• La moto mise en scène(s) suite 1

    1962 est une année faste qui nous offre une autre moto au théâtre. Elle donne même son nom à la pièce : La Brigitta. On ne sait pas pour quelle raison l'auteur, Jacques Audiberti, a choisi ce nom mais son goût, ou celui du metteur en scène, ou celui de l'accessoiriste, est déjà plus affirmé (connaisseur ?) que dans les autres œuvres théâtrales visitées précédemment. C'est donc une Indian 1000 Powerplus des années 1920 qui, à partir du 10 octobre, tient la vedette sur la scène de l'Athénée à égalité avec la belle Françoise Spira.

    La moto mise en scène(s) suite

    La pièce déroule la vie d'une simple jeune fille devenue actrice de cinéma. Elle est accompagnée par une motocyclette héritée de son père et qui la transporte dans l'avenir ou dans le passé à travers divers milieux...

    La moto mise en scène(s) suite

    ... dont celui des guérisseurs et de la haute couture. Ce dernier détail expliquant la somptueuse robe qu'on lui voit sur toutes ces photos signées de Roger Pic, journaliste, photographe, cinéaste spécialisé dans le domaine du spectacle (Photos BNF-Gallica). 

    La moto mise en scène(s) suite

    Auteur iconoclaste, Audiberti "bouillonne d'idées et d'images" (selon régiethéatrale.com) et continue son chemin malgré les critiques sévères qui accueillent La Brigitta. On lui reproche son style, son exubérance, son délire verbal. On l'accuse d'imiter Ionesco, Tardieu et même Pierre Dac. En ce qui concerne ce dernier, ce serait un compliment aujourd'hui.

    À propos d'influence, Audiberti est l'auteur de la phrase "Un con qui marche vaut mieux que dix intellectuels assis", phrase qui devrait évoquer des souvenirs chez les admirateurs d'Audiard.

    Avec sa pièce suivante, Cavalier seul, montée en 1963, l'enfant terrible du théâtre retrouve la faveur de la critique. Pourtant le public dans la salle avait demandé le baisser de rideau, outré à la vue d'un Christ en pyjama rose, masqué comme un clown et entouré de Croisés en tenue de parachutistes. Unanimes, les critiques sont plus qu'élogieux. Jean Dutourd, pourtant classé "réactionnaire", écrit  dans Paris-Presse : "Il est inconcevable que ni la Comédie Française, ni le Théâtre de France, ni le T.N.P. n’aient monté le Cavalier Seul, un vrai théâtre, poétique, sublime, subtil, un peu fou, plus beau que Brecht, aussi riche que Lorca, ayant une incomparable saveur française" tandis que Bertrand Poirot-Delpech (Le Monde) va jusqu’à citer Shakespeare.

    (À suivre)

    AVIS AUX AMATEURS : Il reste quelques exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris -  fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse).Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr

    Des trois autres livres consacrés à "La Motocyclette en France", le volume sur la période "1894 - 1914" est totalement épuisé ainsi que le deuxième sur "1914 - 1921". Seul le troisième traitant les années 1922 à 1924 est encore disponible. 55 euros port compris (Plus amples informations sur janbour@free.fr)

     

     


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  • Commentaires

    1
    Dimanche 8 Janvier à 15:30

    j'adore votre blog,bravo, happy

      • zhumoriste
        Dimanche 8 Janvier à 19:17
        Simple, rapide et laudateur, un commentaire comme on les aime ! Merci
    2
    zerchot
    Mardi 10 Janvier à 18:09

    On ne sait cependant si Bourdache nous cause théâtre parce qu'il y a un moto, ou parce qu'il y a une jolie dame.... Je vote pour les deux !

    Merci d'ouvrir notre culture !

     

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