• Lambersart-Lunéville : hommage à Maurice Chapleur

    Succès complet pour la "balade" de Gilles, Jean-Paul et Thomas, trois intrépides de la Confrérie des Vieux Clous qui ont rallié Lille à Lunéville sur leurs machines des années 30, afin de sensibiliser l'opinion sur l'avenir de la Collection Chapleur. Les deux René Gillet et la Motobécane ont couvert presque dans les temps prévus - et en méprisant l'autoroute - les 430 km du trajet malgré la pluie et le brouillard. Le chaleureux accueil des Lunévillois les a confirmés dans le bien-fondé de leur opération qui a trouvé un excellent écho. 

    La presse représentée par l'Est Républicain a publié la photo ci-dessus en page une avec un article de 3/4 de page à l'intérieur tandis que FR3 Régions a déplacé une équipe qui les a interviewés. Résultat à regarder avec le lien ci-dessous (ou "actualités régionales lorraine").

    http://france3-regions.francetvinfo.fr/lorraine/les-motards-se-mobilisent-pour-la-collection-chapleur-812129.html

    Bientôt d'autres photos et reportage promis par Gilles himself, donc "de la bouche du cheval" comme on dit en rosbifland.


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  • Note au lecteur : les documents de cet article ont été acquis aux enchères sur Ebay ou Delcampe. Si vous les avez déjà vus sur Facebook ou autre support, c'est parce qu'ils ont été scannés donc VOLÉS sur les sites en question. J'ai éliminé certains de ces voleurs sur ma liste "d'amis" de Facebook. Comme a dit (Voltaire ?) le sage : "Protégez-moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge". Exception pour la Vespa en Afrique qui figure dans de nombreux sites et blogs sans mention d'origine (probablement une photo du voyageur diffusée par une agence de presse)

    COMME L'ÉCRIVAIT très justement Jean Goyard dans son excellent ouvrage "Tous les scooters du monde" (le premier sur ce thème, publié en 1987), le scooter a connu trois vies. Ses débuts datent du lendemain de la Première guerre mondiale. C'était alors une machine plus ludique qu'utilitaire, malgré les efforts de l'Auto-Fauteuil, premier du genre à bénéficier d'une certaine diffusion. Il n'a tenté aucun grand constructeur français, concurrencé peut-être par les nombreux modèles de Terrot, Peugeot ou Monet-Goyon catalogués pour "Dames et Ecclésiastiques". Parfois traité de "patinette à moteur", c'est une amusette qui disparaît au milieu des années 20.

    UNE GUERRE PLUS TARD, il renaît dans une période économique difficile. Il va pourtant déclencher un engouement encore jamais vu pour une mécanique à deux roues. En 1949, dans les 6 premiers mois, deux constructeurs étaient comptabilisés : Bernardet a produit 361 scooters et A.G.F. (Faizant) est loin derrière avec 91 unités. L'année suivante sont sortis des usines (ou ateliers...) 1820 scooters. Ensuite la machine s'emballe et le chiffre double tous les deux ans environ pour atteindre 135 6657 unités en 1955. Il faut dire que Vespa et Lambretta sont passés par là, étouffant la concurrence avec des sites de production installés sur notre sol : 48 100 Vespa et 34 475 Lambretta ! C'est l'époque des grandes fêtes et rallyes scootéristes qui réunissent des centaines et des centaines de participants. En 1956, le parc des deux-roues français comptent plus de scooters que de motos, 355 000 contre 350 000 unités. Mais la catégorie "vélomoteurs" atteint 900 000 machines, essentiellement des "cylomoteurs" dont la Mobylette et ses dérivés.

    PUIS LA VAGUE SCOOTÉRISTE amorce son déclin pour de multiples causes : permis-licence obligatoire (1958) pour les moins de 125 cm3 ; assurance également obligatoire (1959), tandis que la guerre d'Algérie absorbe des milliers de jeunes entre 1954 et 1962. Autant de clients potentiels qui ne sont plus sur le marché. La postérité photographique nous a laissé de ces "Années scooter" quantité de témoignages d'une vitalité exceptionnelle. La "troisième vie" du scooter a envahi notre quotidien du XXIème siècle mais, peut-on dire, sans l'enthousiasme qui régnait dans les années 50. Le scooter est devenu un moyen de transport, rien de plus, malgré l'aura qui entoure l'iconique Vespa.

    Cartes postales de vacances en scooter

     Le scootériste ne recule pas devant les longs parcours, en emportant de nombreux et encombrants bagages pas vraiment conçus pour les deux-roues. En plus il transporte un(e) passager(ère) puisqu'il a bien fallu quelqu'un pour prendre la photo, avant de reprendre  place sur le tan-sad. Ce rare Motobécane 125 quatre temps est la première et - malheureuse (*) - apparition de la marque de Pantin dans le domaine du scooter. Le succès viendra plus tard avec une machine plus simple et plus économique à moteur deux-temps. (*) Selon J. Goyard, l'usine a tenté de racheter les exemplaires en circulation car la partie du châssis utilisée comme tube d'échappement avait tendance à se corroder rapidement...

    Carte postale de vacances en scooter

    Un Lambretta 125 encombré de sacs divers et d'une valise (!), sans oublier le bidon d'huile pour le mélange de ce deux-temps. La photo est datée d'août 1956 avec ces mots : "Sur les rives du lac du Bourget, en vue d'Aix-les-Bains".

    Carte postale de vacances en scooter

    La route a parfois été longue sur le 125 Lambretta et les journées froides ou pluvieuses, mais quelle récompense à l'arrivée au pays des palmiers ! Le plaisir de rouler sans gants, sans bottes, sans blouson, sans casque, sans pantalon, sans... on arrête là car nous sommes encore dans les années 50 ! (Heureux photographe).

    Carte postale de vacances en scooter

    L'avantage du deux-roues, c'est qu'il permet de s'arrêter où l'on veut et quand on veut. Chez Lambretta comme chez Vespa, quantité d'accessoires sont disponibles afin de transporter le maximum de bagages. La valise est toujours utilisée, mais la vaste sacoche fixée derrière le tablier est presque indispensable pour les déplacements quotidiens. Avec un usage parfois surprenant, tel celui démontré par ce coursier de France-Soir sur Vespa revenu des Halles de Rungis avec des homards vivants dans ladite sacoche remplie de cubes de glace !

    Carte postale de vacances en scooter

    En 1957, un jeune étudiant allemand entreprenait un tour du monde sur Vespa, sans beaucoup se soucier du problème des bagages. Pour seules précautions, un jerrycan d'essence (mélange) sanglé sur le plancher et un autre bidon plus petit juché sur un coffre ou une valise (?) à l'arrière. La guitare lui permettait peut-être de financer le voyage en "grattant" aux étapes. Une telle aventure démangea plusieurs Lambrettistes et Vespistes. D'autres se lancèrent sur des A.G.F. français, peut-être même si ma mémoire est bonne, avec un Terrot (courage surhumain ou inconscience ?). 

    Cartes postales de vacances en scooter

     Les multiples clubs scootéristes qui s'étaient créés organisaient des manifestations très conviviales, parmi lesquelles le concours des "photos de vacances". Certaines furent publiées dans la revue française "Le Scooter" qui se consacrait à la pratique de cette machine sous son aspect le plus convivial. Le sujet de cette photo artistique, outre la dame belge qui le chevauche, est un Lambretta du type C qui a abandonné la structure en caisson pour une architecture plus "motocycliste" avec un gros tube avant complété par une autre structure arrière, toujours en tube. Le modèle C est rare en France, car il fut vite remplacé par les versions carénées produites en France à Troyes.

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  • Zerki ou Corchot ? De quoi juger sur preuve

    EN RÉPONSE à la question posée dans les commentaires de l'article précédent sur le Miyon à Magny-Cours, voici comme promis la photo de la Kawasaki "esseulée" sous un angle plus lisible. Maintenant balle au centre, et que le... meilleur gagne ! Enfin, si on a le nom de son pilote ce jour-là, ce sera toujours de quoi faire avancer les connaissances.

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  • REVOIR CES PHOTOS des courses à Magny-Cours en 1972, montre à quel point la compétition motocycliste a changé. Non par son côté technique, ce qui est évident, mais dans le milieu qui était le sien. Oui, c'est sûr, on sait que ça a changé, en bien ? en mal ? Va savoir !

    À l'entrée des années 70, le motocyclisme français est en pleine renaissance. La revivifiante (mais oui !...) vague japonaise repousse à la marge des constructeurs européens déjà à l'agonie. Deux ou trois seulement éviteront de peu le couperet de la guillotine économique.

    La compétition de vitesse a vu émerger de nouvelles têtes, les Rougerie, Bourgeois, Tchernine, Guili, Pons, Roca, Chevalier, Fougeray, etc. Avec tant d'autres ils cherchent à disposer d'un matériel qui coûte cher. Il n'est plus question, comme l'ont fait leurs aînés, de récupérer le matériel de pilotes - surtout britanniques - qui changeaient le leur en fin de saisons. On a ainsi vu les sides d'un Eric Oliver ou d'un Cyril Smith finissant leur carrière entre les mains des Jean Murit ou Jacques Drion. Procédure identique avec les solos, Norton ex-Collot, ou AJS ex-Monneret, Guzzi ex-Houel ou ex-Behra.

    Il faut désormais faire son marché auprès des Japonais qui commercialisent des compé-clients efficaces mais chères. Très chères même pour le débutant. Le "sponsor" est une espèce encore rare et c'est souvent le patron motociste-concessionnaire du coureur, lequel travaille le reste de la semaine à l'atelier ou au magasin. Certains ont déjà compris que la chasse au financement  était le passage obligé d'une passion pour la compétition, même si tous ne rêvent pas d'en faire leur métier.

    Une fois encore, comme à plusieurs reprises dans l'histoire de la moto depuis les origines, la presse (qui est si souvent tournée en dérision...), en l'occurrence ce sera ici Moto Revue, va donner un coup de gaz à la compétition en dotant une épreuve de 1 MILLION de francs. Des francs "anciens" ça va de soi, car si depuis 1960 la France est passée au "nouveau franc", le "vieux" se pratique encore, et pour longtemps ! Et pour la bonne raison que 1 MILLION, UNE BRIQUE !, ça "parle" bien plus que les 10 000 réels.

    Avant de passer aux courses, on s'instruit à travers le parc de Magny-Cours - pas vraiment un paddock - herbu, parfois boueux comme on l'a vu au "Million" de l'année précédente. Ouvert à tous, s'y mêlent les spectateurs, les journalistes, les pilotes et les amis (et amies) de pilotes, leurs épouses éventuellement avec enfants, leurs mécaniciens. Il y a aussi quelques représentants des fabricants de lubrifiants, de cuirs, de bougies, de bottes, etc. qui veillent au respect des rares contrats passés avec le pilote et matérialisés par les auto-collants sur le carénage. Le tout dans une atmosphère décontractée qu'on a bien oubliée... Et pas trace du moindre groupe de rock tonitruant pour distraire le public. Seul notre "crooner" en devenir, Eddy Mitchell, donnera un concert le samedi soir ! On vivait dans dans la misère "culturelle", mais on ne le savait pas...

    LES PILOTES CONNUS ET LES ANONYMES

    Le "MILLION" à Magny-Cours 1972 : les gens

    Parmi les personnages qu'on y rencontrait, j'ai failli oublier les admiratrices, par exemple celles d'un Thierry 'bogosse' Tchernine (Yamaha 250 et Japauto-Honda 860). À l'arrière-plan, on remarque un motard en cuir à médailles avec, symbole indélébile de l'époque, le jean pattes d'éph' qui revient très fort en cette année 2015, m'a t-on dit. Selon le site de mode Pure/Trend : "Il donne du cachet à n'importe laquelle des tenues". À titre personnel, je le déconseille vivement pour la moto, sauf à risquer de passer une vitesse en posant le pied à terre à un feu rouge... 

    Le "MILLION" à Magny-Cours 1972 : les gens

    Pour l'éducation des jeunes couches et pour ceux de nos lecteurs qui seraient trop éloignés de la capitale pour en connaître les derniers 'must have' vestimentaires, voici de quoi vous renseigner sur cette mode pattes d'éph'. Pas chère, puisque le pantalon, la veste et le gilet sont à 50,17 euros sur le ouèbe.  On en sait plus en cliquant sur la vignette ci-dessus. Attention, ça pique les yeux !  

    Le "MILLION" à Magny-Cours 1972 : les gens (1)

     Attiré par une mécanique peu courante qu'était la 500 Kawasaki-Baranne conçue par Eric Offenstadt, c'est seulement plus tard que j'ai découvert sur cette photo un futur grand champion. Tôt disparu, comme beaucoup d'autres de sa génération, c'est Patrick Pons, debout à droite, qui n'était alors qu'un concurrent parmi d'autres de la Coupe Kawasaki (2 ème de la manche à Magny-Cours, mais en tête du classement de la Coupe). Victime d'un moteur de plus en plus faiblard au fil des tours, il ne sera que 4 ème des 250 du Criterium 250-750. Sa machine est la n° 18 visible à l'arrière plan. Accroupi devant la Baranne (Pilote Gérald Garnier, selon le programme ?), c'est probablement un représentant de Marchal en train d'appliquer un auto-collant "contractuel".

    Le "MILLION" à Magny-Cours 1972 : les gens (1)

    Je vous l'ai dit qu'il y avait de tout dans ce parc coureurs !

    Le "MILLION" à Magny-Cours 1972 : les gens (1)

    Flûtes à l'échappement, selle-dosseret, gros carter d'huile additionnel, gros réservoir, commandes reculées, guidon bracelets, carénage "racing", ce 192 (désolé pas de nom au programme) était bien décidé à s'amuser en "Criterium 250-750". Il avait aussi ses chances d'en piquer plusieurs au freinage, surtout les deux-temps, avec son monstrueux Münch à l'avant. On voit aussi que Monsieur Motul a laissé ses signatures.

    Le "MILLION" à Magny-Cours 1972 : les gens (1)

    Conseil de guerre autour du concurrent-pilote de la BMW précédente, ou peut-être tout simplement le partage d'une boîte de pâté au petit-déjeuner ? 

    Le "MILLION" à Magny-Cours 1972 : les gens (1)

    En catégorie Criterium, l'arme absolue est la 750 Kawa H2, mais elle trouve souvent contre elle les 750 Honda, la surnommée "4 pattes" des gazettes en mal d'image. La préparation de cette 4 cylindres a porté surtout sur son allègement, à grand renfort de réservoir et garde-boue en polyester, échappement simplifié par un "quatre-en-un". L'accastillage est réduit par des commandes reculées, un guidon à bracelets ou encore l'inévitable guidon multi-positions signé Bottelin-Dumoulin.  

    Le "MILLION" à Magny-Cours 1972 : les gens (1)

    Entre pilotes, la discussion permet de passer le temps en attendant l'appel en pré-grille. Jean-Claude Chemarin (Suzuki 500) en donne un exemple avec un autre pilote non-identifié. Si le matériel évolue, la mode aussi et l'on commence à voir des combinaisons multicolores mais encore vierges de logos ou insignes publicitaires. Bottelin-Dumoulin sera parmi les premiers sponsors motocyclistes français à assurer une présence régulière "Service Course" sur les circuits.

    Le "MILLION" à Magny-Cours 1972 : les gens (1)

     L'entre deux courses c'est parfois un moment moins décontracté pour certains pilotes qui doivent mettre eux-mêmes les mains dans le cambouis. Sans égard pour une combinaison de cuir, heureusement noire ! (Thierry Sagory - 250 Yamaha).

    Le "MILLION" à Magny-Cours 1972 : les gens (1)

    Décontraction totale d'un public pas vraiment motard, tandis que quelques "purs" sont déjà installés sur l'une des tribunes en attendant les premières courses. Pourtant, dans son compte-rendu de Moto Revue, Christian Bourgeois écrit que l'ambiance "bon enfant allait en se dégradant", situation due, entre autres, à une présence policière très stricte. Signe prémonitoire des temps à venir ?... Au premier-plan à droite, la berline Jaguar MK II de Philippe Folie-Dupart, photographe de Moto Revue. Le choc pétrolier est à venir (1974) et une grosse et gourmande anglaise est accessible en occasion. Même si elle ne sort que dans les grandes réunions, le reste du temps une Jaguar fait bisquer les petits camarades de la profession et au-delà. Le virus était venu d'Angleterre (le terreau en berlines de luxe neuves ou d'occasion y fut toujours plus fertile), lorsque Barry Sheene arriva au paddock en Bentley et que Phil Read répliqua par une Rolls-Royce (ou l'inverse ?). Chez nous, Christian Bourgeois s'était acheté une Bentley...

    Le "MILLION" à Magny-Cours 1972 : les gens (1)

    Personne n'est à l'ouvrage sur cette Kawasaki bien esseulée au milieu de spectateurs tous souriants. Peut-être à la suite d'une plaisanterie lancée par le jovial René Guili ? (tout à gauche) engagé en 250 cm3 (Yamaha) et dans le Million sur 750 Kawasaki, la marque sans doute la plus représentée dans ces journées. 

    Le "MILLION" à Magny-Cours 1972 : les gens (1)

     Le carénage n'est encore qu'un accessoire léger, facilement démontable que de nombreux fabricants français proposent dans toutes les tailles et sous toutes les formes. Ici, celui de Gérard Debrock (250 Yamaha) qui sera un tout bon en endurance, quoique pas mauvais en vitesse. À propos de carénage, celui des Japauto du Bol d'or n'était pas une merveille d'aérodynamisme et Debrock ne l'aimait pas, sauf sous la pluie. Lors d'une autre épreuve d'endurance, confiait-il à Moto Revue, "comme on n'avançait pas, on a décidé de faire un essai sans ce carénage : on a gagné 2 secondes au tour...".

    Le "MILLION" à Magny-Cours 1972 : les gens (1)

    Avant peinture, le travail d'Eric Offenstadt à motorisation Kawasaki est bien mieux mis en valeur, surtout avec un coup de soleil sur cet aluminium bouchonné. Celle qu'on entrevoit par la porte du camion porte à trois le nombre d'exemplaires de cette machine présents à Magny-Cours. L'un d'entre eux est assez souvent exposé aujourd'hui par l'Écurie Gérald Motos dans des réunions d'anciennes ou dans des Salons.  

    Le "MILLION" à Magny-Cours 1972 : les gens (1)

     Un gros plan pour les gourmands du 3 cylindres deux-temps... et de quoi leur tirer une petite larme. De profundis

    Le "MILLION" à Magny-Cours 1972 : les gens (1)

    La Honda 4 cylindres est la favorite de ceux qui croient toujours aux soupapes. Elle a sa place dans la catégorie "Criterium" ouverte à toutes les cylindrées, de 250 à 750, de même que dans le "Miyon" du Nivernais. Si le programme de ces journées est fidèle, la n° 79 était menée par Jean-Luc Flesch qui n'aura pas regretté le voyage depuis son Colmar lointain : il a fini 10 ème de l'épreuve-reine, derrière des "pointures" sur des deux-temps plus ou moins "épaulés" par les importateurs ou concessionnaires. Le seul autre 4 temps à l'avoir devancé était une autre Honda 4 pilotée par André Kaci

    Le "MILLION" à Magny-Cours 1972 : les gens (1)

    La compétition est une affaire de famille, ce qui nécessite un équipement en conséquence. Essentiellement une vaste tente avec auvent pour abriter deux adultes, un enfant et un parent venu donner un coup de main. La Honda 4 voyage sur une remorque légère dont j'ai oublié la marque. Je me souviens seulement de sa construction très simple : deux traverses en U et en croix avec un essieu formé d'un gros ressort à lames terminé à ses extrémités par les fusées des roues. Solide jusqu'à un certain point. À quelques kilomètres de mon point d'arrivée j'ai failli perdre ma Yam 500 SR que j'emmenais en vacances : la "patte de lapin" d'attache s'était ouverte ! Comme je me trainais à 5 km/h pour atteindre un village, je me suis fait arrêter par une estafette de "bleus". Arrêté pour rouler trop lentement ! Ils avaient cru que j'avais fait un malaise... Un indice pour retrouver la marque de cette remorque : les garde-boue en "poly-choucroute" étaient peints en jaune. C'est Soulier, de Zone 6, qui les proposait à Paris, mais il fallait aller les prendre chez le constructeur (vers Rambouillet ?).

    Le "MILLION" à Magny-Cours 1972 : les gens (1)

    De la plus grosse à la plus petite, tout est bon pour circuler à travers le parc. 

    Le "MILLION" à Magny-Cours 1972 : les gens (1)

    ... mais ce qu'on voit se déplaçant à pied n'est pas moins intéressant, telles ces fausses paysannes en sabots, grande mode de l'époque (pour hommes et femmes).

    Le "MILLION" à Magny-Cours 1972 : les gens (1)

     S'il faut en croire leurs T shirts, Madame et Monsieur Champion sont en discussion pour tenter de placer leurs bougies à un pilote (sur Kawasaki ?).

    Le "MILLION" à Magny-Cours 1972 : les gens (1)

    Ça n'en a pas l'air, mais voici le photographe de Moto Revue en plein travail. C'est Philippe Folie-Dupart en discussion avec un personnage caché par une demoiselle en tunique "made in Djerba" (très mode aussi en 72). Tout le monde semble avoir les reins fragiles...

    Le "MILLION" à Magny-Cours 1972 : les gens (1)

    En se retournant, Folie-Dupart est tombé en arrêt devant la Kawasaki de René Guili. Dans la première manche du Million, le Savoyard bagarre avec les hommes de tête et termine 5 ème. Dans la même place à la mi-course des 20 tours de la finale, son moteur le trahit soudain et il disparaît dans les profondeurs du classement.

    (À suivre : les courses)

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  • Pas tous mauvais !

    Créateur du déjà lointain "Petit Psikopat Illustré" des années 80, le dessinateur Carali raconte aujourd'hui sa vie dans "Siné mensuel". En voici un extrait d'après le numéro de septembre 2015 (5,50 € dans tous les kiosques et marchands de journaux, parce qu'il faut encourager nos frères de la presse papier !).

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  • Vacances à trois en tri

    BIEN MIEUX que "Trois hommes et un couffin", c'est l'épopée de trois copains parisiens bien décidés à aller voir la mer. Par la route et avec un engin motorisé. Ça se passe en 1951, et on roule alors avec ce qu'on trouve. Pour ces aventuriers ce sera un triporteur Juéry, placide quoique très bruyant véhicule de livraison. Il est motorisé d'origine par un bon vieux latéral de 500 cm3 de la marque L.M.P., accouplé à une boîte Staub à trois vitesses et marche arrière. Mais le leur a été modifié et arbore un 350 Terrot guère plus moderne quoique toujours à soupapes latérales.

    Vacances à trois en tri

     

    Dans cette greffe, le Juéry a perdu son refroidissement par un ventilateur protégé par une grille circulaire et fixé sur le côté du moteur (à gauche ou à droite selon les modèles et le millésime). Si vous trouvez un jour un moteur quatre-temps L.M.P. orphelin de sa moto, un indice vous indiquera si c'est un moteur provenant d'un triporteur : la culasse a des ailettes transversales, dans le sens du courant d'air provoqué par le ventilo...

    Grandes vacances à trois dans un tri

     L'essieu avant est monté sur cheville ouvrière si bien que dans un virage, toute la caisse se déplace. Et si le virage est aigu, gros succès auprès des populations car le conducteur doit maintenir à deux mains la branche intérieure du guidon qui fait dans les 80 cm de largeur ! C'est qu'il fallait bien ça pour maîtriser la bête...

    Grandes vacances à trois dans un tri 

    La lumière rasante trahit l'atmosphère d'un réveil au petit matin. Les carrosseries "ouvertes" comme celle-ci "peuvent être livrées sans supplément avec panneau avant s'abattant" précisait le catalogue, ce qui augmentait d'autant la superficie disponible pour la... literie.

    Grandes vacances à trois dans un tri

     Le tendelet protégeant le chauffeur-conducteur était un "accessoire" de série de même que la roue de secours "garnie". Une seule manette, celle des gaz, encombre le guidon car le freinage "couplé sur les trois roues, le seul assurant la sécurité nécessaire" était commandé par une pédale au pied droit, le pied gauche assurant l'embrayage.

    Grandes vacances à trois dans un tri

    L'AVENTURE ne serait rien sans les péripéties inattendues notées sur le trajet en 8 étapes dessiné dans le dossier des photos qui retracent ces journées. Malheureusement, le sens de "circulation" ne nous est pas indiqué. Si bien qu'on ne sait pas s'ils ont foncé vers l'Océan en deux longues étapes et une plus courte en pays breton, ou si ce trajet plus direct a été celui du retour. Auquel cas, ils auraient connu leurs premiers ennuis au début de leur entreprise. Le carburateur fait des siennes à Fontainebleau, crevaison à Montargis, allumage défaillant (bougie), puis problèmes de garde-boue (photo ci-dessus) peu après Orléans. Ce qui les incite à faire étape malgré le peu de kilomètres parcourus.

    Ce qui est tout relatif car en 1951, plus de 100 km, c'était déjà un voyage, surtout avec un engin qui devait avoir du mal à atteindre les 40/50 km/h. La suite est un peu plus calme avec étape à Amboise, mais une soupape cède à Angers. C'est ensuite le grand tour en Bretagne. En trois étapes dont une à Pornic fournit l'occasion d'une "soudure" dont la nature restera un secret pour nous. Sans doute peu importante puisqu'elle n'a pas entravé la suite du voyage (tout ceci est à lire... à l'envers si le sens de circulation est différent).

    Grandes vacances à trois dans un tri

    Le châssis Juéry est en tube et tôle emboutie dans la partie avant. La caisse est en contreplaqué sur un bâti "en bois dur" et tôlé extérieurement. Tous les modèles "lourds" sont montés avec des roues pleines alors que les 175 deux-temps (moteurs L.M.P. boîte 2 vitesses) reçoivent de classiques roues à rayons suffisantes pour supporter leurs 125 kilos de charge utile contre les 400 kilos (!) acceptés par les "grandes".

    Grandes vacances à trois dans un tri

    Plaque du constructeur piquée sur le site de Tontonvélo

    Grandes vacances à trois dans un tri

    Bien qu'assez peu "glamour", le triporteur a eu sa place à l'écran, en particulier dans "Paris chante toujours" (1951). Clément Duhour en est la vedette qui doit, pour hériter d'un vieil oncle, récolter un maximum d'autographes de chanteurs célèbres. Prétexte à filmer Yves Montand, Luis Mariano, Georges Guétary, Line Renaud et d'autres. C'est peut-être son passage chez l'épicerie Félix Potin dans sa jeunesse qui vaut à Clément Duhour de se retrouver au guidon de ce Juéry (ou Blotto ?). Ce genre de véhicule était beaucoup utilisé par cette maison pour ses livraisons (Image IMDB.com). Dans ce même film figure un gros contingent de René Gillet policières. On ne confondra pas ce triporteur avec celui emmené par Darry Cowl dans le film "Le Triporteur", car il s'agissait alors d'un modèle à pédales (provenant aussi de chez Juéry, semble t-il).

    LE CHANGEMENT du L.M.P. d'origine des Juéry pour une autre motorisation a donné des réalisations originales dont la plus spectaculaire est sans conteste celle-ci pour les glaces MIKO à St-Dizier. Elle est signée Vidal Ortiz, membre de la famille des fondateurs de l'entreprise en 1921. Non vous ne rêvez pas, cet engin ne doit rien à Photoshop. C'est une guerrière Zündapp KS 750 qui s'est retrouvée - moins son train avant - à véhiculer les célèbres douceurs rafraîchissantes "C'est MIKO qu'il vous faut !".

    Carte postale de vacances : trois dans un tri

    Il existe un musée chez Miko à St-Dizier où cet ensemble est probablement exposé, mais cette photo vient de http://passion-3-roues.centerblog.net/rub-rubrique-triporteur--2.html qui, comme le nom l'indique, est consacré au trois roues sous toutes ses formes.

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  • SUITE À UNE RENCONTRE de Jean-Baptiste Chapleur avec M. Eric Munier, maire d’Amnéville, il apparaît que la situation n’a guère évolué après un mois d’août si propice aux actions discrètes. On est en droit de supposer que M. le maire « joue la montre », sans doute en espérant que l’affaire finira par s’enliser.

    Il n’aurait pas apprécié que la F.F.V.E. soit montée au créneau.

    Profitons de l’occasion pour (lui) rappeler qu’elle est ici parfaitement dans son rôle puisque dans ses statuts la F.F.V.E. - reconnue d’Utilité Publique par le Ministère de l’Intérieur - il est précisé qu’elle « a pour but d’encourager, de coordonner et de développer en France le mouvement général de la conservation, de l’utilisation et de la collection de tout véhicule ancien, quelle qu’en soit la nature. Elle participe à la recherche et à la sauvegarde de tout élément concourant à la préservation du patrimoine historique, technique, industriel et culturel de notre pays ».

    Musée Chapleur : nouvelles

    OÙ EN EST-ON AUJOURD'HUI ?

    Le maire assure qu’il ne manque rien de la collection qui a été tranférée dans un lieu inconnu. Inconnu théoriquement, mais qui serait assez facile à découvrir… Un constat d’huissier aurait été fait dont on ignore si l’homme de l’art a « constaté » le déménagement des machines ou autre chose. Par exemple leur état « avant-après » effectué machine par machine, idem pour les affiches et autres objets divers, les moteurs exposés, etc. À moins qu’il n’ait « constaté » tout simplement, le fait accompli. (On peut par ailleurs s’interroger sur sa qualification : huissier spécialisé en motos anciennes ? du moins en véhicules anciens ? en antiquités ?).

    Toujours selon les informations fournies par le maire, la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) se serait déplacée pour apprécier les conditions de stockage. Donc APRÈS déménagement, c’est à dire sans aucune possibilité de comparaison avec la situation antérieure qu’elle n’a pu connaître, et pour cause !

    Demandant des éclaircissements sur l’état des négociations qui semblent au point mort, entre les parties concernées, DRAC, Ministère de la Culture, Communauté des Communes du Lunévillois, Jean-Baptiste Chapleur n’a pu obtenir de réponse.

    VERS UNE ACTION EN JUSTICE

    Évoquant l’éventualité d’attaquer la ville au tribunal pour non-respect du contrat, M. Chapleur a compris à demi-mot que cela arrangerait plutôt les affaires du maire. Il demanderait alors (M. Munier est avocat de profession, ne l’oublions pas) l’annulation du contrat et exigerait le remboursement des 1,5 millions, représentant le manque à gagner suite à l’interdiction de vendre la collection à un particulier.

    Si on en arrive là, il est probable que le Ministère de la Culture ne resterait pas inactif… car, faut-il le rappeler « Il a pour mission de rendre accessibles au plus grand nombre les œuvres capitales de l’humanité, et d’abord de la France. A ce titre, il conduit la politique de sauvegarde, de protection et de mise en valeur du patrimoine culturel dans toutes ses composantes, il favorise la création des œuvres de l'art et de l'esprit et le développement des pratiques et des enseignements artistiques ».

    Il est bien précisé : LE PATRIMOINE CULTUREL DANS TOUTES SES COMPOSANTES.

    Musée Chapleur : nouvelles

    L'un des trésors d'avant 14 de la Collection Chapleur (Photo zimagez.com)

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  • Corbarieu 2015

     Muni de son appareil numérique "pas cher pour traîner dans la poussière", l'envoyé spécial du Zhumoriste s'est rendu à Corbarieu pour... pour... pour ce qui est indiqué de façon parfaitement claire sur l'affiche ci-dessus. Ne sachant pas trop quoi dire - ces débutants, il faut tout leur apprendre - il a envoyé ses photos sans beaucoup de précisions sur les personnages qu'elles représentent. Cependant il a eu - quand même - une idée pour commencer en beauté (c'est le cas de le dire), c'est de proposer un sujet sur "les plus beaux yeux du paddock", en hommage à Dane Rowe.

    Corbarieu 2015

    Corbarieu 2015

    Corbarieu 2015

    LES CANDIDATES sont dans la partie gauche de ces trois photos. On ne tiendra donc pas compte des rigolos qui se sont insinués à droite dans l'image, distrayant l'attention du photographe par des mimiques sans rapport avec le sujet intéressant. Ce déplorable procédé vient de loin : c'est Sarkozy jouant des coudes pour arriver au premier rang lors de la marche Charlie-Hypercacher ou encore notre Estrosi national lui aussi au premier rang des "élites" du second rayon le même jour... Imiter l'attitude des politiques dès qu'une caméra est en vue c'est plutôt mesquin... 

    Corbarieu 2015

    Là, shooté par un photographe rival, notre reporter se prend lui aussi pour une vedette, adressant un salut condescendant à ses admirateurs supposés. On aura reconnu sa 250 NSU ressuscitée des oubliettes de l'Histoire et dont il a narré naguère la restauration de A à Z (le 18/03/2012 sur zhumoriste.over-blog.com). Comme bon nombre d'autres concurrents il dissimule sous son pull, la "banane" contenant les outils de première urgence en cas de panne sur le circuit... 

    Corbarieu 2015

    14 attelages au départ, ça fait du monde et de la poussière mais c'est préférable à la gadoue qui a pourri parfois certaines des 22 éditions du quart-de-siècle écoulé. 

    .Corbarieu 2015

    Avant l'apparition du Yamaha 650 XS hyper réalésé, le twin Norton a longtemps été l'arme favorite des gros bras (indispensables) de la folle catégorie du sidecar-cross ! Le pilote est Daniel Chazelas (alias www.mototacot.fr/), fils de Marcel constructeur limougeaud d'une moto à gazogène dont il a été question dans un article précédent (voir 9 juillet 2015). Chez les Chazelas, la moto est une affaire de famille puisque c'est Aurélie, sa fille, qui est dans le "panier", ou plutôt sur la plateforme car de "panier" il n'y a plus guère ! C'est aussi elle qui est la troisième concurrente en gros plan du concours "plus beaux yeux"

    Corbarieu 2015

    Increvable Yamaha 650 XS qui à l'aide de quelques bonnes pièces et d'un travail d'experts amène parfois sa cylindrée aux alentours de 900 cm3 ! Équipage Antony Zucalli & Jean-François Gaillard.  

    Corbarieu 2015

    Par temps très sec un arrosage de la piste est indispensable, ce qui nécessite ensuite un "décrottage" en famille et dans la bonne humeur. Selon l'auteur de la photo, il s'agirait de Mme Dulac, à moins que ce ne soit Mme Rossi. Redoutable imprécision qui s'explique par le fait que Jacky Pichaud (c'est fait, on dénonce le fautif !) était souvent occupé à "faire le couillon", comme il l'avoue, sur la piste avec sa propre machine... On est prié de l'excuser et on rectifiera dès que possible.

    Corbarieu 2015

    Une toute petite partie des concurrents qui étaient plus de 200 venus de plusieurs pays comme le prouvent les étendards nationaux qui ne sont pas là que pour faire joli.

    Corbarieu 2015

    Selon notre reporter, voici la plus belle photo de cette réunion. C'est surtout parce qu'on le voit lui-même au passage d'une bosse sur laquelle il a soigneusement évité de décoller la moto, mais pas ses fesses.

    Corbarieu 2015

    Le drone peut avoir des utilisations pacifiques ainsi que le prouve cette vue aérienne du circuit du Verdoulet ou se déroule le moto-cross de Corbarieu. Il paraîtrait que, situé dans un pays de vergers, cette manifestation annuelle (et bruyante) n'apporte aucune nuisance à l'environnement. En effet, il est d'usage d'y tirer le canon à grêle pour... éloigner les orages néfastes aux cerises et autres douceurs de la nature ! (Photo Jean-Charles Pizzolatto).

    Corbarieu 2015

    Longtemps aux avant-postes de la compétition mondiale (Joël Robert...) , les CZ de cross des années 60/70 sont devenues aujourd'hui des pièces de musée. Pas toutes, heureusement car, magnifiquement maintenue en état (on ne dira pas qu'il est "concours"...), cette 380 de 1974 est utilisée par Norbert Pépin (merci de vous abstenir de jeux de mots faciles...).

    Corbarieu Moto-cross 2015

    Cette CZ 1964 "bi-tube" est plus ancienne de 10 ans. Elle ne paraît pas très différente de la première par son moteur, un "banal" mono deux-temps, mais c'est à l'intérieur que ça se passe et sur un banc de puissance, les "photos" ne sont pas comparables (Pilote Serge Dubouchet). Typique de la production tchèque, le kick est sur le même axe que le sélecteur.

    Corbarieu Moto-cross 2015

    Culasse en éventail, ailettes larges mais moins nombreuses, la CZ 380 (Pilote Valentin Nicola) a évolué en 1970 pour toujours plus d'efficacité. Avant la vague japonaise des Suzuki et Yamaha ou Husqvarna, la marque tchèque a récolté trois titres mondiaux en 250 avec Joel Robert (1964, 1968 et 1969) ainsi que trois autres titres 500 en 1966, 1967 et 1968 grâce à Paul Friedrichs, l'Allemand de la République Fédérale d'Allemagne qui courait donc sur un machine "ennemie" venue de l'autre côté du Rideau de fer...

    Corbarieu Moto-cross 2015

    Au cas où vous seriez tenté par la mécanique motocycliste tchèque, Miroslav Nevedly se tient à votre disposition. Il peut vous fournir tout ce qu'il faut afin de maintenir votre machine en état, moteur, fourche, réservoir, etc. si vous avez déjà un cadre.

    Corbarieu Moto-cross 2015

    Gros deux-temps performants, les bruyantes et violentes Maïco (ici celle de Patrick Massoutier) eurent souvent leur place au palmarès mondial en 250 et 500 mais sans jamais pouvoir accéder à la première marche du podium. Parmi ses nombreux pilotes de haut niveau, se distingua l'Allemand (RFA) Adolf Weil, 2ème des 500 en 1971 et 1974 et à la même place des 250 en 1973.

    Le moto-cross de Corbarieu a 22 ans !

    Malgré le titre mondial 1957 remporté en 500 par le Suèdois Bill Nilsson avec sa machine motorisée par l'ACT de l'AJS "Boy Racer", l'usine anglaise ne donna pas suite. Si bien que Nilsson remonta son moteur dans une partie-cycle BSA et rebaptisa le tout "Crescent". Avec le Villiers 410 cm3 deux-temps, AJS fera un retour dans le cross vers 1972 avec cette belle "Stormer". Elle venait malheureusement trop tard dans la tourmente des faillites et rachats divers qui ont mené l'industrie motocycliste britannique au désastre que l'on sait.

    Le moto-cross de Corbarieu a 22 ans !

     Claude Langlois a conservé la Triumph-Metisse avec laquelle il courait dans les années 60. On y retrouve l'un des mille et un détails qui ont fait la réputation de ces machines...

    Le moto-cross de Corbarieu a 22 ans !

    ... dont ce tube d'échappement droit dont l'extrémité passe sous la boîte puis à l'intérieur de la boucle arrière du cadre, améliorant la protection en cas de chute. Fruit de l'expérience !

    Le moto-cross de Corbarieu a 22 ans !

    Une couleur pour le moins inattendue sur cette Royal-Enfield (la vraie). Elle arbore de riches (et français) amortisseurs arrière oléopneumatiques Fournalès qui firent beaucoup parler la Presse à leur apparition à la fin des années 70.

    Le moto-cross de Corbarieu a 22 ans !

    L'organisation du Moto Cross de Corbarieu vous dit "À L'ANNÉE PROCHAINE", même lieu, même motif, même punition !

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  • Claude Peugeot † Guy Ligier †

    CLAUDE PEUGEOT a été l'un des premiers, sinon LE premier à croire au trial "moderne" tel que le pratiquaient les Britanniques depuis bien longtemps. Ne trouvant pas de machine à son goût, il s'était construit une Peugeot spéciale qui sert toujours de référence aujourd'hui à ceux qui veulent rouler "en ancienne" et "en française". Elle lui rapporta le premier titre français décerné en trial, catégorie "Experts" 1960 (Photo Trial Magazine).

    Claude Peugeot † Guy Ligier †

    Dès que la mèche fut allumée, il se lança dans l'importation des Bultaco en compagnie de Claude Coutard, autre grande figure tutélaire du trial français. La Bultaco était alors l'arme absolue dans le trial mondial au milieu des années 60 après que Sammy Miller lui eut transfusé ses idées et son talent. Auparavant, le "Grand Claude" avait beaucoup roulé sur la deux-temps 250 Greeves, machine à la fourche avant "hérétique" avec laquelle, sauf erreur il alla courir le redoutable "Scottish Trial" (Photo : couverture de Moto Revue 7/12/1963). 

    Claude Peugeot 1935-2015 † Guy Ligier 1930-2015 †

    GUY LIGIER fut un grand nom de la compétition automobile, salué comme il se doit par les médias qui passent néanmoins un peu vite sur ses débuts de coureur motocycliste. Son gabarit comme son tempérament le portaient vers la cylindrée-reine. À son époque, fin des années 50, pour un "privé" la catégorie 500 se prononçait Norton. C'est donc sur une Manx qu'il remporta le titre de Champion de France 500 Inter en 1959. Il courait aussi en 350 sur une AJS, comme ici à Montlhéry aux Coupes du Salon 1959 où il fait premier en catégorie 350 Courses. Cette machine aurait été vendue ensuite au crossman Michel Jacquemin qui la fit transformer chez Georges Monneret. Jacquemin avait été Champion de France Inter en 1956 puis Champion de France National en 1961, mais on ignore sur quelles machines.

    Claude Peugeot 1935-2015 † Guy Ligier 1930-2015 †

     TROIS DES ACTEURS DU "FRENCH CIRCUS" avec, troisième en partant de la gauche, un tout jeune Guy Ligier, puis Jacques Collot, Jacques Insermini à demi-caché par Nanou et enfin Collot Junior. Le mécanicien à droite ainsi que le pilote derrière la jeune femme à gauche ne sont pas identifiés, pas plus que les lieux de cette photo et sa date. Indices : la gerbe de fleurs dans les mains de Collot et la chaîne qui pend au guidon de la Norton sembleraient indiquer une victoire in-extremis !

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  • Préhistoire de la moto : quelques images

    LA 4 CYLINDRES CLÉMENT est maintenant assez célèbre pour ses performances éphémères mais surtout pour sa mécanique hors du commun (1500 cm3, 4 cylindres en V soupapes d'admission automatiques, culbutées à l'échappement ). Par contre, il est peu connu qu'elle fit quelques exhibitions en Grande-Bretagne comme ici en 1903 où elle parcourut le mile en 58 '' 4/5 soit à la vitesse de 97,515 km/h. Un temps suffisamment intéressant pour valoir dans la revue anglaise The Motor une photo avec son pilote Albert Champion, "inconnu de nos services" de même que le lieu de cet exploit.

    Ce document, ainsi que les suivants, sont des extraits de l'année 1903 de The Motor, publiés sur georgedulcot.flick.com

    Préhistoire de la moto : quelques images

    LA PLUS COPIÉE de toutes les machines françaises du début des années 1900 (excepté le tri De Dion) est la Lamaudière bien reconnaissable à son moteur formant entretoise entre la selle et le boîtier de pédalier. Cette publicité d'août 1903 fait état du résultat obtenu dans la fantastique course Paris-Madrid stoppée à Bordeaux comme on sait. La Lamaudière y aurait réalisé la meilleure moyenne horaire de la course avec 63 km à l'heure, avant d'entrer en collision avec une automobile "qui traversa la route" à Vitray-en-Beauce. Elle avait alors parcouru 95 km seulement...

    Preuve de l'imprécision des documents publicitaires de l'époque, il est fait référence à un "Paris-Madrid Type, 1904" qui n'était déjà plus le même que celui qui figure sur l'illustration (outre le fait que cette course est de 1903...). Lamaudière, lui-même pilote de sa machine, avait abandonné l'originale disposition de son moteur pour celle qui sera de règle "universelle" avec moteur devant le pédalier.  

    Préhistoire de la moto : images peu connues

     À gauche, une Lamaudière telle que présentée dans la presse française en 1900 (La Vie au Grand Air). La Thor américaine de 1902 (à droite) emprunte un peu à l'Indian "Camelback" pour son réservoir derrière la selle et tout le reste à la Lamaudière, mais avec une transmission par chaîne.

    Préhistoire de la moto : images peu connues

    Retour à la courroie sur ces deux copies américaines, la Marsh, à gauche et la Thomas, toujours en 1902. La première propose un embryon de tan-sad selon une architecture (acrobatique) assez répandue chez les constructeurs étatsuniens.

    Préhistoire de la moto : images peu connues

    Encore un peu d'Indian sur cette Royal (1902) avec un argument qui apostrophait vigoureusement le lecteur : "Voulez-vous rester sur place ou aller de l'avant".

    LA CONSTRUCTION MOTOCYCLISTE française était alors dans une période ascendante, riche d'innovation, alors que d'autres pays tel la Belgique, se préoccupaient d'en faire une industrie durable et... rentable. C'est ainsi que Minerva proposait ses moteurs, un peu en France (Cottereau, Gobron-Minerva) et beaucoup en Grande-Bretagne.

    Préhistoire de la moto : images peu connues

      Publicité de 1902 (même source que précédemment) et déjà la vente à crédit ! Avec ses soupapes latérales, le moteur belge Minerva était à la pointe du modernisme à un moment où l'économique et simple soupape automatique était largement répandue en Albion comme dans toute l'Europe.

    Préhistoire de la moto : images peu connues

    Wilbee était un agent général multimarques qui proposait cette 2 HP à moteur Minerva dans une partie-cycle B.S.A. avec chaîne B.S.A., freins Bowden, etc. En comparant avec l'Ariel, on voit qu'une machine "sans marque" était bien moins chère que celle d'une marque plus établie. Le commerce très actif de Mr. Wilbee lui permettait, disait-il, de vendre quantité de machines d'occasion. Parmi lesquelles se trouvaient un tri De Dion à 17 £ (le tri était passé de mode) et aussi un tandem Werner (Rrrraaahhh !) à 26 £ !

    Préhistoire de la moto : images peu connues

    Encore une machine anglaise (de marque Coventry Challenge ?) avec moteur Minerva dont Mr Edward O'Brien faisait la promotion de façon attractive : il payait le voyage par train à tout client venant de 200 miles à la ronde ! Pour les accessoires, lui aussi choisissait les bonnes marques : B.S.A., Eadie, Brooks, Chater-Lea, Bowden.

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  • Carte postales de vacances

    (La légende de ces deux photos indique : "Retour - Passage de Noirmoutier à Fromentine")

    Carte postales de vacances

    TOUT COMME AUJOURD'HUI, le citadin a cherché le dépaysement pour ses vacances. L'aventure, au début des années 20, c'était vouloir transporter son sidecar Harley-Davidson sur l'Ile de Noirmoutier, une entreprise qui avait tout d'une expédition à travers les pistes de l'Oubangui-Chari. Si on ne voulait pas (ou ne pouvait pas) emprunter le passage du Gois à l'époque peu fiable (?) ou dangereux pour un véhicule motorisé (?), le bateau-navette  était la solution. Surtout que, propre sur lui ainsi que Madame, et tous deux en costumes assortis, ce Parisien (la machine est immatriculée E4), pouvait compter sur la bonne volonté de la marine locale.

    Cartes postales de vacances

    CONTRAIREMENT À L'AUTOMOBILISTE, le motocycliste n'abandonne pas son compagnon favori attaché à un arbre ou perdu dans la forêt. Descendant de Paris à Nice (!) avec une Mobylette en juillet 1964, ce voyageur a fait une pause entre Valence et Marseille, le temps d'une photo de sa machine avec son chien transporté sur le porte-bagages et protégé du soleil. La photo a ensuite été envoyée à Bella, sa dame de cœur

    Cartes postales de vacances

    AU DÉBUT DU SIÈCLE (l'autre) on s'habillait déjà en fonction de la machine qui vous transportait. Mais rien à voir avec le couple précédent des années 20. Ici, il faut le manteau ciré pour Monsieur et un autre pour Madame, agrémenté d'un col en fourrure. Pour tous les deux la casquette du motoriste-chauffeur, en drap ou en cuir bouilli et verni. Vu sa puissance, la Voiturette Bollée (monocylindre 800 cm3) emportait tout son monde sans faiblir, y compris Médor qui a sa place particulière quoique aux avant-postes.

    En conclusion, un p'tit Miquet pour venger tous les animaux abandonnés cet été !

    Cartes postales de vacances

     (À suivre) 

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  • Quand les "pipeules" font de la moto

    LE PLUS FLAMBOYANT de l'année aura été Γιάνης Βαρουφάκης plus connu sous le nom de Yanis Varoufakis. Le météorique Ministre des finances grecques (janvier 2015 - juillet 2015) a affolé ses homologues européens par son franc-parler, bien digne du motard qu'il est (Yamaha XJR 1300). Bien qu'il soit aujourd'hui en retrait, il est probable qu'on va entendre encore parler de lui et pas seulement par le bruit de son "quatre-en-un" !

    Quand les "pipeules" font de la moto

    LE MOINS REGRETTÉ, à l'unanimité, est le mollah Omar qui nous a quittés avec beaucoup d'hésitation et d'aller-retours puisqu'il avait déjà été déclaré mort en 2013. La mort de ce borgne, guère plus rigolo qu'un autre (suivez mon regard...) a été officialisée en juillet dernier. Cette disparition a dû faire beaucoup de peine à sa vache favorite pour laquelle il était aux petits soins (information très sérieuse du New Yorker, revue très sérieuse et aussi américaine). De toute façon, il devait lui arriver malheur un jour ou l'autre. Personne ne peut vivre bien longtemps en se faisant conduire par un chauffeur qui roule en tongs, même si c'est "ethnique" et "bio" ! (Photo AFP).

    Quand les "pipeules" font de la moto

     Sa succession a inspiré un irrésistible dessin à Mougey dans le Canard Enchaîné du 5 août dernier, prolongeant cette saga des mollah talibans motocyclistes "accros" au deux-roues motorisé. Car c'est déjà sur une moto (Honda, dit-on) que le défunt Omar avait pris la fuite vers le Pakistan voisin en 2002 à un moment où il craignait une trahison de ses propres partisans afghans.

    PHILIPPE MOUGEY trouve souvent son inspiration dans la moto ("Mobylette") que ce soit en dessin ou dans ses "carisculptures" (mixte papier-collage). Lorsqu'en 2003 Laurent...

    Quand les "pipeules" font de la moto

    ... Fabius publie un livre qui débute par "Un jour j'écrirai un éloge de la moto" et dont le dos de couverture le représente casque en mains et derrière sur la selle d'une 125 "custom", Mougey en fait, deux ans plus tard son sujet intégré dans les expositions.

    Quand les "pipeules" font de la moto

    AVEC 8 GAMELLES au compteur, une jambe et trois côtes fracturées, le britannique designer Tom Dixon a gagné ses galons de motocycliste confirmé, quoique malchanceux. Mais c'est ce qui a déclenché sa vocation. À 18 ans, il chute à moto et se casse la jambe : fin de ses études dans une école d'art. Un peu plus tard, il est bassiste dans un groupe de rock. Nouvel accident à la veille d'une tournée. Il abandonne la guitare. Chaque fois il a démonté, remonté, réparé ses motos, d'où une certaine pratique en soudure, cintrage, chaudronnerie, etc. Avec des bouts de ci, de là, il commence à fabriquer des objets insolites, des lampes, des chaises. Il glisse vers le design et en fait son métier. Après un passage chez Habitat, il crée sa propre agence. Récemment il a exposé au "pop-up store"  Pompidou (en french = boutique éphémère). Durant toutes ces aventures il n'a pas lâché la moto et depuis une quinzaine d'années il garde sa fidèle Guzzi T3 California...

    Quand les "pipeules" font de la moto

    ... une version de 1978 (idem police italienne) dont l'entretien ne semble pas être son premier souci, à en juger par la signature qu'elle laisse sur son parking habituel. Ce qui s'appelle "marquer son territoire" (Les deux photos sont de Yorgo Tloupas).

    Quand les "pipeules" font de la moto

    SEINS NUS SUR UN SCOOTER ! C'est déjà vieux (mars 2014), mais ça vous a peut-être échappé. Oyez donc l'aventure en plein Paris de la belle Audrey Fleurot, racontée par elle-même sur le plateau télé de "C à vous" où elle était en promotion du film Les Gazelles.  

     "J'avais une très longue robe bustier pour aller à une soirée et j'étais en scooter (...) À un feu rouge tout le monde me regarde .... En fait j'avais la robe totalement baissée, et j'étais telle une amazone, seins nus sur mon scooter" explique-t-elle à la présentatrice en riant. "La robe s'était enroulée dans la roue et elle a pris feu. Je sens une odeur de cramé mais ça prend quand même un certain temps (...) Je suis obligée de poser mon scooter, je suis à quatre pattes, en train d'arracher, de tirer sur la robe pour essayer de récupérer un bout de lambeau de quelque chose" ajoute-t-elle avec humour. Inutile de préciser que la robe était dans un sale état quand la comédienne est arrivée à bon port ! Moralité, sortez couvert pour aller en soirée, pendant le trajet. Et même après... (Photo Franck Laguilliez).

    Quand les "pipeules" font de la moto

    Quand je vous disais que Philippe Mougey faisait une fixation sur les motocyclistes : encore une preuve, et toujours dans Le Canard Enchaîné !

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  • Traces, 12ème épisode

    LE TRICYCLE a donné naissance à des variantes qui, en général, louchaient vers la voiturette encore en développement mais très onéreuse. Les transformations étaient rendues faciles par les constructeurs eux-mêmes qui proposaient sur catalogue des avant-train avec parfois une commande par un volant. Le modèle original ci-dessus est dérivé d'un tricycle De Dion-Bouton dont on reconnait aisément la fourche en tubes formant deux étroites pyramides opposées par leur base, Traces, 12ème épisodefourche qui paraît avoir été renforcée à sa partie inférieure (cliquer sur l'image à droite pour obtenir une vue générale d'un modèle d'origine, extraite du catalogue De Dion).

    L'ensemble est très probablement une réalisation signée d'un professionnel, sans doute mécanicien-garagiste et dépositaire du carburant "Motricine" dont on distingue les caisses de bidons entre les deux véhicules.  Une affichette publicitaire pour cette marque orne d'ailleurs la vitre de la première fenêtre à droite. L'immatriculation bien visible en M (en V sur le sidecar non identifié) recouvrait une large zone allant de Marseille à Nice augmentée des trois départements limitrophes au nord.

    Traces, 12ème épisode

    À L'ÉPOQUE de mes culottes courtes, il se propageait des craques (*) à l'école dont l'une, en particulier, faisait rêver les ados acnéiques que nous étions. Il se disait que la maison Ricard offrait une 4 CV Renault à quiconque acceptait de rouler pendant 1 an avec cette Traces, 12ème épisode voiture peinte aux couleurs publicitaires jaune et bleu du célèbre pastis. Aucun de nous n'avait le permis, ni même n'avait l'âge requis, mais on ne se posait pas la question !

                             En plus de la 4 CV (ci-contre) et de la 2 CV                                        (ci-dessus), il y eut aussi une caravelle Ricard                            transportée sur un semi-remorque Renault.

     EN VOYANT ARRIVER dans mon parking une Smart aux couleurs Harley-Davidson, je me suis demandé si cette vieille craque n'allait pas refaire surface et si Harley n'avait pas repris l'idée de Ricard. À moins que les deux marques n'aient signé un accord de partenariat afin de doter la poumonesque et chère voiturette d'un moteur digne de ce nom ? Et j'ai repensé à cette information de Paul d'Orléans (The Vintagent) qui, en voyage à New-York avait vu un Hell's au guidon d'un trike Polaris, ce violent trois-roues de 2 400 cm3 et 173 Ch (modèle de base). Un Hell's sur 3 roues, vous imaginez ça ? ! Quoique, à la réflexion, le Hell's est un homme comme un autre, il vieillit comme un autre et en attendant, afin de s'entraîner au pilotage d'un déambulateur, pourquoi pas 4 roues de Smart...

    (*) Craque : mensonge, invention, ragot, boniment, bouteillon (Guerre 14-18)

    Traces, 12ème épisode

    Oui, je sais, ça fait un peu mal aux yeux mais Photoshop n'y est pour rien !

    Traces, 12ème épisode

    LES CRAQUES sont nombreuses (nombreux ?) mais certain(e)s perdurent à travers les siècles, au moins dans les deux derniers. La vision humaine par Rayons X en est une qui ne turlupine pas que les ados puisqu'on trouve en ce moment sur le ouèbe une vidéo d'origine russe (?) qui propose des lunettes permettant de voir à travers les vêtements. De préférence ceux des femmes, ça va de soi. Cependant on peut garder un espoir sérieux avec les travaux d'un artiste-photographe anglais, Nick Veasey, qui a commencé des expériences intéressantes dont on a le résultat ci-dessus (à voir sur http://www.nickveasey.com/). Il n'a utilisé d'abord - prudence ou manque de volontaires ? - que des macchabées des écoles de mèdecine parfaitement insensibles aux rayons X, de même que les motocyclettes, Matchless ou Indian prises pour modèles. Il a fait des expériences identiques avec des objets très divers, insectes, fleurs crustacés, kalachnikov, vibro-gode, etc. L'ambition lui venant, il s'est attaqué à du plus gros tel une Austin Mini qu'il a dû démonter entièrement pour en tirer des clichés lisibles. À son actif on trouve ensuite un autobus, de profil et avec une vingtaine de passagers, ainsi qu'un avion (de face seulement !). 

    Traces, 12ème épisode

    Nick Veasey expose ses tirages en galeries et il en vend. Avec un certain succès et, ma foi, fort cher. Son matériel est semblable à celui qui est destiné à des fins médicales, seulement en beaucoup plus volumineux.

    PLUS DISCRET, l'appareil que proposait pour le même usage un fabricant américain était aussi meilleur marché. Pour 1 dollar il vous promettait grâce à de simples lunettes une Traces, 12ème épisodevision par rayons X qui traversait les vêtements jusqu'au squelette. L'objet fut commercialisé en France mais je n'ai pas trouvé la publicité qui s'y rapporte et qui passait sans doute dans les catalogues de farces et attrapes et dans des petits journaux comiques. Cette idée de transparence était dans l'air des années 50 aux États-Unis. Elle a généré des exemples multiples un peu partout dans le cinéma, les annonces publicitaires des journaux, la bande dessinée évidemment et un peu dans la mode. Mais on n'y va jamais "jusqu'à l'os", et pour cause ! 

    Traces, 12ème épisode

     Au cinéma, Anne Francis va être habillée d'une robe en une matière transparente "inventée" par son ami Robby le Robot. Ce dernier est par ailleurs fabricant de whisky pour le cuisinier de l'expédition sur cette "Planète interdite" (1954), que ce cuistot estime inintéressante car il ne s'y trouve "ni bibine, ni femmes, ni bistrot". C'est l'un des premiers films "adultes" de science-fiction ("adultes" ayant le sens de "intelligent" et celui, équivoque, qu'il a actuellement...), utilisant le cinémascope et la couleur. On a été jusqu'à écrire que les auteurs s'étaient inspirés par "La Tempête" de Shakespeare, oui Môssieur ! L'affiche annonce pourtant bien mal... la couleur avec un robot en vedette portant dans ses bras une pin-up vêtue d'une courte tunique sous laquelle a été rajouté le bout d'une petite culotte qui n'existe plus sur l'affiche française. Échappant à l'influence du castrateur Code Hays étasunien, les exploitants ont pensé à ces coquins de Français bien que la scène, autant qu'il m'en souvienne - et dites-moi si je me trompe - ne figure pas dans le film !  

    Traces, 12ème épisode

    Pour la petite histoire, on remarquera la présence d'un certain Leslie Nielsen, ici en haut à droite. C'était déjà un héros protecteur de la femme avant de devenir le sauveur de la Reine d'Angleterre qu'on connaîtra 34 ans plus tard. Ici, il avait déjà un assez grand rôle en capitaine du vaisseau spatial qui explore la fameuse planète.

    Quant à la demoiselle qui jouxte la photo d'Anne Francis avec Robby, elle est là pour la promotion d'un... cirage, pas pour un imperméable transparent. On pourrait se méprendre, c'est sûr, car cette silhouette la révèle quasiment nue alors que ce cirage est destiné à l'homme - celui qui tient le parapluie. Il peut draguer sous la pluie sans abîmer ses chaussures car il utilise "Griffin Microsheen", un révolutionnaire cirage aux silicones ! En fait de silicone, c'est peut-être dans la poitrine de la demoiselle qu'on pourrait le trouver... Ce qui, quelques années plus tard, a inspiré à Georges Pichard cette variante en couverture de V Magazine (ci- dessous), en esquisse de ses héroïnes plus hardies dont sa rocambolesque Paulette qui enluminera longtemps les pages de Charlie ou les albums relatant les aventures encore plus épicées de Marie-Gabrielle de Saint-Eutrope.

    Traces, 12ème épisode

    Comme tous les costumes des autres acteurs, celui d'Anne Francis a été testé sous toutes les coutures (soudures ?). Ceci dans le but de déceler d'éventuelles fautes qui auraient violé le Code Hays mis en forme par le sénateur du même nom pour la bonne tenue des productions d'Hollywood. Activé dès 1934, ce code interdisait, par exemple, que deux personnes de sexes opposés puissent s'asseoir sur le même lit sauf si l'une d'elles gardait un pied à terre. Pas question d'évoquer la drogue, l'homosexualité ou des amours interraciales. Les scènes de violence devaient être calibrées comme celles plus "chaudes". Trois secondes était le temps maximum permis à un baiser sur la bouche, une chambre conjugale devait toujours se composer de lits jumeaux. D'où des séquences allusives tel Traces, 12ème épisodequ'un train s'engouffrant dans un tunnel, une casserole de lait qui déborde sur le feu, le champagne qui gicle de la bouteille et bien d'autres autres situations suggestives. Les metteurs en scène (Alfred Hitchcock en tête) inventèrent des subterfuges parfois plus érotiques que ce qu'ils étaient censés dissimuler, ridiculisant le Code Hays en le contournant.

    Une victime exemplaire de ces regrettables interdits a été Tarzan dont le slip a dû prendre de l'ampleur (en superficie) et surtout sa compagne, Jane dont le nombril devait tellement exalter William Hays qu'il le fit dissimuler (Freud aurait eu son mot à dire...). Dans la foulée, on lui imposa d'allonger son "bikini" qui montrait un peu trop de ses hanches. Il y eut aussi le "bouchon de carafe" inséré dans le nombril de toute danseuse ou princesse exotique (Anita Ekberg ?).

     Dans les années 60, le Code Hays finira par être de plus en plus défié et disparaitra. Quoique, quoique... Chassé par la porte, il semble faire un retour par la fenêtre puisque depuis quelques années un film américain qui montre des personnages cigarette au bec, risque une interdiction aux moins de 17 ans. Un commencement ? Pas de quoi en rigoler chez nous où on a mis un coup de Tippex sur la photo officielle de Malraux et son éternelle cigarette... 

    ON NE VA PAS SE QUITTER sur une aussi mauvaise impression. Aussi admirera t-on (ci-dessus) cette superbe illustration extraite de "La Reine des neiges", un des épisodes de Flash Gordon, la Traces, 12ème épisodeBD connue chez nous sous le nom de "Guy l'Éclair". L'artiste, Alex Raymond, est surtout connu pour son "Rip Kirby" aux aventures beaucoup moins mouvementées puisque le héros à lunettes fume la pipe, joue au golf et adore la musique classique (ci-contre). Atypique donc, et si Alex Raymond use moins de la transparence, Honey la petite amie de Rip n'en est pas moins affriolante.

    Il faut clore ces vagabondages loin de la motocyclette, mais bien dans le courant à la mode qui exige de la transparence dans tous les domaines. On signalera donc une information parue dans le très sérieux (?) news magazine "L'Obs" au début de l'été. Il y était question des "must" qui devaient apparaître sur les plages, dans les boîtes à cocktails et autres lieux de vacances branchés. On y trouvait cette délicieuse jupette en plastique transparent qui devait faire fureur mais qui a fait un flop. Cependant, gardons l'espoir, l'été n'est pas fini... 

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  • Elles consistent en quelques photos faites sur (et autour) le musée d'Amnéville-lès-Thermes, mais sans qu'on en sache beaucoup plus sur l'évolution de la situation. En fait, tout dépend de la réunion des parties intéressées, au début du mois de septembre afin de trouver une "solution au rachat de la Collection Chapleur et de décider de son lieu d'exploitation". Seront en présence, comme annoncé, la mairie d'Amnéville-lès-Thermes, la Communauté de Communes de Lunéville, la Direction Régionale des Activités Culturelles et le représentant du Ministère de la culture.

    Musée Chapleur, les dernières informations

    L'entrée du musée est fermée, mais on peut voir qu'on s'active à l'intérieur. Il a été répondu à notre témoin-photographe qu'il n'y avait plus de motos ni cycles alors qu'une draisienne était visible à travers les vitres.

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    Un chariot élévateur sort du musée, transportant du mobilier.

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    Des employés-déménageurs terminent le travail à la main.

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    Le mobilier est transporté dans les serres dont il a été un moment question qu'elles "abriteraient" la collection de motos et vélos.

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    Un peu de nostalgie, mais peut-être aussi un espoir : la façade de l'immeuble qui accueillait le Musée Chapleur à Lunévile. 

    Notre correspondant bénévole et touriste lambda avoue avoir eu un certain mal à trouver le musée. Une difficulté confirmée par le site http://www.visitamneville.com/ pourtant établi avec des éléments de l'office de tourisme de la ville. Un millier de visiteurs quotidiens passent sur ce site qui déplore :

    "Pas de site internet, un emplacement excentré, absence de panneau et de flyer, aucune communication avec les passionnés de motos… le musée n’a pas été beaucoup mis en avant et affiche un nombre de visiteurs annuel très bas. 

    On regrette cette fermeture, quant à la qualité des motos et des vélos rassemblés par ce collectionneur passionné, M. Chapleur. N’ayons pas peur des mots, un trésor national et un pan de la mémoire collective du XXème siècle vont quitter le bois de Coulange. Quel gâchis! Sur les 230 motos exposées, une soixantaine date d’avant 1914. Certainement, une des plus importantes collections de motos de cette époque au monde.

    En écrivant ces lignes, je me dis qu’on aurait pu exposer quelques motos à des endroits stratégiques du centre thermal. L’entrée du zoo, le snow hall, l’office de tourisme… Ces lieux auraient pu servir de vitrine au Musée de la moto et du vélo et le faire connaitre. Un Musée Chapleur, les dernières informations
    musée qui parle à tous. Quel que soit son âge, ce musée rappelle  à chacun énormément de souvenirs. Pour moi, la quarantaine bien entamée, c’est le 103 SP de Peugeot qui m’a ramené à mes 15 ans (ndlr : le 103 ci-contre, photo de l'auteur du texte cité). Il ne reste plus que quelques jours pour aller visiter ce musée. Allez-y ! Foncez-y !".

    ( N.B. : Ces phrases ont été publiées le 29 avril dernier, suite à l'annonce de la fermeture du Musée).


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  • Les nombreux enfants de Rollie Free (4)

    Vous la connaissez déjà car elle a paru dans l'un des trois articles parus précédemment précédent sur le même thème. Elle était sur la même machine, un Kreidler, mais dans une pose différente. Ce nouveau document vous permettra de vous faire une opinion définitive en complétant le dossier de la demoiselle. Comme la première photo, celle-ci est extraite de l'excellent site néerlandais http://www.born2brom.nl/ tout plein de belles choses autour des Kreidler et Zündapp.

    Les nombreux enfants de Rollie Free (4)

    Ce site a de bonnes lectures et la photo précédente est un clin d'œil et aussi un hommage à celle qui illustra un catalogue Zündapp de 1973. Au bord de l'eau, en bikini (...), position des jambes (en inversant droite-gauche), casque demi-jet, mains sur le phare : à travers les âges l'inspiration esthétique demeure !

    Les nombreux enfants de Rollie Free (4)

    Changement de pin-up (!) et de machine avec une bien connue figure du motocyclisme limousin : Henri Grandon. Il est ici dans une réunion à Nantiat dans les années 50 sur sa "Grandon Spéciale". Ô combien "Spéciale", cette machine l'était : moteur JAP 1935 culbuté et boîte Terrot, cadre de BSA M20, fourche avant à balanciers d'inspiration Guzzi compétition suspendue par des billes de caoutchouc. Suspension arrière oscillante et réglable car également sur billes de caoutchouc dont le nombre déterminait la dureté désirée (!). Le phare était démontable en un clin d'œil.

    Les nombreux enfants de Rollie Free (4)

    Henri Grandon en 1969 et sa machine "remise à neuf cause incendie" est-il précisé sur cette photo. C'est Pascal, son petit- fils assis sur le réservoir, qui utilise la machine aujourd'hui dans des manifestations de motos anciennes. Jacky Pichaud, à qui l'on doit les deux photos ci-dessus, a consacré un chapitre à Henri Grandon dans son irrésistible ouvrage "La Moto en riant", réunissant souvenirs personnels, anecdoctes et opinions bien trempées sur la moto en général et sur ceux qui ont écrit son histoire durant trois-quart de siècle.

    Les nombreux enfants de Rollie Free (4)

     Belle, trop belle photo pour être honnête car imitant une pose célèbre avec vêtement de "style" ancien, comme on dit de copies de meubles qu'ils sont "de style". Par contre, la moto est une authentique Emblem du début du XIXeme siècle, produite par de l'une des dizaines et dizaines de marques américaines dont il ne reste que celle que vous savez...

    Les nombreux enfants de Rollie Free (4)

    Retour en France avec deux photos fournies par FAJ. En vrai bon journaliste il apporte toutes les précisions sur ces scènes datées du 3 août 1954 (par un inconnu) sur une petite route des environs de Bourges. Ci-dessus, c'est  Gaston Rabot l'agent D.S. Malterre de Bourges qui tente de prendre son envol dans un timide plat-ventre. Sa machine est la 250 ACT de la marque parisienne. Bien que n'ayant pas son permis moto (!), Gaston Rabot roulait au guidon d'une Triumph T110 avec laquelle "il avionnait vraiment", ajoute FAJ.

    Les nombreux enfants de Rollie Free (4)

    Belle position de Gilbert Riès, pas vraiment en recherche de vitesse mais assez spectaculaire et toujours sur la 250 D.S. Malterre. Au Bol d'or 1954, en compagnie de Bonnate il a piloté une 175 D.S. Malterre-Ydral préparée par Gaston Rabot, lui-même étant représentant du concessionnaire Simca à Bourges. L'équipage Riès-Bonnate a terminé à la 5ème place de la catégorie dominée cette année-là par le redoutable Ydral d'Agache-Tiers.

    Les nombreux enfants de Rollie Free (4)

    On ne sait rien d'elle sinon qu'elle s'appelle Shanda, mais ce n'était pas une raison de vous priver de l'exemplaire leçon de pur aérodynamisme (*) qu'elle nous donne...

    (*) Selon le dictionnaire : Qualité de ce qui offre peu de résistance à l'air.

    ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

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    Ce blog est la suite de Zhumeurs & Rumeurs, en sommeil désormais mais toujours consultable sur http://zhumoriste.over-blog.com/

     


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  • Oui, je sais, en ces temps de commémoration de l'horrible événement, ça ne fait pas sérieux un titre pareil. Voire carrément indécent. Cependant, avant de monter en régime et prendre des tours, voyez un peu avec quel détachement les responsables américains traitaient eux-mêmes la chose. La photo ci-dessous a paru dans le magazine LIFE en novembre 1946. On y voit le vice-amiral Blandy de l'U.S. Navy, son épouse et le contre-amiral Lowry au cours d'une réception donnée à la suite de l'Opération Crossroads. C'était le nom de code de l'expérience atomique de Bikini présentée aux 167 habitants de l'atoll comme "quelque chose de bénéfique pour l'humanité". Les deux militaires étaient chargés de la supervision de ce qui fut une "demi-réussite" mais n'empêcha pas une cérémonie avec ce gâteau en forme de champignon qui allait devenir la "marque de fabrique" de tous les essais atomiques à venir sur la planète.

    Pire qu'Hiroshima : la bombe anatomique !

     Pire qu'Hiroshima : la bombe anatomique !

    Quelques millisecondes après la mise à feu de la bombe de Bikini.

    Les petits traits noirs sont des bateaux de guerre américains et japonais, une quinzaine environ, destinés à l'étude des effets de la bombe sur des engins de guerre classiques. Sur l'homme, c'était déjà fait l'année précédente, mais l'Amérique n'en savait rien. La guerre était finie, le Japon était vaincu. Il y avait des dizaines de milliers de victimes à Hiroshima et Nagasaki, mais le silence recouvrait les détails sur la façon atroce dont la mort les avait frappés. Et l'on savait encore moins qu'elle allait continuer de tuer durant des décennies. La nouvelle bombe était comme une autre bombe en plus puissant, point final. Le public n'en demandait pas plus au-delà de cette explication plus ou moins officielle. Essayer d'en apprendre plus, c'était Secret Défense.  

    Pire qu'Hiroshima : la bombe anatomique !

    À peine un mois après Hiroshima paraissait le premier comicbook traitant de la "chose" atomique. Ce fut ensuite un déferlement de produits dont les qualités allaient être multipliées à l'infini par l'atome. Tout devenait "atomique", depuis une huile-moteur (ci-dessus à gauche) jusqu'au plus intime "accessoire" d'hygiène de L'atomique femme au foyer (à droite). Et les sectes n'allaient pas se priver de l'occasion de démontrer la puissance de Dieu avec cette publicité provocante (au centre).

    Pire qu'Hiroshima : la bombe anatomique !

     Cible privilégiée des annonceurs, les enfants eurent aussi leur arme atomique, un modèle dérivé de celui qu'utilisait déjà le populaire Buck Rogers dans ses aventures interstellaires et cinématographiques des années 30. De quoi ringardiser l'arc et les flêches de Robin Hood ainsi que l'épée de Don Diego de la Vega (sur France3 à 20 h 20). 

    Pire qu'Hiroshima : la bombe anatomique !

    Pas question d'oublier "le cochon qui sommeille" dans le... cœur du mâle américain et les revues légères actualisèrent les vieilles recettes à la lumière (euh...) de la nouvelle découverte. Le prétexte à ce strip-tease est tout de même plausible puisqu'il illustre la façon de se protéger en cas d'attaque nucléaire : plonger dans sa baignoire. Encore faut-il avoir le temps de se débarrasser des soutifs à baleines, bas et porte-jarretelles noirs (Rrrraaah ! lovely !), ces affûtiaux indispensables de l'époque. Mais le premier secouriste venu vous dira qu'on est aussi bien protégé en se jetant dans l'eau tout habillé...

    Pire qu'Hiroshima : la bombe anatomique !

    "Atomic" également la boîte d'aiguilles assorties pour couturière fée du logis, avec une mise en scène qu'on retrouvera dans la séquence finale de "Docteur Folamour".

    ω

    Au fil des années, toutes ces fantaisies ont fini par disparaître, chassées par d'autres modes, d'autres lubies publicitaires. Un seul pays a su pérenniser l'évènement, le hissant au sommet de l'imaginaire populaire, faisant d'un simple mot un symbole planétaire. Ce pays, c'est la FRANCE et le mot c'est BIKINI !

    Pire qu'Hiroshima : la bombe anatomique !

     Cinq jours seulement après l'explosion de la bombe américaine lâchée le 1er juillet 1946 sur le minuscule atoll des iles Marshall, la piscine Molitor à Paris assiste à un autre genre de séisme. Danseuse nue au Casino de Paris, Micheline Bernardini, 19 ans, se présente au bord de l'eau habillée par quelques grammes de 45 centimètres carrés de textile. Le "bikini" est né, création de Louis Réard dont la mère tenait un magasin de lingerie près des Folies-Bergères (d'où l'inspiration ?). Son maillot de bain est lancé avec le slogan "Plus petit que le maillot de bain le plus petit du monde !".  

    Pire qu'Hiroshima : la bombe anatomique !

    L'évènement a été filmé par les Actualités françaises, où l'on voit Mlle Bernardini présenter la "bikini" et la minuscule boîte qui le contient, grosse comme une boîte d'allumettes. Mais la chose n'a pas immédiatement déclenché l'intérêt des médias. Les photos qu'on trouve aujourd'hui sont toujours les trois mêmes. Mais il est vrai qu'en 1946 les agences de presse et les journaux avaient sans doute d'autres sujets à traiter. 

    Pire qu'Hiroshima : la bombe anatomique !

    Moins vu est ce coté pile de la demoiselle pourtant plus "dépouillé" et bien proche de ce qu'on voit aujourd'hui sur nos plages. À l'époque, ces plages devront attendre plusieurs années avant de voir se populariser ce célèbre maillot dit "de bain" qui sera longtemps une façon de se montrer plutôt que se livrer à une activité natatoire. Les premières audacieuses à "l'endosser" durent supporter les remarques des hommes et celles moins agréables des femmes. Elles déclenchaient un attroupement partout où elles apparaissaient, surtout en dehors d'une piscine. Par exemple sur les bords de Marne, vers Joinville-le-Pont où le Parisien venu par le bus se baignait face à l'Ile Fanac (oui, dans l'eau de la Marne, l'eusses-tu cru ?). J'étais bien trop jeune alors pour trimballer un appareil photo et je le regrette bien encore aujourd'hui. La scène à laquelle j'ai assisté ce jour-là en 1946/47 reste pourtant dans ma mémoire. Même si ma mère m'a vite privé de voir de plus près le bikini de ces deux jeunes filles qui avaient bien du mal à se frayer un chemin vers la rivière parmi un essaim de jeunes gens pas du tout hostiles...

    Pire qu'Hiroshima : la bombe anatomique !

    Par la suite, Louis Réard fera réaliser chez Chapron une voiture publicitaire à son nom. Cette Packard 1937 apparaîtra dans la caravane publicitaire du Tour de France.

    Pire qu'Hiroshima : la bombe anatomique !

    Si j'en crois ce que j'ai vu sur le ouèbe, cette Packard existe toujours, sans doute aux mains d'un collectionneur avisé et amateur de Chapron. Pour se consoler, on peut se contenter de sa version en miniature fort bien faite et détaillée, mais à plus de 100 €, prix... atomique. !

    Pire qu'Hiroshima : la bombe anatomique !

    Parmi les "produits" atomiques à la française, on aura garde d'oublier cette chanson qui connut un joli succès. Un peu affligeante, aussi je n'en donnerai que le refrain : 

    Ah ! la danse atomic
    Y’en a pas des plus chic
    Son rythme fait sauter
    Tous les gens du quartier
    Ce pas qui fait fureur
    Ça vous fait boum ! au cœur
    Qui c’est qui tombe à pic ?
    C’est la danse atomic !

     ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

    QUOI ? PAS UNE MOTO DANS CETTE PAGE ? EH NON ! C'EST ÉCRIT EN HAUT APRÈS LE TITRE : "... MAIS PAS SEULEMENT"...


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  • Le temps d'une photo sur la pochette d'un 45 tours, il s'est assis sur une moto (BSA ?), et aussi plus tard sur une Honda Gold Wing, m'a-t-il semblé. Mais le vrai piège à minettes pour le chanteur Richard Anthony c'était la "p'tite M.G." Ce cabriolet anglais un peu sportif,  pas tellement éloigné de la moto, question confort et fiabilité. Cependant, c'était une machine à 4 roues qui ne valait pas tripette pour des jeunes en 1989 (Grosse erreur ! voir à "commentaires"), année de la fameuse interprétation par le chanteur de "Nouvelle vague", qui arrivait 30 ans après la chanson originale ! (*) et autant après la nouvelle vague cinématographique (expression fameuse  de Françoise Giroud, en 1957 dans L'Express). Quant à la "p'tite M.G.", elle avait disparu des catalogues depuis longtemps.

    Au total, on ne saisit pas très bien ce qui fit le succès de cette chanson hors du temps et de la mode. Sans parler de l'ineptie de l'histoire et des termes dans lesquelles elle est contée, ce dont on s'en voudrait de vous priver. C'est à retrouver en fin de cet article. Pour vérifier que tout et n'importe quoi servait alors (**) à faire un "tube". Ça se voit...

    La moto à plusieurs, c'est bien mieur...

     Pourtant il y avait (il y a toujours) à mener une étude sur l'attirance qu'exerce la motocyclette sur les (jeunes) demoiselles. Et ce n'est pas notre national Johnny avec sa 900 Kawasaki modifiée chez King's Motorcycles qui prouvera le contraire !

    La moto à plusieurs, c'est bien meilleur...

    ... car ce sentiment d'attirance existe presque depuis la nuit des temps... motocyclistes et dans tous les pays. À commencer par la Grande-Bretagne, terre de la "voiturette de côté"…

    La moto à plusieurs, c'est bien meilleur...

    ... où le sidecar avait un avantage sur la moto solo, comme il est expliqué par cette "naughty card" une spécialité britannique qui semble très éloigné de ce que l'on appelle communément "humour anglais". Pour ceux qui n'entravent rien à la langue de Shakespeare, on traduit à la louche la phrase d'accompagnement de cette image : "Il n'y a rien de plus agréable que d'avoir des pièces de rechange"... que d'aucuns - surtout d'aucunes - trouveront machiste.

    La moto à plusieurs, c'est bien meilleur...

    Propos "machistes" donc, qu'on va contrebalancer avec cette nuée de jeunesses - neuf au total - s'évertuant à faire démarrer un sidecar Oural rescapé d'une épreuve en tout terrain. La photo vient d'un pays de l'Est où l'égalité des sexes avait de l'avance sur l'Ouest. La preuve : c'est une jeune fille qui est aux commandes de l'attelage !

    La moto à plusieurs, c'est bien meilleur...

    "Légères et court vêtues / Elles allaient à grand pas", mais sans pot à lait sur la tête contrairement à la Perrette du bonhomme Jean de La Fontaine. Elles sont coiffées du "plat à barbe", sobriquet attaché au casque américain de la Grande guerre et de la suivante, copié sur celui des britanniques troufions (en anglais correct : "Tommies"). En revanche, elles sont court-vêtues car sévit la mode "flapper" des années 20. Cheveux aussi courts que leurs robes au genou, parfois un peu au-dessus. En un mot : sexy ! Et danseuses de charleston, d'où les robes idoines avec longs colliers et longs fume-cigarettes, car elle fumaient en public ces gourgandines !

    La moto à plusieurs, c'est bien meilleur...

    Et si ça se trouve, ce sont les mêmes qui "charlestonaient" dans cette publicité pour Coors, la célèbre bière américaine. Scène osée pour l'époque, mais bien moins que celles d'aujourd'hui car la marque, qui existe toujours, privilégit une jeunesse qui apprécie la fraîcheur, comme ici sur des pains de glace (une visite sur le ouèbe vous convaincra !). 

    La moto à plusieurs, c'est bien meilleur...

    Il faut bien reconnaître que, quelques années auparavant, leurs mamans étaient bien moins affriolantes, mais sous l'uniforme de conductrices d'ambulance, la bagatelle n'était pas de mise. Quoique... pour les pervers(ses)... "Il faut bien que la chair exulte !" a chanté notre Belge national. 

    La moto à plusieurs, c'est bien meilleur...

    On sait que le sidecariste est bon vivant et amateur de farfeluteries, mais là, c'est peut-être exagéré ! De plus ces hommes qui s'assoient sur... la parité ce n'est pas bien.

    La moto à plusieurs, c'est bien meilleur...

    Un classique de la photo militaire réunissant les copains de "la classe" sur une René Gillet à  caisse sidecar encore civile (Henriet ?), mais sur châssis du constructeur de Montrouge.

    Vous avez tenu le coup jusqu'ici, mais la lecture de ce dernier texte risque de vous achever ! Voici donc, comme promis au début de l'article, les paroles de...

    ≈ Nouvelle vague  Nouvelle vague !

    Un' p'tite M.G., trois compères / Assis dans la bagnole sous un réverbère

    Une jambe ou deux par-d'ssus la portière 

    La nouvelle vague / Nouvelle vague

    Trois mignonnes approchent fort bien balancées / Elles chantent une chanson d'Elvis Presley

    Voilà nos trois pépères / Soudain tout éveillés par cette

    Nouvelle vague

    Pas mal, pas mal du tout / Ça, c'est un sacré coup / 

    Allez venez, on leur paye un coca / Moi je veux la grande blonde

    Moi je prends la petite ronde / Eh,! les gars, n'oubliez pas

    Nouvelle vague / Nouvelle vague

    Faut pas grand chose pour faire connaissance / On boit, on cause, on rit, on danse

    Mais faut garder cette indépendance de la

    Nouvelle vague / Nouvelle vague

    Une p'tite M.G., trois compères / Assis dans leur bagnole / Sous un réverbère

    Lisent leur canard d'un air très fier

    Nouvelle vague / Nouvelle vague

    Et dans ce canard qu'est-ce qu'on y lit / Des tas d'histoires écrites par des gens rassis,

    Donnant des coups de griffe avec dépit 

    Sur la

    Nouvelle vague / Nouvelle vague / Nouvelle vague

     (*) Sur Youtube, on le voit chanter assis dans ce qui ressemble plutôt à une Austin-Healey 3000 ... Bof, c'est aussi une anglaise. La chanson originale est signée de Leiber & Stoller, auteurs-compositeurs américains à multiples succès qui ont signé des dizaines de tubes pour des centaines de chanteurs à travers le monde. On les connaît chez nous pour "L'homme à la moto" qui n'a séduit "que" 45 interprètres dont 22 français (et 1 finnois). L'original de ce "Nouvelle vague", dont en français il ne reste que la musique, s'appelle "Three cool cats". C'est l'histoire banale de trois filles draguées par trois types qui roulent dans une "voiture déglinguée" (beat up car). Donc point de p'tite M.G. chère à Richard !   (**) Quelqu'un vient de dire : "ça n'a pas changé" ?

    Ce blog est la suite de Zhumeurs & Rumeurs, en sommeil désormais mais toujours consultable sur http://zhumoriste.over-blog.com/

     


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  • C'est par Lisa Lagrange, journaliste au Républicain Lorrain qu'on l'apprend par ce titre : "DÉMÉNAGEMENT EN CATIMINI AU MUSÉE DU VÉLO D'AMNÉVILLE". L'article qui suit est riche de questions, mais l'information est bien là. En voici d'ailleurs le fac-simile :

    Musée Chapleur : les mauvaises nouvelles se suivent...

    (Cliquer pour agrandir) 

    Par une source que je ne dévoilerai pas, j'ai appris que le "repreneur" qui s'est manifesté dès les débuts de l'affaire aurait fait procéder à des aménagements dans un local d'exposition possible. Info sous réserves...


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  • Inconnu des jeunes couches, Marc Defour fut une sorte de "gourou" du Club du Motocyclettiste, le premier mouvement vraiment structuré et voué à la motocyclette ancienne. Venant de son Sury-le-Comtal, il était présent aux grandes manifestations du Club (Dijon, Charnay-lès-Mâcon), où il répondait avec courtoisie aux questions des amateurs. Il faisait bénéficier de ses vastes connaissances par des articles dans la Revue du Motocyclettiste, le tout avec une pointe d'humourIn memoriam Marc Defour  pince-sans-rire que n'eut pas désavoué Alexandre Vialatte son illustre voisin forézien qu'il admirait. Grand spécialiste des Bugatti et amateur de mécaniques délicates ou originales, il s'était intéressé tout naturellement à la moto des origines. On faisait appel à ses connaissances et à ses talents de mécanicien pour les cas les plus rebelles. C'est ainsi qu'il reconstituera le changement de vitesse/embrayage d'une Bruneau 1904 (à Alain Cortot) dont on ne connaissait que des dessins d'une revue. C'est aussi grâce à lui que le seul quadricycle Automoto connu roule aujourd'hui comme on l'a vu au dernier Vintage Revival à Montlhéry (à Cortot encore). Il fut l'un des rares à avoir fait rouler un Tricycle De Dion (Musée Baster, de Riom)  avec son alimentation d'origine par carburateur à lèchage. Et si la Sevitame 1939 (à F.- M. Dumas) continue d'étonner les populations, c'est parce qu'il en a percé les secrets de fabrication et du carburateur, lequel avait été saboté par les ouvriers de l'usine pour que l'occupant allemand ne puisse l'utiliser. Pour son usage personnel, il avait restauré une Moto Rêve selon ses méthodes "à l'ancienne", apportant autant de soin au choix des matériaux qu'à la façon de les utiliser. En nous quittant aussi brutalement, il laisse en chantier la restauration de deux Viratelle, des machines rares et compliquées comme il les aimait et désormais orphelines.

    In memoriam Marc Defour

    En 1987, Marc Defour était venu à la réunion de la Rondes des Étangs de Nantiat avec cette 250 Terrot énigmatique dont on ne connaît aucune autre trace dans la littérature d'époque. Son cadre spécial de même que son changement de vitesse sont d'une réalisation tellement particulière et soignée qu'on penche pour une machine d'usine...

    In memoriam Marc Defour


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  • À peine a-t-on le dos tourné qu'une méchanceté se prépare ! On a appris à 17 h 50 ce 31 juillet que le déménagement de la Collection se ferait le mardi 4 août, à l'initiative personnelle du maire d'Amnéville sans autre concertation et, bien sûr, sans inventaire préalable ! Comme par hasard ça se passe au mois d'août lorsque les gens intéressés sont démobilisés ou en vacances. M. le maire agit comme ces chefs d'entreprises qui profitent des congés et de l'absence de ses employés pour déménager les machines d'une usine. Ça rappelle des histoires guère reluisantes et pas vraiment à l'honneur de leurs auteurs. Plusieurs d'entre elles se sont d'ailleurs déroulées dans l'Est, serait-ce ce genre de méfaits qui aurait donné des idées au maire d'Amnéville ?

    La F.F.V.E. à Paris suit de près les événements de même que ses Délégués dans la région. Les journaux locaux ont été alertés, alors dans les jours qui viennent n'oubliez pas de les lire, de les acheter et de faire savoir aux rédactions ce que vous pensez de cette affaire. Idem sur les réseaux sociaux. Ça s'appelle faire le "buzz" et aujourd'hui c'est une vraie force !

     


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