arbre... et d'usine championne du monde 1950 de sa catégorie avec Dario Ambrosini ! Pas de quoi rougir devant l'arsenal des deux autres pilotes qui le devancent : Guzzi ACT pour André Collignon et Excelsior ACT pour Gustave Lefèvre.

    NSU 251 OSL sur la piste

    Aux Coupes du Salon 1951, après sa victoire, Marcel Camus remporte son premier titre de Champion de France national.

    À la fin de 1950, Marcel Camus s'est présenté sous les couleurs de D.S. Malterre. Cette vieille marque dirigée par M. Malterre était animée d'un sympathique esprit de compétition plutôt exceptionnel chez nos constructeurs. En 1951, s'engage une collaboration qui va se sceller par trois titres de Champion de France National et plusieurs victoires en circuits et aussi au Bol d'or. Comme l'expliquait M. Camus dans l'interview à Moto Magazine, cette collaboration était des plus informelles : "Le budget, c'était le patron, le père Malterre. Il était gentil et fournissait la moto, l'essence et le vin" (!). Après ma victoire (zhumoriste : en 175 au Bol d'or 1951), on m'a payé l'huile, des pièces mécaniques et madame Malterre m'avait tricoté un pull D.S. Malterre".

    NSU 251 OSL sur la piste

    Sur la 250 du Championnat désormais aux couleurs de D.S. Malterre, le moteur de 1949 a cédé la place à un autre plus simple. C'est toujours un NSU type OSL, mais quoique beaucoup moins modifié il est, au vu des résultats, toujours aussi performant.

    NSU 251 OSL sur la piste

    Le seul élément nouveau que le dessinateur de Moto Revue a trouvé à se mettre sous la plume est le sélecteur. Il s'agit d'un adaptable signé Vitex et personnalisé par Camus au prix de quelques soudures et biellettes annexes.

    En 1952 et 1953, Marcel Camus remporte encore le titre de Champion de France national, mais il a abandonné le NSU pour un Benelli 250 double arbre. Parallèlement, il s'occupera de la préparation des D.S. Malterre du Bol d'or, toutes à moteurs A.M.C.

    (Prochain article : les autres machines françaises de vitesse à moteur NSU) 

    NSU 251 OSL sur la piste

    BIENTÔT NOEL, AVIS AUX AMATEURS : Il reste onze exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris - fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse).Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr

     


    3 commentaires
  • Il s'agit d'une machine bien connue des amateurs de Jawa CZ qui ont fréquenté le magasin de Michel Hervé, célèbre concessionnaire parisien des marques tchèques où elle a longtemps trôné dans sa vitrine. Il s'agit d'une authentique moto d'usine sans valeur marchande, sauf pour des trafiquants de pièces.

    URGENT ! ALERTE ! MOTO VOLÉE !

    On lorgne évidemment du côté de l'Est où elle peut trouver des amateurs...


    2 commentaires
  • C'est toujours de Jean-Luc Lamouroux que viennent les lumières sur l'activité des deux compères qui s'est exercée dans l'aéronautique naissante. Rappelons qu'ils proposaient également leurs moteurs fixes à usage industriel, toujours à refroidissement liquide comme ceux destinés aux canots, embarcations, etc.

    Herdtlé-Bruneau prennent l'air

    Une page du catalogue H & B de 1906.

    Herdtlé-Bruneau prennent l'air (et l'eau...)

    La première mention associant le nom de Herdtlé & Bruneau à l'aviation naissante (aérostation) date du 16 février 1905 et a paru dans La Vie au Grand Air. Il n'est certainement pas question que la machine présentée puisse emporter un pilote, surtout avec un faible moteur de 1 ch 3/4, mais la graine est semée.

    Herdtlé-Bruneau prennent l'air (et l'eau...)

    Les grands journaux de la presse quotidienne, ici le Gil Blas du 11 juin 1907, donnent eux aussi des nouvelles, et éventuellement des progrès, de l'aviation. Celle-ci aura son Salon de l'Aéronautique, le premier du nom sous les voûtes du Grand Palais à Paris, du 24 au 30 décembre de l'année suivante.

    Herdtlé-Bruneau prennent l'air (et l'eau...)

    Herdtlé & Bruneau se font une place dans les revues plus spécialisées comme L'Aérophile et c'est dans cette revue que paraissent les dernières citations les concernant. C'est grâce à M. Octave Détable dont il est question dans cette revue (1er janvier 1908), que aux débuts des années 20, volera EN PREMIÈRE MONDIALE le premier avion sans pilote ! 

    Herdtlé-Bruneau prennent l'air (et l'eau...)

    La toute dernière annonce publicitaire (du 15 novembre 1912) débusquée dans L'Aérophile par Jean-Luc Lamouroux à qui l'on doit reconnaissance éternelle, bien sûr. 

     


    3 commentaires
  • Sortie de grange en 2616

    Si il existe toujours des humains amateurs de motos dans plusieurs siècles (et si la moto et les humains existent toujours !), ils pourront enfin récupérer des machines débarrassées de leur mortel poison diffusé par les catastrophes du nucléaire civil. Au premier rang desquelles on trouve Tchernobyl (1986) et Fukushima (2011) qui ont généreusement dispersé à travers la planète - sauf en France, on s'en souvient - leurs nuages de mortelles particules radioactives. Donc dans 300 ans, ou 600, ou 900 (!) selon les sources, la radioactivité de ces saloperies aura disparu et on vendra aux enchères des motos russes (ci-dessus, à Tchernobyl - Photo Elena Filatova) ou des motos japonaises (ci-dessous, à Fukushima - Photo Arkadiusz Podniesinski), bien vieilles mais largement collector's ! 

    Sortie de grange en 2616

    La machine russe (photo précédente) n'est pas identifiée car trop ancienne, mais cette 250 Suzuki est bien reconnaissable sous son camouflage qui finira par l'envahir totalement.

    Sorties de grange en 2616 ! (au mieux)

    Même un modeste cyclomoteur a été jugé non-récupérable, pas plus qu'une somptueuse Subaru (ci-dessous) que son propriétaire doit toujours pleurer.

    Arkadiusz Podniesinski est un photographe et cinéaste polonais fasciné par les grandes catastrophes naturelles ou dues à l'homme. Il en recherche les cicatrices à travers l'Europe et l'Afrique : guerre en Angola ou disparition d'une ancienne colonie diamantifère de Namibie avalée par les sables, mais il s'est surtout focalisé sur Fukushima et Tchernobyl (après déjà deux séjours, il en prépare un troisième). 

    Sortie de grange en 2616

    Ses photos de la "zone dangereuse" montrent des villes ordinaires dont on s'aperçoit vite qu'ordinaires elles ne le sont pas vraiment : toute présence humaine en est absente. La fiction de la "normalité y est cependant poussée à l'extrême car... 

    Sorties de grange en 2616 ! (au mieux)

    ... tous les signaux de circulation fonctionnent de jour comme de nuit, de même que l'éclairage des rues. À l'inverse de ce qui se passe dans la région de Tchernobyl où les territoires contaminés sont laissés à l'abandon, le Japon compte éliminer les radiations, par exemple en grattant jusqu'à une certaine profondeur les terres polluées...

    Sorties de grange en 2616 ! (au mieux)

    ... qui sont stockées en attendant une hypothétique destination.

    Les vieilleries sorties de grange du futur

    Au fronton de l'arche marquant l'entrée vers Fukushima, cette inscription d'une tragique ironie : "L'énergie nucléaire locale est la garantie d'un magnifique avenir".

    Les vieilleries sorties de granges du futur

    Pour des milliers d'automobilistes, l'avenir s'est arrêté dans une "casse".

    (Toutes les photos de l'article, sauf la première, sont extraites du passionnant site de A. Podniesinski à retrouver sur : Podniesinski.com)

    Les vieilleries sorties de granges du futur

    AVIS AUX AMATEURS : Il reste 12 exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris -  fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse).Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr

     


    4 commentaires
  • Comme promis après le dernier article du 23 octobre, voici du nouveau. Et du nouveau de taille puisqu'il s'agit d'un moteur à 20 (vingt) cylindres, pas moins !

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    C'est Kees qui nous fait profiter de cette extraordinaire trouvaille et qui par ailleurs met en doute la réalité du petit moteur en V présenté à Mannheim. À son avis, il s'agirait d'un moteur-pompe de bateau installé dans un cadre de bicyclette. On a déjà connu les fausses Guzzi à pedigree invérifiable, plusieurs Yamaha gagnantes de Grand Prix, l'inénarrable Soyer de course si bien préparée qu'elle a trouvé un client (un pigeon me susurre une voix qui lit par dessus mon épaule) en Angleterre. Aujourd'hui il faudrait donc se méfier non seulement des restaurations approximatives mais aussi des faux "ancêtres". C'est d'autant plus ardu que les témoignages d'époque se font rares car, comme le disait Alphonse Allais : "Plus on ira, moins il y aura de centenaires qui auront connu Napoléon 1er"... ou, moins loin de nous, le tricycle De Dion !

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    Du plus gros on passe au plus petit avec cette Herdtlé-Bruneau présentée lors d'une déjà lointaine réunion des Coupes Moto Légende. Autant qu'il m'en souvienne, il s'agit d'une réalisation personnelle d'un amateur particulièrement doué (rien à voir avec son pilote occasionnel). Bien qu'elle montre quelques libertés avec le modèle original, cette machine est bien dans l'esprit de son époque. Il me semble même qu'elle fonctionnait tout comme une "vraie" grande.

    DU SOLIDE BREVETÉ S.G.D.G.

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    ... TRÈS SOLIDE puisqu'il s'agit de brevets Herdtlé-Bruneau retrouvés par Jean-Luc Lamouroux, ardent pionnier de la recherche sur les ancêtres françaises. On lui doit déjà bien d'autres lumières sur des marques peu connues, Lurquin-Coudert par exemple. C'est la dernière (?) production motocycliste de H & B qui a suscité son intérêt, une machine de 1913 et qui n'a pas connu de descendance pour les raisons qu'on imagine. Là encore la marque n'a pas fait dans le classique, précédant les constructeurs qui se révèleront dans les années d'après-guerre. On pense aux Blériot, Louis Clément et autres Janoir qui s'écartèrent résolument des sentiers battus. Trop, comme on sait.

    Jusqu'ici, ce bicylindre longitudinal Herdtlé-Bruneau refroidi par eau n'était connu que par deux petites (et mauvaises) photos ci-dessous reprises d'après des photocopies. On les trouve dans La France Automobile du début de 1914, à l'occasion d'une présentation de toutes les motos disponibles sur le marché français (compte-rendu du Salon 1913). Le moteur reprend les cotes des monos, soit 45 (ou 48) mm d'alésage x 75 mm de course soit une cylindrée de 238,5 cm3 (ou 271,4 cm3). Le premier chiffre étant le plus vraisemblable car on restait ainsi dans la limite des 250 cm3, soit une cylindrée administrative.  

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    Les lecteurs de la presse spécialisée anglaise (MotorCycle ou Motor Cycling ?) étaient mieux lotis grâce à deux autres photos d'une agence française. On y voit très clairement le moteur avec son radiateur placé derrière la colonne de direction ainsi qu'un attelage-panier en osier et, surtout, l'étonnante fourche avant largement décrite dans les brevets. 

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    La plus grosse différence visible entre les documents français et britannique réside dans l'emplacement du radiateur, devant ou derrière la colonne de direction. Impossible de trancher car ce radiateur ne figure pas sur les dessins du brevet. Par ailleurs, le rédacteur anglais de la légende s'est trompé en prenant les deux bras de suspension arrière pour les deux brins de la chaîne, laquelle se trouve sur le côté droit. 

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    L'axe de la suspension arrière oscillante est concentrique à l'axe de sortie de "boîte" afin d'obtenir une tension de chaîne constante durant le débattement de la suspension. Le brevet précise que la construction est identique dans le cas d'une transmission par courroie ou même avec une transmission par arbre... (ce qui poserait des problèmes que H & B éludent...). La poulie en bout de vilebrequin est probablement destinée à recevoir une courroie d'entrainement d'un ventilateur placé derrière le radiateur. Le court levier plat, que commande un câble et rappelé par un ressort, manœuvre l'embrayage à plateau de friction et galet détaillés ci-dessous.

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    Le plateau de friction et le galet d'entrainement sont creux (Fig. 2 et 4) et percés d'orifices destinés au refroidissement par circulation de l'air. Dans le même but, des palettes de longueur variée (Fig. 1) sont disposées intérieurement dans le plateau et "réparties de façon à former ventilateur", selon le brevet.

    DES SUSPENSIONS ORIGINALES, MAIS PAS RÉVOLUTIONNAIRES

    Malgré son aspect assez Shadok, la fourche avant n'est pasHerdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !) une réelle nouveauté, sauf par son orientation. En effet, il suffirait de retourner le dessin de droite à gauche pour retrouver une figure bien plus familière : celle de la Truffault montée chez Peugeot ou encore la Saclier choisie par Stimula. Avec des articulations simplifiées, la Herdtlé-Bruneau place l'élément de suspension DANS la colonne de direction au lieu d'être Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)positionné devant cette dernière chez les deux autres constructeurs.

    UN PEU D'AIR NEUF

    Cependant, MM. Herdtlé-Bruneau marquent un point devant la concurrence en introduisant un élément nouveau dans leur suspension : l'air. Sur la vue en coupe (ci-contre à gauche) de cet élément, la pièce 22 entourée d'un ressort 20 coulisse "à frottement doux" dans la colonne de direction 18. L'étancheïté de l'extrémité supérieure du piston est assurée par deux pièces 23 "en cuir embouti (...) ou bien métallique". Ce montage "constitue, par les deux chambres 29 et 30 de part et d'autre du piston 23, un appareil amortisseur à air, qui amortit les mouvements de compression ainsi que les mouvements de détente du ressort 20 et aussi évite tout choc en fin de course, ce qui donne une grande douceur à la suspension de la roue avant". ( NDLR : Les citations en italique sont extraites des brevets).

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    Retrouvées par Jean-Luc Lamouroux (encore !), ces quelques lignes annonçaient la présence de la Herdtlé-Bruneau au Salon de Paris en 1912 (à noter l'alésage de 48 mm.). Par la même occasion, on y apprend, "pour cause d'agrandissement" précisait un prospectus de novembre 1908, le changement d'adresse de la société intervenue au 1er juillet 1909. Le 93 de la rue Pelleport est à quelques centaines de mètres parallèlement à l'ancien siège de la rue de la Chine. Ces informations sont extraites du Bulletin officiel de L'Union Vélocipédique de France, l'une des rares publications (cycliste, celle-ci !) de l'époque qui fournissaient quelques informations sur l'activité du petit monde motocycliste renaissant (en attendant la naissance de Moto Revue).

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    Dans son compte-rendu du Salon de Paris 1913, la revue Omnia (Rédacteur en chef Louis Baudry de Saunier) publia 7 pages en novembre sur la production motocycliste. On y trouve une photo du moteur Herdtlé-Bruneau avec une succincte description de ses pièces principales : A - bloc-cylindre ; B - logement de la magnéto ; C - transmission accessible par une trappe fermée par une plaque, ici retirée ; D - levier de commande du changement de vitesse décrit à gauche. Le plateau menant B fixé sur la sortie-moteur A est en fonte et il appuie sur le "galet" C en "carton comprimé de nature spéciale à grand coefficient d'adhérence" (dixit Omnia). Le changement de vitesses (multiples) s'obtient par le déplacement du galet le long de l'axe E guidé par la clavette D.

    Herdtlé-Bruneau, le petit mono a grossi (énormément !)

    Dans son livre sur les "600 marques de la Seine - de A à K" (Éditions Histoire & Collections - 2012), Bernard Salvat publie cette illustration extraite d'un document publicitaire de la bicylindre H & B (ci-dessus). Probablement réalisé avant la version définitive de la machine, ce document montre des différentes importantes avec l'exemplaire présenté au Salon. Le moteur semble identique, mais la partie-cycle est fort différente. Le cadre est un simple-berceau au lieu d'être interrompu avec le moteur formant entretoise, le réservoir est rond avec le radiateur devant la colonne de direction, les garde-boue sont symboliques, pas de carter enfermant la chaîne et, surtout, pas de suspension arrière.

    En attendant d'autres documents qui permettraient de trancher vraiment, on tiendra pour version définitive la machine présentée par les deux mauvaises photos de La France Automobile publiées ci-avant sous formes de photocopies...

    (Prochain article : Herdtlé-Brunau prend l'air) 

     


    6 commentaires
  • La célèbre Gold Star, mono culbutée de BSA, est connue pour sa capacité à répondre à tous les usages. Tourisme ordinaire, course de vitesse, trial, moto-cross, elle a figuré dans l'univers motocycliste international durant des décennies. Peu d'autres machines (hormis quelques rares anglaises) ont connu un tel succès. Sauf, toutes proportions gardées et en France, une modeste culbutée rescapée du conflit mondial : la NSU 251 OSL allemande.

    Petit panorama des forces en présence

    DE 1946 À 1952 la Revue Technique Motocycliste a publié neuf études techniques sur les BMW d'avant-guerre ; Zündapp a eu droit à la description et réglages de ses 200 Type KK (Ha ! Ha !), DBK et K 350. À ces "têtes de gondoles" se sont ajoutées les DKW 250 et 350 NZ aux si personnels circuits électriques qui faisaient enrager les amateurs. On joindra la TWN BD 250 abondamment présente en tenue feldgrau. Moto Revue n'était pas en reste et dans la même période traita longuement des BMW R75 Russie, BMW R 35, BMW R12, de la Zündapp KS 750 Russie et enfin les NSU de la série OSL monos culbutées.  

    Au lendemain de la guerre, entre les mains de Français sevrés de machines fiables - ils les avaient vues à l'œuvre durant quatre ans... - les motos allemandes connaîtront des destinées diverses. Nombre de 350 cm3 et plus seront attelées et utilisées de façon utilitaire et touristique, dans la mesure où le permettaient les restrictions en carburant. Chez les 250 et moins régnaient les DKW, TWN ou Zündapp, toutes des deux-temps dont quelques unes furent promues au rang de machines de vitesse. Au prix de quelques transformations/améliorations osées elles donnèrent de beaux résultats jusqu'à ce qu'intervienne l'interdiction des courses de 125 en France.

    NSU 250 OSL : "notre" Gold Star

    Tout au long de sa carrière, la NSU 251 OSL (Obergesteuert Sport Luxus = à vos dicos !) ne changea guère d'allure, malgré des petites modifications de détails. La selle en caoutchouc moulé et suspendue par le bec est apparue en 1939. Sur cette machine, le phare occulté par une gaine révèle que la photo a été prise durant la guerre. L'échappement était en position haute ou basse selon les époques et l'usage (souvent relevé sur les modèles "armée"). 

    NSU 250 OSL : "notre" Gold Star

     Photo Willemsknol

    NSU 250 OSL : "notre" Gold Star

    Une des particularités appréciées de cette machine (partagée avec toutes les OSL de 250 à 600) était la facilité du réglages de la distribution et du rattrapage de jeu aux soupapes (opération très courante à l'époque... si... si !). Donc on dévisse légèrement les quatre 6 pans et on fait glisser dans une boutonnière les secteurs gradués et repérés qui agissent sur les basculeurs enfermés.

    NSU 250 OSL : "notre" Gold Star

    Autre détail qui avait la faveur des amateurs français, le sélecteur des 4 vitesses (d'origine dès 1933) est situé sur le côté droit, ce qui constitue une rareté pour une machine allemande mais correspondait aux normes de tous les autres pays. Visibles ici, les leviers de frein et d'embrayage renversés au guidon semblent avoir disparu à la fin des années 30.

    NSU 250 OSL : "notre" Gold Star

    Comme si de rien n'était, et alors que les usines NSU avaient été détruites par les bombardements alliés, la 251 OSL réapparut en 1949. Sans changement par rapport au modèle de la guerre et de l'avant-guerre, elle aurait pourtant fait le bonheur de bien des amateurs français. Mais le bon d'achat... mais... le cours du mark... mais les licences d'importation au compte-gouttes...

    Riche en deux-temps de moyenne cylindrée, l'industrie germaine ne fournit à la Wehrmacht dans cette catégorie que deux sortes de quatre-temps : BMW R4 puis R35 et les NSU 251 et 351 OSL. Toutes étaient des culbutées, mais le cadre en embouti et le bloc-moteur avec transmission par arbre des premières ne permettaient guère de fantaisies. La NSU 251 était donc la plus intéressante, d'autant qu'elle fut produite à plus de 67 000 exemplaires depuis sa naissance en 1933. Enfin, nombre d'entre elles étaient disponibles, ayant survécu aux multiples campagnes des armées allemandes à travers l'Europe. Avec sa boîte séparée, sa chaîne de transmission finale, sa robustesse éprouvée et malgré une puissance très moyenne, elle inspira plusieurs "réalisations personnelles" ainsi que la presse spécialisée nommait nos "tuneurs" d'aujourd'hui.

    NSU 250 OSL : "notre" Gold Star

    En 1949, l'OSL fut présentée en version "Export" avec une fourche avant télescopique qui ne paraît pas avoir été longtemps exploitée en série. Même sans penser à la compétition, certains amateurs modernisaient leur machine comme ici où l'on distingue (derrière le talon de la passagère) ce qui pourrait être l'élément d'une suspension oscillante. 

    NSU 250 OSL : "notre" Gold Star

    D'autres modifications sont plus radicales. Par exemple la greffe du moteur OSL dans la partie-cycle d'une Jawa. D'allure moderne, celle-ci met d'autant plus en relief le caractère "avant-guerre" du groupe allemand. La 200 Lux deux-temps (1951) puis la révolutionnaire 250 Max ACT (1952) allaient bientôt résoudre la question en poussant l'OSL 251 vers la sortie.

    NSU 250 OSL : "notre" Gold Star

    Une curiosité qui montre l'esprit de recherche de l'usine allemande toujours désireuse d'améliorer ses machines. Le moteur de cette OSL a des soupapes à commande hydraulique ! Les historiques de la marque ne donnent pas d'indication quant à la date de réalisation. Cependant, la présence d'un échappement relevé et la selle sur deux ressorts font pencher vers l'avant-guerre.

     DE QUOI PARLE-T-ON

    Moteur : monocylindre de 64 mm d'alésage x 75 mm de course. Taux de compression 6,8 à 1. Puissance à 5000 tours/minute de 10 à 13 ch selon le modèle et l'année. Culasse en alliage léger. Soupapes encloses commandées par tiges et culbuteurs. Cylindre en Fonte. Graissage par pompe à huile située dans le carter-moteur qui forme réservoir d'huile de 2,5 litres. Carburateur Amal ou Bing. Allumage batterie-bobine. Transmission primaire par chaîne sous carter étanche à bain d'huile. NSU 250 OSL : "notre" Gold StarTransmission secondaire sous carter étanche. Embrayage à disques multiples à garniture liège. Boîte de vitesse séparée à 4 rapports commandés par sélecteur au pied droit. Cadre ouvert en tubes brasés et soudés. Fourche avant à parallélogramme en tôle emboutie, ressort de suspension hélocoïdal travaillant en compression. Amortisseurs à friction réglables à la main. Compteur de vitesse dans le phare avec voyant de point mort. Réservoir de 11 litres avec robinet de réserve. Roues en acier, pneus de 3 x 19. Freins à tambour simple came de 140 mm à commande par câble au guidon (avant) et pédale au pied gauche (arrière). Poids en ordre de marche : 130 kilos. Vitesse : 100 km/heure.

    (NSU était une marque assez populaire en Allemagne pour ne pas avoir besoin d'être mentionnée dans une carte postale humoristique (ci-dessus). 

    (Prochain article : la NSU 251 OSL prend la piste)

    AVIS AUX AMATEURS : Il reste quelques exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris -  fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse). Bientôt Noël, pensez-y ! Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr


    3 commentaires
  • EN 1903, plus de 1 300 000 bicyclettes "ordinaires" sillonnent les routes de France. C'est là, se disent certains, un marché qui demande à être motorisé de façon économique. Des dizaines et des dizaines d'inventeurs-constructeurs vont s'employer à cette tâche d'autant que la diffusion de la bicyclette semble ne pas devoir connaître de ralentissement. En 1907 on comptabilisera 2 000 000 "petites reines" qui seront 3 500 000 à la veille de la guerre. 

    Herdtlé-Bruneau, du petit mono au(x) "gros" twin(s)

    Modeste prospectus d'une marque qui en diffusera beaucoup d'autres très détaillés par la suite.

     C'est à ce marché potentiel que MM. Adolphe Herdtlé et Albert Bruneau vont proposer au Salon 1904 leur motocyclette complète à 360 F ou leur moteur seul de 120 cm3 (75 mm d'alésage x 45) vendu 170 F et adaptable sur toute bicyclette ordinaire. "Pourvu qu'elle soit de bonne fabrication", ajoutait L'Industrie Vélocipédique et Automobile en présentant le moteur. Avec sa largeur de 11,5 cm, poulie et allumeur compris, il a été conçu pour s'insérer sans problèmes devant le boîtier de pédalier, entre les manivelles. Bien d'autres caractéristiques le distinguent des productions concurrentes, à commencer par une finition raffinée. Le moteur et sa "tuyauterie" (sic) sont nickelés (carters compris) de même que le réservoir et le radiateur des modèles postérieurs à refroidissement liquide. Enfin, et surtout, il offre une rareté sous forme d'une soupape d'échappement commandée . Mais contrairement à celle de son rival Clément, celle-ci est logée à 90° sur le flanc du cylindre

    La première illustration du modèle Salon 1904 (voir ci-dessus) ne permet pas de connaître son système de refroidissement. Le cylindre est parfaitement nu et son faible diamètre ne peut dissimuler une "chemise d'eau". À moins que l'un des deux volumineux réservoirs qui entourent le tube de selle ne contienne un liquide... À moins encore que ce problème n'ait été simplement ignoré puisque il y aura longtemps de bonnes âmes pour proclamer que "plus un moteur chauffe, plus il donne de puissance !".

    Cependant, en 1905 le léger monocylindre (4 kilos environ) est proposé avec un refroidissement à air assuré par des ailettes en cuivre rapportées sur le cylindre et soudées à l'argent. En même temps figure au catalogue une version à refroidissement liquide avec "chemise d'eau", fonctionnant par thermo-siphon.

    Herdtlé-Bruneau, du petit mono au(x) "gros" twin(s)

    La revue Cosmos présente le 7 janvier 1905 (donc peu après le Salon 1904) cette H & B déjà différente de celle qui est illustrée sur la feuille datée du même Salon 1904 (ci-avant). Les ailettes de refroidissement sont bien visibles, de même que l'emplacement de la soupape d'échappement en tête du cylindre. Le gros tube qui prolonge l'échappement est un silencieux idéalement situé pour décorer les vêtements du pilote ! Dans sa partie arrière, le réservoir contient l'huile de graissage.

    Herdtlé-Bruneau, du petit mono au(x) "gros" twin(s)

    Scène bien vivante (fausse panne de courroie ?) avec figuration bénévole des passants où l'on vérifie que ce modèle de 1904 photographié en 1906 est bien conforme à l'image précédente, jusque dans le dessin du pédalier.

    Herdtlé-Bruneau, du petit mono au(x) "gros" twin(s)

    L'aspect général devient plus "moto" avec, dans un premier temps (1906), le réservoir de carburant, avec celui du lubrifiant, occupant toute la longueur du cadre. Il présente des orifices sur sa face avant biseautée, offrant un semblant de radiateur qui évacue la chaleur sur les flancs. Mais apparaît ensuite un radiateur séparé à nids d'abeilles (ci-dessous), sans doute plus efficace quoique d'une forme bien tourmentée.

    Herdtlé-Bruneau, du petit mono au(x) "gros" twin(s)

    Des changements importants apparaissent à la suite des bons résultats obtenus par deux Herdtlé-Bruneau,"montées par nous-mêmes", dans la course du Tour de France. Organisée sur treize jours par l'Autocycle Club de France, l'épreuve de 2 646 kms à moyennes imposées avait provoqué une décision radicale de MM. Herdtlé et Bruneau : "ne construire que ce type de machine", c'est à dire le modèle refroidi par eau illustré ci-dessus. Les publicités suivantes ne présentent d'ailleurs que cette machine. Des publicités qui disparaissent à partir de 1908, au moment où une première crise économique éclaircit sérieusement les rangs des constructeurs de motocyclettes.

    En novembre 1908, Herdtlé-Bruneau, domiciliés au 38 bis, rue de la Chine (Paris), annoncent le transfert de leurs ateliers et bureaux au 93, rue Pelleport "pour cause d'agrandissement". Nouvelle adresse à partir du 1er juillet 1909. 

    Herdtlé-Bruneau, du petit mono au(x) "gros" twin(s)

    L'allumage par magnéto (elle serait aussi de fabrication Herdtlé & Bruneau) est toujours une option facturée 85 francs (engrenages compris avec leur couvercle). Le carburateur est un Vaurs, comme sur toutes les machines de la marque. Les pièces nécessaires à l'entretien, la réparation ou la transformation d'un moteur H & B (air/eau) sont toutes disponibles sur catalogue. Le cylindre "à eau" coûte 90 francs, avec sa soupape d'admission. À l'échappement, la "lanterne" qui contient la soupape est un important poste de dépense à 20 francs, de même que les carters-moteur : 50 francs + 30 francs pour la paire de volants (+ 25 centimes pour l'écrou de volant).

    Herdtlé-Bruneau, du petit mono au(x) "gros" twin(s)

     Y' EN A UN PEU PLUS, JE VOUS LE METS QUAND MÊME ?

      L'activité de la marque Herdtlé-Bruneau (rien à voir, rappelons-le avec Bruneau de Tours) pourrait se résumer à la construction de deux types de moteurs, air et eau. Tous deux étant des monocylindres, sauf que...

    Herdtlé-Bruneau, du petit mono au(x) "gros" twin(s)

    ... l'aviation naissante chatouillait l'imagination de nos deux associés, comme celle de nombreux motoristes de l'époque. Dans leur prospectus-tarif de 4 pages daté de novembre 1908 figurent quelques lignes intrigantes. On y trouve mention de moteurs plus puissants que leur 1 HP 1/4 habituel et qui plus est de moteurs BICYLINDRES EN V ! Un hebdomadaire satirique paraissant le mercredi qualifierait volontiers ces lignes de "paroles verbales", sauf que ces moteurs ont existé et qu'il en existe encore au moins un. Le prouvent ces photos de notre reporter sur le front à l'est du Rhin. Souhaitant garder l'anonymat, appelons-le "Rocky", notre homme a traîné ses guêtres et son fidèle Kodak dans l'immense Veterama de Mannheim, en Allemagne, l'un des hauts-lieux du commerce de la motocyclette ancienne et de la pièce, rares l'un comme l'autre. Au passage, on se permet de lui baiser les pieds pour l'honneur qu'il nous a fait en nous confiant ces photos !

    Herdtlé-Bruneau, du petit mono au(x) "gros" twin(s)

    La découverte d'une telle machine justifierait le voyage à elle seule. D'une part elle confirme l'existence réelle de ce réservoir avec son semblant de radiateur "à trous" des années 06-07. Quoique importante, la chose l'est cependant moins à côté de son moteur bicylindre en V tellement différent des monocylindres connus.

    Herdtlé-Bruneau, du petit mono au(x) "gros" twin(s)

    C'est une fabrication soignée et parfaitement intégrée dans une partie-cycle classique. Elle n'a nécessité aucune autre torture au chalumeau qu'une légère courbure du tube avant du cadre. À part leur admission latérale - toujours automatique - les cylindres n'ont rien à voir avec ceux des monos. Un agrandissement malheureusement un peu flou (l'émotion de Rocky-Photographe devant sa découverte...), permet d'imaginer la commande des soupapes...

    Herdtlé-Bruneau, du petit mono au(x) "gros" twin(s)

    ... par un culbuteur (basculeur ?) qu'actionne une longue tige comme sur le monocylindre. Sur le cylindre arrière, on distingue un petit ressort concentrique qui rappelle la soupape (?). Le tout restant à l'air libre, ce qui n'était pas un handicap pour un moteur destiné à l'aviation qui, notons-le au passage bénéficiait de carters-moteur en aluminium. Laissons à quelques spécialistes patentés le soin de nous en dire plus sur le fonctionnement de cette mécanique peut-être déjà connue en France (?). 

    Herdtlé-Bruneau, du petit mono au(x) "gros" twin(s)

    Ce moteur n'a pas laissé d'autre trace dans la littérature de l'époque, du moins dans celle qui traitait de la locomotion terrestre. Alors peut-être du côté de la locomotion aérienne (?). On écoute celui qui sait. 

    (Prochain article : encore du bicylindre H & B !)

    ◊ AVIS AUX AMATEURS : Il reste quelques exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 € - port compris - fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse). Bientôt Noël ! Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr


    2 commentaires
  • Accaparés par les futilités de la vie quotidienne tels que je vous connais, il vous aura échappé un évènement qui a pourtant fait frissonner la planète. Figurez-vous que lors d'un défilé à Milan, on a vu un model sourire devant le public des modeuses. Au cas où vous ignoreriez ce qu'est un model (vous êtes vraiment lourd ou vous le faites exprès ?), c'est ce qui s'appelait un mannequin il y a encore quelques années. Voire quelques décennies, je vous l'accorde. L'affaire s'est déroulée chez Bottega Veneta, artisan du luxe du Groupe Kering (ex PPR = Pinault-Printemps-Redoute) dont "les équipes travaillent en priorité à développer Zhumeurs d'octobredes process de sourcing et de production plus innovants et à améliorer toujours davantage la performance de ses fournisseurs" (en français garanti 'gaulois' dans le texte...).

    Pour revenir à nos moutons, c'est par là...

    Donc l'évènement - c'est de ça qu'il est ici question, souvenez-vous - c'est le sourire d'un model. Une rareté donc. Manière de petit scandale dans cette profession où "tirer la gueule" est la règle, sans doute pour ne pas attirer l'attention sur la personne au lieu de l'attirer sur le vêtement qu'elle porte (?). À vrai dire, dans notre affaire il y avait deux models, dont l'un vous est connu, au moins son visage. Car c'est celui de l'héroïne de l'un des trois ou quatre meilleurs films de fiction sur le milieu motocycliste (c'est mon avis et je le partage). J'ai nommé Lauren Hutton (ci-dessus en imper clair, avec Gigi Hadid), pour la vedette et "L'Ultime Randonnée" (titre original : Little Fauss and Big Halsy) pour le film. Au passage, l'actualité est farceuse puisqu'on annonce pour octobre la parution en DVD de ce film longtemps invisible sauf dans des versions piratées sur l'écran d'une télévision donc de très mauvaise qualité. Probable que ce DVD restera en version originale, non doublé ni sous-titré... On se consolera avec une bande sonore originale signée par trois pointures : Johnny Man in Black Cash, Bob New Nobel Dylan et Carl King of Rockabilly Perkins. Excusez du peu..

    Zhumeurs d'octobre

    Lauren Hutton est la vedette féminine dans cette histoire d'hommes entre Michael Pollard (Little Fauss, à gauche) et Robert Redford (Big Halsy, à droite). La Yamaha est une 250 DT.

    Zhumeurs d'octobre

    Robert Redford était un véritable passionné de motos à une époque où ce n'était pas vraiment "hype". Il avait gardé la machine du film que les producteurs lui avaient offerte (au moins l'une d'elles car il s'en est consommées beaucoup dans ce tournage). James, son fils qui en a hérité, l'a finalement vendue aux enchères afin d'alimenter le Robert Redford Center, association créée par l'acteur pour encourager diverses initiatives environnementales.

    Zhumeurs d'octobre

    Après une enfance difficile en Caroline du Sud où elle a été élevée par un beau-père qui l'entraînait à capturer les serpents à sonnette et à mépriser les alligators qui abondent dans les marais de cet état, la jeune Lauren entre comme barmaid au Club Playboy de Hugh Hefner, repaire de crocodiles d'une autre genre... Parallèlement, elle pose pour quelques publicités qui ne rendent pas vraiment hommage à la somptueuse plastique de ses 19 ans (voir ci-dessus). Son attirance pour la moto, racontée dans le magazine financier Forbes...

    Zhumeurs d'octobre : hommage à une Dame

    ... lui serait venue d'une rencontre à un feu rouge. Alors qu'elle était à l'arrêt sur son Vespa déglingué, une Indian s'est arrêtée à côté d'elle. C'était Steve McQueen qui lui a lancé un irrésistible "Baby, ça t'intéresserait de voir comment on fait un film ?". Une telle invitation ne se refuse pas, surtout quand on a 19 ans. Le film, c'était "Le Kid de Cincinnati". Pas trop de motos là-dedans, mais l'Indian avait fait son effet !

    Zhumeurs d'octobre

     Elle se retrouve en 1970 dans ce Little Fauss and Big Halsy, dont elle dira plus tard au cours d'une interview : "J'ai débarqué dans ce film à poil et défoncée à l'acide" (acide = LSD = diéthylamide de l'acide lysergique, l'hallucinogène préféré des hippies des années peace & love). Boutade ou réalité ? Toujours est-il qu'à l'écran son rôle est celui de Rita, une riche hippie qui veut décrocher de la drogue. Voilà pour l'acide. Quant à la première partie de sa phrase (à poil), elle est illustrée par la séquence ci-dessus...

    Zhumeurs d'octobre : hommage à une Dame

    Grâce à un fructueux contrat de 1 million de dollars (!) avec les cosmétiques Revlon, elle devient bientôt la première "supermodel" d'une génération qui affirme sa place dans la publicité, à l'égal des hommes. Au long de sa carrière, elle figurera 27 fois en couverture du magazine Vogue leader de l'élégance féminine. Jusqu'à aujourd'hui son charisme est recherché et apprécié à travers le monde (ci-dessus Elle, en France).

    Zhumeurs d'octobre : hommage à une Dame

    Récemment Town & Country évoquait son caractère inoxydable et sa passion pour la moto en mariant sur une même photo (ci-dessus) la brutalité d'une Triumph - en version desert slingshot - avec la douceur d'une robe en soie (signée Marc Jacobs, 2600 $), la rugosité d'un blouson en jean (Ralph Lauren, 298 $) et, pour les chaussures, une misère de chez Mercantile à 324 $. (Photo Brigitte Lacombe).

    Zhumeurs d'octobre

    Anticonformiste, Lauren possède, dit-elle, deux Yamaha pour la balade dans sa propriété du Nouveau-Mexique tout en circulant ordinairement (... euh...) sur une BMW. Cependant elle aurait dû méditer une phrase pleine de bon sens de Robert Redford dans une scène de Little Fauss. À une brave mamie américaine qui s'effraye de la chute d'un coureur, il lui lâche au passage un placide "Ma'am, la moto c'est un jouet dangereux" que, 10 ans plus tard, Zhumeurs d'octobre : hommage à Lauren HuttonLauren va confirmer dans sa chair. Jambe gauche plâtrée, fracture de l'autre cheville, côtes brisées, un poumon transpercé, outre de multiples brûlures à la suite d'une chute de moto ! Heureusement, son visage au doux regard de myope et ses "dents du bonheur" ont été préservés grâce à un casque intégral échangé au dernier moment avec celui de Jeremy Irons, le sien ayant été jugé trop "léger" par Dennis Hopper. Rien à voir avec une cascade d'un film qui aurait mal tourné, non, un vrai accident dans la vraie vie ! Au guidon d'une BMW, elle participait alors à un charity tour en compagnie des deux acteurs précités (ci-dessus) et d'une douzaine de billionnaires, en soutien au Musée Guggenheim. La BMW de l'accident trône désormais dans son appartement de New-York. Un début de collection personnelle ?

    Zhumeurs d'octobre : hommage à une Dame

    Chaque fois que c'est possible, les photographes et les grosses têtes de la publicité font allusion à sa "carrière" motocycliste. Même dans des mises en scène improbables comme ici où elle est censée vanter les mérites d'un... fond de teint résistant au vent de la vitesse ! Au passage, on notera à nouveau la présence d'une BMW... avec tout l'accastillage nécessaire en studio dont on se passe aujourd'hui depuis que Photoshop est passé par là.

    Après 12 ans de contrat avec Revlon, Lauren a lancé sa propre marque de cosmétiques dont le succès a renforcé encore son indépendance, s'il en était besoin. En 2013, elle crée toujours le buzz lorsqu'on annonce que des photos d'elle vont être mises en vente, extraites de la collection de Bob Guccione, le défunt patron du sulfureux Penthouse. Ces photos qui datent de ses 20 ans la montrent en "full frontal nude", marque de fabrique du magazine dont les audaces ont détrôné Playboy. Le prétendu buzz s'avéra être un pétard mouillé car elle avait pris les devants dès 2005 lorsqu'elle avait posé nue dans Big Magazine... à 62 ans ! Toujours provocante, elle avait dit : "Ma génération, celle des femmes de 60 ans, ne va pas renoncer à être séduisante". 

    Zhumeurs d'octobre

     À propos de l'une de ces photos de Big Magazine la journaliste présente dans le studio lui avait demandé si elle était d'accord avec le proverbe "It's the old fiddle that plays the sweetest music" (version élégante de notre "c'est dans les vieux pots, etc..."), Lauren avait répondu "C'est tout à fait vrai !" (Photo par Mario Sorrenti).

    Zhumeurs d'octobre

    Afin de vous fournir un casting sérieux de ce film, en voici l'autre actrice féminine, Linda Gaye Scott. Elle apparaît dans un Batman et dans de nombreuses réalisations de serie B des années 60/70 au cinéma et à la télé. Vos connaissances cinéphiliques s'en sont grandement accrues, n'est-il pas ?

    Zhumeurs d'octobre

    Excellent cliché qui permettra au restaurateur éventuel d'une 250 DT Yam de relever quelques détails absolument authentiques. Dans tout le film, qu'il s'agisse de courses de tout-terrain ou sur circuit, la marque japonaise est omniprésente. Ce n'était sans doute pas un hasard...

    Zhumeurs d'octobre : hommage à une Dame

    La jaquette du "vrai" DVD fait aussi une bonne place à la DT 250. Ne vous laissez pas abuser par les multiples offres que l'on trouve sur le ouèbe. Presque toutes sont des copies piratées sur la télé, malgré une date de sortie millésimée 2013. 

     


    11 commentaires
  • Musée Chapleur & Journée du patrimoine 2016

    Cette histoire que vous ne lirez nulle part ailleurs résume l'action motocycliste qui s'est déroulée autour de la Collection Maurice Chapleur à l'occasion des Journées du Patrimoine à Lunéville. Vous ne la trouverez qu'ici car, comme l'explique Gilles Destailleur, fer de lance de l'opération et qui en a gros sur la patate "vous ne la lirez pas dans LVM car, je ne sais pour quelle raison, l'article de la correspondante (ndlr : de LVM) de l'année dernière (sur la première opération Patrimoine) n'est jamais paru, tandis que mon article envoyé le 9 juillet dernier avec relance le 9 août est resté sans suite !". Gilles avait pourtant bien suivi le conseil d'un philosophe universellement célèbre...

    Musée Chapleur & Journée du patrimoine 2016

    Les forces en présence étaient hétéroclites puisqu'on y trouvait du vieux-vieux, du vieux, du contemporain et même de l'à peu près neuf. Dans la première catégorie se trouvaient deux des "anciennes" de l'opération Lunéville précédente (voir article du 7 octobre 2015), une Motobécane R44 C de 1936 et une Rudge Ulster un peu plus jeune puisque de 1937. Elle seront rejointes sur place par une Gnome-Rhône D5 C (1937), venue par camionnette de la région d'Evreux et une Terrot HLM doyenne de la réunion (1933) transportée également sur quatre roues.

    Le classement arbitraire établi plus avant vaut aussi pour les pilotes roulant "moderne" sur Moto Guzzi 850 V7, Yamaha 500 SR, sidecar Yamaha XS 1100, Triumph Bonneville 2011, BMW 1200 GS ou Honda 1200 CB et BMW R 60/5.

    L'OPÉRATION EN IMAGES... 

    Musée Chapleur & Journée du patrimoine 2016

    Premier regroupement à La Capelle (Aisne) où sont déployés les foulards jaunes qui, attachés à la moto, distingueront les participants à l'opération. Peu de temps après un Morgan (moderne) se joindra au groupe. Il sera exposé - sans sectarisme - au milieu des autres machines à Lunéville. 

    Musée Chapleur & Journée du patrimoine 2016

    Le puissant bloc de la Motobécane R 44C (Thomas Devigne), témoignage d'une époque où la moto française pouvait soutenir le comparaison avec les meilleures machines étrangères.

    Musée Chapleur & Journée du patrimoine 2016

    Sitôt arrivé, on expose les premières machines. Jean-Baptiste Chapleur (de dos, anorak rouge) affiche le but de ces journées sur la façade de l'ancien musée à Lunéville, attirant déjà quelques riverains. 

    Musée Chapleur & Journée du patrimoine 2016

    La mise en place - avec le Morgan de Philippe et Maryline - se poursuit activement.

    Musée Chapleur & Journée du patrimoine 2016

    La plus ancienne machine de la manifestation était cette 350 Terrot HLM de 1933 (Cédric Guerlus). Son grand âge l'a exemptée du voyage qu'elle a fait en camionnette. Mais l'essentiel était d'être présent à Lunéville, pas de réaliser un exploit sportif. Donc mission accomplie, et dans quelques années elle pourra dire "J'y étais !" comme ces vaillants soldats de Napoléon revenus d'Austerlitz. 

    Musée Chapleur & Journée du patrimoine 2016

    Un lot de futures "collectionnables" à condition d'attendre quelques décennies : Yamaha 500 SR (Dominique Biseaux), Triumph Bonneville (Gilles Destailleur), attelage Yamaha XS 1100 (Daniel Dhont) et Honda CB 1200 (Benoit Lhote). 

    Musée Chapleur & Journée du patrimoine 2016

    Malgré un temps maussade, les Lunévillois ont sorti les parapluies et sont venus soutenir l'initiative menée par J.-B. Chapleur et ses amis afin d'obtenir le retour de la Collection dans leur ville. 

    Musée Chapleur & Journée du patrimoine 2016

    Caché par la 1200 Honda CB (Benoit Lhote) et la BMW GS (Claude-Eric Motte), le barnum sur la place de la 2ème Division de Cavalerie, face au château, permettait d'accueillir les visiteurs désireux de se renseigner. Une centaine d'adhésions à l'Association des Amis de Maurice Chapleur a été recueillie en ces journées (se reporter sur facebook ou ici-même à l'article du 23 septembre 2016).

    Musée Chapleur & Journée du patrimoine 2016

    Thomas Devigne dont la fidèle 350 Motobécane n'a occasionné aucun problème sur les 950 km du week-end. Ce qui a laissé du temps libre à son pilote dont les talents de mécanicien ont été fort utiles au retour de la "balade" comme on le verra plus loin (Photo L'Est Républicain).

    Musée Chapleur & Journée du patrimoine 2016

    Encore un fleuron de la construction française, cette Gnome-Rhône D5C de 1937 (rectification, 1939, voir commentaire plus détaillé ci-dessous) appartenant à Jean-Claude Conchard venait de la région de l'Eure. Départ à 2 h du matin pour arriver à Lunéville le dimanche dans la matinée. Sur camionnette elle aussi mais l'essentiel était "d'y être !".

    Musée Chapleur & Journée du patrimoine 2016

    Le caméraman de FR3 Lorraine et Jean-Baptiste Chapleur rejouant une scène des premiers âges du cinéma connue sous le nom de "L'arroseur arrosé". Avec cette fois l'eau du ciel en prime !

    Musée Chapleur & Journée du patrimoine 2016

    Grande routière des années 70-80, la Guzzi bicylindre en V transversal était, dans ses multiples déclinaisons, la rivale des BMW. Belle carrière d'une machine destinée à l'origine à équiper l'armée et les administrations italiennes. Celle-ci, appartenant à Yannick Boutier, est une 850 California V7.

    Musée Chapleur & Journée du patrimoine 2016

    La photo incontournable de toute manifestation "couverte" par un quotidien régional, celle dite du "rang d'oignons" est ici signée de L'Est Républicain.

    Musée Chapleur & Journée du patrimoine 2016

    Pas de grand voyage à moto sans quelques petits soucis dont l'évocation nourrira les futures retrouvailles lors des soirées d'hiver devant quelques bières entre amis. C'est dans le trajet du retour, à St-Mihiel, que la Rudge fait sa capricieuse. Oh, d'abord un simple "bruit" du moyeu avant...

    Musée Chapleur & Journée du patrimoine 2016

    ... qui demande un démontage express. Il s'avère alors que le fautif est l'axe d'entrainement du câble de compteur de vitesse. Problème réglé avec une noisette de graisse et ça repart. 

    Musée Chapleur & Journées du patrimoine 2016

    L'occasion de sympathiser à la station-service avec un couple d'Anglais en route vers l'Italie pour une visite des Dolomites. Leur Riley britannique des années 30 à quatre roues semble à peine plus confortable (pas de capote) qu'une motocyclette, mais elle a l'avantage de rouler... 

    Musée Chapleur & Journées du patrimoine 2016

    ... alors que la Rudge profite d'un arrêt-déjeuner à Varennes pour refaire des siennes. Comme le voyage tire à sa fin et que la voiture d'assistance est sur place, la décision finale s'impose : la belle anglaise dont l'embrayage est hors-service terminera sur remorque... Sniff...

    Pas de quoi entamer le moral inoxydable de l'équipe. Méprisant ses rhumatismes et sans respect pour certaines prostates (c'est pas tous des perdreaux de l'année !) ils ont continué leur route. Ils continueront aussi leur combat en soutien à la Collection Maurice Chapleur. Avec juste raison, Gilles Destailleur considère qu'elle est "le fleuron des musées français du deux roues, à l'égal du Musée Schlumpf de Mulhouse, et elle fait partie de notre patrimoine culturel et industriel. Ces Journées de Lunéville, poursuit-il, nous ont permis de le rappeler. Notre idéal était d'y être.

    Merci à tous nos amis sans oublier Jean-Baptiste Chapleur qui ne lâche rien heureusement, sans compter son temps et ses nombreuses bouteilles lancées à la mer !".

    (Les décors sont dus aux architectes du château de Léopold 1er duc de Lorraine ; Motobécane, Rudge, Terrot, Guzzi, Honda, BMW, Triumph, Yamaha, Gnome-Rhône assuraient la sonorisation avec Morgan en "guest star" ; la figuration était fournie par de sympathiques bénévoles lunévillois. Les photos sont de Jean-Baptiste Chapleur et Gilles Destailleur avec la participation involontaire de L'Est Républicain).

     


    2 commentaires
  • Zhumeurs de septembre

    Superbe pull dû à l'invention de Joseph-Marie Jacquard (1752-1834) et dont la promotion doit beaucoup à Jean Marais en 1943 (in L'Éternel retour). 

    CELA FAIT LONGTEMPS qu'on n'a pas causé chiffons ici alors on profite de la pleine saison des défilés de couture pour papoter. En parcourant le ouèbe (je n'ai pas les accréditations permettant d'assister aux présentations en "live"...), on trouve tout et n'importe quoi, comme d'habitude lorsqu'il s'agit des créations de haute-couture.

    Zhumeurs de septembre

    « Les gens savent qu’en allant à mes shows, ils vont assister à quelque chose de fort, théâtral" déclarait le créateur américain Rick Owens en 2015. Dont acte avec quelques extraits de son défilé automne-hiver 2016-2017 (les deux premières photos) qui semble hésiter entre haltérophilie et kama-soutra version sixtynine. L'année précédente, certains des modèles masculins du même couturier, balloches à l'air sans slip ni pantalon (exemple à droite), avaient fait le "buzz" dans la presse des "fashionistas" (et fashionistos aussi...).  

    Le (la) motocycliste aura du mal à trouver son compte dans les nouvelles collections, bien que le deux-roues fasse un retour remarquable dans la mode à travers la publicité. C'est chez Chloé que la dame motarde (eux disent "biker", pourquoi pas "bikeuse" ?) aura le plus de choix entre la sobre combinaison d'une pièce en cuir noir, une salopette en cuir noir elle aussi, dotée d'une coquine poche en gousset (pour le ticket de péage ou le passe Navigo ?) et un ensemble deux pièces avec des applications de couleurs (au centre).

    Zhumeurs de septembre

    Donc, la publicité s'empare à nouveau de la moto et l'imagination des photographes se dégage peu à peu de "l'iconique" Harley-Davidson. Mais c'est peut-être pour tomber dans un autre travers du nom de... Triumph.

    Zhumeurs de septembre

    C'est dans un numéro ancien de fin 2015 (oui, je lis lentement) du mensuel féminin Glamour (le nom dit tout) qu'est parue cette page avec une photo qui a dû nécessiter une intervention de Photoshop. Pour te guider, ami lecteur, un indice : cette publicité est faite pour vendre des sacs à main, pas des motos.

    Zhumeurs de septembre

    Zhumeurs de septembreEncore une Triumph (toujours dans Glamour), mais moderne cette fois avec ses roues à branches et en silhouette dessinée à laquelle Inès déclare son amour. Elle est l'une des quatre "Icônes Rebelles" (Inès, pas la Triumph) que présente la revue au long d'une mini-série d'articles. Elle y est en compagnie de "muses" et d'une "égérie" (Dialogue imaginaire : Vous faites quoi dans la vie ? Moi, je suis égérie) qui ont en commun une préférence pour Black Opium, le parfum Yves Saint-Laurent, si bien que ces pages, bien que titrées "Pages Spéciales By Glamour" (ci-contre, à gauche) ressemblent furieusement à ce qu'on appelait il n'y a guère des Publicités Rédactionnelles. Présentées comme telles, on y trouvait néanmoins le mot, désormais honni mais clair : "Publicité". Une fois de plus ce sont les pubards qui l'ont emporté sur les journaleux... 

    Zhumeurs de septembre

    Encore des annonces "deux roues" avec l'inévitable scooter, mais c'est pour une marque italienne. L'autre marque, par contre, est bien connue dans notre milieu où l'on n'a pas oublié ses indestructibles bottes de cross-trial aux multiples courroies des années 70-80. De là, sans doute, le choix de ces motos pour présenter des chaussures que, personnellement je m'en voudrais de porter pour une virée à moto... 

    Mais il est vrai que le motocycliste du XXIème siècle, qui va de café en café, n'a que peu de rapport avec celui des décennies précédentes. Du moins si l'on en juge par l'image qu'en donnent les gazettes modernes aussi spécialisées que motocyclistes...

    Zhumeurs de septembre

    ... entre footballeur pour la coiffure et pseudo-jihadiste pour la barbe. Les vêtements et accessoires de R & S (Rideandsons) sont proposés par Kulture Moto qui se proclame "Le premier site français à proposer une gamme de prêt-à-porter et accessoire moto de caractère". Passe ton chemin misérable bécaneux !

    Zhumeurs de septembre

    À propos de OR (Original Driver), je vous propose une expérience enrichissante qui consiste à vous reporter sur le site indiqué en bas de l'annonce. Je vous la fais courte avec quelques citations savoureuse si vous n'avez pas de temps à perdre. Les produits OR sont essentiellement des blousons dont "Le modèle Arsenal offre une coupe parfaitement ajustée à l'Aventurier distingué" tandis que L'Original s'adresse au "Gentilhomme rider" ou encore au "Baroudeur du quotidien". Il y a aussi un blouson dont j'ai oublié le nom et qui est destiné au "Bad Boy Chic". Vous pouvez vérifier, je n'ai rien inventé et d'ailleurs je n'aurais pas ce talent pour faire rire... à moins d'abuser de certains poils de moquette en inhalation.

    Maintenant, juste pour le plaisir et pour vous nettoyer les yeux, une publicité pas tellemnt vieille qui montre comment le monde motocycliste a évolué. Du moins dans la façon de le représenter (Motociclismo d'Epoca - Novembre 1990).

    Zhumeurs de septembre

     

    Zhumeurs de septembre

    Dans la même revue, une photo du Volugrafo Aermoto, ce scooter à roues jumelées et parachutable (vraiment parachutable, méprisez les imitations...) qui présente une fourche suspendue à parallélogramme qu'on ne lui connaît pas habituellement.

    Zhumeurs de septembre

     Confirmation avec la photo ci-dessous extraite du très sérieux et très détaillé site http://www.ifem.at/fzgsteckbriefe/82-aermoto

    Zhumeurs de septembre

    On y trouve également un trop mignon attelage que l'on peine à imaginer dans un cadre guerrier. D'autant que le Volugrafo Aermoto fut surtout utilisé par les parachutistes allemands après la capitulation des armées italiennes.

    Zhumeurs de septembre

     


    6 commentaires
  • Collection Chapleur : maintenant YA PLU KA

    Pour obtenir un formulaire plus grand, se reporter sur Facebook  = amis de la collection maurice chapleur.

    Faites-le aujourd'hui car demain vous aurez oublié !

    sarcastic


    2 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires