• Vito archi-dessinateur

    VITO A COMMENCÉ une carrière d'architecte avant de se rendre compte que c'était bien ennuyeux. Alors il a commencé à dessiner. Des cartes de vœux. Comme le nom l'indique, ce genre de cartes n'a qu'un temps de vente limitée. Il a élargi son sujet avec des scènes plus diverses qu'il a montrées dans des expositions "sauvages", accrochées... sur les murs de Paris. Cette pratique est interdite sous peine d'amende (chère... et au motif "d'abandon d'ordures sur la voie publique" !). Aujourd'hui, il s'est lancé dans l'édition avec deux petits volumes consacrés, l'un à Paris, l'autre à la France contemporaine. "C'est drôle et poétique comme du Brassens", fait-il dire à l'un de ses personnages qui ajoute "avec une touche de critique sociale" ...  

    Vito : de l'archi (pauvre) au dessin (riche... ou presque)

    Mais Brassens savait aussi avoir la dent dure et Vito aussi... 

    Vito : de l'archi (pauvre) au dessin (riche... ou presque)

    ... comme dans les deux scènes ci-dessus qui rappelleront bien des choses aux Parisiens (mais pas seulement, hélas). Entre les deux dessins 1 et 3 il y a un 2 que vous retrouverez dans l'album "Paris" . Presque tout est en couleur, et s'il y a quelques images en noir et blanc, c'est peut-être pour souligner la tristesse de ce qu'il décrit (?). Il sait aussi avoir l'œil coquin capable de discerner le fameux "Point G" ou encore les seins de filles qui se baladent à une fenêtre, pensant être à l'abri des regards. Mais "Vito is watching you"...

    Vito : de l'archi (pauvre) au dessin (riche... ou presque)

    Toujours sur le thème de la "dent dure" il y a CECI ↑ ↓... qui n'est pas à notre honneur... (Dans l'album "France contemporaine")

    Vito : de l'archi (pauvre) au dessin (riche... ou presque)

    Pour en savoir plus on va sur le site de VITO : vitoillustration 

    Ces albums (+ ou - 20 €) sont en auto-édition, donc à encourager

    Vito : de l'archi (pauvre) au dessin (riche... ou presque)

    J'ai trouvé ça sur son Facebook, ce n'est peut-être plus d'actualité, mais tentez toujours votre chance ! Cliquez dedans pour agrandir.


    votre commentaire
  • Nouvel article

    SANS PLUS DE DÉTAILS SUR SON ORIGINE, cette photo a beaucoup 'voyagé' dans les réseaux du vouèbe. Après tout, cette vieille dame passagère n'avait pas un visage de vedette connue et on ne voyait pas grand'chose de la Harley-Davidson de 1938. Ça pouvait être une fakefoto destinée seulement à faire causer. Erreur fatale, double erreur fatale de nouzôtres Européens ! Cette Américaine n'est pas en effet une vedette. Elle est plus que ça : une gloire dans son pays où on la considère comme l'une des plus importantes artistes-peintres du XXe siècle nord-américain. Elle est classé moderniste, ce qui dit tout et rien à la fois, mais lui vaut de multiples expositions à travers le monde anglo-saxon.

    Il a fallu attendre 2015 pour qu'un hommage soit enfin rendu à Georgia O'Keeffe (1887-1986), en France au musée de Grenoble. Le fait que cette exposition, trente ans après sa mort, n'ait pas intéressé un grand musée national en dit long sur ce qui motive les "spécialistes" des grandes expos - sous entendu : les raouts parisiens qui rapportent la grosse pépète (voir Picasso, Calder, Miro, Wahrol-Basquiat, etc).

    Nouvel article

    Paysage du Nouveau-Mexique (Georgia O'Keeffe). 

    Nouvel article

     Coquelicots d'Orient

    Nouvel article

    Au cours de sa longue existence, Georgia a peint près de 2000 toiles. Elle a trouvé son inspiration principalement dans la région du Lake George (État de New-York) puis dans les paysages désertiques du Nouveau-Mexique, enfin dans les fleurs. Bien particulières, ses fleurs . Ce sont souvent des arums (symboles de 'désir ardent', voir ci-dessus à gauche) mais d'autres sont de catégories plus calmes comme cet iris violet (à droite). La psychanalyse, on s'en doute, ne s'est pas privée d'en rechercher les significations inconscientes...

    Nouvel article

     De même qu'il y a beaucoup à creuser dans la passion que Georgia vivra avec Alfred Stieglitz. Cet éminent photographe est le chef de file de l'école pictorialiste américaine, mouvement qui voulait faire reconnaître la photo au rang des Beaux-arts. Georgia le rencontra en 1916, elle avait 29 ans, lui 52 et marié. Il divorce, et tous deux vivront un amour qui ne cessera qu'avec le décès de Stieglitz en 1946. 

    Nouvel articleDurant ces décennies, son modèle sera Georgia. Il la photographiera sans fin, comme un paysage, fasciné par son corps et ses mains tout particulièrement.

    Nouvel article

    Il travaille parfois en plein air, photographié par un ami en 1924. À l'époque, la photo demandait des qualités athlétiques afin de manier un appareil comme son...

    Nouvel article

    ... Graflex (à plaques verre) qui est aujourd'hui dans un musée...

    Nouvel article

    ... qui est consacré à la préservation des œuvres de Georgia à Santa-Fé au Nouveau Mexique. Il a été installé non loin du ranch rustique au milieu de nulle part où elle a habité (ci-dessous) après la mort d'Alfred Stieglitz.

    Nouvel article

    Une Harley-Davidson a pris place elle aussi dans le musée. Seule différence avec celle qui a emmené Georgia, c'est une latérales qui est exposée... Mais il est possible que son pilote ait possédé  les deux modèles. (On a peut-être aussi adapté la formule qui a cours dans l'Ouest : lorsque la légende est plus belle que la réalité...etc)

    Nouvel article

    Georgia O'Keeffe avec son ami le peintre Maurice Grosser sur la Harley-Davidson Knucklehead (la vraie) ont été photographiés par © Maria Chabot 

    Nouvel article

    D'UN DÉSERT À UN AUTRE, cette fois celui de l'Afrique du Nord où circula cette ancêtre de l'Hélica en janvier 1913. À vrai dire, cet appareil dont on ignore le nom (traineau ou sauterelle, nous dit Le Petit Journal ressemble plus à la cellule d'un avion qui aurait perdu ses ailes qu'à une automobile. Car de l'auto, il a bien les 4 roues et une de plus pour le général-passager 3 étoiles ...

    Nouvel article

    ... qui a dû maintenir sa position durant les 300 km de pistes allant de Biskra à Touggourt. L'artiste a un peu malmené les lois de la perspective car si le pilote mène l'engin vers la gauche, la roue qui porte le général (un 3 étoiles...) vient droit sur le spectateur. Collision en vue !

    Nouvel article

     

    D'un désert à un autre, sur 2 ou 5 roues


    3 commentaires
  • LORSQU'ON VOIT CE QU'IL FAIT, ça donne envie de balancer son Canon multibidules et de ressortir son Rolleiflex des années 50. Mais on n'ira pas comme lui jusqu'à des tirages au charbon, des cyanotypes et autres manipulations au collodion, toute cette cuisine 'à l'ancienne' qui donne de si belle images. Je ne vais pas vous faire l'article plus longtemps, allez donc voir son blog sur  http://blog.photographie-cholley.com et jugez par vous-même.

    Et puis, tâchez de trouver quelque part dans ses trésors cette émouvante photo de 1974 qu'il a gardée du temps de sa jeunesse :

    Jean-François Cholley PHOTOGRAPHE

    Quelqu'un qui a roulé sur une Velocette (Thruxton ?) ne peut être qu'un bon !

     


    5 commentaires
  • Une de plus, je vous la laisse quand même ?

    Le papier mâché au secours de la Presse

    EN RÉALITÉ, JE TRICHE UN PEU car c'est la photo qui est nouvelle, pas la 1000 HRD (Vincent) dont, jadis, j'ai répertorié celles qui sont ou ont été en France. L'un de mes espions favoris a repéré celle ci-dessus dans le f&@#book d'Alain Daigne qui, par ailleurs publie d'autres belles photos sur des courses à Montlhéry et autres sucreries. Un coup d'œil chez lui vous nettoiera l'esprit de toutes les sottises habituelles qui polluent ce réseau que l'on dit "social".

    Donc, cette photo nouvelle représente la 1000 Vincent HRD qui a servi dans l'essai par Daniel Rebour publié dans Moto Revue en... 1947 !

    Le papier mâché au secours de la Presse

    Pourtant, c'est l'essai Moto Revue de 1949 qui a frappé et qui est resté dans les mémoires : celui du "200 à l'heure", qui fit la couverture de Moto Revue du 8 janvier 1949 (ci-dessus). Mais auparavant, en janvier 1947, sur une maigre et unique page, Daniel Rebour, racontait que grâce à "l'obligeance de M. Garreau", il avait atteint 170 km/h "en sécurité" au guidon d'une Vincent HRD. Un œil pointu remarquera qu'il s'agissait de deux machines différentes. Moteur noir sur la 1949 qui se révèle être une Black Shadow, avec son compte-tours surplombant le phare. Il y a surtout, les WO d'immatriculation 'garage' ne sont pas les mêmes. Reste la présence de ce pilote pas du tout équipé motard. Renseignement pris à la source (Alain Daigne), le photographié est M. Charpentier, spécialiste des articles techniques à Moto Revue

    En 1947, D. Rebour a précisé qu'il était accompagné "d'un de nos collaborateurs". En fin d'article, il prendra son "photographe en croupe" pour faire "un petit tour, 120 en montant, 140 au retour. À deux, c'est gentil !" concluait-il. Photographe-collaborateur ou collaborateur-photographe, en confiant cette photo à A. Daigne M. Charpentier avait précisé n'avoir pas roulé sur la Vincent. On en a connu de moins modestes ...

     ♥  ♥ ♥ ♥

    Le papier mâché au secours de la Presse

    Exemples de cambrures, de la plus normale à la plus expressive. À gauche, regard d'une femme (sur la taille), jusqu'à celui de l'homme (plus bas) à l'extrême-droite.

     L'EUSSES-TU CRU ? Les reins les plus cambrés sont ceux qui attirent le plus le regard des hommes ! Si, si, c'est absolument vrai et démontré par les recherches d'une équipe de scientifiques portugo-suèdoise. Ils ont trouvé que chez les mammifères la femelle lance un signal vestigial de proceptivité (entre nous on dit : recherche d'accouplement) qui se manifeste par une cambrure des reins. En étudiant les regards portés sur des modèles féminins numériques (poupées gonflables ?), les chercheurs ont découvert que l'être humain n'avait pas un comportement différent. Surtout chez l'homme...

    Le papier mâché au secours de la Presse

    À gauche : BON grâce à un petit guidon, tentez votre chance. À droite : PAS BON car le guidon est beaucoup trop large et haut. Fuyez sans regrets.

    Il y a certes une marge d'erreur du fait de l'utilisation de modèles non-humains, mais chacun d'entre nous, par un simple test effectué dans la rue, peut arriver aux mêmes conclusions que nos portugo-suèdois. Pour, éventuellement - petits galapiats - en faire son (votre) profit. Ainsi, sur une sportive équipée, la pilote envoie un signal vestigial de proceptivité. Voir ci-dessus. à gauche. L'autre photo cache un piège, l'offre est trop évidente pour être sincère... Vous voici prévenus.

    € £ ¥ € £ ¥ € £ ¥ € £ ¥ 

    papier mâché

    Toute en bois et papier, une moto grandeur nature dans votre salon qui ne risquera pas de salir la moquette. Mais elle vous coûtera bien plus que la vraie qui a servi de modèle ! Les plus petites pièces (oiseaux) de Kurtz sont à 5 000 dollars... La plupart  des autres œuvres sont "Prix sur demande". On est pudique dans le milieu de l'art 

    LE JOURNAL SUR PAPIER perd du terrain tous les jours nous disent, justement, nos quotidiens journaux. Création de Jean Jaurès (pas la station de métro, l'homme politique) L'Humanité a ses vapeurs et risque de finir par rejoindre les centaines de feuilles défunctées dans le courant du siècle dernier. Heureusement, l'art vole au secours des agonisants ! Coïncidence, le recyclage est dans l'air et ça tombe bien pour Will Kurtz qui ne fait que çà bien avant que la "mode" ne s'en soit emparée. Avec une pile de journaux, un assortiment de magazines, des ciseaux, de la colle, du ruban adhésif et quelques clous il vous fait une sculpture. Grandeur nature même !

    Le papier mâché au secours des journaux

    Pour les pièces les plus imposantes, l'artiste travaille sur des armatures en bois ou en grillage (de cage à lapins). Pour les détails, il emploie des objets tels que colliers de chiens avec leur laisse ou les lunettes noires du personnage.

    Le papier mâché au secours de la Presse

    Picasso ou Einstein (ci-dessus) l'ont inspiré. Le fauteuil est aussi en papier.

    Le papier mâché au secours de la Presse

    Pas facile à caser ailleurs que dans un musée et d'ailleurs elles y sont sans doute déjà.

    Le papier mâché au secours de la Presse

    Passage obligé pour tout artiste : le nu féminin !

    Le papier mâché au secours de la Presse

    Certains des sujets choisis par Kurtz ne donnent pas vraiment l'image d'une "America great again" comme la voudrait le péroxydé de la Maison Blanche. Mais à quoi servirait l'art s'il s'interdisait d'appuyer là où ça fait mal ?


    3 commentaires
  • Un TINTIN africain... en plus noir

    Édité par La Cinquième couche, Bruxelles - À retrouver sur : www.5c.be ou en France chez www.bdfugue.com

    VU D'UN PEU LOIN, on croirait que c'est l'une de ces parodies de Tintin, bien plus obscènes que drôles, qui encombrent le vouèbe. Vu de près, c'est très précisément ça : "obscène !". C'est à dire que c'est un ouvrage mêlant dessins, courtes histoires, affiches "qui blesse ouvertement, qui heurte la décence, la pudeur ou le bon goût" (Définition des dictionnaires), mais pas dans le sens couramment admis des mots "décence, pudeur, bon goût" (*). L'auteur, Anton Kannemeyer, est un Afrikaner d'origine néerlandaise qui a pris Tintin comme prétexte pour régler des comptes avec ses concitoyens d'Afrique du Sud. Ce qui n'arrange pas son cas auprès de certains de ses détracteurs, c'est qu'il cible autant les blancs que les noirs de ce pays et de l'Afrique en général. Du coup, il est alternativement le "raciste" des uns ou des autres suivant la couleur de celui qui s'exprime. Et il présente des situations imaginaires avec une férocité égale à celle qui règne lors des affrontements qui ravagent les deux communautés. On aura compris que ce n'est pas un album de BD comme les autres. C'est féroce et acide dans l'ironie et dans l'humour noir. À prendre au second, voire au troisième degré, plutôt Charlie Hebdo que Canard Enchaîné.

    Un TINTIN africain... en plus noir

    À l'occasion, Anton ne se prive pas de se payer la fiole de tous ceux qui vivent sur le juteux héritage de l'auteur des Tintin. Et aussi de leurs avocats en embuscade du côté de Moulinsart. Interrogé à ce sujet par Xavier Guilbert (www.du9.org), Anton répondait : "Pour revenir à Moulinsart, je n'ai pas eu de réponse. L'éditeur avec qui je travaille a contacté Casterman, et Casterman avait exprimé de l'intérêt pour publier le livre, mais ils ont ensuite envoyé deux avocats qui ont tout de suite dit : "Oh mon dieu, non...". C'est qu'en toile de fond de tous ses dessins, peintures, et bandes dessinées Anton glisse souvent des allusions au très controversé Tintin au Congo. 

    Un TINTIN africain... en plus noir

     Un TINTIN africain... en plus noir

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

           Ici, on a bien plus qu'une allusion avec cette reprise d'un gag original bien connu mais dépassé en horreur. De plus, Anton appuie là où ça fait mal puisqu'il évoque l'une des plus épouvantables exactions de l'époque du Congo belge, alors propriété personnelle du roi Léopold II

    Attends, Germaine, j'esseplique : les colons y exploitaient le caoutchouc. Ils faisaient récolter le latex de l'arbre à caoutchouc par les Africains souvent réquisitionnés par villages entiers. Et lorsque la quantité rapportée n'était pas suffisante, on coupait une main du fautif ! (Voir les photos sur le vouèbe). Si ça ne suffisait pas, c'est tout un village qui était rasé et incendié...

    Cependant, on note que si le Tintin in Afrika est facilement (!) reconnaissable, l'artiste a eu soin de lui coller une tête bien différente tandis que Milou est passé au noir. En fait, cette tête est celle de l'auteur, à peine caricaturée avec ses longues pattes le long des joues.

    Un TINTIN africain... en noir, très noir !

    Dans un chapitre baptisé "C comme Cauchemar", le blanc est à son tour obligé de porter le "tipoye", moyen de transport traditionnel mais surtout utilisé par les blancs dans les pays colonisés

    Un TINTIN africain... en noir, très noir !

    ... et Tintin (le vrai, celui d'Hergé) ne pouvait pas y échapper !

    Un TINTIN africain... en noir, très noir !

    On cherche en vain la moto dans "Pappa in Afrika", mais il y en a peut-être ailleurs dans la quantité de dessins, peintures, etc, que Anton Kannemeyer a publiée chez de multiples supports imprimés. La plus insolite de ces publications est sans doute Le Monde Diplomatique qui a édité en 2010 un recueil rassemblant tous les dessins de ses collaborateurs sous cette couverture d'Anton qui s'est lui-même mis en scène. Ouf ! Il y aura tout de même une moto dans cet article !

     $$$$$$$$ €€€€€€€€ £££££££ ¥¥¥¥¥¥¥

    (*) La véritable obscénité, ce ne serait pas plutôt ÇÀ ? 

    Un TINTIN africain... en noir, très noir !

    (*) La véritable obscénité, ce ne serait pas plutôt ÇÀ ?

    Un TINTIN africain... en noir, très noir !

    ... ou encore ÇÀ ? 

     


    3 commentaires
  • Quelques belles photos pour ceux qui aiment la neige mais pas les skis et les stations qui vont avec !

    La moto est un sport d'hiver... et divers

    TOUT EN  GLISSE ! Vu la grosse plaque avant sur la Béhême (arrière rigide), et la caisse caractéristique du sidecar Felber, on doit être en Autriche.

    La moto est un sport d'hiver... et divers

    La décoration des Felber semble avoir toujours été la même, avec seulement des différences dans les couleurs de peintures (ici attelé à une 250 PUCH TF)

    La moto est un sport d'hiver... et divers

    La neige a bien l'air authentique (ou carbonique ?), de même que la René Gillet, mais les deux demoiselles sont un peu trop parfaites pour être vraies. S'agirait-il d'une séquence de cinéma ? 

    La moto est un sport d'hiver... et divers

    Détail grossi de la couverture de la revue hebdomadaire allemande Motor und Sport du 25 décembre 1938.

    La moto est un sport divers... et d'hiver

    En se tordant un peu le cerveau, on peut voir que les machines de ces "z'amours" sont des Opel, remarquables (entre autres) par leur fourche pendulaire en acier matricé (Document Moto-Collection.org)

    La moto est un sport divers... et d'hiver

    Qui dit neige dit froid, donc glace et glisse. Karl Schönborn avait une lame de scie circulaire sous la main ainsi qu'un petit moteur et quelques bouts de tubes. De quoi construire un "skidoo" à glace qui a bien dû étonner sa  copine qui reste néanmoins digne sous son volumineux couvre-chef.

    La moto est un sport divers... et d'hiver

    Encore un adepte du "do it yourself" mais qui a trouvé plus raisonnable de faire confiance en 1915 à une motorisation à la valeur éprouvée... 

    La moto est un sport divers... et d'hiver

    ... présentée par la roue motrice Smith, l'une des nombreuses réalisations américaines du genre qui affronta la concurrence des Briggs & Stratton et autres Merkel. Il y eu aussi l'anglaise Wall Auto Wheel que l'on pouvait trouver en France chez Monet-Goyon (Document Yesterdays.nl)

    La moto est un sport divers... et d'hiver

    On peut aussi préférer le plaisir solitaire du sidecar sans caisse donc sans avoir de passager (ère) à convaincre. La machine est une AJS.

    La moto est un sport divers... et d'hiver

    Il y a bien des manières de remiser sa moto pour l'hiver, mais la congélation est peut-être excessive et surtout ne fonctionne que pour un seul hiver. En effet, tous les nutritionnistes vous le diront : 'Il est déconseillé, voire dangereux, de recongeler une denrée qui a été décongelée".

    La moto est un sport divers... et d'hiver

    Johnson Motors était l'importateur Triumph pour la côte ouest des États-Unis, mais sans exclusive concernant son Cycle Sno-Go qui pouvait s'adapter aussi bien à une Honda qu'à une Yamaha ou Suzuki. On pouvait également l'utiliser dans les déserts de sable, ce qui aurait dû intéresser les concurrents du Paris-Dakar, mais celui-ci n'existera que 10 ans plus tard...


    5 commentaires
  • UNE BATAILLE GAGNÉE... Bientôt la guerre ? C'est ce que peut se dire Monsieur Mark Zuckerberg en voyant comment les "rebelles" se plient facilement aux règles - non écrites, pas folle la guêpe ! - qui censurent tout ce qui est publié ("posté", ils disent) sur son Fa&@#! book. Dernier exemple : la fresque du graffiteur pboy inspirée de "La Liberté guidant le peuple", célèbre tableau de Delacroix tel qu'exposé au Louvre (ci-dessous)...

    Bravo... à f#§8?book !

    ... dont pboy a donné sa version sur un mur de Paris, rue d'Aubervilliers dans le 19ème arrondissement et qui se veut un hommage aux gilets jaunes (ci-dessous). Sauf que si les personnages principaux sont, à peu près semblables à ceux de l'original, on note une grosse différence concernant cette "Liberté" elle-même dont la poitrine est cachée par un soutif blanc. 

    Bravo... à f#§8?book !

     

    L'explication vient de Stephanie Lemoine, journaliste et spécialiste de l'art urbain mural. Selon elle (in Le Monde du 19 janvier), l'artiste compte sur les réseaux sociaux pour répandre ses idées et son "message". Donc il lui faut éviter d'être boycotté par, entre autres, fuquebook, l'un des plus puissants par son nombre de visiteurs, d'où "cachez ce sein que je ne saurais voir". Bien joué, Marko, maintenant le "posteur" se censure lui-même !

    Note à benêt : des Libertés au sein nu, il y en a en pagaille sur le vouèbe et pas censurées, heureusement, tout comme notre Marianne nationale autant que républicaine. Le groupe, signé Daumier, représente la République nourrissant ses enfants, autrement dit le peuple français.

    Bravo... à f#§8?book !

    Le zhumoriste, vous offre ici les images que facebook vous interdit de voir !


    10 commentaires
  • 2019 à l'attaque !

    Pas très fringant, mais encore capable de tenir le guidon d'une motocyclette, le livreur millésimé 2018 nous apporte un bébé 2019 à qui nous confions tous nos espoirs avec nos vœux, comme l'exige la tradition.

    2019 à l'attaque !

    2019 à l'attaque !

    BREXIT OU PAS BREXIT, quel que soit le résultat on peut espérer qu'il ne nous privera pas d'artistes comme Grayson Perry dont les œuvres sont actuellement visibles à la Monnaie de Paris (11, quai de Conti dans le 6e, jusqu'au 3 février). Cette exposition fait suite à plusieurs autres à travers le monde après, noblesse oblige, celles plus anciennes du British Museum et de la Royal Academy of Arts où on le voit arriver ci-dessus. Élevé au rang de CBE (Commander of the order of British Empire), Grayson Perry n'est donc pas tout à fait le rigolo une peu frappé qu'on pourrait croire, surtout les Continentaux si raisonnables que nous sommes.

     La moto dans les Beaux-Arts

    Rameutant la presse et la télévision, les préparations de l'installation au British Museum des œuvres de Grayson Perry (en robe rose, à droite sur le péristyle) ne sont pas passées inaperçues.   

    La moto dans les Beaux-Arts

     L'artiste (à droite qui se présente sous le pseudonyme de Claire !) en compagnie de sa fille (à gauche) et de Philippa sa femme. Cette dernière ne laisse pas sa part en matière de tenues colorées lors du vernissage d'une exposition... 

    La moto dans les Beaux-Arts

    Grayson Perry et Philippa, un mariage très classique en 1973 

    Dans une interview, on a demandé à Philippa quel était son souvenir le plus romantique de celui qui allait devenir son mari, elle a répondu : "La première fois qu'il m'a emmenée sur sa moto". La suite, c'est Perry qui la raconte : "Je pense que je voulais frimer après une soirée tardive et nous sommes donc partis plein pot sur la M11 (l'autoroute Londres-Cambridge) en pleine nuit. Au bout d'un moment, une soupape a lâché ! On a poussé la machine pendant deux heures sous la pluie. La soupape cassée est toujours sur mon bureau en souvenir de ce moment !".

    La moto dans les Beaux-Arts

     La Harley est la pièce la plus spectaculaire du travail de Grayson, mais l'homme est un touche-à-tout doué. Il domine autant la peinture que le dessin, la poterie, la sculpture, la tapisserie, la céramique, l'écriture  et aussi la conduite de ses motos puisqu'il ne possède pas de voiture. "J'ai une Harley pour l'été, dit-il, pour rouler lentement en profitant du paysage et une KTM pour aller vite de A à B en hiver". Elle figure d'ailleurs en arrière-plan sur l'immense autoportrait en noir-et-blanc ci-dessous.

    La moto dans les Beaux-Arts

    Outre la KTM, Grayson truffe sa toile de détails mécaniques, bombe de graissage WD40, pince multiprises, combinaison de cuir Dainese accrochée dans le placard à gauche, sans oublier le teapot traditionnel.

     Dans ses toiles ou ses tapisseries et aussi dans la vie lors de ses apparitions en public, Grayson aime mélanger les genres, d'où ses tenues féminines qui font partie désormais de son personnage, de son art. Son intention est d'obliger le public à se poser des questions sur le(s) sexe(s), la politique, la religion, le travail, les codes de la société anglaise, l'évasion fiscale, le racisme et tutti. On retrouve chez lui l'esprit ravageur des Monty Pythons (dans le film "Le sens de la vie"), esprit matérialisé ici par ses peintures ou sculptures.

    La moto dans les Beaux-Arts

    À gauche, Donald Trump plie le genoux devant Alan Measles, le nounours de son enfance qui est un autre alter-ego de Grayson (seulement en peinture, alors que Claire tient ce rôle dans la "vraie vie"). La moto est omniprésente comme dans cette autre céramique, à droite, où l'on reconnaît sans mal le réservoir argent/noir d'une Norton ACT .

    La moto dans les Beaux-Arts

    Peut-être inspirées par la célèbre "Tapisserie de Bayeux", qui est aujourd'hui considérée comme un trésor sur la vie au Moyen-Age, les œuvres de notre artiste seront une source de renseignements pour les historiens du futur. D'un coup d'œil ils pourront savoir ce que signifiaient Smirnof, Visa, Microsoft, Rolex, Volvo, Easyjet et autres KFC qui parsèment les tapisseries de Grayson. Sans atteindre les 68 mètres de long du modèle, elles sont dès aujourd'hui un véritable rébus pour le visiteur. 

    La moto dans les Beaux-Arts

    "La conquête du trône d'Angleterre par Guillaume de Normandie" 1064-1066

    La moto dans les Beaux-Arts

    Poussée par la roue arrière de la Démocratie, la Tolérance, l'Égalité et la Justice Sociale, la moto vengeresse de Grayson écrase l'Évasion fiscale, le Racisme, le Sexisme, la Pauvreté... vaste programme menacé par le réchauffement climatique !

    La moto dans les Beaux-Arts

    Plutôt colorées et jubilatoires, les œuvres sur toiles, céramiques et tapisseries de l'expo prennent une tonalité plus sombre dans certaines sculptures. Cette femme, La Mère, ployant sous le poids de ses misérables possessions avec son bébé dans les bras symbolise tout le malheur du continent africain... 

    La moto dans les Beaux-Arts

    ... mais, comme un clin d'œil incongru, une petite moto (de speedway) s'est dissimulée dans la sculpture surmontée d'une couronne qui fut peut-être royale dans une autre vie.

    La moto dans les Beaux-Arts

    Le monde du travail est présent dans cette allégorie où l'on re trouve le souvenir des terribles grèves des mineurs de 1984 à 1985 (2 morts, 20 000 blessés), sous le règne du gouvernement dirigé par Margaret Thatcher. 


    8 commentaires
  • Jawa revient vers le futur

    LES CHINOIS INONDENT l'Afrique de leurs motos à deux balles, recyclant des japonaises dont les occidentaux (nous) ne veulent plus. Pendant ce temps, un autre pays, l'Inde, fait sa place sur le marché motocycliste en visant sa propre population au pouvoir d'achat plus élevé (tout est relatif), mais encore plus nombreuse puisqu'elle atteint 1,3 milliards d'individus contre les 1,2 milliards d'Africains. La moto indienne a longtemps été l'iconique Enfield, puis Royal Enfield, qui a débordé son marché intérieur et attaqué l'Europe. Aujourd'hui se dresse des concurrentes plus modernes et un poil plus puissantes qui grignotent la "doyenne". Avec sa dernière bicylindre, celle-ci garde une petite avance, mais pour combien de temps ?  

    Jawa revient vers le futur

    Classic Legends est une filiale de Mahindra, énorme consortium qui produit quantité de motorisés : avions, bateaux, voitures, camions, scooters, motos. Dans sa musette se trouvent l'anglaise BSA et la tchèque Jawa qui vient de renaître. Dès 2019, deux modèles seront disponibles (en Inde) qui reprennent l'esthétique des célèbres deux-temps mais ici le moteur est un monocylindre à double ACT et injection de 300 cm3 à refroidissement liquide (27 ch). La typique nacelle de phare est présente seulement sur la Classic, machine la plus luxueuse, de même que le réservoir largement chromé.

    Jawa revient vers le futur

    L'image des anciennes Jawa se perpétue dans le dessin ovoïde des carters soigneusement polis. La similitude est accentuée par le couvercle ailetté à l'arrière du cylindre qui protégeait le carburateur des deux-temps remplacé ici par le démarreur. 

    Jawa revient vers le futur

    Un bobber d'usine (sic) de 340 cm3 est également au programme du constructeur pour 2019, dans une livraison sobre qui prend de vitesse les maniaques de la bombe de peinture noir mat . L'autre différence plus visible sur cette "Perak" est dans la suspension arrière, oscillante avec mono-amortisseur sous la selle à bec suspendu (très plate, très dure, la selle).

    Jawa revient vers le futur

    Comme toute présentation de nouvelles motos d'aujourd'hui, il y a le passage obligé devant un stand de vêtements "mode moto" , les Indiens connaissent les usages... Dans les essais qui sont déjà publiés sur le vouèbe, l'un d'eux insiste beaucoup sur un gadget de la Jawa 42 (*) ci-dessus qui consiste en un réglage de l'échappement (deux tubes) sur 5 niveaux sonores ! ? ! Selon ces essais, à caractéristiques identiques la finition de cette "42" ne serait pas aussi parfaite que sur la Classic (peinture et filets, fils électriques baladeurs). Les prix s'en ressentent et la 42 y perd la nacelle de phare. 

    (*) Je cherche encore le symbole de cette appellation. 42 ? fin de fabrication d'un certain modèle il y a 42 ans ?  Reprise de Jawa par Mahindra il y a 42 ans ? Âge du concepteur de ces machines ?

    Jawa revient vers le futur

    Dans sa garde-robe, le hipster en version indienne ne se démarque  guère de ses homologues européens. On s'étonne d'ailleurs que cette volonté de se "différencier" de la multitude aboutisse à une uniformisation de la personne. Uniformisation qui se retrouve dans la personnalisation des machines : bandes Velpeau aux échappements "libérés", garde-boue circoncis, pneus à crampons, peinture mate, selle mini, etc 

    Jawa revient vers le futur

    Une 'tite larme devant la Jawa 500 twin  des années 50 qui passa très inaperçue chez nous et ne semble pas plus intéresser les collectionneurs d'aujourd'hui. Évidemment, il faut connaître, comme ce Suisse...

    Jawa revient vers le futur

    ... qui ne s'intéresse, justement, qu'à toutes les machines de la marque Jawa. On a une petite idée de sa collection (entre autres 3 exemplaires de la twin ACT) en se promenant à travers son forum http://forumjawa.motards.net/

    Jawa revient vers le futur

    S'il vous reste encore quelques sous après les agapes et cadeaux de cette fin d'année 2018, offrez donc un ouvrage, instructif mais pas trop pour ne pas faire mal à la tête. Offrez le à vos amis (et à vous-même) très beau, pas cher !

    Jawa revient vers le futur

    "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970".

    132 pages - format A 4 - 240 photos d'époque jamais publiées depuis (sauf celles qui ont été piquées dans ce livre et que je retrouve sur facebook !)

    Jawa revient vers le futur

    Un chèque de 40 euros - port compris - fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse).

    Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr 

    Jawa revient vers le futur

     

    Courrier/chèque : Jean Bourdache 4 villa Armand-Fallières 75019 Paris

    Jawa revient vers le futur


    5 commentaires
  • Triumph pour rire

    J'AVAIS POUR PREMIÈRE IDÉE de me gausser de cette réalisation ahurissante venue de Milan. À la réflexion je ne vais pas le faire car pourquoi s'acharner sur cette malheureuse "new" Bonneville plutôt que sur n'importe quelle autre machine chopperisée, tracskterisée, bobberisée, en bref MASSACRÉE comme on en trouve par paquets de 100 sur le vouèbe.

    Triumph pour rire

    Celle-ci, c'est paraît-il un "hommage" à la 2 CV Charleston, un modèle mythique (Ouarf !) de Citroen. Hommage appuyé de façon lourdingue par cette grille de radiateur qui n'a aucun rapport avec la Deuche. On appréciera également le phare (jaune) fixé sur le bras de fourche... Décidément, les sommets du sublime design italien automobile ne sont pas accessibles à tous. 

    $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ 

    Triumph pour rire

    JUSTE AVANT NOEL, cette publicité du Monde Magazine en double-page ne pouvait pas mieux tomber ! À moins qu'il ne s'agisse d'un effet "gilets jaunes". Ça vous paraît obscur ? Alors j'esseplique : Dior, marque de haute couture appartient au groupe LVMH (Louis Vuitton Moët Hennessy) dirigé par Bernard Arnault. Madame Brigitte Macron est copine avec la fille de B. Arnault, Delphine, dont les deux demi-frères ont été des élèves de Mme Macron (prof de français, comme on sait). Ça crée des liens, surtout depuis que Delphine a convaincu Mme Macron de porter du Vuitton. Triumph pour rireL'ensemble bleu de "l'intronisation" à l'Élysée avait d'ailleurs fait son petit effet... (*). Ce même bleu se retrouve donc aujourd'hui dans une collection qu'on espère pas chère puisqu'on peut trouver la même dans des centaines de boutiques présentant des vêtements en denim (le vrai nom de ce tissu bien connu). Se peut-il qu'à son tour Mme Macron ait suggéré à son amie Delphine de créer une ligne de vêtements à l'intention des smicards afin de les inciter à abandonner ces affreux gilets jaunes "qui ne vont avec rien" (dixit Karl Lagerfeld dans une célèbre publicité).

    (*) ... un peu comme le costume Arnys de François F... avec cette différence que les vêtements Louis Vuitton sont prêtés et ensuite rendus par Mme Macron. 

    € € € € € € € € € € € € € € € 

    Triumph pour rire

    JOLI TRAVAIL ARTISTIQUE sur une "bleue" présentée au dernier salon de Lyon et qui n'a guère retenu l'attention qu'elle mérite. Car ART il y a dans une telle œuvre depuis que le sculpteur Arman (1928-2005) a présenté ce qu'il appelait des "Fragmentations" : tranches de violoncelles divisées en 2, 4, 6, 8 parties, parfois coulées dans le bronze. Boulimique, il s'attaque à des moulins à café, tronçonne des pianos à queues, une voiturette de Luna Park, etc sans oublier des... motocyclettes !

    Triumph pour rire

    Inutile d'ajouter qu'une sculpture d'Arman vaut une petite fortune (voire une grande) de nos jours et que la "bleue" de Lyon mériterait une place dans un musée, en attendant que sa cote monte. Sans viser le Louvre ou Orsay, elle ferait son effet au MIAM (Musée International des Arts Modestes) de Sète ou tout simplement dans la collection privée d'un amateur éclairé. N'oublions pas que dans ses premières expositions, Arman montra le résidu des ses poubelles... 

    P.S. Avec mes plus plates excuses pour avoir "mangé" le nom de l'auteur de la "bleue" éclatée et celui de la photo d'icelle.

    ∇ ∇ ∇ ∇

    ET POUR FINIR, CECI QUI N'A RIEN À VOIR. QUOIQUE...

    Triumph pour rire (ou pour pleurer)

    Comme le dit Jacky qui m'a communiqué ce document :

    " Ça risque de durer, ils forment des apprentis !"


    7 commentaires
  • D'UNE RELATION INTERMITTENTE mais durable au fil des années avec Patrick Godet me reste quelques photographies dont certaines accompagnaient ses courriers. Elles sont d'autant plus précieuses que certaines datent des premières années de sa "passion-Vincent". On remonte ainsi à...

    Vincent + Egli = Patrick Godet

     ... 1975, au Bol d'Or où Patrick était venu avec des Britiches du Vincent Owner's Club dont il venait de fonder la section française. On voit d'ailleurs le guidon d'une autre Vincent derrière le bras gauche de l'artiste.

    Vincent + Egli = Patrick Godet († 2018)

    Toujours au Mans où la 1000 Black Shadow/Precision fait un caprice...

    Vincent + Egli = Patrick Godet († 2018)

    ... avant d'obéir à la poigne de son maître (remerciements à Roland de Brébisson pour cette photo et la précédente).

    Vincent + Egli = Patrick Godet († 2018)

    1979. En route vers le Paris-Bourges, je vois un moto en perdition (pensais-je), et pas n'importe laquelle, une Vincent Black Prince ! Il y en avait plusieurs au rallye de la marque de 1976 où je fus, en Normandie (rdv sur un terrain de cross, Le Bec-Hellouin ?), mais en trouver une sur ma route et allant au même rendez-vous que moi, j'ai remercié le hasard ! Le soir au dîner, j'aurai la surprise de revoir Patrick en costume (tweed) cravate, plus seyant que son Barbour de l'après-midi. (Au moment de mettre sous presse, je m'aperçois que le rallye Vincent, c'était en 1979 avec rdv au terrain de Gaillefontaine...)

    Vincent + Egli = Patrick Godet († 2018)

    Il sera dit que chacune de nos rencontres se tiendra à l'occasion d'une séance de mécanique. Cette fois c'est à Zolder en 1981 (ou 80 ?) qu'une Grey Flash lui fait des misères. L'immatriculation était obligatoire pour passer la douane... À l'arrière-plan on distingue l'arrière d'une 1000 qui sera...

    Vincent + Egli = Patrick Godet († 2018)

    ... de plus en plus modifiée avec les bonnes cames, les bons pistons, les bons carbus, etc, afin d'approcher les performances d'une Black Lightning. 

    Vincent + Egli = Patrick Godet († 2018)

    Cette même année 1980, il sera présent au Mans non pas pour le Bol d'or, mais en septembre lors de la première course de dragsters jamais organisée en France (photo X... transmise par Patrick). 

    Vincent + Egli = Patrick Godet († 2018)

    1995 Lors de l'unique édition du Rétromarché au pavillon Baltard de Nogent, Patrick a présenté une 500 Linto. La "bête à chagrins" (dixit Alain Nibart, grand-prêtre des Aermacchi) avait besoin de quelques soins attentifs pour retrouver sa vigueur. C'est un domaine où Patrick était à son aise, bien qu'autodidacte (motodidacte ?) de la mécanique qu'il avait apprise en un quart-de-siècle passé à opérer sur des Vincent.

    Vincent + Egli = Patrick Godet († 2018)

    Avec cette Grey Flash très spéciale, Patrick s'était mis en tête de rivaliser avec la Norton Manx. Un double-arbre contre un simple culbuté, le pari était audacieux en comptant avec tout le talent  de Bruno Leroy, son ami et fidèle pilote de la première heure et abonné au Tourist Trophy. 

    Vincent + Egli = Patrick Godet († 2018)Obligé de se séparer de sa Black Prince, il l'avait retrouvée 21 ans plus tard ! Ce sera le prétexte à une grande fête de retrouvailles en même temps qui coïncidait avec les 50 ans du Patron. Bien plus tard, je recevrai un courrier accompagné de cette photo. Nous nous sommes revus à Montlhéry lors du Cafe Racer Festival où rien ne laissait prévoir qu'il allait si brutalement disparaître des radars... 

     


    5 commentaires
  • Où ? Quand ? Qui ? Belgique ?

    MIS À PART le clone de Tintin (donc Belge) qui admire la Velocette, peu d'indices pour situer cette image et celles qui suivent. Toutes sont titrées d'un énigmatique "Remick. Journée des records, Pentecôte 1946".

    Où ? Quand ? Qui ? Belgique ?

    Pas sectaire, notre Tintin s'intéresse maintenant à l'automobile dont le radiateur s'orne de trois médaillons circulaires disposés en diagonale. Ils pourraient révéler une marque ou s'agit-il tout simplement d'un grigris comme les affectionnaient certains pilotes ?

    Où ? Quand ? Qui ? Belgique ?

    Après une Velocette, une Norton, que du beau matériel ! La caisse du sidecar porte une décalcomanie caractéristique d'un constructeur, qui se retrouve aussi sur le garde-boue. Qui nous dira son nom ?

    Où ? Quand ? Qui ? Belgique ?

    À gauche, en arrière-plan, ce que je crois être une Singer Cabriolet, mais qu'en est-il de la monoplace du premier plan aux pneus bien fatigués ?

    Où ? Quand ? Qui ? Belgique ?

    Photo que l'on dira de famille (?) autour des motocyclistes avec un "singe" qui tire la langue au photographe. Cependant , ce n'est pas un détail suffisant pour faciliter l'identification de tout ce groupe souriant.

    Où ? Quand ? Qui ? Belgique ?

    Auto et motos fraternisent sur un rue qui paraît être en pente et devant un café. La 85 ressemble à une Velocette, mais le frein avant invisible, donc du côté gauche, crée un gros doute ???

    Un Hercule Poirot versé dans le motocyclisme pourrait-il nous éclairer ?

    Dernière heure : au moment de mettre sous presse, une ultime recherche sur Google Earth reste muette à propos du nom de REMICK.


    12 commentaires
  • La presse, la chasse et autres bricoles

    VOICI LA CHASSE COMME ON L'AIME, mais nos gouvernants diminuent le prix du permis de chasse, ce que regrettent 3 Français sur 4 (sondage IPSOS 2018) et refusent de l'interdire le mercredi ET le dimanche, alors, on n'est pas près de voir ça. Une pétition est lancée pour exiger des mesures de protection des usagers de la nature (sans fusil) réclamées par 84 % des Français qui disent se sentir en danger à cause de la chasse. On signe ici =  https://www.aspas-nature.org/campagnes/contre-les-derives-de-la-chasse/interdire-la-chasse-le-dimanche/

    Et pendant qu'on y est, on signe aussi contre l'utilisation des pesticides qui nous empoisonnent à petites doses = https://nousvoulonsdescoquelicots.org/

    Chasse, presse et autres bricoles

    Sous le titre à double détente "À BAS LES CURÉES" le peintre Auguste Roubille exprimait déjà son sentiment sur le chasse en 1905. On se souvient qu'il est l'auteur d'une célèbre et rare affiche sur la Motocyclette Werner.

    Chasse, presse et autres bricoles

    Jusqu'à la fin de sa vie (1872-1955), outre son activité de peintre, illustrateur, décorateur, Roubille collabora à de nombreux journaux satiriques tels L'Assiette au beurre ou Fantasio (ci-dessus). Son style était différent, mais son œil restait critique des travers du monde moderne, même au détriment de "notre" machine préférée. 

    -------------------------------- 

    Chasse, presse et autres bricolesON S'INQUIÈTE beaucoup en ce moment dans les médias, en particulier chez ceux qui sont sur papier. La cause en est le rachat par Daniel Kretinsky, un milliardaire tchèque, d'une partie des actions du journal Le Monde. C'est pour combler des dettes que l'ex-co actionnaire Mathieu Pigasse a dû vendre les siennes. Comme quoi il y a aussi de la misère chez les riches. Le grossium tchèque s'est déjà offert une corbeille de titres français (Marianne, Elle, France Dimanche, Télé 7 Jours) mais en s'attaq... euh... en "s'intéressant" au Monde, il touche à une institution d'un poids politique évident, d'où les remous médiatiques. Ici et là, on se demande pourquoi des milliardaires s'achètent des journaux-papier d'une presse dont on annonce pourtant l'agonie inéluctable. On s'en pose moins à propos de la télévision dont les chaînes principales, celles que nous regardons tous, sont dans la main de milliardaires. Pas grave, non, sauf si, peut-être, un jour... le Brésil... On a quelques exemples d'opérations douteuses mêlant chaînes de télé et intérêts commerciaux.

    Chasse, presse et autres bricolesC'est ainsi que le CSA (gendarme de l'audiovisuel) a tiré les oreilles à Canal+ pour une courte séquence de décembre 2017 vantant le Togo "dont la stabilité politique sécurise tout le pays et encourage des investissements venus du monde entier". Banal, bien sûr, si l'on ignore que Canal+ appartient à Vincent Bolloré et que Lomé, le grand port du Togo est géré par... Bolloré Africa Logistics. Quelques semaines auparavant, un reportage sur la répression de l'opposition au Togo avait suscité quelques remous au sein de la rédaction de Canal+. Il s'y est dit que quelque chose avait déplu au président togolais... 

    ------------------------------------------------- 

    LA MOTO COMME ELLE VA...

    Chasse, presse et autres bricoles

    VOUS AVEZ DU MAL à suivre l'évolution actuelle de la moto ? Z'êtes pas le seul, alors le Zhumoriste vole à votre secours grâce à ce panneau explicatif trouvé chez bikesandroads.tumblr.com (peut-être déjà piqué ailleurs). En copiant discrètement ces noms sur les poignets de votre chemise, vous aurez ainsi le moyen de briller en société ou d'épater les copines et assimilée(s). Quelques précisions s'imposent néanmoins sur leur signification : BRAT viendrait de bratting, synonyme de baby-sitting selon le Grand Dictionnaire d'Américanismes, de E. & S. Deak. Dans le très académique Harrap's French and English Dictionnary, on se mouille un peu plus en allant jusqu'à définir BRAT par mioche, marmot, gosse et même "petit morveux", ce que je trouve tout à fait charmant, quoique peu gratifiant pour le pilote d'une Brat. CAFE RACER (surtout sans accent sur le "e" de CAFE) est compréhensible par tous, de même pour TRACKER et SCRAMBLER, qui font allusion respectivement à la piste et au moto cross (surtout par les pneus...). Avec BOBBER, on entre dans l'inconnu. Du moins par les dicos habituels. Rien de concret chez E. & S. Deak, sauf un approximatif bobbler qu'ils traduisent par bousilleur, ce qui ne saurait en aucun cas s'appliquer au traitement infligé à ces malheureux twins britanniques. À moins que... (question de point de vue). Le CHOPPER est mieux connu grâce à Peter Fonda et son historique Captain America abondamment "répliqué". Durant sa période préhistorique 1950-60, on l'a pris pour un dérivé du chopper, surnom des hélicoptères dans l'argot militaire. On a aussi parlé de Shopper, mot construit sur shop (magasin, vitrine) puisqu'il exposait le travail d'un artisan/artiste. On s'est finalement fixé sur le sens primitif de "chop" = couper/tailler ce qui correspond bien au côté dépouillé de la machine, privée de certains organes superflus. Même si elle a bien changé depuis ses origines !

    Chasse, presse et autres bricoles

     AVEC QUELQUES SEMAINES D'AVANCE, le Père Noël m'a fait passer quelques photos du temps des Cromwell et des multicylindres japonais de compète. Le décor donnait déjà une indication : rochers en bord de piste, public contenu par des clôtures en chataîgners, on était en France, en Auvergne donc à Charade. Un coup d'œil dans Moto Revue et on retrouvait l'année : 1967 avec des courses en 50, 125, 250 et sidecars. En plus, une catégorie 50 Sport avait été ajoutée par le M.C. Auvergne permettant à des jeunes coureurs de s'arsouiller comme des grands sur 5 tours.

    Chasse, presse et autres bricoles

    IDENTIFICATION pas trop difficile ici grâce à ces trois mégaphones dont on sait qu'ils ont leur pendant symétrique de l'autre côté de la Honda 250 de Mike Hailwood. Point trop gâté par la chance depuis le début de saison l'Anglais, n'ayant encore marqué aucun point, arrivait à Charade avec le couteau entre les dents. L'arme ne lui fut hélas d'aucun secours, pas plus que le marteau dont son mécanicien menaça le photographe de Moto Revue trop intéressé par le cadre "italien" destiné à un 500 Honda et qui traînait sous l'auvent d'une tente de la caravane Hailwood. Cadre dont Honda ne voulait pas entendre parler, d'où la nervosité ambiante...

    Chasse, presse et autres bricoles

    Départ des 250, festival de japonaises avec Bill Ivy (8) en tête devant Phil Read (3), Mike Hailwood (1), Heinz Rosner (15) et la meute des privés dont quelques uns sur Bultaco (Jack Findlay), Ducati ou MZ. 

    Chasse, presse et un Grand Prix de France

    Read et 'Little Bill' vont longtemps bagarrer contre un Hailwood impérial qui bat record du tour sur record du tour. Il finira par avoir 1 minute d'avance sur Read deuxième lorsqu'au 9e tour sa boîte le trahit. Privé des deux premiers rapports, il s'arrête à son stand mais repart dans la roue d'Ivy qui suit Read. On assiste alors à un remake du début de l'épreuve avec les trois principaux acteurs dans un épisode jamais vu !

    Chasse, presse et un Grand Prix de France

    Les ennuis mécaniques n'épargnent ensuite ni Ivy (boîte et allumage), ni Read (embrayage) qui luttent pour la première place. Tous deux craignent un sursaut d'Hailwood, mais le freinage de la Honda 6 devient défaillant, et à deux tours de la fin, Mike est forcé de laisser filer les Yamaha, laissant une victoire inattendue à Ivy devant Read. Très chagrin, Hailwood manifestera... 

    Chasse, presse et un Grand Prix de France

    ... son dépit en ne se présentant pas sur le podium en compagnie des vainqueurs. Même un champion peur avoir ses nerfs, mais on ne sait pas ce qu'en ont pensé les quelques dizaines de milliers de spectateurs de ce Grand Prix de France ... 

    Chasse, presse et un Grand Prix de France

    Avec un twin deux-temps de 50 cm3 développant 18 ch (!), servis par une boîte à 14 rapports, Suzuki avait dominé l'épreuve des 50 "Sport". En 125, son "simple" bicylindre (37 ch tout de même !) était dépassé par les 4 cylindres de Yamaha. Vainqueur en 50, Yoshimi Katayama, réussit à rester au contact (ci-dessus) des leaders Ivy et Read et finit 3e à 2 '' de Read devancé par Ivy. Cette même année 1967, Katayama terminait 2e du Mondial en 50 et 4e en 125. Après le retrait de Suzuki de la compétition, il passa à l'automobile et poursuivit sa carrière chez Mazda.

    Chasse, presse et un Grand Prix de France

    Juste pour le plaisir, la boîte à vitesses du 50 cm3 Suzuki. On rappelle qu'en 1968, la F.I.M. décida de limiter le nombre de cylindres et de vitesses des machines de Grand Prix. Ce fut la fin des merveilles mécaniques produites par les usines japonaises... 

    ____________________________________________________________________ 

    Chasse, presse et un Grand Prix de France

    Via Jacky Pichaud, voici la contribution du Zhumoriste à la campagne des Gilets Jaunes !


    8 commentaires
  •  

     

    ENTRE CELLE QUI A DISPARU en Indochine après avoir battu les records à Montlhéry, celle qui a provoqué la mort d'un garçon dont le père a acheté tous les exemplaires qu'il pouvait afin de les retirer de la circulation, celle encore "qui est depuis 20 ans dans une grange que je connais", la 1000 Vincent a suscité mille et un fantasmes et folles histoires à travers la planète. En voici un exemple qui fait un peu tache dans la légende car figurez-vous qu'il est FRANÇAIS et VRAI, tel que le rapportait Moto Revue dans son "courrier des lecteurs" en juin 1955 ! 

    L'ombre d'une Black Shadow (histoire vécue)

    "Quand j'étais motocycliste quotidien, je lisais Moto­ Revue tous les samedis ; maintenant que mon âge (50 ans) m'a obligé à abandonner le 2 roues, j'avoue ne lire votre estimable revue que de temps en temps et je le regrette, mais lire votre revue me fait penser à ma jeunesse, alors !

    Après ce long préambule, laissez-moi vous raconter ce qui suit : il y a deux ans, je pilotais encore ma huitième ou neuvième moto, une 250 cmc René Gillet, une machine increvable, je roulais sur la RN 7 aux environs de Montargis, lorsque j'ai été dépassé par une espèce de scooter à grandes roues que je n'avais pas encore situé. "J'ai tiré sur la ficelle", car je n'allais pas me laisser faire par ce "bâtard" de moto ! Le match a duré plus de 20 minutes. Je n'ai pas approché le scooter à moins de 30 mètres, sitôt derrière à talonner, le scooter partait en flèche, j'avais pourtant la poignée à fond !

    L'engin était bizarre. Imaginez-vous un Bernardet avec des grandes roues (peut-être des 600), la carrosserie était constituée par du fort grillage, le moteur était amplement ventilé, mais, jugez de ma stupéfaction, lorsque je me suis aperçu que "le" pilote avait des cheveux bouclés qui sortaient du casque. J’étais battu par une femme, largement battu, puisque dans un virage, je l'ai vue se pencher au maximum et… disparaître ! Je ne l'ai pas rattrapée !

    Je ne pensais plus à cette histoire lorsque me trouvant dans la même région je regagnais Paris dans la Traction d'un collègue et ami, de vigoureux coups de sirène (au son assez curieux) nous demandaient le passage. En me retournant j'ai reconnu le bleu métallique de la 650 Trlumph. J'ai dit à mon ami de se ranger et qu’il ne pouvait lutter avec cette machine. Il n'a rien voulu entendre et sitôt qu'est apparue une belle ligne droite, la Triumph nous a distancé et a disparu à l'horizon, le compteur de la Traction marquait 120. Au passage je m'étais écrié : c'est elle ! J'avais reconnu les mêmes cheveux blonds qui dépassaient sous le même casque blanc, à un an de distance.

    Troisième épisode : pour les fêtes de Pâques, je revenais sur Paris, j'avais toute ma famille dans ma Vedette et j'ai été obligé de m’arrêter à un passage à niveau fermé. Il y avait bien une dizaine de voitures à attendre avec nous. Tout à coup, ma fille dit à son frère : mais c'est une femme qui est sur cette moto noire ! J'ai regardé moi aussi et j'ai vu cette fois, arrêtée, une grande femme blonde très jolie, malgré le casque. Elle fumait une cigarette sans s'occuper de personne. Mes enfants discutaient, disaient que sa machine était une vieille moto puisqu'elle avait 2 cylindres en V, que cela ne se faisait plus, etc… Seulement moi, j'avais vu la marque The Vincent. Heureux de faire une farce aux enfants, je leur dis que j'allais faire la course avec cette moto. Cela n'a pas été long, sitôt que le garde-barrière a mis la main au mécanisme qui levait la grille, le moteur de la Vincent ronflait et avant que la barrière soit complètement levée, la moto partait en trombe, c'est bien simple, je puis affirmer qu'au moment où j'ai passé la prise, la Vincent avait 200 m d’avance, sinon plus. Une Chrysler fonça derrière, la moto avait disparu.

    Cette histoire n’aurait aucun interêt si le pilote était un homme, mais c’était une femme ! et les jeunes femmes capables de conduire une 650 Triumph et surtout une 1.000 Vincent ne doivent pas courir les rues.

    Intrigué, je me suis renseigné dans la région, deux pompistes m'ont dit la voir quelquefois. Enfin un boulanger-épicier-pompiste m'a dit qu'elle n'avait pas toujours la même moto, il l'avait vue à plusieurs reprises avec son mari. La dernière fois, elle pilotait "une grosse moto noire avec un moteur de chaque côté, comme avaient les allemands", je suppose donc que c'est une BMW. Elle pilote également un sidecar (personne n'a pu m'en dire la marque). Tout le monde qui m'en a parlé m’a dit : elle n'a peur de rien, mais je n'ai pu savoir où elle demeurait et où on peut la trouver,

    F. DELATOUR Paris

    Dans le numéro suivant, Moto Revue demandait son adresse à ce correspondant mais l'appel est resté sans écho. Une moto noire, une pilote blonde, de quoi ajouter un chapitre à la saga Vincent qui n'est pas près de se clore, on peut le parier sans risques !

     

       En 1987, j'étais persona assez grata pour avoirL'ombre d'une Black Shadow (histoire vraie) droit à des informations (sur papier)
    du club français Vincent parmi lesquels se trouvait ce petit joyau ci-contre destiné à illustrer un T shirt. Très joli sur fond noir et aujourd'hui devenu collector's pour sûr, bien que l'artiste modeste n'ait pas signé sa création.


    4 commentaires
  • Allumage de la Wolfmüller & Hildebrandt

    EN RÉPONSE à une question posée dans un commentaire sur la Ganz, sujet du dernier article, voici le schéma du boîtier d'allumage de la Hildebrand & Wolfmüller d'origine. Les fins mécaniciens que vous êtes comprendront facilement le fonctionnement de ses divers éléments. Dans le cas contraire, prière de vous adresser à votre plombier habituel (ce document fut publié en son temps par le magazine Scientific American).

     


    6 commentaires
  • À LA FIN DES 412 PAGES de La France Automobile, année 1896, puis des 212 pages du premier semestre de l'année 1897, j'ai fini par le retrouver ce Ganz qui me trottait dans la tête depuis que j'avais vu cette photo (voir plus loin) dans le blog des Gennovéfains. Le nom entier que je cherchais est Ganz de Fabrice, patronyme un peu bizarre ("pas français" dirait un Zemmour) que l'on retient justement à cause de çà. Tout comme j'ai retenu un Gaétan de Méaulnes, un vicomte du Soulier ou encore Eugène Labitte et Henri Désiré Landru pour d'autres raisons qu'on imagine.

    Ganz : le retour

    La première apparition de Gans de Fabrice (avec un "s") se produit en 1897 à la page 170 de La France Automobile où il figure sur la liste des 11 premiers engagés dans la Coupe des Motocycles organisée le 20 juin par cette même France Auto. Tous sont sur divers tricycles à moteurs De Dion, marque qui en offre d'ailleurs un exemplaire au vainqueur de l'épreuve parmi de nombreux autres prix : un bronze d'art ('L'Amour vainqueur'), don du promoteur immobilier Dufayel, 100 litres de Motonaphta (essence), une photographie 40 x 50 (!), etc. Le 12 juin, la liste des concurrents reçoit trois nouveaux candidats, toujours sur tricycles. À quelques jours de la Coupe, le 17, on a enregistré une vingtaine de machines parmi lesquelles deux redoutables Léon Bollée aux mains de MM. Chauveau et Henry Deutsch. Redoutables puisque malgré leur confortable cylindrée de 650 cm3 (76 mm x 145), bien supérieure à celle des tricycles, leur poids de moins de 200 kilos les autorise à concourir avec ceux-ci. Un certain Simon est annoncé sur "bicyclette" (pas de marque citée) mais on n'entendra plus jamais parler de lui. Pas plus que de la bicyclette Rivierre à moteur De Dion dont l'ex-champion cycliste poursuit la mise au point

    Ganz : le retour

    Allégée du siège passager, la Léon Bollée se présentait en véritable machine de course. Le modèle ci-dessus est à Jamin, gagnant du futur Paris-Trouville 1897. Trois versions étaient proposées par Léon Bollée en 1898 selon leur nombre de places, mais le dépliant ne mentionne que des n° 2 et 3. Sur la n°2 semblable à la n°3, on ne disposait que d'une seule place mais d'un "appareil essentiellement rapide et sûr" selon le dépliant. Le prix dépendait de la vitesse désirée soit 10, 20 ou 30 km/h selon les trois "engrenages" choisis. On atteignait 36 km/h sur une n° 3 à 2 750 F contre seulement 2 450 F à la n°2. Le modèle le plus cher était une n°2 doté d'une malle avant de 1 m3 pour livraisons et commis voyageurs : 3 000 F tout rond. 

    La "Voiturette" va démontrer sa supériorité dans la Coupe en plaçant quatre machines dans les cinq premiers menés par Léon Bollée soi-même qui remporte aussi... le tricycle De Dion. En 2 h 46' 17'' il a couvert les 100 km de l'épreuve qui se déroulait sur 10 kms à parcourir cinq fois aller-retour entre Saint-Germain et Ecquevilly.  

    Les deux extrémités de la route se terminant en épingles à cheveux exigeaient des demi-tours spectaculaires que décrira  le reporter de La France Automobile : "Elles (les Léon Bollée) arrivaient à toute vitesse sur le côté droit de la route et bloquaient brusquement leur frein en même temps qu'elles donnaient à leurs roues d'avant l'angle le plus aigu possible vers la gauche. Dans ce mouvement, la roue arrière était brutalement chassée par la vitesse acquise, elle chassait sur le sol, et la voiture se retrouvait redressée d'elle-même". Déjà le dérapage contrôlé bien connu des tricyclecaristes !

    L'hebdomadaire satirique "Le Rire" illustrait Ganz de Fabrice : retour d'entre les morts (ou presque)à sa manière les exhibitions des nouveaux véhicules à moteur dont la Léon Bollée. La cible est ici "La Baronne Du System et son célèbre sauteur à vapeur 'Piston" (Extrait d'une page non signée)

    Dans ce ballet des trois roues est venu s'inviter, immédiatement derrière Léon Bollée, une bicyclette à pétrole. C'est celle de Ganz de Fabrice qui a "étonné par sa vitesse les spectateurs de cette Coupe". On apprend aussi que son pilote est "un ingénieur allemand, charmant garçon du reste, membre de l'Automobile Club et habitant à Cannes, l'hiver, la Villa Stella". L'identité du personnage ainsi esquissée, restait à en savoir un peu plus sur sa machine.

    Malheureusement, on devra se contenter de quelques lignes, fort louangeuses, mais fort peu... techniques. Avec, toutefois un indice utile sur son origine qui se confirme grâce à deux photos publiées sur le F#!"?book des Vieilles Bielles Genovéfaines dont ci-dessous une photo prise au dernier Veterama, le grand marché allemand de la moto ancienne ...

    Ganz : le retour

    Il est évident que le lettrage rapporté sur le réservoir, avec cette date, est largement postérieur  à la naissance de la machine. Celle-ci serait aujourd'hui dans un musée en Hongrie pays qui, allié à une vingtaine d'autres, forma l'empire austro-hongrois jusqu'en 1918. À l'époque, Munich où est née la Wolfmüller & Hildebrandt n'était alors distant que de quelques dizaines de kilomètres de la Hongrie...

    ... On rapprochera ce document du reportage de la course publié dans La France Automobile dans lequel Paul Meyan, le directeur de la revue, signe ce paragraphe : "La bicyclette engagée par M. Ganz de Fabrice, une Wolfmüller dont on a profondément modifié le carburateur et l'allumage, n'a pas été sans étonner tout le monde. Disons qu'en dehors de la valeur réelle de l'instrument elle était montée par un coureur d'une agilité et d'une souplesse peu communes, qui faisait sur cet instrument de la voltige mieux qu'on ne la fait sûrement dans les cirques les plus réputés"

    Ganz de Fabrice : retour d'entre les morts (ou presque)

    Il est clair que la parenté (sinon l'ascendance) de la Ganz est à rechercher du côté de la Wolfmüller & Hildebrandt. Si les profondes modifications signalées par Paul Meyan ne sont pas lisibles (carburation et allumage) sur le photos, on voit que la distribution est bien différente. En effet, les soupapes "latérales" de l'original ont, sur la Ganz, migré en tête des cylindres à refroidissement liquide. Cependant, leur commande s'effectue toujours par la longue tige qui court depuis la démultiplication des deux couronnes crantées au moyeu arrière et dont on suppose l'homologue sur le côté droit. On remarque l'absence des bandes de caoutchouc qui assuraient la régularité du mouvement moteur. Elles seraient ici compensées par l'effet "volant-moteur" de la roue arrière flasquée (?). On note que le nom de Ganz figure, venu de fonderie, entre les fûts des deux cylindres. Détail qui montre que la fabrication de la machine, du moins de son moteur, n'a pas tellement été l'œuvre d'un bricoleur comme le laissent penser les mots désinvoltes de P. Meyan sur "la valeur réelle de l'instrument". 

    Ganz de Fabrice : retour d'entre les morts (ou presque)

    Le dispositif de commande des soupapes de la H & W était particulièrement compliqué et l'on comprend que Ganz de Fabrice ait voulu y apporter ses propres solutions...  Avec un certain succès puisque l'autre bicyclette à moteur engagée dans la Coupe n'était pas au départ. Il s'agissait d'une Hildebrandt & Wolfmüller (ou francisée en Duncan & Suberbie) que devait piloter Huzelstein, lequel semble avoir été le "pilote d'essai" allemand chargé des présentations de la machine aux éventuels clients/investisseurs français. Il sera l'un des derniers, associé à Lotz, dont le nom figurera à côté de celui de la Wolfmüller.

    Malgré sa supériorité manifeste, la Léon Bollée finira par laisser la place au triomphant De Dion-Bouton. Outre les machines à sa marque, le moteur du marquis équipait les tris Clément, Comiot et autres Phébus de la concurrence y compris celui de Mme Léa Lemoine qui se classe 5e sur les neufs concurrents arrivés. Tous bienheureux d'avoir échappé à l'incendie qui attaqua deux machines sur la ligne de départ. Un concurrent, pour avoir de l'essence fraîche, avait vidé le contenu de son réservoir sur la route... une allumette ou un mégot fit le reste, heureusement sans trop de conséquences.

     

     


    5 commentaires
  • Le 25 octobre 2005 disparaissait

    M. Maurice Chapleur

    Maurice Chapleur


    1 commentaire
  • Les voleurs frappent à nouveau !

     

    IL EST RARE DE TROUVER SUR LE VOUÈBE un site, chez Ebay ou Delcampe, qui propose plus de 10 ou 12 photos de motos. La plupart du temps, c'est deux ou trois et une le plus souvent. Il en existe pourtant au moins un, de site, qui a une liste de plusieurs centaines de ces merveilles. Miam-miam, me dis-je, en plongeant dedans, tout fébrile de la souris et craignant de me ruiner en achats. En quelques clics, je vois quelques bonnes photos mais qui n'entrent pas dans mon "créneau" de recherches. Bizarrement, j'ai néanmoins une sensation de "déjà vu". Sensation rapidement confirmée lorsque je tombe sur les deux ci-dessus puis, quelques clics plus loin, sur celles ci-dessous. 

    Les voleurs frappent à nouveau !

    Caramba ! Non seulement ces photos sont à moi, achetées avec mes petites économies mais elles ont été publiées dans mes livres et aussi sur mes blogs ou dans des revues (Moto Revue Classic ou Moto Légende). Je me suis alors astreint à visiter le site de ce Delcampeur malhonnête jusqu'au bout et j'y ai retrouvé effectivement des dizaines et des dizaines de photos piquées un peu partout, jusqu'aux États-Unis. L'Amérique, c'est loin et il est peu probable qu'un "surfeur" du vouèbe vienne traîner en France, mais en Europe il y a un risque de se faire prendre avec les doigts dans le pot de confiture ! Ce qui vient de se produire. 

    Les voleurs frappent à nouveau !

    Le malfaisant personnage pousse le culot ou le cynisme jusqu'à fournir une explication complètement bidon sur l'origine de ses photos avec l'annonce suivante :

    Les voleurs frappent à nouveau !

    À moins de s'être "procuré" dans les imprimeries ou en photogravures les documents ayant servi à l'impression de mes livres ou des revues auxquelles j'ai collaboré, je ne vois pas comment il a pu entrer en possession (un lot...) de MES photos. Connaisseur des manipulations possibles, toutes les photos qu'il propose sont barrées de l'inscription en rouge censée décourager les copieurs. Le bonhomme se méfie de ceux qui voudraient l'imiter...

    Piquer une photo ici ou là pour illustrer un blog, passe encore car qui ne l'a fait (moi le premier), mais pour en faire commerce et en tirer profit, il y a des lois qui répriment ça. Avant d'aller plus avant, je fais un courrier au fautif pour exiger le retrait de mes photos, mais il en restera des dizaines d'autres qui échapperont à toute sanction...


    6 commentaires
  • - Au-del du nouveau scooter « Urban GT » Pulsion, Peugeot a cr la surprise avec la P2X

    - La premiere, de 125 cm3, est un roadster au look no-rtro

    - Le logo Peugeot Motocycles « Legend » et les jantes rayons chroms sinspirent clairement du pass

    - Projecteur avant LED, signature lumineuse façon Peugeot 508, feux arrire « griffes », sont quant eux des lments bien contemporains

    - Côt technique, les puissances des deux moteurs ne sont pas connues   2018, le Salon du pauvre

    PAS D'AFFOLEMENT ! NON, ce n'est pas votre ordinateur qui déraille en charcutant le texte ci-dessus que vous avez eu bien du mal à lire. J'ai retranscris ici scrupuleusement les phrases qui sous-titrent une brève video publicitaire de Peugeot. Le mieux pour en profiter pleinement serait de vous rendre sur Youtube où j'ai découvert ce petit joyau de "volapük intégré" ainsi qu'aurait dit un certain général. Il s'agit - au cas où vous n'auriez pas réussi à le traduire - de la présentation des deux nouveautés Peugeot au dernier Salon, dit "Mondial", de la Moto. Ce clip est parlé ET sous-titré, mais le diseur respecte bien toutes les bizarreries d'une traduction que l'on soupçonne robotique. Si c'est ça l'intelligence artificielle, ça nous promet - si je peux me permettre - quelques bonnes poilades !

    2018, un Salon du pauvre

    La 125 P2X est présentée en bleu avec une selle marron, ce qui est censé évoquer la Peugeot 515 des records du monde moissonnés à Montlhéry en octobre 1934. Un bout de la plaque avant de la machine en question apparaît à droite de l'image.

     Maintenant, causons boulons puisque des motos il y a. Le fait est que Peugeot Motocycles étant passé pour une bonne part dans la besace de l'indien Mahindra nous vaut ce retour des Sochaliens (devenus des Sokaliens chez Youtube) dans la moto. La motocyclette en vrai, car il me semble qu'il a toujours toujours existé des scooters avec du Lion écrit dessus, mais je vous sais un peu sectaires vis à vis de ces frères égarés du deux roues. Les deux machines, une 125 et une 300 ne sont que des concepts (avant de causer le créatif, on disait projets) mais elles paraissent proches de la mise en production et ne présentent rien de révolutionnaire qui nécessiterait une longue mise au point.

    2018, un Salon du pauvre

    D'allure plus franchement sportive, la 300 se distingue par ses deux massifs silencieux superposés, ses jantes à BRANCHES (rayons sur la 125) et un couvre-culasse rouge, façon Ferrari Testa Rossa. Et "culo rosso" puisque les poignées passager sont du même rouge. Moqueur comme je suis, je vous fais profiter de quelques mots de la présentation officielle publiée sur le vouèbe. On y apprend que "Le P2X Cafe Racer 300 cc affiche la fameuse "coupe franche" inaugurée sur les motos Peugeot des années 30". Çui qui a compris nous traduirait-il çà ? Avec un dessin, si possible.

    Toutes deux sont des monocylindres à deux ACT (4 soupapes) et à refroidissement liquide. On n'en sait guère plus sinon que le moteur de la 300 sera (serait) celui d'une Mahindra déjà commercialisée en Inde. Baptisée "Mojo", c'est une 6 vitesses de 27 ch à 8000 t/minute. Il faudra manipuler le nom avec précaution car, venu du vaudou avec le sens de sorcellerie, le nom mojo prend souvent le sens d'un sortilège sexuel utilisé par la femme dans le blues afro-américain...

    2018, un Salon du pauvre

      Pour jouer aux "7 Z'erreurs", gros plan sur les moteurs de la Peugeot (à gauche) et celui de l'inspiratrice "Mojo".  Seule différence dans le dessin des cylindres, mais je ne suis pas sûr que l'indien d'origine, à droite, soit de la génération la plus récente.

    2018, un Salon du pauvre

    Comme un air de Triumph dans la partie-cycle de cette Mahindra 300 Mojo dotée de deux échappements séparés et d'une suspension arrière mono-amortisseur.

    2018, un Salon du pauvre

     

    À PROPOS DE "VOLAPÜK INTÉGRÉ", certains le pratiquent couramment et se passent très bien des conseils d'un bureau (ou atelier, laboratoire, start-up = rayer les mentions inutiles) de créatifs publicitaires si j'en crois ce qu'on peut lire sur des sites "motocyclistes. Exemple : " Par rapport aux monocylindres de la marque (...) culbutés et longue course, mécaniquement vintage, le delta de puissance est d'une vingtaine de chevaux".

    -----------------------------------------

    2018, un Salon du pauvre

    APPAREMMENT POINT DE VIEILLERIES ou podium de machines anciennes dans ce Salon "mondial" qui aurait pu rester dans les mémoires. Il y avait bien la collection Gerald Motos, mais on ne peut pas la classer dans les vieilleries à proprement parler. En se forçant un peu, on ajoutera une machine roulante à hélice qui reprend la piste de la fameuse Hélica des années 20. Une piste double puisque cette Vaylon "Pégase" roule sur route et vole vraiment dans les airs. En témoigne une video de sa traversée de la Manche en 2017 qui montre la réussite du buggy associé à l'aile volante. C'est pas très récent, mais comme je n'ai rien vu là-dessus, même pas chez les membres 2018, un Salon du pauvrede l'YCAR (Yacht Club des Avions de la Route- Déclaré nulle part, Affilié à personne - Tout un programme), je trouve que ça vaut la peine d'en parler du moins de le montrer. Avec ses roues de moto à rayons et, pour la route, son moteur Peugeot de 400 cm3 à injection de 37 chevaux (celui de la P2X réalésé ?), le tout dans une structure qui évoque un sidecar lourd malgré son volant), ce Pégase ne déparait pas dans la catégorie "moto". De plus, il a besoin de puissance pour voler et les 100 chevaux qui sont évoqués dans la video ne peuvent provenir que d'une machine à deux roues.

    Dans une autre vie, j'ai connu un lascar qui roulait sur un Manurhin et qui possédait plusieurs machine assez foutraques : cyclecar Jawa, Vespa 400, scooter Bernardet avec déco du Cirque Amar, etc. Lui et ses copains avaient fait voler un Messerschmitt, le trois-roues "bubble car" (pas l'avion, ce qui aurait été une facilité). Il en avait tiré un petit film qui existe encore peut-être. La suite à toi, Gilou !


    3 commentaires
  • On connait Jules Beau (1864-1932) pour ses immenses archives photographiques, désormais en sureté à la Bibliothèque nationale qui les a reçues elle-même du Touring Club de France où elles avaient trouvé refuge. Ces dizaines d'albums nous permettent de mettre un nom et un visage sur les acteurs de l'histoire de la motorisation en France à ses débuts en particulier, bien sûr, ce qui concerne l'automobile etJules Beau : pas si sérieux que çà ! surtout la motocyclette. Mais le travail de Jules Beau, qui était une agence de presse à lui tout seul (ci-contre), débordait largement du cadre des activités sportives. Au hasard de ses multiples reportages, on découvre quelques clichés qui ne seront peut-être jamais utilisés et méritent cependant mieux que l'oubli. Il a fait pour la motorisation un simple travail de "documentation" comme disait le grand Eugène Atget (1857-1927) de ses propres clichés sur le Paris ancien qui disparaissait. Un héritage qui nous est si précieux aujourd'hui de même que celui de Jules Beau. On se souviendra de lui au moment inéluctable où la machine motorisées, quelles que soient ses formes, aura disparu de notre planète. Il sera devenu notre "album de famille" et pour cela lui aussi a droit à notre admiration et à notre reconnaissance. 

    Jules Beau : pas si sérieux que çà !

    Il existe de Jules Beau quelques autoportraits, mais il embauchait aussi quelques amis pour des petites scènes humoristiques. Ici c'est le journaliste Georges Prade qui se prête au jeu de la transformation. Rédacteur en chef du journal "les Sports", il a signé de nombreux articles sur la motocyclette dans diverses revues spécialisées. 

    Jules Beau : pas si sérieux que çà !

    Scène classique des compétitions motocyclistes du quart-de-litre ou du tiers-de-litre, le contrôle de la cylindrée des machines exigeait une manipulation acrobatique. Plutôt que de démonter la culasse - quand c'était possible - on préférait introduire par le trou de la bougie une quantité de liquide (essence ? huile ?) correspondant à la cylindrée déclarée. Simple et efficace car il semble qu'il n'y ait jamais eu de contestation.

    MODIFICATION - Patrick Delli a sorti sa règle à calcul pour une mise au point très instructive dont chacun, moi le premier, peut faire son miel. On l'écoute : 

    Si on remplit un cylindre de liquide ou de pâte, on mesure un volume mixte qui correspond à grand V (cylindrée déplacée par le piston) + petit v (volume de la culasse qui est mort et ne sert qu'à calculer le taux de compression).

    Dans ces époques lointaines aux taux de compression très bas, ça fait une grosse marge d'erreur !!!

    En maths, v = V divise par (TC-1) vu que TC = V+v divisé par v

    Avec des taux autour de 3 ou 4 à 1, petit v est énorme comparé à V, la cylindrée...

    Donc ils devaient faire 2 mesures, une avec piston au PMB pour mesurer X et une avec piston au PMH pour mesurer v... après on fait X - moins v pour obtenir V

    Jules Beau : pas si sérieux que çà !

    Le patin à roulettes est une nouveauté qui suscite des spectacles humoristiques présenté par de jeunes demoiselles plutôt délurées donc peu soucieuses de montrer leurs jambes et leurs dessous.  

    Jules Beau : pas si sérieux que çà !

    Le thème de cette séance est le "Skating-polo" qu'elles jouent heureusement sans les maillets ni les chevaux de leurs homologues masculins. L'anglomanie sévissait déjà dans la langue française et n'a guère cessé depuis car le patin à roulettes d'alors baptisé "skating" s'est mué en "roller" d'aujourd'hui. 

    Jules Beau : pas si sérieux que çà !

    On chute de moins haut que d'un cheval, soit, mais... l'amour-propre peut en souffrir tout autant . Le décor pourrait être celui de la Salle Wagram qui recevait toutes sortes de manifestations, y compris le Salon du Cycle, de l'Automobile et de... la Moto.

    Jules Beau : pas si sérieux que çà !

    Jules Beau savait à l'occasion avoir un œil gentiment moqueur en montrant ces scènes où le "cheval-vapeur" doit piteusement faire appel à une dépanneuse hippomobile pour rentrer au garage.

    Jules Beau : pas si sérieux que çà !

    Tous les documents de cet article proviennent de la Bibliothèque nationale - Collection Jules Beau. © Gallica

    ------------------------------------------------

    Message personnel : merci de ne pas essayer de communiquer avec moi par F*#1book ou Messenger. Mon émile est visible car il a paru plusieurs fois sur l'un ou l'autre de mes blogs. Enfin n'oubliez pas de vous inscrire dans le module "M'inscrire" dans la colonne à droite pour être informé personnellement dès la parution d'un nouvel article.


    3 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires