• La Moto Rouge : suite et fin (peut-être ?)

    La Moto Rouge : suite et fin (peut-être ?)

    COMME PROMIS voici le monstre V8 évoqué dans un récent article et exposé chez Brentano's où elle a dû entrer au chausse-pieds ! C'était en octobre 1968, avant ou après les tentatives de records à Villacoublay. C'est bien une réalisation de P.-L. Tebec qui, malheureusement n'a rien pu faire pour cause d'embrayage défaillant (convertisseur de couple). Pour plus de détails, avec d'autres photos, voir Moto Revue du 10 août 1968 et celui du 12 octobre pour le reportage sur Villacoublay. Aussi dans ce dernier, l'annonce du décès à 80 ans de Camille Lacôme, directeur-propriétaire de Moto Revue. Il en avait quitté la direction en avril précédent pour entrer à l'hôpital.

    La Moto Rouge : suite et fin (peut-être ?)

     GRÂCE À FRED DUFRÊNE on va boucler (?) la saga de la Moto Rouge dont on peut voir d'autres photos et informations diverses sur le Facebook des... Compresseurs Constantin. On commence par un document bien meilleur que celui que j'avais précédemment, et avec des couleurs plus réalistes. 

    La Moto Rouge : suite et fin (peut-être ?)

    L'autre intérêt de cette photo est qu'elle est ainsi légendée : "Pierre Rambaut, chez Raymond Pohu, ancien coureur et concessionnaire Puch de Saint-Maur 94". À voir le mur en arrière-plan, Pohu avait suivi la vague japonaise. On revient à Indian avec la photo ci-dessous qui doit provenir de Moto Revue bien que je n'ai pas pu retrouver la source elle-même. Mais en 1968, MR était le seul magazine motocycliste, donc, comme on ne prête qu'aux riches...

    La Moto Rouge : suite et fin (peut-être ?)

    C'est probablement la Moto Rouge (devenue Prince des Tempêtes, et non Reine comme indiqué sous la photo suivante) dans sa dernière évolution révélée par un frein avant spectaculaire. On aura reconnu un produit de Friedel Münch, ce qui se faisait de mieux à l'époque et qui était importé chez nous par Jean Murit (à vérifier par qui aura meilleure mémoire que moi). Il fallait bien ça pour ralentir la création de Jean Charlot.

    La Moto Rouge : suite et fin (peut-être ?)

    Dernière photo qui semble avoir été extraite de Moto Revue. Quel numéro ? Quelle année ? On écoute celui qui sait. D'avance, merci.

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    La Moto Rouge : suite et fin (peut-être ?)

    J'ai reçu ça, qui n'a rien à voir, sauf à nous ramener à notre réalité... (On a le droit de rire... Même jaune !)


  • Commentaires

    1
    José Mike Parreira
    Jeudi 26 Mars à 07:06

    Bonjour à tous, je me souviens que dans la revue mensuelle "L"automobile" il y a eu un article sur le side V8 de PLT (article réalisé je suppose par Richard Verdelet) . Je pense l'avoir, je regarderai et si possible je vous enverrai l'article scanné. PLT était surnommé le "dingue de la nation" dans ce même article il me semble. Amitiés et merci pour le blog fait pour réviser quelques fois et apprendre très souvent ;-) 

      • Jeudi 26 Mars à 12:37

        Merci d'avance pour le scan promis, quant à Tebec, je ne sais pas s'il est encore 'le dingue de la Nation' (allusion à son quartier parisien), mais aux dernières nouvelles, il était toujours vivant (comme le canard...) 

    2
    nibart
    Jeudi 26 Mars à 10:45

    Brentano's,c'est là ou j'allais compulser les revues anglaises et américaines de motos ,entre autre

    ambiance assez "huppée"

    il y avait 2 entrées celle de l'avenue de l'Opera et l'autre beaucoup + discrète rue Daniel Casanova ,c'est de ce coté qu'étaient les revues"populaires"ou fut présenter le monstre

    ce fut le choc de tomber sur la réalisation de Pierre Louis,je me suis toujours demandé comment cette grosse bête de métal était rentrée dans cet endroit  assez confiné ,bourré de livres du sol au plafond

    j'avais fait quelques photos a l'époque,mais tout a disparu, dommage ....

    amitié

      • Jeudi 26 Mars à 12:38

        'endroit confiné' tu as de ces mots !

    3
    jackymoto
    Jeudi 26 Mars à 10:56

    C'était la grande mode des tambours surdimensionnés, qui pouvaient foutre le pilote par terre  à 80 pour manque de progressivité. Je me souviens de tubes de fourches tordus ,trop faibles pour encaisser  des machins violents comme ça. Il fallait une fourche Earles pour résister au freinage(et blocages) d'un Rossignol français.Je me souviens par contre du Robinson anglais qui n'avait que la gueule...sans le freinage.smile

    Les frettes en alu attachées avec du fil de fer après les tambours étaient sans efficacité...mais à la mode. Yves, un copain en avait usiné un certain nombre en perruque.

    J'avais 12 ans..et me contentais de prendre des (mauvaises) photos.

    4
    Pierre "PhilRead"
    Jeudi 26 Mars à 11:00

    Il y eut aussi un article de trois pages paru dans "Les Motards" N°3 du 15 Juillet 1968

    5
    Rocky
    Jeudi 26 Mars à 14:04

    A propos de Camille Lacôme. J'ai consulté le Moto Revue du 12 octobre 1968, et j'ai été surpris par la brièveté de l'entrefilet annonçant son décès. Un vingtaine de lignes sur deux colonnes, pas le moindre élément biographique, à part son âge et le fait qu'il avait fondé le journal en juin 1913 avant d'en céder la direction en avril 1968 pour cause de maladie. J'ai compulsé les numéros ultérieurs, rien, pas la moindre nécrologie, ce qui est très inhabituel dans un organe de presse s'agissant de son fondateur. Je suppose qu'il était parti fâché ?

      • Jeudi 26 Mars à 20:19

        Pozzoli (Popo pour les intimes) était vraiment passionné par les motos et les voitures (ces dernières un peu plus) mais, pour des raisons que j'ignore, il s'était fait un ennemi en Lacôme. Popo vendait des machines aux imprimeurs (gros pognon en jeu) et c'est peut-être de là que vient leur antipathie réciproque. Lorsque Camille Lacôme s'est senti "partir" il était en négociations avec le futur propriétaire. Quand celui-ci venait lui faire des propositions de rachat, il lui demandait de lui dire qui était "derrière lui". Malade, mais encore lucide le grigou !

        Il s'était fâché avec C. Rey, son neveu rédacteur-en-chef qui était comme le fils qu'il aurait pu avoir. Sans aucun héritier, il n'a pourtant pas hésité à le virer alors que chacun pensait que c'est lui qui allait prendre la relève. Avant qu'il disparaisse à son tour, j'avais tenté d'en savoir plus auprès de C. Rey, mais il en avait encore trop gros sur la patate pour vouloir en parler.

        Bref, chacun dans son domaine, Popo et Lacôme étaient des petits requins dans l'édition et l'impression. Petits, mais requins quand même !

      • Vendredi 27 Mars à 11:28

        Ce n'est pas Camille Lacôme qui a FONDÉ Moto Revue mais vraisemblablement un certain M.Grimaud (Financier ?) qui en est d'abord le directeur. C. Lacôme en est seulement le rédacteur-en-chef. Leurs deux noms figurent ensemble mais, nuance significative, celui de Camille Lacôme (en lettres minuscules avec le prénom en entier) est placé EN DESSOUS de celui de M. Grimaud (en majuscules mais sans prénom).

        Il en sera ainsi jusqu'au 1er août 1926. À partir de cette date, la disposition est toujours la même, mais soulignée par une curieuse mention : DIRECTEURS - FONDATEURS.

        Situation inchangée jusqu'au 26 novembre 1927. Disparition du nom de M. Grimaud. Camille Lacôme est désormais seul maître à bord avec le titre de DIRECTEUR-FONDATEUR ...

        (Les dates indiquées sont celles des parutions dans Moto Revue. On pourrait sans doute en savoir plus en compulsant les archives des sociétés commerciales. Si quelqu'un veut s'y atteler...)

    6
    thefrenchowl
    Jeudi 26 Mars à 16:13

    Je suppose que Lacome a vendu MR a Pozzoli avec ses 2 mains attachees dans le dos...

    ; O )

    Patrick

      • Jeudi 26 Mars à 20:21

        Il n'a pas vendu à Pozzoli mais à Casasnovas... nuance !

    7
    jackymoto
    Jeudi 26 Mars à 18:09

    Lacome et Pozzoli étaient de ces personnages que les anglais qualifient de "characters" mais Jean devrait parler de son patron bien mieux que nous...

    Je me souviens de Pierre Ducloux à qui on avait demandé un article nécrologique sur Serge Modeste Pozzoli, me dire au bigophone, qu'il se demandait comment il allait faire pour ne pas en dire que du mal... Jacques Potherat, moqueur, avait dit de son côté que son deuxième prénom, Modeste, ne lui allait pas du tout.smile

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