• Vito archi-dessinateur

    VITO A COMMENCÉ une carrière d'architecte avant de se rendre compte que c'était bien ennuyeux. Alors il a commencé à dessiner. Des cartes de vœux. Comme le nom l'indique, ce genre de cartes n'a qu'un temps de vente limitée. Il a élargi son sujet avec des scènes plus diverses qu'il a montrées dans des expositions "sauvages", accrochées... sur les murs de Paris. Cette pratique est interdite sous peine d'amende (chère... et au motif "d'abandon d'ordures sur la voie publique" !). Aujourd'hui, il s'est lancé dans l'édition avec deux petits volumes consacrés, l'un à Paris, l'autre à la France contemporaine. "C'est drôle et poétique comme du Brassens", fait-il dire à l'un de ses personnages qui ajoute "avec une touche de critique sociale" ...  

    Vito : de l'archi (pauvre) au dessin (riche... ou presque)

    Mais Brassens savait aussi avoir la dent dure et Vito aussi... 

    Vito : de l'archi (pauvre) au dessin (riche... ou presque)

    ... comme dans les deux scènes ci-dessus qui rappelleront bien des choses aux Parisiens (mais pas seulement, hélas). Entre les deux dessins 1 et 3 il y a un 2 que vous retrouverez dans l'album "Paris" . Presque tout est en couleur, et s'il y a quelques images en noir et blanc, c'est peut-être pour souligner la tristesse de ce qu'il décrit (?). Il sait aussi avoir l'œil coquin capable de discerner le fameux "Point G" ou encore les seins de filles qui se baladent à une fenêtre, pensant être à l'abri des regards. Mais "Vito is watching you"...

    Vito : de l'archi (pauvre) au dessin (riche... ou presque)

    Toujours sur le thème de la "dent dure" il y a CECI ↑ ↓... qui n'est pas à notre honneur... (Dans l'album "France contemporaine")

    Vito : de l'archi (pauvre) au dessin (riche... ou presque)

    Pour en savoir plus on va sur le site de VITO : vitoillustration 

    Ces albums (+ ou - 20 €) sont en auto-édition, donc à encourager

    Vito : de l'archi (pauvre) au dessin (riche... ou presque)

    J'ai trouvé ça sur son Facebook, ce n'est peut-être plus d'actualité, mais tentez toujours votre chance ! Cliquez dedans pour agrandir.


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    SANS PLUS DE DÉTAILS SUR SON ORIGINE, cette photo a beaucoup 'voyagé' dans les réseaux du vouèbe. Après tout, cette vieille dame passagère n'avait pas un visage de vedette connue et on ne voyait pas grand'chose de la Harley-Davidson de 1938. Ça pouvait être une fakefoto destinée seulement à faire causer. Erreur fatale, double erreur fatale de nouzôtres Européens ! Cette Américaine n'est pas en effet une vedette. Elle est plus que ça : une gloire dans son pays où on la considère comme l'une des plus importantes artistes-peintres du XXe siècle nord-américain. Elle est classé moderniste, ce qui dit tout et rien à la fois, mais lui vaut de multiples expositions à travers le monde anglo-saxon.

    Il a fallu attendre 2015 pour qu'un hommage soit enfin rendu à Georgia O'Keeffe (1887-1986), en France au musée de Grenoble. Le fait que cette exposition, trente ans après sa mort, n'ait pas intéressé un grand musée national en dit long sur ce qui motive les "spécialistes" des grandes expos - sous entendu : les raouts parisiens qui rapportent la grosse pépète (voir Picasso, Calder, Miro, Wahrol-Basquiat, etc).

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    Paysage du Nouveau-Mexique (Georgia O'Keeffe). 

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     Coquelicots d'Orient

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    Au cours de sa longue existence, Georgia a peint près de 2000 toiles. Elle a trouvé son inspiration principalement dans la région du Lake George (État de New-York) puis dans les paysages désertiques du Nouveau-Mexique, enfin dans les fleurs. Bien particulières, ses fleurs . Ce sont souvent des arums (symboles de 'désir ardent', voir ci-dessus à gauche) mais d'autres sont de catégories plus calmes comme cet iris violet (à droite). La psychanalyse, on s'en doute, ne s'est pas privée d'en rechercher les significations inconscientes...

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     De même qu'il y a beaucoup à creuser dans la passion que Georgia vivra avec Alfred Stieglitz. Cet éminent photographe est le chef de file de l'école pictorialiste américaine, mouvement qui voulait faire reconnaître la photo au rang des Beaux-arts. Georgia le rencontra en 1916, elle avait 29 ans, lui 52 et marié. Il divorce, et tous deux vivront un amour qui ne cessera qu'avec le décès de Stieglitz en 1946. 

    Nouvel articleDurant ces décennies, son modèle sera Georgia. Il la photographiera sans fin, comme un paysage, fasciné par son corps et ses mains tout particulièrement.

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    Il travaille parfois en plein air, photographié par un ami en 1924. À l'époque, la photo demandait des qualités athlétiques afin de manier un appareil comme son...

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    ... Graflex (à plaques verre) qui est aujourd'hui dans un musée...

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    ... qui est consacré à la préservation des œuvres de Georgia à Santa-Fé au Nouveau Mexique. Il a été installé non loin du ranch rustique au milieu de nulle part où elle a habité (ci-dessous) après la mort d'Alfred Stieglitz.

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    Une Harley-Davidson a pris place elle aussi dans le musée. Seule différence avec celle qui a emmené Georgia, c'est une latérales qui est exposée... Mais il est possible que son pilote ait possédé  les deux modèles. (On a peut-être aussi adapté la formule qui a cours dans l'Ouest : lorsque la légende est plus belle que la réalité...etc)

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    Georgia O'Keeffe avec son ami le peintre Maurice Grosser sur la Harley-Davidson Knucklehead (la vraie) ont été photographiés par © Maria Chabot 

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    D'UN DÉSERT À UN AUTRE, cette fois celui de l'Afrique du Nord où circula cette ancêtre de l'Hélica en janvier 1913. À vrai dire, cet appareil dont on ignore le nom (traineau ou sauterelle, nous dit Le Petit Journal ressemble plus à la cellule d'un avion qui aurait perdu ses ailes qu'à une automobile. Car de l'auto, il a bien les 4 roues et une de plus pour le général-passager 3 étoiles ...

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    ... qui a dû maintenir sa position durant les 300 km de pistes allant de Biskra à Touggourt. L'artiste a un peu malmené les lois de la perspective car si le pilote mène l'engin vers la gauche, la roue qui porte le général (un 3 étoiles...) vient droit sur le spectateur. Collision en vue !

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    D'un désert à un autre, sur 2 ou 5 roues


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  • LORSQU'ON VOIT CE QU'IL FAIT, ça donne envie de balancer son Canon multibidules et de ressortir son Rolleiflex des années 50. Mais on n'ira pas comme lui jusqu'à des tirages au charbon, des cyanotypes et autres manipulations au collodion, toute cette cuisine 'à l'ancienne' qui donne de si belle images. Je ne vais pas vous faire l'article plus longtemps, allez donc voir son blog sur  http://blog.photographie-cholley.com et jugez par vous-même.

    Et puis, tâchez de trouver quelque part dans ses trésors cette émouvante photo de 1974 qu'il a gardée du temps de sa jeunesse :

    Jean-François Cholley PHOTOGRAPHE

    Quelqu'un qui a roulé sur une Velocette (Thruxton ?) ne peut être qu'un bon !

     


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  • Une de plus, je vous la laisse quand même ?

    Le papier mâché au secours de la Presse

    EN RÉALITÉ, JE TRICHE UN PEU car c'est la photo qui est nouvelle, pas la 1000 HRD (Vincent) dont, jadis, j'ai répertorié celles qui sont ou ont été en France. L'un de mes espions favoris a repéré celle ci-dessus dans le f&@#book d'Alain Daigne qui, par ailleurs publie d'autres belles photos sur des courses à Montlhéry et autres sucreries. Un coup d'œil chez lui vous nettoiera l'esprit de toutes les sottises habituelles qui polluent ce réseau que l'on dit "social".

    Donc, cette photo nouvelle représente la 1000 Vincent HRD qui a servi dans l'essai par Daniel Rebour publié dans Moto Revue en... 1947 !

    Le papier mâché au secours de la Presse

    Pourtant, c'est l'essai Moto Revue de 1949 qui a frappé et qui est resté dans les mémoires : celui du "200 à l'heure", qui fit la couverture de Moto Revue du 8 janvier 1949 (ci-dessus). Mais auparavant, en janvier 1947, sur une maigre et unique page, Daniel Rebour, racontait que grâce à "l'obligeance de M. Garreau", il avait atteint 170 km/h "en sécurité" au guidon d'une Vincent HRD. Un œil pointu remarquera qu'il s'agissait de deux machines différentes. Moteur noir sur la 1949 qui se révèle être une Black Shadow, avec son compte-tours surplombant le phare. Il y a surtout, les WO d'immatriculation 'garage' ne sont pas les mêmes. Reste la présence de ce pilote pas du tout équipé motard. Renseignement pris à la source (Alain Daigne), le photographié est M. Charpentier, spécialiste des articles techniques à Moto Revue

    En 1947, D. Rebour a précisé qu'il était accompagné "d'un de nos collaborateurs". En fin d'article, il prendra son "photographe en croupe" pour faire "un petit tour, 120 en montant, 140 au retour. À deux, c'est gentil !" concluait-il. Photographe-collaborateur ou collaborateur-photographe, en confiant cette photo à A. Daigne M. Charpentier avait précisé n'avoir pas roulé sur la Vincent. On en a connu de moins modestes ...

     ♥  ♥ ♥ ♥

    Le papier mâché au secours de la Presse

    Exemples de cambrures, de la plus normale à la plus expressive. À gauche, regard d'une femme (sur la taille), jusqu'à celui de l'homme (plus bas) à l'extrême-droite.

     L'EUSSES-TU CRU ? Les reins les plus cambrés sont ceux qui attirent le plus le regard des hommes ! Si, si, c'est absolument vrai et démontré par les recherches d'une équipe de scientifiques portugo-suèdoise. Ils ont trouvé que chez les mammifères la femelle lance un signal vestigial de proceptivité (entre nous on dit : recherche d'accouplement) qui se manifeste par une cambrure des reins. En étudiant les regards portés sur des modèles féminins numériques (poupées gonflables ?), les chercheurs ont découvert que l'être humain n'avait pas un comportement différent. Surtout chez l'homme...

    Le papier mâché au secours de la Presse

    À gauche : BON grâce à un petit guidon, tentez votre chance. À droite : PAS BON car le guidon est beaucoup trop large et haut. Fuyez sans regrets.

    Il y a certes une marge d'erreur du fait de l'utilisation de modèles non-humains, mais chacun d'entre nous, par un simple test effectué dans la rue, peut arriver aux mêmes conclusions que nos portugo-suèdois. Pour, éventuellement - petits galapiats - en faire son (votre) profit. Ainsi, sur une sportive équipée, la pilote envoie un signal vestigial de proceptivité. Voir ci-dessus. à gauche. L'autre photo cache un piège, l'offre est trop évidente pour être sincère... Vous voici prévenus.

    € £ ¥ € £ ¥ € £ ¥ € £ ¥ 

    papier mâché

    Toute en bois et papier, une moto grandeur nature dans votre salon qui ne risquera pas de salir la moquette. Mais elle vous coûtera bien plus que la vraie qui a servi de modèle ! Les plus petites pièces (oiseaux) de Kurtz sont à 5 000 dollars... La plupart  des autres œuvres sont "Prix sur demande". On est pudique dans le milieu de l'art 

    LE JOURNAL SUR PAPIER perd du terrain tous les jours nous disent, justement, nos quotidiens journaux. Création de Jean Jaurès (pas la station de métro, l'homme politique) L'Humanité a ses vapeurs et risque de finir par rejoindre les centaines de feuilles défunctées dans le courant du siècle dernier. Heureusement, l'art vole au secours des agonisants ! Coïncidence, le recyclage est dans l'air et ça tombe bien pour Will Kurtz qui ne fait que çà bien avant que la "mode" ne s'en soit emparée. Avec une pile de journaux, un assortiment de magazines, des ciseaux, de la colle, du ruban adhésif et quelques clous il vous fait une sculpture. Grandeur nature même !

    Le papier mâché au secours des journaux

    Pour les pièces les plus imposantes, l'artiste travaille sur des armatures en bois ou en grillage (de cage à lapins). Pour les détails, il emploie des objets tels que colliers de chiens avec leur laisse ou les lunettes noires du personnage.

    Le papier mâché au secours de la Presse

    Picasso ou Einstein (ci-dessus) l'ont inspiré. Le fauteuil est aussi en papier.

    Le papier mâché au secours de la Presse

    Pas facile à caser ailleurs que dans un musée et d'ailleurs elles y sont sans doute déjà.

    Le papier mâché au secours de la Presse

    Passage obligé pour tout artiste : le nu féminin !

    Le papier mâché au secours de la Presse

    Certains des sujets choisis par Kurtz ne donnent pas vraiment l'image d'une "America great again" comme la voudrait le péroxydé de la Maison Blanche. Mais à quoi servirait l'art s'il s'interdisait d'appuyer là où ça fait mal ?


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