• Norton, Triumph : rien ne va plus ?

    SUMPMAGAZINE.COM est une édition en ligne impertinente et sans journalisme béni-oui-oui, tout ce qu'on peut se permettre lorsqu'on n'est pas dépendant de la publicité comme en éditions-papier. L'humour Sump y est de rigueur (c'est britiche...), mais le ton de la dernière livraison n'est pas aussi débridé que d'habitude. Non, n'y pensez pas, rien à voir avec le Brexit ! C'est seulement l'état de santé de deux institutions britanniques qui fait problème. Pas n'importe lesquelles puisqu'il s'agit de... Norton et Triumph !...

    Norton, Triumph rien ne va plus !

    Il y a non seulement les livraisons aux clients qui se font attendre, mais aujourd'hui on parle ('On', c'est Sumpmagazine et surtout le journal quotidien The Guardian du 30 janvier 2020 ) de grosses difficultés financières.

    (Mais certains ont cru apercevoir l'ombre d'un investisseur étranger rôder autour de la marque - En espérant qu'il n'est pas de la race de ces vautours qui tournoient dans le ciel d'un western au dessus d'un cheval agonisant...)

    Le propriétaire de Norton, Stuart Garner, est endetté à un niveau devenu dangereux (pour lui). Le service des impôts de Sa Majesté (Her Majesty Revenues & Customs) lui réclame 300 000 Livres (361 000 €) ce qui n'est rien à côté des millions que le gouvernement - merci les contribuables - a mis au pot par le passé. Il y a surtout d'autres millions issus des fonds de pension grâce auxquels Norton a pu renaître. Une partie de ces 228 actionnaires malgré eux réclament maintenant leur argent. Nouvelle version modernisée du fameux "I want my money back" de Mme Thatcher en 1979. En attendant, la banque de S. Garner a demandé à BDO, de s'occuper de l'affaire. BDO est spécialisé en "spécialisé en Audit, Conseil, Expertise Comptable et Expertise Sociale" de sociétés. Comment dit-on en anglais : "Çà sent le roussi" ?    (Photo ci-dessus Moto Station)

    Norton, Triumph rien ne va plus !

    Déjà collector's avant même d'atteindre la première révision des 1000 kms ?

    Norton, Triumph : rien ne va plus ?

    COMME DISAIT UN PRÉSIDENT de notre 5 ème République : "les emmerdements ça vole en escadrille" et cette constatation désabusée doit avoir son équivalent en Grande-Brexitagne. Après Norton, voilà-t'y pas qu'un mauvais vent souffle autour de Triumph. Mais là, nos amis de Sumpmagazine sont plus circonspects. Ce qui donne, traduit en français par gougueule le texte suivant : "S'agit-il d'anciennes nouvelles, ou de nouvelles nouvelles, ou de nouvelles nouvelles anciennes, ou de fausses nouvelles, ou quoi ?"

    Suit une explication à peine plus éclairante selon laquelle "Eh bien, nous ne savons pas. Mais apparemment, vendredi dernier (24 janvier 2020), les deux sociétés (ndlr : Triumph et l'indien Bajaj) ont signé un partenariat sans capital-actions pour construire et distribuer une nouvelle gamme de vélos * de moyenne capacité (200cc - 750cc)". * Pour le traducteur gougueule, pas de différence entre bike (vélo) et bike (moto), du moment qu'il y a deux roues...

    À vrai dire, l'affaire remonterait à l'été 2017 lorsque des rumeurs d'accord (et plus si...) entre les deux firmes avaient couru dans les magazines spécialisés. Comme dans tout bon feuilleton, on attend donc le prochain rebondissement de cette série qui en est à sa troisième "saison", ou quatrième, comme ils disent dans le poste.

    Norton, Triumph : rien ne va plus ?

    HEUREUSEMENTdans ce cruel monde capitaliste et sans pitié, il se trouve quelques bonnes nouvelles. D'autant meilleures qu'elles nous viennent de France comme cette annonce de la presse économique nous apprenant le sauvetage de la... CHARENTAISE ! La véritable, celle de France, de Charente plus précisément, où elle naquit à La Rochefoucauld en 1907 des mains d'un cordonnier nommé Rondinaud.

    Norton, Triumph : rien ne va plus ?

    Olivier Rondinaud, arrière petit-fils du créateur s'est associé avec Michel Violleau pour faire repartir la production. Avec un effectif d'une douzaine d'ex-employés de l'entreprise, qui est allée de faillites en liquidation, il va récupérer les machines qui n'ont pas été vendues afin de s'installer dans de nouveaux locaux à La Rochefoucauld même. 

    Norton, Triumph : rien ne va plus ?

    L'usine de Rivières (d'après Google earth) telle qu'on la voit encore près de La Rochefoucauld, en direction de Pont d'Agris.

    Norton, Triumph : rien ne va plus ?

    Suite à une recherche personnelle que j'ai menée sur le vouèbe, on trouve des pantoufles"Rondinaud" sur plusieurs sites, mais pas tous les modèles, ni dans toutes les tailles et couleurs. Quant au site de La Manufacture Charentaise, dernière entité commerciale de la marque, il est "en construction"

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    Norton, Triumph : rien ne va plus ?

    ON EST TOUJOURS DANS LE BLEU à propos de l'exploit que devait réaliser Guy Martin en renouvelant le "saut" de Steve McQueen que-vous-savez". Impossible d'en trouver trace dans les gazettes ou dans les podcasts de la télé puisque c'est pour elle que ça devait se faire.

    Norton, Triumph : rien ne va plus ?

    En revanche, on découvre grâce à Jean Rocky Roquecave que ce fameux saut - celui du film - n'est qu'un remake. En effet, c'est la copie de celui - judicieusement cadré - réalisé par un "felgrau" sur une BMW mono dans les années 30. Avec d'autant plus de "mérite" que sa machine est du lourd modèle à cadre rigide en tôle emboutie et fourche sur ressorts à lames. Cela aurait pu faire une bonne séquence dans Le Dictateur de Chaplin à la suite des inventions militaires présentées à Adenoïd Hynkel (le "parachute gonflable").

    Norton, Triumph : rien ne va plus ?

    POUR RÉSUMER, le saut de Steve dans le film est bidonné de A à Z : 1 / C'est un remake de celui effectué dans les années 30 selon la couverture du magazine ci-dessus. 2 / La Triumph utilisée est d'un modèle qui n'existait pas durant le guerre. 3 / Ce n'est pas Steve qui a sauté mais son vieux pote Bud Ekins. Seule chose sure : la légende, toujours vivante à ce jour, a bien fonctionné...

     


  • Commentaires

    1
    manx51
    Mercredi 12 Février à 16:51

    Bonjour,

    Très content pour la reprise de l'entreprise française qui va refaire les vraies charentaire qui me faisaient 3 hivers.

    cette année celles que j'ai acheté neuves,made in Espagne sont déjà toutes décousues aux talons cry.

    Pour les news Nortons il y a beaucoup de soucis sur la 961 depuis 10 ans sarcastic n'est pas Kenny DREER (le concepteur US) qui veut…………...Les chinois vont sûrement reprendre la marque,très porteuse,ils font déjà leur mono et multicylindre.

    Pour Triumph John BLOOR sauvent peut-être ses billes : brexit oblige.

    Leçon à tirer des fonds de pension qui aux USA aussi s'évaporent facilement.

    Bonne journée

      • Mercredi 12 Février à 19:29

        En plus, il semblerait que les "pensionnaires" à qui on piquait leur fric ne savaient pas quelle serait leur utilisation. Les escrocs qui étaient à la manœuvre ont déjà morflé (ils n'en étaient pas à leur coup d'essai... Quant à Garner, il dit qu'il n'était pas au courant de leur méthode... il se plaint d'avoir lui aussi été pigeonné !

    2
    jackymoto
    Mercredi 12 Février à 18:08

    C'était le mot de mon copain Gérard, passager de mon side Jawa Velorex, quand les gens lui demandaient si c'était confortable: "Dans le side Velorex, j'utilise des pantoufles Vulcarex!" ( je ne sais pas si elles sont toujours en production). Perso j'achète mes charentaises (made in Charente) au vide grenier de Champagne Mouton, ou un gars a un gros étal et ne les vend pas beaucoup plus chères que les copies chinoise qui peuvent te filer le coronavirus par les pieds.smile

    Tu imagines si les Norton Triumph sont à nouveau taxées à leur arrivée en Europe... Le marché est complètement saturé de motos puissantes pour se traîner à 80Km/h. Les jeunes ne s'intéressent pas beaucoup à la moto et certains, dans les grandes métropoles ne passent même plus le permis. En Allemagne il se vend du scotère électrique à pleines vitrines. Les passionnés sont vieillissants et ne veulent plus de motos trop lourdes. Ne pas oublier les 650 Royal Enfield à 7000€, histoire d'en rajouter une couche.

     

     

      • Mercredi 12 Février à 19:23

        Tu as des actions chez R.E. ?

    3
    jackymoto
    Mercredi 12 Février à 19:52

    Je voudrais bien, ils n'arrivent pas à fournir!

    La mienne (la neuve) c'est un clou démodé de 1994. La vieille était de 1991...mais elle roule toujours chez un jeune copain capable de l'entretenir.

    4
    pmg
    Dimanche 26 Avril à 17:29

    Pour les ambitions indiennes en europe il y avait eu une tentative fin 1984, avec Enfield, dont le patron était persuadé que Zundapp allait tomber tout cuit dans son escarcelle..

    http://www.zseft-zundapp.com/archives/2020/04/23/38207880.html

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