• Bien sûr, l'année ne fait que commencer et notre journal de "déférence" a encore 11 mois pour nous reparler moto... Espérons ! À vrai dire, il faut la débusquer, la moto dont il est question dans notre titre. Elle est en page 14 (n° du 20/01) et un petit bout en est visible sous les fesses d'un monsieur très propre sur lui. Il le faut car c'est Serguei Pougatchev, un "oligarque". Vous savez, cette caste d'affairistes déjà très-très riches et quiL'évènement de l'année : une moto dans "Le Monde" ! se sont fait des choses (ω de la vie) en or à l'arrivée de Poutine aux manettes : privatisation des chantiers navals, des mines de charbon, du pétrole, des banques, etc. Son nom n'est pas inconnu dans notre pays ou plutôt à Monaco qui vit naître et mourir vers 1999/2000 une société de location de limousines de luxe. En 2009, son fils Alexandre Pougatchev s'illustre en relançant à coups de millions d'euros le quotidien France-Soir qui baissera le rideau à la fin de 2011. De son côté, Papa s'était offert la prestigieuse épicerie Hédiard, place de la Madeleine à Paris. Sous sa direction, de mai 2011 à juin 2012, le fiston la conduisit sans faiblir vers la ruine.

    Malice de la photographe Abbie Trayler Smith, ou volonté du sujet lui-même, le fond sur lequel se détache Serguei évoque l'auréole des saints dans la peinture des icônes russes...

    Aujourd'hui en disgrâce auprès de Poutine qui lui a mis la justice russe aux fesses, Serguei Pougatchev vit sous la menace d'une note de recherches d'Interpol. Entouré de gardes du corps et bardé d'avocats, il est exilé en Grande-Bretagne d'où il ne peut sortir. Cependant, voyez comme il a gardé au cœur un petit côté fleur bleue. Comme un joujou, il conserve dans son bureau (là où fut prise cette photo) une Indian qui semble être une Chief de 1953 - à confirmer - Pour ce qu'on en voit, ça a l'air d'être une vraie. Peut-être à peine customisée par un habillage en peau d'mé et quelques pièces dorées ici et là. Personne ne lui a parlé de la Midual, sinon il y en aurait une à la place de cette Chief. Aux États-Unis, selon son année, cette dernière vaut de 15 à 25 000 malheureux dollars, une misère comparée à la merveille française ! Et on se demande bien pourquoi il n'est pas parmi les enchérisseurs chez Bonham's et autres Mid America, ce qui lui aurait permis d'emporter une Cyclone "Board Tracker" de 1915, partie (vendue ?) à 551 200 dollars... (*)

    L'évènement de l'année : une moto dans "Le Monde" !

    Une Chief 1953 semblable au modèle "Pougatchev" à la couleur près. Celle-ci a été vendue par Yesterdays, spécialiste néérlandais en machines rares et de qualité. Parfois d'origine française...

    M'est avis, cependant que ce qui ferait le plus d'effet sur des copains milliardaires, ce serait d'exposer dans son bureau une machine archi-authentique. Et quoi de plus authentique que cette Chief déterrée il n'y a guère, absolument complète, quoique un peu trouée...  

    L'évènement de l'année : une moto dans "Le Monde" !

     Acquise par le musée motocycliste de Charlotte, en Caroline du Nord, celui-ci a décidé de ne pas la restaurer et l'expose telle quelle. Toutes les offres d'achat ont même été repoussées !

    (ω) J'ai encore dans l'oreille le rocailleux accent pyrénéen de Jacques Duclos, dirigeant du PC français dans les années 50/60, lorsqu'il fustigeait les patrons français soumis aux  "grrrossiômmmes de la finance" ! Depuis l'ère Poutine, il a dû se retourner plusieurs fois dans sa tombe...

    (*) Chiffre relevé chez Paul d'Orléans qui a dressé la liste des 20 motos les plus chères du monde (http://thevintagent.blogspot.fr/2010/11/top-20-at-auction-updated.html). Très instructif ! Parmi ces 20 machines, on ne trouve que trois européennes : BMW à compresseur 1939 (3ème) et deux Ducati, GP 10 et GP 11 (18 et 20ème). Ce qui tendrait à définir l'attitude de l'amateur américain : 1/ C'est sa valeur marchande qui fait l'intérêt d'une moto. 2 / Il n'y a au monde qu'un type de moteur important, c'est le V twin (15 sur 20). J'ai dit bizarre, moi... comme c'est étrange... !  


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  • Au début ce ne furent que des à-coups au moteur, de plus en plus répétés jusqu'au 80 ème tour. Cependant, un tour de plus et il aurait peut-être fallu revenir à pied. Informé, le chef-mécano a décidé une intervention d'urgence et s'est mis de suite à l'ouvrage. En une petite heure, c'était plié avec montage de deux bouts de tuyaux à ressort. Öhlins, EMC ou Hyperpro n'en fabriquant pas d'aussi petits, on s'est rabattu sur ceux de chez Stent, pas mal non plus. Ils disent que c'est garanti à "vie", je veux bien les croire car ça vaut la peau des yeux. Une semaine après, tout va bien. OOOOUUUFFF !

    Pour patienter, avant de revenir aux choses sérieuses, un p'tit Miquet que j'ai pêché il y a longtemps sur le ouèbe. Ancien puisqu'il date des assassinats contre des médecins favorables à l'IVG aux États-Unis. Toujours malheureusement d'actualité pour l'autre raison que vous savez !

    Retour en piste après arrêt au stand !

     

    (Pas trace du nom de l'artiste américain)


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    (Plus que jamais, on clique pour agrandir !)

    Les aventures "bédéesques" de Bévélo

    la B.D. de bvélo

    la B.D. de bvélo

    la B.D. de bvélo

     

    On a déjà vu "Bévélo" lors d'une aventure précédente qui donnait dans l'anticipation (voir Z'humeurs & Rumeurs du 28/08/2013 sur Overblog). Ici, il a pris un coup de rétro et on apprécie son interprétation de la mécanique, précise mais pas simplement technique. Dans un sens, c'est plus facile - voire - que d'avoir à mettre en scène des machines modernes aux carénages copies-carbone... On appréciera aussi le discret hommage rendu au grand Daniel Rebour. Bref, ON EN REDEMANDE ! et on remercie Bévélo d'avoir choisi ce blog comme premier "éditeur".


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  • Notre reporter bénévole Pierre Meyer a dû s'intéresser aux courses de motos avant de devenir l'envoyé spécial de Moto Revue sur les Grands Prix (voir les deux précédentes livraisons de "Photos trouvées"). Cependant, il était moins méthodique que par la suite et dans son album il a placé ses photos un peu au hasard. Et surtout sans ordre chronologique. On peut reconstituer celui-ci, mais avec des réserves sur les dates qui accompagnent ses photos, indiquées sur de minuscules étiquettes un peu baladeuses... Ainsi, quelques unes marquées "Monza" sont datées de 1960 à 1963. Elles sont malheureusement  trop peu nombreuses...

    (On clique sur les images pour les agrandir)

    Jacques Bussillet, alias "Bubu", vigilant et vénérable gardien du Temple de la Compétition des années 1960/70 a apporté quelques précisions bienvenues. Merci à lui ! Elles figurent en rouge à la suite des légendes primitives. On se reportera aussi avec profit à l'article "Photos trouvées : Spa 1962" auxquelles "Bubu" a ajouté son grain de sel.

    "Photos trouvées" : Monza 1960

     1960 : Carlo Ubbiali vient de remporter l'épreuve des 250 sur sa M.V. Avec quatre victoires sur les six épreuves de la saison, il conserve son titre mondial acquis en 1959 avec la même machine. Celle-ci est une bicylindre double ACT qui n'aura qu'une brève et épisodique existence, suite au retrait "officiel" de l'usine (1961).

    "Photos trouvées" : Monza 1960

    Vue quelque part dans l'enceinte de Monza en 1960, une Aermacchi 175 de la formule "Sport" italienne qui réunissait 35 concurrents.

    "Photos trouvées" : Monza 1960

    Toujours dans la catégorie 175 "Sport", la Ducati victorieuse en 1960, pressée entre deux Moto Morini. Une petite écurie rouge qui fait rêver !

    "Photos trouvées" : Monza 1960

    Deux fois troisième en 1962 à Assen et Monza (photo ci-dessus), Silvio Grassetti hisse la twin 350 Bianchi à la cinquième place du Championnat mondial. Ce sera, au niveau international, la meilleure performance jamais obtenue après-guerre par la marque. 

    "Photos trouvées" : Monza 1960

    L'originale distribution des twins double ACT Bianchi, création du prolifique ingénieur Lino Tonti (Document extrait du l'ouvrage "Le piu famose moto da corsa - par Brizio Pignacca, Edisport, sans date, années 60 ?).

    "Photos trouvées" : Monza 1960

    Cette même année 1962, l'œil de Pierre Meyer a été attiré à Monza par une Bianchi "historique" qui fut pilotée par Tazio Nuvolari au milieu des années 20 (Champion d'Italie 1926, catégorie 350). Ne vous laissez pas abuser par les deux échappements (c'est déjà arrivé...), il s'agit bien d'un monocylindre double ACT pas d'un twin. On n'oublie pas que le nom de Bianchi fut porté durant plus de 15 ans au premier plan de l'actualité sportive grâce à un immense champion du nom de... Fausto Coppi !

    "Photos trouvées" : Monza 1960 -1963

    Un peu de charme dans ce monde cruel et comme je n'aurai guère d'autre occasion à l'avenir de publier cette image... j'en profite ! On ne s'éloigne pas de Bianchi car il s'agit d'une publicité de la marque sur ses cyclomoteurs des années 50 l'Aquilotto ("Aiglon", à droite) et le Sparviero ("Épervier" = demoiselle en short).

    "Photos trouvées" : Monza 1960 -1963

    Encore une curiosité, à peine plus récente que la Bianchi-Tazio puisqu'il s'agit d'une machine modernisée avec un moteur de... Rudge 500. "Elle fera une dizaine de tours à une honnête moyenne avant de rendre l'âme", nous dit Pierre Meyer. Ce fameux Rudge 4 soupapes, radiales dans sa dernière version, fit bien des heureux durant les compétitions de la décennie 30/40. Il y avait de quoi avec les 45 ch développés par le modèle 500 (il exista en 350 et 250) qui se couvrit de lauriers dans le Tourist Trophy et sur le Continent.

    "Photos trouvées" : Monza 1960 -1963

     Que du beau linge en 1963 sur la ligne de départ des 500 ! Tout au fond, en pôle position, Mike Hailwood sur M.V. "Privat", puis Derek Minter (n° 7) sur Gilera 4 cylindres, le 4 est Remo Venturi (Bianchi 454 cm3), Phil Read est sur une deuxième Gilera (n° 6). Le 26 est Jack Findlay sur la Matchless G50 dont l'apparition suscita beaucoup d'espoir parmi les privés, heureux de disposer d'une alternative au Norton Manx. Mais à Monza, il y avait encore 11 Norton contre 7 Matchless (simple ACT...). La mieux placée sera justement celle de Jack l'Australien, deuxième derrière Hailwood vainqueur, mais à deux tours...

    "Photos trouvées" : Monza 1960 -1963

    La photo "d'après" (trouvée sur le site Metzeler.com). Guère impressionné par la concurrence des "usines", le pilote Matchless n° 15 a déjà doublé la première ligne. "Bubu" dit qu'il s'agit de Paddy Driver.

    "Photos trouvées" : Monza 1960 -1963

     Deux pilotes non identifiés (125 ? 250 ?) dans la célèbre "Curva Parabolica" qui précède les tribunes de l'arrivée. "Bubu" dit : deux Honda 125 avec Taveri n° 20 et un Japonais.

    "Photos trouvées" : Monza 1960 -1963

    Un départ de la catégorie 350 avec, de droite à gauche : Paddy Driver (Norton); Frantisek Stastny (Jawa) ; Silvio Grassetti (Bianchi). Date inconnue, la seule chose sure est que ça n'est pas Monza 1963 car Stastny n'y était pas. Une idée, quelqu'un ? "Bubu" dit : c'est en 1962, avec Read, n° 4 en arrière-plan. 

    "Photos trouvées" : Monza 1960 -1963

    Des couleurs de carénage qui pourraient être celles d'une M.V. (haut en rouge, bas argent) et des échappements d'une 4 cylindres, le lieu est bien la "Parabolica" de Monza, mais quel pilote et en quelle année ? "Bubu" dit : il s'agit de Grassetti sur la 250 Benelli 4 cylindres, couleurs bleu et argent. Sans doute en 1961, plutôt en 1962. Selon Moto Revue, les Benelli de ces deux années à Monza étaient des monos en course, les 4 cylindres n'ayant participé qu'aux essais.

    (À suivre)


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  • Je suis Charlie


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  • Distingué lecteur germain de ce blog, Dieter s'interroge sur la marque du moteur qui équipe cette machine figurant dans le livre "définitif" de Gilles Fournier sur les cyclecars et voitures françaises B.N.C. (Bollack - Netter & Cie). Pour cet auteur, il s'agit d'une Albatros à moteur Buchet, le pilote étant André Lombard, personnage qui attachera son nom à divers cyclecars dans les années 20.

    Buchet ou Lombard ? Automoto ou L'Albatros ?

    On clique pour agrandir les images comme celle ci-dessus extraite du livre de G. Fournier. 

    Buchet ou Lombard ? Automoto ou L'Albatros ?

    Voici les indications qui accompagnent la photo originale (ci-dessus) conservée à la Bibliothèque Nationale : "14-12-12 Lombard sur Albatros, participant motocycliste à la course de Gometz-le-Châtel ". On passe sur l'erreur de lieu puisque le décor est celui d'un vélodrome (sans doute le Parc des Princes) et non d'une course de côte comme l'était la réunion de Gometz. L'Albatros était la marque des productions cyclistes, motocyclistes et automobiles du sieur Henri Billouin (2 avril 1929) et dont le magasin de vente était établi au 104, avenue de Villiers, Paris 17e. En matière de motos, il présenta surtout le catalogue des Griffon à moteurs Zedel. Ponctuellement il exista des machines de course siglées L'Albatros (ou Albatros) et équipées de moteurs d'autres origines, tels que le Deckert mono à culbuteurs, et aussi des Buchet à côté de plus paisibles AZ (Amstoutz) ou Quentin, Monarque et Givaudan. Pour faire bonne mesure, on y ajoutera les moteurs SIGMA 4 cylindres qui motorisaient les automobiles. Bien qu'ayant, selon son catalogue, "ses" usines à Saint-Etienne, il est probable que Billouin ne construisit rien lui-même, faisant effectivement appel aux nombreuses fabricants stéphanois aptes à fournir tout matériel à des détaillants.

    Selon les extraits du Livre d'or de L'Albatros (marque déposée le 18 janvier 1901, cf forum "Tontonvelo"), les premières machines motorisées portant ce nom apparaissent en 1905 dans des épreuves sur vélodromes. Les Fossier, Pernette, Grapperon - tous sur des L'Albatros - s'y rencontrent régulièrement dans une sorte de "National Circus" sur toutes les nombreuses pistes de l'Hexagone, de Paris à Toulon, de Nantes à Montluçon, soit au total une vingtaine de réunions dans la saison 1905/06. On n'y trouve qu'une seule victoire sur circuit de vitesse, c'est en 1906 celle de Pessé en 1/3 de litre au Circuit des Ardennes, "faisant les 200 kilomètres à une moyenne de 75 kilomètres à l'heure". Des chiffres assez optimistes surtout relevés dans une épreuve sur route (celles de l'époque !) et surtout  lorsqu'on sait que Giuppone, le vainqueur général de l'épreuve, a tourné à 76,813 km/h sur une Griffon d'au moins 500 cm3 et sans doute bien plus (750, voire 1000 !). La publicité abusive n'est pas une nouveauté moderne...

    Pour en revenir à la photo de la B.N., il faut remarquer que le nom de Buchet ne figure pas en légende. Celle-ci est "gravée" sur la gélatine de la plaque, et en l'inversant (facile avec Photoshop) on lit seulement la date, le nom de Lombard et Albatros. Ce qui a peut-être incité à attribuer à Buchet la paternité du moteur, c'est le culbuteur très apparent que l'on distingue en haut du cylindre, une technique exceptionnelle dans la moto française de l'époque, mais caractéristique des Buchet. 

    Buchet ou Lombard ? Automoto ou L'Albatros ?

    Cependant il existe une autre photo de cette machine, publiée en avril 1913 par La Vie Automobile & Motocycliste. Selon la légende qui l'accompagne, il s'agit  du coureur "Lombard, qui a battu le record des 10 kilomètres pour motos de 500 cc, à une moyenne de 96 kilomètres à l'heure". Pas la moindre trace d'un article correspondant. Étonnante moto de record avec un porte-bagages et une immatriculation. La fourche est différente de celle qui équipe le modèle de Gometz.

    Le profil visible sur cet autre document permet de mieux voir que la longue tige de commande de ce culbuteur est unique, les deux autres tiges situées devant et derrière le cylindre étant des tirants de fixation dudit cylindre. On en arrive à une seconde et  "audacieuse" supposition : ce culbuteur commanderait à la fois l'admission ET l'échappement. Ce qui sera précisément le choix technique des moteurs 4 cylindres des premiers cyclecars Salmson des années 20. Dénommés "Salmson Type AL", leurs deux dernières initiales signalaient l'apport de André Lombard à la marque ! Cette fois il s'agit bien de "notre" Lombard. (Parenthèse : un FAJ qui passerait par là serait bien inspiré de nous en dire plus, si possible avec dessins à l'appui. Appel reçu ?).

    Buchet ou Lombard ? Automoto ou L'Albatros ?

    Capture d'écran (dailymotion) d'un moteur mono-culbuteur sur une Bignan.

     Le nom de Lombard figure pour la première fois dans la presse cycliste de 1897. Les sources sont loin d'être claires et concordantes mais il semblerait qu'il s'est signalé en battant le record du 500 mètres et du kilomètre sur le célèbre tandem électrique Clerc & Pingault. S'il s'agit bien du même, on le découvre plus franchement motocycliste en 1913. Le 28 avril, il est troisième des 500 à la Côte d'Argenteuil sur une Automoto dont on ne sait rien de plus. Détail intéressant, la vieille marque de Saint-Etienne propose à cette époque sur catalogue un modèle "Course" de 500 cm3 avec un moteur à soupapes en tête signé Moser (Suisse).

    Buchet ou Lombard ? Automoto ou L'Albatros ?

    Buchet ou Lombard ? Automoto ou L'Albatros ?

     Le moteur à soupapes en tête du catalogue Automoto 1913 existait en 350 cm3 et 500 ou encore 550 cm3. Les deux versions "Course" ci-dessus diffèrent par l'absence de pédalier et la présence d'un insolite porte-bagages (550). La position des deux guidons est aussi différentes. Quelle que soit la cylindrée, aucune de ces machines n'est connue à ce jour. Leur prix n'est sans doute pas étranger à cette rareté : la plus chère des 500 culbutées était vendue 2 100 F soit 500 F de plus que la bicylindre en V latérales Type "Sport". Pas de prix annoncé pour la 550 qui, sur la photo, présente l'embrayage optionnel à 120 F.


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  • Trouvé dans une de ces revues qui firent battre nos cœurs d'adolescents…

    Pudique Pin-up Peugeot Pigalle années 50

    On clique = on agrandit (parfois)

    Pudique Pin-up Peugeot Pigalle années 50

    (Commentaire garanti d'époque)

    Pudique Pin-up Peugeot Pigalle années 50

    La lingerie féminine de l'époque se devait d'être surtout hygiénique avant d'être aguichante. Quoique un peu de rusticité a son charme...

    Pudique Pin-up Peugeot Pigalle années 50

    La moto, apparue à la fin de 1948, est une Peugeot Type 56 de 125 cm3 ou une 156 de 150 cm3. Les 25 cm3 de différence permettaient d'acheter une machine sans bon d'achat, lequel était obligatoire pour les moins de 125. De plus, ce bon était réservé à certaines administrations et à des professions bien particulières telles que vétérinaires, médecins , représentants de commerce, etc.

    Pudique Pin-up Peugeot Pigalle années 50

    Cette nouvelle génération de Peugeot bénéficiait d'un circuit redresseur-batterie (sous la selle) fournissant un éclairage plus puissant et régulier. On pouvait aussi alimenter un avertisseur visible sur la précédente photo.

    Pudique Pin-up Peugeot Pigalle années 50

    Bel exercice d'équilibre qui n'est pas à la portée de tout le monde.

    Pudique Pin-up Peugeot Pigalle années 50

    Enfin à l'aise, Jeannette a même retiré sa montre qu'elle avait au poignet gauche. Le "maillot" intégral n'est pas dû à une pratique bien connue des dames mais au coup de pinceau du retoucheur qui est passé avant nous. En 1949, on ne rigolait pas avec ces choses-là !

    Pudique Pin-up Peugeot Pigalle années 50

    Le retoucheur de "maillot" a encore frappé, mais il aurait pu aussi supprimer l'alliance que l'on devine à l'annulaire gauche de notre Jeannette. Un peu de nos illusions s'en est allé... le cœur de la belle était déjà pris !

    Pudique Pin-up Peugeot Pigalle années 50

    ♥ ♥ ♥

    Cet "article" (si l'on peut dire) a déjà été publié sur Z'humeurs & Rumeurs le 20 juillet 2014

     


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  • Dans le journalisme, "l'angle" est ce qui définit la façon dont on va traiter son sujet. Il peut être économique, humanitaire, humoristique, pamphlétaire, etc, le choix est vaste. Visiblement c'est l'angle bucolique qu'avait choisi l'envoyé spécial de Moto Revue au G.P. de Belgique, écrivant dans son "chapô" de présentation : "C'est dans une nature magnifiquement parée de toutes les gammes de verts, où l'aubépine et le lilas sont seulement en train de fleurir que s'est couru, dimanche 8 juillet, le 35e Grand Prix de Belgique des motos sur le circuit de Spa-Francorchamps".

    Par la suite, le travail du journaliste est de s'en tenir à cet angle tout au long de son article. Heureusement, celui de Moto Revue n'a pas tenu la distance et il est revenu au compte-rendu que l'on attend d'une revue au titre très explicite.

     En rouge, des précisions apportées par Jacques Bussillet, alias "Bubu", vénérable Gardien du Temple de la Compétition des années 1960/60. Grâces lui soient rendues !

    Photos trouvées : G.P. de Belgique 1962 à Spa

    Passé de M.Z. à Suzuki à la fin de 1961 dans des circonstances rocambolesques, Ernst Degner (ici sur la 125 Suzuki) va apporter le titre mondial des 50 à la firme japonaise en cette année 1962. La concurrence est alors féroce dans cette catégorie où s'affrontent les machines officielles des usines Honda et Suzuki, Kreidler, Itom et les Tomos yougoslaves. Après Monza, le circuit de Spa est celui où l'on enregistrait les moyennes les plus élevées : 137,330 pour Degner en 50, avec le record du tour à 138,235 km/h. 

    Photos trouvées : G.P. de Belgique 1962 à Spa

    Sur le podium de la victoire, Degner vient de triompher en 50 cm3 d'une concurrence rassemblant la crème des pilotes dont Hans-Georg Anscheidt (D) ou Luigi Taveri (CH). Sans oublier ceux qu'il retrouvera au cours de la saison, les Jan Huberts  (NL), Mitsuo Itoh (J) ou Hugh Anderson (NZ) et autres Tommy Robb (IRL). 

    Photos trouvées : G.P. de Belgique 1962 à Spa

    L'épingle de la Source à Spa est assez caractéristique pour qu'on reconnaisse les lieux ainsi que les gendarmes belges, mais l'année est douteuse. En effet, la photo est censée représenter Jean-Pierre Beltoise (Kreidler) en 1962, alors qu'il ne figure ni parmi les engagés ni dans le classement. Rien non plus sur lui dans le texte de Moto Revue. Notre photographe inconnu et bénévole (voir le premier "Photos trouvées" du 9/12/2014) aurait-il été victime d'un "patinage" de la mémoire ?

    Photos trouvées : G.P. de Belgique 1962 à Spa

    Fumio Itoh est célèbre pour être le premier pilote japonais à avoir gagné le Tourist Trophy 1963, sur une Suzuki en 50 cm3 comme ici. Il courait également en 125. Il fera aussi un passage par l'automobile, signant en 1968 un raid publicitaire Milan-Naples à plus de 122 de moyenne sur 750 km d'autoroute. Sa voiture était une Suzuki "Fronte" motorisée par un bicylindre 360 cm3 deux-temps. Ce raid fut effectué également en compagnie du champion automobile Stirling Moss sur une voiture identique (ci-dessous).

    Photos trouvées : G.P. de Belgique 1962 à Spa

     Photos trouvées : G.P. de Belgique 1962 à Spa

    Le Néérlandais Huberts vient de sortir son Kreidler 50 du virage aigu de la Source et passe devant les tribunes avant d'attaquer le raidillon. La Source tire son nom de l'hôtel visible au fond (peut-être aussi d'une véritable source ?). Jan Huberts terminera le championnat mondial à la 4e place (et non 3e comme l'indique ouiki) avec plusieurs podiums et deux victoires à Clermont-Ferrand (Charade) et en Allemagne de l'Est (Sachsenring). "Bubu" dit : Cette machine est une 125, pas un 50, donc ce n'est pas Huberts...

    De même, Didier G. avait émis des réserves, au vu du mégaphone (rare sur un 2 temps à cette époque...). Quel œil de Sioux !

    Photos trouvées : G.P. de Belgique 1962 à Spa

    Les E.M.C. de Joseph Erhlich, qui "chauffe" ici l'une d'elles, furent parmi les rapides deux-temps du championnat mondial au début des années 60. Autrichien émigré en Angleterre vers 1930, Ehrlich y apporta sa technique du monocylindre double-piston avec chambre d'explosion commune (façon Puch). 

    Photos trouvées : G.P. de Belgique 1962 à Spa

    Trois E.M.C. 125 étaient engagées à Spa dont l'une était confiée à Mike Hailwood qui mène ici devant Paddy Driver (photo avec autographe de ce dernier). Elles firent 3, 4 et 5 avec Driver, Hailwood et Rex Avery, mais dominées par les impériales Honda de Taveri, vainqueur suivi de Redman.

    Photos trouvées : G.P. de Belgique 1962 à Spa

     Avec trois exemplaires de sa 4 cylindres, plus une à Bogaerts le pilote belge "de service" Honda ne craignait pas de voir s'échapper la victoire en 250. Les Adler, Aermacchi, Bultaco ou Guzzi et NSU menées par des privés ne sont pas de taille. Jim Redman et Bob McIntyre vont donc  faire un peu de spectacle en tête avec leurs tonitruantes japonaises, devant Luigi Taveri le seul autre Hondiste en piste car Raymond Bogaerts a disparu, moteur mort dès le premier tour ! Avec 4 victoires dans les quatre premiers G.P. de la saison, Redman est le mieux placé pour en gagner un de plus et conforter sa position au mondial, mais à quelques kilomètres de la fin du dernier tour, on apprend qu'il passe au ralenti, et c'est McIntyre (photo) qui empoche les gros points de la victoire. Alors qu'il avait 1 minute de retard sur Redman le discipliné Taveri, très gentleman, ralentit lui aussi et passe la ligne d'arrivée 1/10e de seconde derrière Redman deuxième. 

    Photos trouvées : G.P. de Belgique 1962 à Spa

    La catégorie 500 ne rassemble que des coureurs privés sur Norton ou Matchless puisque la M.V. de Mike Hailwood (photo) est une "Privat", l'usine ayant annoncé son retrait officiel de la compétition. C'est donc sans forcer que Mike l'emporte, en tête de bout en bout durant 211 km. Onze concurrents sur 23 sont classés, le dernier, sur Norton, étant à 3 tours du vainqueur... Excellente légende, sauf que s'il s'agit bien de Hailwood, "Bubu" dit : sa machine est une 250, mais laquelle ? 

    Photos trouvées : G.P. de Belgique 1962 à Spa

    Seul pilote français engagé, le champion de France Jacques Insermini (Norton) a dû abandonner au 5e des 15 tours de l'épreuve. Avec Jacques Collot, il fut l'un des rares de nos champions à figurer dans le Continental Circus qu'il quitta vers 1964. En 1968, il entame une carrière d'acteur au cinéma dans "Mister Freedom" (1968). Ensuite, doté d'une nature "intéressante" il se tourne vers le cinéma X. Jusqu'en 1984 on trouve son nom au générique de plus de 35 films dans cette spécialité, dont 6 dans la seule année 76 !

    Photos trouvées : G.P. de Belgique 1962 à Spa

    Deux des affiches où Jacques Insermini apparaît, dont l'une avec son portrait au milieu, en bas à gauche. Sur l'autre, il est l'un des partenaires de l'insatiable Karine Gambier, séduite par son imposante carrure que l'on peut admirer en bas à gauche de l'affiche (il a été un renommé champion des lutteurs-cascadeurs avant d'être motocycliste). On se souviendra évidemment de Karine Gambier dans l'immortel "L'infirmière n'a pas de culotte" ...

    SPÉCIAL SIDECARS ET...

    Photos trouvées : G.P. de Belgique 1962 à Spa

    ... SURPRISE ! SURPRISE ! Cette photo qui, recadrée, illustre le reportage de Moto Revue sur ce même G.P. de Spa. L'envoyé spécial de la revue rouge, qui signait Pierre Meyer, ne fait donc qu'un avec l'auteur des photos rassemblées dans l'album "Photos trouvées", échappant ainsi à l'anonymat. Enfin un point d'Histoire éclairci !

    Grâce à Moto Revue, on sait que les trois attelages en tête de la meute qui attaquent le raidillon sont, dans l'ordre : Florian Camathias (passager Winter), Fritz Scheidegger (Robinson) et Claude Lambert (Herzig). À l'arrière-plan, les derniers passent le pont de l'Eau Rouge situé au bout de la ligne droite des stands.

    Photos trouvées : G.P. de Belgique 1962 à Spa

    Parti en tête, Camathias y restera durant les 8 tours de la course, résistant aux assauts de Scheidegger que l'on aperçoit derrière à quelques fractions de seconde. Au passage, on apprécie les diverses façons qu'ont les photographes d'utiliser la barrière dite "de sécurité". Debout dessus pour avoir une vue plongeante, calé sur les coudes afin de ne pas bouger, sous la barrière, au ras du sol (tout à gauche), ce qui a dû fournir un cliché spectaculaire (si réussi !).

    Photos trouvées : G.P. de Belgique 1962 à Spa

     L'attelage de Scheidegger, au même endroit que précédemment. La course est jouée, et les photographes sont moins excités !

    Photos trouvées : G.P. de Belgique 1962 à Spa

    Chris Vincent dans le virage de la Source, avant qu'il ne casse dans le 5e tour le moteur de sa BSA twin. Bien que sur-vitaminée, sa culbutée n'était pas de taille à contrer la puissance des BMW double-arbre. C. Vincent s'en convaincra en passant ensuite à la flat teutonne.

    Photos trouvées : G.P. de Belgique 1962 à Spa

    Toutes les BMW RennSport ne se ressemblent pas et chacun y applique ses recettes personnelles, autant sur le moteur que sur le châssis. Celui-ci doit supporter certaines contraintes, illustrées ici par Claude Lambert en plein dérapage dans La Source.

    Photos trouvées : G.P. de Belgique 1962 à Spa

    Toujours à La Source, encore une BMW, ici celle de Otto Kœlle.

    Photos trouvées : G.P. de Belgique 1962 à Spa

    Avec 10 secondes d'avance, Florian Camathias a eu raison de Scheidegger et reçoit le bouquet traditionnel. Mais c'est un troisième larron qui se mêle au championnat et emportera le titre mondial : Max Deubel, le troisième à Spa.

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  • ... mais elle peut rapporter de bonnes pépètes !

    Quiconque a utilisé un jour un appareil-photo ancien (vraiment ancien, genre à soufflet ou "box", voire Rolleiflex) sait qu'il faut avancer mécaniquement la pellicule après chaque prise de vue. Sous peine d'obtenir (deux ou plus) photos superposées. Dans les premiers temps de la photographie, cet accident technique, inopiné ou volontaire, a permis de fabriquer quelques belles supercheries. Ranimer un défunt, tirer le portrait d'êtres d'un autre monde (si vous pensez au Saint suaire de Turin, oubliez...), les OVNIS, le Yéti et autres drôleries d'images. Mais notre XXIe siècle n'est pas à l'abri de faussaires. Sans parler des nouveaux diplômés ès-Photoshop !

    La photo n'est pas l'art (Man Ray)

     Pour le prix de cette photo, vous pourriez acheter plusieurs douzaines de Midual. De quoi hésiter !

    C'est justement à propos de cette dernière potion magique que vibrionne le microcosme des collectionneurs de photos d'art où il se dit qu'un tirage baptisé "Phantom" vient d'être vendu 6,5 millions de dollars, soit 5,29 millions d'euros, chiffre intéressant on en convient. Il l'est d'autant plus que la transaction ne s'est pas réalisée dans le cadre d'une vente aux enchères (donc publique) mais entre particuliers. D'un côté Peter Lik, l'auteur de la photo, de l'autre  l'amateur fortuné dont, c'te blague ! l'identité n'a pas été révélée. Le même aurait acheté "La photo n'est pas l'art" a dit Man Ray, mais...
    d'autres photos de Peter Lik lesquelles, soit dit entre nous, sont plutôt dignes du Calendrier des Postes (ci-contre) ou de posters pour chambres d'ados plutôt que d'un musée, ou alors dans une salle "Spécial  Photoshop". Le site de Lik présentait auparavant la photo du "Phantom", strictement identique mais en couleur. En noir et blanc, elle devient "exemplaire unique", plus rare, donc plus chère et accède au statut de "photographie d'art"... En France, ce statut est même défini par le fisc qui lui accorde ce titre et la TVA réduite à 5,5 %  à condition qu'elle soit tirée à moins de 30 exemplaires, signés et numérotés par l'auteur (Bulletin Officiel des Impôts, Instruction du 25 juin 2003). 

    Comme de juste Peter Lik a saisi un "fantôme" qui hante ce canyon de l'Arizona. Comme il le hante chaque fois que le guide accompagnant les touristes sur les lieux lance en l'air dans le rayon de soleil une poignée de sable générant une poussière forcément "fantomatique" ! (truc révélé par un touriste qui a fait à peu près la même photo dans ce canyon très connu...).

    Mis à part le fait que Peter Lik recherche des paysages dignes de son objectif en sillonnant occasionnellement les États-Unis au guidon d'une 500 XT, son rapport à la moto est incertain. On le voit assis sur la monstrueuse Confederate P51 Fighter (pffffff ! c'est l'ancien modèle à même pas 100 000 dollars). Si on en parle ici, c'est que...

    MOINS DE $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ MAIS PLUS D'ART

    ... par ses épisodes "surnaturels" cette histoire est à rapprocher d'une aventure de notre ami The Vintagent. De son vrai nom Paul d'Orléans (mais on dit Pd'O - prononcer Pideau), le Vintagent tient un blog (thevintagent.blogspot.com) qui est l'un des rares aux Amériques à traiter de la motocyclette anglo-saxonne ou européenne sans œillères, même lorsqu'il s'agit des marques nord-américaines.

    Issu d'une famille d'artistes californiens, Pd'O a fait des études d'art. Il s'est ensuite spécialisé dans le trompe-l'œil d'intérieur jusqu'au jour où il est tombé dans le chaudron motocycliste. La "révélation" lui est venue en 1985 par une Velocette Endurance de 1966. "La photo n'est pas l'art" a dit Man Ray, mais...Elle était en piteux état mais roulante. Il l'a restaurée puis cédée à un ami qui participe comme lui à des rallyes Velocette (la voici à droite). Il sera l'un des premiers à créer son blog - 9 ans bientôt - consacré à la moto ancienne, tout en conservant un faible pour les Velocette.

    Cependant il n'a jamais renoncé à ses ambitions artistiques et il pratique aujourd'hui la photographie "à l'ancienne". Dans les divers procédés historiques qui se sont succédé depuis Nicéphore Nièpce, il a choisi celui dit à collodion humide. En gros, on obtient un positif sur une plaque métallique ou de verre préalablement préparée par une chimie compliquée. Après la prise de vue, il faut la traiter dans les minutes qui suivent, sous peine de voir l'image disparaître ! On peut en admirer des résultats sur de nombreux sites du ouèbe et tout particulièrement sur http://mototintype.com/ en ce qui concerne le travail de Paul d'Orléans associé à Susan McLaughlin.

    À la fin de l'annuel Rallye Velocette en Californie, à "La photo n'est pas l'art" a dit Man Ray, mais...l'été 2013, ils entreprirent de réaliser  quelques portraits des participants. Ils étaient descendus dans un hôtel de Volcano, l'une des villes de la "Ruée vers l'or", installant leur "studio" dans l'ancien bureau où se contrôlait l'or et laissé en l'état après l'abandon de l'exploitation des mines (photo ci-contre grâce à Google Earth). Mais ce jour-là, la chimie n'était pas de leur côté, s'accordant mal avec une température excessive. Toutes leurs prises de vue se soldèrent par des échecs. Jusqu'à ce qu'ils déménagent ailleurs et obtiennent enfin de bons résultats. C'est en revenant à leur hôtel qu'ils eurent la surprise de leur vie en lavant les plaques afin de les préparer pour des travaux futurs...

    "La photo n'est pas l'art" a dit Man Ray, mais...

    Sur les plaques "ratées" faites dans le bureau de contrôle apparurent d'étranges images. Presque normales, à quelques détails près. Juste à côté de la tête de Carl et sa Velocette MAC, on pouvait voir deux yeux et le nez d'un visage au-dessus de son épaule droite...  

    "La photo n'est pas l'art" a dit Man Ray, mais...

     ... autre MAC et autre inquiétante intrusion. Cette fois c'est un plus classique "fantôme" qui se manifestait en absorbant dans ses plis une partie du visage de Kent. 

    "La photo n'est pas l'art" a dit Man Ray, mais...

    Derrière Dick, un personnage attiré par la Thruxton (?) s'est invité sans façon en essayant de prendre la place de sa tête.

    Paul d'Orléans avance un semblant d'explication aux phénomènes qu'il a vécus avec sa partenaire-photographe. En montrant les plaques aux propriétaires de l'hôtel, ils ont a appris que durant la Guerre de Sécession une petit groupe de soldats s'étaient réfugiés dans le bureau en question. On les a retrouvés morts de froid durant le terrible hiver de 1867 ! Réfrigérant en effet comme explication.

    C'est peut-être la mélodie du "Brooklands" des Veloce qui les a réveillés ?

    "La photo n'est pas l'art" a dit Man Ray, mais...

    La malédiction des fantômes de Volcano paraît poursuivre Pd'O qui se trouve aujourd'hui "flouté", même par un appareil numérique !

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  • ... pour le sanglier !

    Au risque de faire de la peine aux Royalistes purs et durs, j'apporte la preuve que des Royal... Enfield ont bien été commercialisées sous l'étiquette Indian. En France, c'est Robert Leconte, l'importateur Velocette et R-E qui représenta en 1970 la marque siglée Indian-Enfield (750 twin) et aussi l'Indian-Velo 500, motorisée par le mono Thruxton.

    En fait de preuves, j'en ai un paquet grâce à F.-M. Dumas, tenancier du site indispensable : fmd@moto-collection.org qui a dégaîné ses archives avant moi, m'évitant ainsi de longues recherches dans mon fou¿ξtoir classement d'archives. Hosanna, donc, à FMD !

    Royal-Enfield = Indian - Question chasse -

    Une 700 twin culbutée, avec tous les affûtiaux de la police new-yorkaise, telle qu'elle est présentée en Grande-Bretagne au National Motorcycle Museum de Birmingham. 

    Royal-Enfield = Indian - Question chasse -

    Un somptueux écusson de réservoir qui ne laisse aucune place au doute !

    Royal-Enfield = Indian - Question chasse -

    De gauche à droite : Floyd Clymer, Giacomo Agostini avec Cal Rayborn en passager, sous l'œil de Leopoldo Tartarini (Italjet), constructeur des Indian-Enfield et Indian-Velo. Clymer était en tournée européenne en compagnie du champion américain Rayborn. La photo a été faite lors de la présentation de l'Indian-Enfield devenue une 750 avec le nouveau moteur R-E de l'Interceptor. C'était peu de temps avant le décès subit de Floyd Clymer (crise cardiaque)  intervenu début 1970.

    Longtemps agent d'Indian, importateur de diverses marques anglaises, éditeur de publications spécialisées dont le réputé mensuel Cycle, Floyd Clymer voua une partie de ses derniers efforts, et de ses finances, à la survie de la marque Indian. En flirtant parfois avec les limites de la légalité. Par exemple il diffusa vers 1950 des mini-motos construites à Taïwan sous le label à la tête d'Indien. Sans se préoccuper des éventuels droits ou licences qui se partageaient alors entre la Titeflex Corporation (constructeur des dernières Indian USA), et Metal Profiles Limited, un groupe qui avait récupéré les dépouilles de l'industrie britannique (Norton-Matchless, entre autres).  

    Royal-Enfield = Indian - Question chasse -

    À la suite des ennuis financiers de Friedl Münch, créateur de la fameuse Mammut 4 cylindres, Clymer s'était mis en tête de ranimer aussi cette marque sous sa forme originelle. Il tenta également uneRoyal-Enfield = Indian - Question chasse - ultime résurrection d'Indian à l'usage des États-Unis. À la place du moteur NSU, il fit installer dans la partie-cycle originale (y compris le redoutable frein avant) un moteur Indian en V à soupapes latérales (750 ?). Cette machine n'a probablement existé qu'à un unique exemplaire. Paul Watts, un amateur américain en fut l'un des propriétaires avant de s'en séparer ainsi que de ses autres Münch 4, pour se tourner vers l'automobile ancienne. La photo (pancarte sympathique en haut à droite) est de Otto Hoffman qui retrace en détail et en anglais l'aventure de Friedl Münch à cette adresse : http://www.motorcycledaily.com/

    ⇒⇒⇐⇐

    AUTRE CHOSE...

    Le quotidien Le Monde qui, naguère (comme Libération...), ouvrit largement ses colonnes aux amateurs de corridas se découvre aujourd'hui une vocation de défenseur des animaux. Qui plus est, des animaux sauvages (ou presque, comme on va voir). Pas de méprise, le journal ne mène pas une attaque en règle contre la chasse, mais contre une "chasse" d'un genre tout nouveau. "Et qui plaît aux jeunes", assure l'un de ses promoteurs en France, pour qui cela semble être une manière de justification. C'est surtout un spectacle dégradant, qui attire cependant des amateurs de toute l'Europe, paraît-il.

    Chasse dogues

    Cela consiste à lancer des dogues argentins aux trousses d'un sanglier (élevé "libre" en captivité) jusqu'à la mort et dépeçage de l'animal. Rien que de très ordinaire (pourrait-on dire...), sauf qu'ici tout se déroule dans un espace de quelques hectares soigneusement clôturés. Ce qu'on peut en voir sur Youtube est édifiant. 

    Interrogée par le quotidien Var Matin, la propriétaire de l'enclos où s'est déroulée cette séance a déclaré : "Nous n'avons rien à nous reprocher. Nous sommes des professionnels de la chasse qui faisons les choses en règle".

    Elle avait bien raison et notre grand ami Roubille - celui de l'affiche Werner - l'approuvait déjà aux alentours de l'année 1900...

    Chasse dogues

    N.B. : Le dogue argentin, race créée au début du XXe siècle et réputé pour la puissance de ses mâchoires, était utilisé dans la pampa pour la chasse au puma et au sanglier. En France, il n'est pas classé "chien dangereux" comme le pitbull ... En fait, il semble ne pas être "classé" du tout par une législation aussi abondante que nébuleuse. Il est très doux, dit-on ("on" étant souvent des éleveurs de cette race), mais la Loi oblige à le tenir en laisse et muselé. Elle interdit aussi sa présence dans les lieux ouverts au public. Pas mal pour un chien "non dangereux"...

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  • Une 175 française mystère : TTY ou Armston ?

    (On clique dessus pour agrandir les images)

    Les débuts des années 50 en France sont extrêmement riches en machines de petite cylindrée, c'est à dire en 125 puis 175 cm3. Les grandes marques ont toutes une 125 à leur catalogue. De Motobécane à Terrot, de Monet & Goyon à Alcyon, Gnome-Rhône ou Automoto, Peugeot, même René Gillet (!), tous auront leur deux ou quatre-temps dans une catégorie dite souvent "Populaire" mais que nous dirions aujourd'hui "Utilitaire", voire "Commuter Bike" si on veut causer le créatif dans le texte.  L'apparition des motoristes comme A.M.C., Aubier-Dunne ou Ydral va accentuer ce mouvement qui va aussi se déployer en compétition. On ne compte plus les "spéciales" de tout bord nées de Marseille à Bordeaux, de Nantes à Strasbourg. Bon an mal an, on en découvre une poignée restées jusque là inconnues. Beaucoup ont donc survécu, on en connaît l'historique alors que d'autres ont disparu dans les brouillards de l'Histoire. Pire, elles dorment au fond d'une remise, derrière une porte de grange ou dans une (horreur !) sombre cave.

    Si je vous dit "TTY" ou encore "Armston", vous allez vous gratter la tête en signe d'incompréhension. Car, à moins d'avoir révisé dans l'heure précédente les œuvres complètes de Messieurs Moto Revue et Motocycles, il est impossible que les deux "marques" précitées éveillent en vous un quelconque souvenir. La vérité oblige à dire qu'il ne s'agit peut-être que d'une seule marque, du moins d'un seul concepteur-constructeur. C'est le journaliste-essayeur-photographe André Nebout - alias Tano lorsqu'il écrit dans Motocycles - qui semble être à l'origine de ces réalisations. Payant de sa personne, c'est toujours lui que l'on verra à leurs commandes, du moins dans les deux occasions où leur présence est signalée par la presse spécialisée. 

    Une 175 française mystère : TTY ou Armston ?

    La TTY ci-dessus semble en avoir été la version la plus aboutie. Elle a fait ses premiers tours de roues (peut-être les derniers ?) lors de l'épreuve des Éliminatoires du Bol d'Or au printemps 1952. Organisation de l'infatigable Eugène Mauve, cette réunion disputée sur 3 heures à Montlhéry était plutôt une occasion de comparer et mettre au point les dernières réalisations hivernales des professionnels et amateurs, avant les célèbres deux tours d'horloge. C'est à cette occasion qu'un photographe l'a immortalisée. D'abord en course (photo en tête d'article) puis au repos. Documents réalisés au format 6 X 6, sans doute avec un Rolleiflex, ce qui explique l'excellente qualité de l'une (statique) et la mauvaise de l'autre (en action), l'appareil allemand n'étant pas réputé pour la prise de vues "sportives".

    Une 175 française mystère : TTY ou Armston ?

    L'ultime TTY était devenue une assez classique 175 cm3 quant à son moteur deux-temps monocylindre à deux échappements (dessin Moto Revue ci-dessus). C'est par sa partie-cycle qu'elle se singularise, formée d'un cadre double-berceau en tubes fins et une suspension arrière oscillante. Celle-ci utilise sans doute des éléments en caoutchouc (bloc en compression ou anneaux type Neiman ?) dissimulés sous le carénage, avec des amortisseurs à friction montés "à l'italienne". La fourche avant ressemble à celle d'une Peugeot, renforcée par un étrier de raidissement taillé dans l'alu

    Malgré un mauvais départ dans ces Éliminatoires, Tano qui devait roder son moteur, était à la mi-course parmi les trois premiers de sa catégorie lorsqu'il dut abandonner sur une panne bizarre et rare : "tubulure d'admission crevée"...

    À l'heure actuelle, l'histoire connue s'arrête ici car la (les) machines n'ont jamais réapparu.

    Une 175 française mystère : TTY ou Armston ?

     Retour en arrière avec le résumé des chapitres précédents. La première mention d'une Armston date de 1951 lorsqu'elle est présentée en mars au départ de la Côte Lapize, déjà menée par Tano-Nebout. À cette occasion, Motocycles en publie une assez vilaine photo, toute noire, mais elle servira de modèle pour exécuter le dessin ci-dessus. Ce dessin est censé illustrer la machine de Lapize dans laquelle Tano l'a engagée en 250. Elle s'est classée deuxième en 39'' 3/5 derrière Feuiltaine monté sur une anglaise culbutée des années 30 (Excelsior ? Rudge ?) qui est grimpé en 35'' 2/5.

    C'est donc une 250 qui est annoncée comme étant à double piston avec chambre d'explosion commune. Les pistons semblent être positionnés côte-à-côte si l'on en juge par la largeur du cylindre. En supposant toujours, l'embrayage serait en bout de vilebrequin, disposition assez rare sur les motos (exemple MZ 250).

    Une 175 française mystère : TTY ou Armston ?

    Trahi par ses archives, Motocycles dans son reportage sur le Bol 1951 a publié le dessin du modèle "Lapize" alors qu'entre les deux épreuves l'Armston avait déjà été modifiée. L'échappement retrouvait une orientation classique, le bas-moteur restant apparemment le même qu'auparavant (dessin ci-dessus par Moto Revue). On a vu que, par la suite la cylindrée 250 a été abandonnée, l'offensive des Jawa et surtout des Puch n'y est sans doute pas pour rien... En 1952, Tano courra le Bol sur une 250 Puch.

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  • Dans l'article "Le Million coule, la moto ancienne sort les rames" (8 novembre 2014) était publiée la photo ci-dessous accompagnée de la légende suivante : "Stoïque pilote à moustache sur Triton (désolé, non identifié...) sous un fin crachin dont on espère qu'il va se calmer alors que le pire reste à venir !".

    Rectifications, précisions et bricoles diverses

    Visiteur de ce blog, donc personne de qualié, le pilote en cause s'est reconnu et témoigne :

    "Bonjour, et Merci pour cette série de photos que je ne connaissais pas ! Le pilote "STOÏQUE" et moustachu, sous la pluie, en pré-grille, sur TRITON T 110 boite séparée... est votre humble serviteur ! Jean-Marc LEROY (Afamac # 22) un des discrets co-fondateurs de l'AFAMAC avec la "bande" ! Pas eu beaucoup de chance avec le Triton, (due à ma faible connaissance en mécanique ...Anglaise !). Le "Million", l'année suivante : joint de culasse explosé ! #21".

    Pas découragé pour autant, ni vacciné contre la mécanique britannique, Jean-Marc signe son commentaire d'un sobre "Tritonwild". Tout est dit... 

    Rectifications, précisions et bricoles diverses

    Toujours à propos de cet article sur "Le Million", vous avez été plusieurs à avoir cru reconnaître Jean Lalan derrière une large barbe et sous un "bob" siglé BMW. Vos suppositions sont confirmées par le personnage lui-même que voici en plein effort sur une véloce Peugeot bicylindre. Son adversaire sur Derny est Philippe Guijarro, autre membre de l'AFAMAC, et la scène se passe en 1980 sur le circuit de Marcoussis.

    NOS MACHINES NE FONT PAS

    UN FRACAS DU DIABLE

    Nous laissons ce genre de choses aux Américains

     Rectifications, précisions et bricoles diverses

    C'est en des termes extrêmement choisis et policés que la firme de Redditch présentait sa gamme vers la fin des années 40. Pas sûr que ces arguments aient été utilisés Outre-Atlantique : les voici dans une traduction "à la serpe", mais où l'on a essayé d'en garder l'esprit à défaut de la lettre à 100 % !

    "Aucune de nos machines ne peut être qualifiée de "hog" ou de "chopper". Ce serait vraiment indécent. Chacune d'entre elles possède une classe et un raffinement innés. Il est évident qu'une Royal-Enfield n'attirera pas les fiers-à-bras ou les m'as-tu-vu. Sa bonne éducation et ses bonnes manières assurent à son propriétaire que son passage dans une petite et paisible agglomération s'accompagnera d'un murmure et non d'un vacarme anti-social (Un Royal Enfield se doit d'être vue, pas entendue). En définitive, si nous construisions des Royal Enfield qui ne seraient pas belles et discrètes, elles ne seraient tout simplement pas Britanniques, n'est-ce pas ?".

    Peu de temps après, 90 % des motos produites par l'industrie motocycliste anglaise seront exportés vers le marché étatsunien. Et un jour, le réservoir des Royal-Enfield s'ornera du logo de l'une des deux marques emblématiques américaines : INDIAN !

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    Les 375 articles précédents sont à retrouver sur http://zhumoriste.over-blog.com/ 


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  • ... de 1450 km !

    Selon Monsieur Robert (celui du Dictionnaire), un pèlerinage - quand il n'est pas religieux - est "... une visite qu'on fait avec l'intention de rendre hommage, de se recueillir, à un lieu qui est revêtu en quelque sorte d'un caractère sacré (...)". Le motocycliste "pélerine" volontiers vers des lieux historiques comme l'Ile de Man, Dijon-Presnois ou le Paul Ricard. Il est plus insolite qu'il se rende rue Planchat, à Paris dans le 20ème arrondissement. Non pour rendre hommage au malheureux Abbé Planchat, fusillé en 1871, mais parce qu'au numéro 19 de la rue se trouvaient les "Usine & Bureaux" des Ets Lurquin-Coudert. Ici, parenthèse : si vous arrivez sur ce blog en passant par l'ancien (Zhumeurs & Rumeurs), ce nom vous est familier. Sinon reportez-vous à la série d'articles consacrés à cette marque.

    Lorsqu'on est l'heureux propriétaire d'une Lurquin-Coudert de 1904, il est presque normal de se rendre sur les lieux de sa naissance. Ce qui l'est moins, c'est lorsqu'on en est séparé par plus de 700 km. Ce qui l'est encore moins, c'est de s'y rendre avec la moto en question... par la route et SUR la moto ! L'idée turlupinait depuis longtemps Oldpaul (son nom de ouèbe) et déjà en 2013 il avait fait une tentative mais avait renoncé en vue de Waterloo. Le moteur manquait de puissance, selon ses dires, et la planification du parcours était à revoir afin d'éviter les profils de côtes trop pentues.

    (Cliquez sur les images, vous allez voir, c'est grandiose !)

    Pélerinage

    Après un hiver de cogitations, le 2 août 2014, c'est le grand départ vers la capitale française. Depuis Tilburg, en Néerlandie (voir la carte Google Earth), Oldpaul vise le sud par : Anvers-Gand-Courtrai-Péronne-Compiègne-Pontoise-Paris. Les grandes agglomérations sont prudemment évitées, de même que l'imposant massif des Ardennes.

    Pélerinage

    Photo-souvenir sur un pont qui enjambe le Canal du Nord. La météo est superbe, le moteur tourne très bien et permet un 25 km/h tranquille, pour une consommaton de 4 litres au cent environ. Oldpaul peut se permettre des étapes quotidiennes de 8 à 10 heures (santé !).

    Pélerinage

    Au bout d'une semaine et malgré un arrêt de roulage pendant deux jours et demi pour cause de pluie, c'est l'arrivée dans la capitale. Tout de suite rendez-vous rue Planchat !

    Pélerinage

    L'inévitable photo pour immortaliser l'évènement. Car c'en est bien un ! Pas de problèmes particuliers pour circuler dans Paris sauf, vers les 7 heures du matin, au franchissement d'un feu "orange-rouge", selon Oldpaul. Sous l'œil de deux motards de la police qui le rattrappent au feu rouge suivant ! L'un lui fait un signe réprobateur de la main, l'autre croise deux doigts, pour lui souhaiter bonne chance. Ouf, on a connu des contacts moins agréables !

    Pélerinage

    Avant de se reposer contre un arbre, Oldpaul a fait cinq fois le tour de la place de l'Étoile : quatre fois pour le millésime 1904 de la Lurquin, plus un tour pour lui-même. Sourire d'un policier devant la scène qu'un amateur a photographiée en promettant que la photo serait publiée dans un journal et qu'il lui enverrait. Pas de nouvelles depuis...

    Lurquin-Coudert 1904 : un pèlerinage...

    En noir et blanc, sans les boutiques de souvenirs et avec un arbuste moins grand, c'est une photo qui aurait pu être prise il y a plus d'un siècle... 

    Lurquin-Coudert 1904 : un pèlerinage...

     

    ... La preuve !

    En trois jours, Oldpaul est ensuite rentré chez lui aux Pays-Bas, mais il a du mal à dormir car il se repasse le film de son aventure. Il a aussi un autre projet : toujours avec la Lurquin-Coudert, il voudrait refaire le Paris-Madrid ! S'il se contente de le refaire "à l'identique", c'est à dire avec l'étape finale à Bordeaux où l'épreuve fut interrompue, c'est faisable. En effet, le kilométrage est comparable à celui qu'il vient de couvrir. Atteindre Madrid, c'est une autre affaire, car pour ce qui est de contourner les Pyrénées... Mais peut-être qu'avec un itinéraire soigneusement établi ?

    Ce blog est la suite de  "Z'humeurs & Rumeurs", blog toujours consultable mais en sommeil désormais.

     


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  • ... du G.P. de Hollande 1962

    Pendant plusieurs générations, les photos "de famille" se sont entassées dans une boîte à chaussures au fond d'un placard. Certaines avaient les honneurs d'un album, mais comme les autres, en fin de vie, elles finissaient sur le trottoir d'un vide-greniers. Au mieux, sur la table d'une brocante. Côtoyant ainsi la carte postale pour laquelle il y a les amateurs qu'on sait, elles peuvent retrouver une seconde vie à l'étal d'un brocanteur. Pour la plupart de ces commerçants elle avait moins d'intérêt qu'une carte postale connue, classée, répertoriée dont on connaît la valeur marchande. Une photo, ça se vendait à la tête du client. C'est comme ça que pendant quelques décennies j'ai pu récolter quelques centaines de photos d'amateurs. Toutes sur la moto, vous l'auriez deviné.

    C'est au marché aux Puces de Montreuil que j'ai trouvé les plus intéressantes (les plus "belles"). Nous étions plusieurs à nous retrouver le samedi matin devant l'étal d'Armand, un ancien tueur à la Villette (!) reconverti dans le papier et surtout la carte postale. Il en avait de pleins cartons dans sa fourgonnette mais n'en sortait que trois ou quatre à la fois. Sans avoir fait une école de commerce, il savait comment entretenir l'appétit de ses clients. Parmi ceux-ci pas mal de professionnels de la carte. Ils s'approvisionnaient en nouveautés qui semblaient inépuisables. Armand les leur vendait à des prix inférieurs à ceux du "commerce", car, comme il le disait dans son langage fleuri "faut bien qu'eux aussi mangent un peu là-dessus".

    Ses cartes étaient à peu près triées et classées, mais pas les photos. Comme tout le marché de Montreuil savait qu'il ramassait "le papier", les autres marchands lui en déposaient des pleins cartons, voire des valises, dès le déballage du marché. Ils étaient en confiance car c'est lui qui ensuite fixait le prix de la "marchandise". 

    Même procédure pour les photos. Il fallait fouiller pendant des heures une masse de photos de mariages, dîners en famille, vacances en Espagne, premières communions (les communiantes avaient leur "amateur"...), mariages, baptêmes, départs en retraite, remises de médaille du travail, etc. De temps en temps... une moto. Enfin, poussé par la faim (ça se passait le matin, n'oubliez pas) ou le gel ou la canicule, vous présentiez votre récolte à Armand. Il l'évaluait, commentant vos critères de choix : "Ah, celle-ci je savais que tu la prendrais... Celle-là, elle est trop belle, je la garde pour moi ! (c'était pour vous faire peur) ... Une grande comme çà, elle va te coûter bonbon !". Au final, vous aviez dépensé quelques dizaines de francs, rarement plus. 

    Il donnait à ses "clients" un surnom inspiré par leur sujet de recherches. Moi, j'étais La Moto,  facile ! Un autre était Napoléon. Il y avait Le Radin, pour des raisons évidentes, et enfin Le Toubib et Le Prof. Ce dernier, qui était vraiment un professeur comme on l'apprendrait par la suite, plutôt habitué à commander (à ses élèves), renâclait à "trier" comme nous autres. Avec Armand, il avait fini par établir un accord plutôt exceptionnel pour qui connaît un peu le milieu de la brocante : il emportait une valise de photos qu'il épluchait chez lui et il rapportait ce qu'il n'avait pas choisi... Ce n'était pas un collectionneur ordinaire. Pas du genre à se focaliser sur un thème ou plusieurs, non. Tout ou presque semblait retenir son attention. On a compris pourquoi ce jour de 1994 où il a annoncé à Armand que "son livre" allait paraître. Et quel livre ! Près de 800 pages et encore plus de photos. Un pavé, non, un parpaing de 25 cm x 32 cm, rédigé par 25 auteurs sous la direction du "Prof", dont on apprenait dans la foulée qu'il était une huile au CNRS. Livre-canon et aussi prix-canon que j'ai oublié. Mais le Prof avait un peu tordu le nez lorsqu'Armand lui avait demandé de lui en offrir un... Au motif que lui aussi était un peu l'un des auteurs en tant que fournisseur. L'affaire en est resté là. On n'a revu le Prof que de loin en loin. Puis plus du tout. Le livre en question, toujours édité, est affiché aujourd'hui aux environs de 500 euros (FNAC). Je crois qu'Armand ne l'a jamais vu. Le Crabe l'a pris de vitesse peu de temps après. 

    Aujourd'hui les photos anonymes intéressent le milieu des collectionneurs. On les voit dans les diverses grandes "foires" nées autour de la photo, dont le dernier en date est Le Mois de la Photo à Paris. Elles sont devenues des "Photos trouvées", titre qui les rend plus nobles, donc dignes d'entrer dans une collection, d'être exposées dans des musées, de figurer dans des livres. Les "marchands d'art" s'en sont emparées et leurs prix s'envolent atteignant les milliers d'euros en ventes publiques ! 

    Si je peux encore aujourd'hui illustrer ce blog, c'est souvent grâce à des trouvailles faites chez Armand. Après sa disparition, les Puces de Vanves ont été mon terrain de chasse. Moins fructueux en terme de découvertes, car un premier "tri" est fait par les brocanteurs eux-mêmes. Ils retiennent "l'objet photo", le plus souvent sous forme d'album, et il est rare d'en trouver un consacré à la moto. Avec des exceptions comme celui ci-après, réalisé par un motocycliste voyageur. Ce n'était pas un vrai professionnel mais plutôt un pigiste très occasionnel quoique déjà bien équipé (télé-objectif ?). Il savait comment accéder aux meilleures places pour "shooter". Au dos d'une carte postale envoyée à "Une Savoyarde", il annonce qu'il a écrit "13 feuillets de compte-rendu sur Assen" et qu'il va faire la même chose pour le G.P. de Belgique à Spa. Plusieurs reportages des G.P. de cette année 1962 publiés par Moto Revue sont signés Pierre Meyer, mais aucune des photos qui les illustrent ne se retrouvent dans l'album. En 1962, la revue concurrente Motocycles n'existait plus et on ne voit pas quel autre support francophone pouvait recevoir son travail. Reste la Belgique ? la Suisse ? mais dans ce cas il y avait des journalistes sur place... Son album s'ouvre, avec malheureusement trop peu de photos, sur le ... 

     GRAND PRIX DE FRANCE 1961 À CHARADE  

    "Photos Trouvées" du G.P. de France 1961 et ...

    Les multiples engagements dans plusieurs catégories d'un même G.P. se pratiquaient couramment. À Clermont, le tout jeune Mike Hailwood (21 ans) a couru en 125 sur une E.M.C. deux-temps (4ème derrière la Honda de Redman), puis en 250 sur Honda (2ème) et enfin en 500 avec une Norton. Il affrontait la M.V. 4 du vainqueur Gary Hocking, lequel, en l'absence d'autres ténors ne força guère son talent. Néanmoins, Hailwood ne put jamais l'inquiéter et se contenta sagement de la 2ème place. 

    "Photos de Famille" = "Photos Trouvées"

     Au coude-à-coude en 125 cm3 : Ernst Degner sur M.Z. et l'Australien Tom Phillis (Honda twin). Ce dernier gagnera de quelques millièmes de seconde après une course acharnée (ici au virage de Rosier). Avec 4 victoires (5 records du tour) sur 9 épreuves, il deviendra Champion du Monde 125 avec 44 points contre 42 à Degner.

    "Photos de Famille" = "Photos Trouvées"

    Sur les 12 classés en sidecars, les 9 premiers étaient équipés du célèbre flat RennSport bavarois ! Avec le sien, l'Allemand Butscher a été longtemps en bagarre avec celui du Suisse Strub qui finalement l'emportera devant lui pour la 3ème place

     DUTCH T.T. 1962 À ASSEN 

    "Photos Trouvées" du G.P. de France 1961 et ...

     Fière de son circuit de la Drenthe (7,700 km de développement), Assen le fait savoir dès les abords. On a parlé de 100 000 spectateurs pour l'édition de cette année 1962. Des Hollandais bien sûr mais aussi des Belges et surtout des Allemands. Et au moins un Français pour notre plus grand profit...

    "Photos Trouvées" du G.P. de France 1961 et ...

    Ayant fui l'Allemagne de l'Est à la fin de la saison 1961, Ernst Degner (n° 2) court désormais sous les couleurs de Suzuki. Il est ici aux prises avec son co-équipier Perris

    "Photos Trouvées" du G.P. de France 1961 et ...

     Ambiance d'un parc coureurs comme on ne l'imagine plus, où l'on croise Bob  McIntyre sur sa 350 Honda (285 en réalité) se rendant aux essais. Elle dérivait de la 250 victorieuse à l'Ile de Man avec le Rodhésien Jim Redman. En fin de saison, à l'Ulster, elle deviendra une vraie 350 (presque). À Assen, Redman pilotait une deuxième Honda qui gagnera devant Hailwood à 20 secondes. McIntyre, lui, sera contraint à l'abandon au troisième tour "la jambe droite inondée d'huile", diront les gazettes.

    "Photos Trouvées" du G.P. de France 1961 et ...

    Point de vue imprenable sur le sidecar vertical-twin BSA de Chris Vincent-Bliss, seul attelage non-allemand (BMW) du plateau. Le seul aussi à avoir le side à gauche dont les glissades dans les grandes courbes à gauche rivalisaient avec celles des BMW dont le side est monté côté droit. Conclusion du reporter enthousiasmé de Moto Revue : "Puisse le trois roues ne jamais se transformer en simili-voiture dont aucun passager n'émergerait pour aider à virer"... Réflexion tristement prémonitoire puisqu'on connaît la suite !

    "Photos Trouvées" du G.P. de France 1961 et ...

    Venu en 1958 de la lointaine Afrique du Sud, Paddy Driver était l'un des actifs animateurs du Continental Circus (500 Norton Manx). Il sera 8ème au Championnat du Monde de cette année 1962. Il fera aussi carrière en automobile (Formule 1) dans les années 70. "Photos Trouvées" du G.P. de France 1961 et ...

    Autre acteur assidu du "Circus", le pilote d'usine Frantisek Stastny sur 350 Jawa (et non 500 comme indiqué précédemment). Il devait compenser l'infériorité de puissance de sa machine par une virtuosité audacieuse qui le mena souvent sur le podium (9 ème au Mondial en 1962 et multiple Champion de Tchécoslovaquie). Se déplaçant de circuit en circuit, notre reporter-pigiste avait le temps de faire un tirage des ses photos afin de récolter au G.P. suivant un autographe du pilote (en malmenant un peu l'orthographe de leur patronyme). 

    "Photos Trouvées" du G.P. de France 1961 et ...

    Le Néo-Zélandais Hugh Anderson sur une Suzuki (125 ?). On ne le retrouve pas dans le compte-rendu de la course ni dans les classements. La seule chose sure est que, au vu du nombreux public, la scène se passe à Assen et c'est durant la course, pas aux essais. Il termine la saison avec une 7ème place en 50 cm3 et la 6ème en 125. 

    "Photos Trouvées" du G.P. de France 1961 et ...

     "Toujours plus bas" était le mot d'ordre chez les sidecaristes, illustré ici par l'attelage BMW de Fritz Scheidegger. En course, il aura raison de son compatriote suisse Florian Camathias, éliminé sur casse moteur à l'avant-dernier des 14 tours de l'épreuve.

    "Photos Trouvées" du G.P. de France 1961 et ...

    Autre photo de Scheidegger, selon la légende qui l'accompagne dans notre album. C'est toujours au Dutch T.T., mais la couleur du carénage et ses numéro de course sont différents. Notre reporter a dû classer ses photos longtemps après les avoir faites, si bien que sa mémoire pouvait avoir des défaillances (Remarquons qu'à l'époque, le photographe était vraiment au meilleur emplacement !).

    "Photos Trouvées" du G.P. de France 1961 et ...

    Revenue dans la compétition d'après-guerre avec retard par rapport aux autres usines italiennes, Bianchi fit appel à l'inginiere Lino Tonti (ex-Benelli, Aermachi, Mondial, etc, puis Guzzi !) qui créa une vertical-twin 250 double ACT portée ensuite à 350 par réalésage. Championne d'Italie en 1960 elle fut suivie par une vraie 500 dont deux exemplaires étaient confiés pour Assen à Tino Brambilla (ci-dessus) et Silvio Grassetti.

    "Photos Trouvées" du G.P. de France 1961 et ...

    Ni l'une, ni l'autre ne figure dans les classements, et selon le compte-rendu de Moto Revue, il semblerait que seul Grassetti a pris le départ. L'expérience s'arrêta en 1964 sans que la machine ait pu vraiment s'imposer au niveau international, dominée par les M.V.

    "Photos Trouvées" du G.P. de France 1961 et ...

    Avec 3 victoires sur les 6 épreuves du championnat, l'équipage Max Deubel-Emil Hörner (passager) remporte le titre suprême 1962. Leur attelage était motorisé - faut-il le préciser - par le flat RennSport bien connu.

    "Photos Trouvées" du G.P. de France 1961 et ...

    Les mêmes en plein travers pour doubler un side attardé dont le passager est en train de "retailler la moquette". Il s'était déjà fait doubler dans le paddock (...) Le plat pays de la région d'Assen avait permis de tracer un circuit au profil très apprécié des spectateurs qui pouvaient en voir la presque totalité.

    "Photos Trouvées" du G.P. de France 1961 et ...

    Il y a un demi-siècle, on virait déjà en frottant de partout tandis que le déhanchement commençait à progresser. Démonstration par Alan Shepherd, un privé sur Matchless, un tout bon qui se classera 2ème au Mondial 500 derrière la M.V. d'un certain Hailwood.

    "Photos Trouvées" du G.P. de France 1961 et ...Puisqu'on en parle ... voici Mike Hailwood sur la 500 M.V. du team "Privat", une structure de fiction qui bénéficiait "à titre privé" des machines de l'usine de Verghera. L'année précédente, il s'était dit qu'à la suite de la décision du Comte Agusta de retirer ses machines de la compétition en G.P., Stan Hailwood, le père richissime de Mike, avait proposé d'acheter les M.V. de course ! Finalement le prodigieux Mike remportera le titre mondial 500 de 1962 à 1965, toujours sur M.V. avant de passer sur Honda. La relève sera assurée, et de quelle façon ! par "Mino" Agostini.

    (Prochain article : Spa 1962, Monza 1962)

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  • On peut cliquer sur les images pour les agrandirMonet 1000, Rickman Royal, Courrèges, Magny

    À côté de René-Gillet, elle aurait pu être l'autre bicylindre en V 1000 latérales de l'industrie motocycliste française. Oui, vous avez bien lu Monet & Goyon sur le carter de distribution. Mais c'est tout ce qu'il reste de cette machine sauvagement tronçonnée et telle que l'a trouvée Jean Lalan en Allemagne, il y a déjà quelques années.

    Monet 1000, Rickman Royal, Courrèges, Magny

    On ignore bien sûr comment elle a pu se retrouver là-bas, étant donné que, ainsi que Jean Goyard le raconte dans son livre ("Monet & Goyon, des origines à 1939"), elle fut utilisée comme mulet de service au sein de l'usine mâconnaise. Elle était alors accouplée à un sidecar avec caisse sommaire en bois et servit ainsi jusque dans les années 50.

    Monet 1000, Rickman Royal, Courrèges, Magny

    Une vue de l'avant permet de voir en bas à droite une cassure du carter de la transmission primaire qui semble s'effectuer au moyen d'une chaîne duplex. En bas à gauche subsiste un moignon de l'une des fixations du châssis de sidecar.

    Monet 1000, Rickman Royal, Courrèges, Magny

    La boîte est séparée et comporte 8 vitesses, ce qui laisse supposer une destination militaire. Monet & Goyon avait aussi breveté un sidecar à roue tractée.

    Afin de construire une machine autour de cet ensemble moteur-boîte, Jean Lalan aurait besoin de tout document, photo par exemple, qui lui donnerait une indication de l'allure générale qu'elle avait en son temps. Si vous avez ça en magasin, on transmettra.

    On a retrouvé l'autre Royal Enfield-Rickman du Bol 70 !

    Le 19 avril 2014, Gilles Grépinet se demandait ce qu'était devenue l'une des deux 750 Royal Enfield-Rickman engagées au Bol d'or 1970. La réponse est venue de Ded31 qui a passé dans son blog la photo de cette machine (ci-dessous) qui existe toujours et en quel superbe état ! C'est l'un de ses amis qui l'a vue lors de la "Gelée royale" de 2011, manifestation hivernale du bien connu Fanakick Motorcycle Club.

    Monet & Goyon 1000, Rickman Royal, Courrèges,

    Cette réponse devrait figurer à la suite du "commentaire" de Ded31 publié dans "Zhumeurs & Rumeurs" à l'article "La Moto dans ses murs" Je pense qu'elle a plus de chances d'être lue ici que dans un blog désormais "en sommeil" (quoique toujours consultable). Afin de vous éviter des allers-retours compliqués entre les deux blogs, voici à nouveau l'article original tel que Gilles Grépinet l'avait écrit en avril dernier :

    " Deux Rickman 750 équipées de moteurs Royal Enfield Interceptor Serie 2 sont préparées au Pays de Galles et engagées par Lucien Delisle (Créteil Motos, concessionnaire RE) et Michel Condeminas, limonadier (!) et motociste spécialiste des anglaises dans la banlieue de Toulouse. En course les deux motos ce sont fait remarquer surtout pour leurs arrêts à répétition dûs à des problèmes d'embrayage et de boîte. Aprés le Bol les deux motos sont récupérées par Michel Condeminas. (L'histoire dit qu'il accueillit également au moins deux des valeureux pilotes Anglais venus se requinquer au soleil Toulousain). Les motos sont présentées au services des Mines par Condeminas, homologuées et vendues dans la foulée. Un ami à moi de Lisieux (Note du Zhumoriste : donc un Lexovien, si je peux me permettre), en poste dans l'administration à Toulouse, en achète une... Quelques années plus tard, à la fin des années 70, je lui rachète la moto (qui commençait à s'oxyder salement dans le cave d'un de ses amis) en partie démontée et avec des pièces-moteur manquantes, la partie cycle pas belle, mais complète ! Après une période de restauration épisodique, la moto est quasi prête ! Aussi, si je possède pas mal d'infos sur l'historique de la moto, je n'ai en revanche qu'une ou deux photocopies de photos de la bécane prises chez son préparateur gallois Richard Wyndam, transmises par le club anglais Rickman. Noms des  pilotes engagés : Knight-Hedger et Adams-Chivers".

    Dans le compte-rendu de Moto Revue sur l'épreuve, il est question de "deux Royal Enfield", toutes deux arrêtées d'ailleurs, ce qui confirme ce qu'en dit Gilles. Cependant, le tableau de marche de tous les concurrents, que publie aussi MR, ne fait mention que de la machine de Knight-Hedger...

    On remercie chaleureusement (c'est de saison) Ded31 que l'on peut retrouver à l'adresse : ded31-royal-blog.blogspot.com qui se consacre aux Royal-E comme bien vous pensez.

    ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

    "Personnage particulièrement doué réussissant à éprouver une sensation de vitesse par simple rotation de la terre"

    Monet & Goyon 1000, Royal Rickman, Courrèges

    Vous n'avez pas oublié j'espère cette phrase en légende de ce dessin du formidable Chaval. Est-ce lui qui aurait inspiré le photographe des modèles du couturier André Courrèges ? Pas impossible. Ces jeunes personnes présentent les créations du révolutionnaire Palois qui était alors dans sa période "spatiale", au milieu des années 60. Chaval avait alors donné le meilleur de son art avant de disparaître en 1968.

    Monet & Goyon 1000, Royal Rickman, Courrèges

    Avec ses modèles de vêtements géométriques, uniformément exécutés en matières de
    couleur blanche, Courrèges a dynamité les canons figés de la haute-couture de l'époque. D'abord moqué, il fut ensuite "interprété", voire pillé par une mode plus populaire. Les larges lunettes à monture blanche, c'est lui ; les hautes bottes en plastique, c'est lui. Il a étéMonet & Goyon 1000, Royal Rickman, Courrèges  un fervent défenseur de la mini-jupe (Wouaaaais !!!), mais aussi des collants qui ont chassé le porte-jarretelles (Bouuuuh !!!).

    Sorti du blanc uniforme qui signait toutes ses collections, Courrèges abandonne la "Space Age fashion", comme on dit par cheu'nous. Il se lance dans des couleurs acides et il dévergonde ses sages "nonnes de l'espace" de la photo. "Sages" sauf celle qui s'envoie en l'air façon wheeling.

    Du court encore plus court

    Entre autres créations, on est passé de la mini-jupe au mini-short assorti de bas-jambières en PVC. L'ensemble est constellé de petits hublots transparents. Très coquin, pour ne pas dire plus, créant d'ailleurs un incident cocasse au sein du quotidien France-Soir. Son service photo avait reçu des photos d'un modèle semblable à celui ci-dessus (paru dans Vogue en 1970), présenté par Mireille Darc. La photo est publiée illico  dans l'édition en cours. En très légère contre-plongée, la photo laissait voir une trace blanche dans l'entrebaillement du short : quelques centimètres carrés de la petite culotte de l'actrice ! Il semble que quelqu'un de haut placé dans le journal Monet & Goyon 1000, Royal Rickman, Courrèges
    voulait du bien à Courrèges ou à Mireille Darc, on ne sait pas. Toujours est-il que dans l'édition suivante, un coup de pinceau pudique avait gouaché la culotte trop suggestive... (ci-contre, de droite à gauche, les documents AVANT-APRÈS). On peut aussi considérer que le remède était encore pire que le "mal"...

    Un peu de moto quand même !

    Monet & Goyon 1000, Royal Rickman, Courrèges

                           
    On doit enfin à André Courrèges quelques éléments qui se rattachent à une mode "presque" motocycliste. Ou qui, du moins, semblent inspirés de notre petit monde. Son chapeau-casque avec ses grosses lunettes auraient pu équiper une demoiselle sur Honda 4 si tant à la mode en 1970 (ci-contre). Il n'a pas été plus loin et a reporté son attention et ses talents de créateur sur l'équipement des dames cyclistes...                                          

    Monet & Goyon 1000, Royal Rickman, Courrèges

    Bof ! dans le fond, il n'y a pas vraiment de raisons de lui en tenir rigueur... 

     ♥

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  • Le tiroir à double-fond était autrefois la calamité du "vieux" journaliste que l'on dit aujourd'hui "de papier", par opposition à celui qui écrit directement dans le poste... je veux dire dans l'ordinateur. Mais ce dernier ustensile, Mac ou autre, est aussi "piégeux" qu'un bureau en bois nanti de tiroirs où s'entassaient jadis documentation et photos. On n'a pas idée de ce qui vient se nicher dans le disque (mou mais parfois dur) de la machine informatique. Exemple avec ces photos et dessins des Bol 50 et 51 revenus au jour à la suite d'une fausse manip' sur le clavier. Tous bien classés et millésimés, mais pas rangés où il fallait. Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive. Pas la dernière non plus...

    (Cliquer pour agrandir les images qui sont sous © Zhumoristenouveau sauf dessins Moto Revue)

    Retour sur les Bol d'or 1950 & 1951

    Vous avez failli ignorer ce dessin d'Eugène Mauve, le père-créateur du Bol d'or, tel que l'a représenté la revue Motocycles grâce au talent de Le Penven. Ce dernier est parfaitement ignoré du célèbre "Dico Solo", un ouvrage qui recense pourtant, avec notice sur chacun d'entre eux, plus de 5 000 dessinateurs que l'on dit "de presse", mais dont beaucoup dépassent cette case limitée (Sempé, Dubout, Willem, Reiser, Daumier, Pellos, Ordner, etc).

     BOL D'OR 1950 

    Retour sur les Bol d'or 1950 & 1951

    Photo à peine lisible repêchée dans la revue Motocycles, mais il s'agit bien de Moury, le prodige de la catégorie 125 sur sa Puch. Il est bien reconnaissable, ne serait-ce que par sa tenue particulière en selle, très penchée sur l'avant. 

    Retour sur les Bol d'or 1950 & 1951

    Avant le départ, on se la joue pilote de record, juste pour le plaisir du photographe (Godard sur DKW 350, qui a fini 4ème au classement général).

    Retour sur les Bol d'or 1950 & 1951

    Motobécane/Motoconfort était présent dans la course en catégorie 75 cm3 avec les deux Poney de 60 cm3 engagés par deux amateurs. Celui de Schombs présentait un levier de sélecteur étudié pour permettre le changement des rapports lorsque le pilote était en position couchée, avec les pieds sur les repose-pieds passager. Fixé au tube de selle, un petit bidon d'huile destiné au graissage de la chaîne. Ce Bol d'or de 1950 est le seul de l'après-guerre qui a vu courir des machines de moins de 125 cm3.

     Retour sur les Bol d'or 1950 & 1951

    Leninger sur 125 Terrot poursuivi par une ecadrille de vaisseaux venus d'un autre monde ? Non, simplement les lampes éclairant le virage de l'épingle du Faye. La cabane des commissaires à gauche est très représentative de l'état des infrastructures du circuit de Montlhéry. Passée dans le langage courant de l'époque, l'expression "c'est du provisoire qui dure" n'étonnait alors plus personne...

     BOL D'OR 1951 

    Retour sur les Bol d'or 1950 & 1951

    Visages marqués par l'effort (et les fumées grasses du deux-temps ?), Weingartmann (à gauche) et Krammer se félicitent de l'excellente tenue de leurs 250 Puch autrichiennes. On va encore entendre parler d'eux et de la marque dans les Bols suivants.

    Retour sur les Bol d'or 1950 & 1951

    L'une des Monet-Goyon de la "Série Verte" du Bol était présentée sur le stand de la marque au Salon de Paris 1951. L'occasion de détailler les différences avec la 197 de série surtout dans la partie-cycle. Elle présente l'incongru "correcteur Grégoire", ou l'art d'utiliser en flexion un ressort hélicoïdal censé travailler en compression/extension. D'après la "Bible" Monet-Goyon & Koehler-Escoffier de Jean Goyard (Édition du Vieux Guidon), ce "correcteur" s'est aussi retrouvé sur des Automoto et des Jonghi.

    Retour sur les Bol d'or 1950 & 1951

    ... le tout moyennant supplément. Toujours selon Jean Goyard, c'est le P. D-G. de Monet-Goyon qui incita l'ingénieur Grégoire à adapter son correcteur à la moto, comme il l'avait déjà fait sur certaines automobiles françaises (Citroën refusera...).

    Retour sur les Bol d'or 1950 & 1951

    Sur les "Séries vertes" du Bol d'or, le carburateur avec sa cuve fixée au cadre est incliné (montage dit downdraught), selon une méthode censée accélérer la vitesse de remplissage des gaz. La commande des vitesses (trois seulement) s'effectue par un rustique sélecteur double-branche avec renvoi. Des problèmes d'embrayage et de freins élimineront deux des trois machines engagées. On ne sait rien des améliorations apportées aux moteurs.

    Retour sur les Bol d'or 1950 & 1951

    Quatre sidecars étaient aux prises en catégorie 750 dont celui de Druet (Club Motocycliste de la Sûreté Nationale. Il se composait d'une partie-cycle B.M.W. presque moderne (R 71) avec le moteur culbuté de la R 75 (Russie/Libye) dont on remarque le proéminent carter de dynamo à l'avant du bloc. L'ensemble était plaisamment présenté comme étant la R 73, "chaînon manquant" dans la chronologie des flats bavarois.

    Retour sur les Bol d'or 1950 & 1951

    Le même équipage B.M.W. R 73 au passage du poste de contrôle "Départ-Arrivée" surtout occupé par les pompiers et un policier de la route (à droite). Vu l'état de la chaussée, on comprend qu'il était périlleux de sortir de la trajectoire...

    Retour sur les Bol d'or 1950 & 1951

    Les sidecars 750 CEMEC, fruit de mariages franco-allemands à base de moteurs/boîtes de flat-twins à soupapes latérales (origine R 12) étaient opposées (...) aux bien plus rapides B.M.W. Baptisées L7, elles étaient "francisées" par leur appareillage électrique et, comme ici, par deux carburateurs Gurtner. Un sélecteur à la géométrie... osée leur sera ensuite adapté.

    Retour sur les Bol d'or 1950 & 1951

    C'est surtout par le positionnement de leur moteur que les Macquet-Ydral attirèrent l'attention. Haut placé dans le cadre, il permettait des inclinaisons en virages spectaculaires.  

    Retour sur les Bol d'or 1950 & 1951

    Dans les années suivantes, les évolutions en compétition du moteur Ydral menées par Georges Agache, occuperont longtemps les commentateurs. Il en sera de même avec ses réalisations audacieuses en matière d'aérodynamisme, menées en liaison avec AGF.

    Retour sur les Bol d'or 1950 & 1951

    Confiée à Tiers, l'autre Macquet-Ydral à cadre rigide fut moins chanceuse que celle menée par Agache. Ce dernier devait terminer troisième de la catégorie 175 (avec un 125 à peine réalésé) où il avait affronté pas moins de 21 concurrents.

     

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  • "Salauds de pauvres ! La Midual ...

    ... c'est pas pour vous !"

    "Salauds de pauvres, la Midual....

    ... car c'est à ce public qu'elle est destinée. Précisons pour ceux d'entre vous qui n'ont pas en poche une Mastercard Platinum (*) et ne fréquentent pas les pince-fesses huppés du monde du luxe, que sur la photo ci-dessus on voit les deux Midual (il en existe donc deux...) exposées en Californie lors du Concours d'Élégance de Pebble Beach d'août dernier et en première mondiale. Pour la description de cette moto à 140 000 euros, reportez-vous à votre internet habituel qui tartine sur elle des éloges à n'en plus finir. Avec les inévitables "éléments de langage" puisés dans les argumentaires du constructeur, c'est moins fatigant. 

    (*) ... qui vous permet de retirer 5 000 euros par semaine (je parie que vous l'ignoriez)

    "Salauds de pauvres, la Midual...Disparue des écrans radar depuis 16 ans, Midual nous (nous ?) revient sous une forme nouvelle. Elle avait pourtant de quoi plaire, cette 900 du Salon de Paris 1999. Très différente de la Voxan qui venait à peine de naître, différente surtout par un moteur tellement original qu'il en épata plus d'un. Ce flat-twin longitudinal reste aujourd'hui son principal argument de vente car le reste de ses composants est d'un classicisme éprouvé, on allait dire affligeant (ABS oublié ...). En prime une ostentatoire finition propre à séduire les émirs des pays du Golfe. Pour l'instant, ceux-ci s'intéressent aux chevaux, aux hôtels de luxe, aux clubs de foot, aux voitures de police (à Dubaï, des McLaren 210 000 € hors options), etc, mais ils se mettront peut-être un jour à la moto.

    "Salauds de pauvres, la Midual...

    C'est qu'il ne s'agit plus désormais de vendre une moto au "motardus vulgaris" mais à quelqu'un qui a déjà tout. C'est à dire "tout" ce qui indique au premier coup d'œil que c'est quelqu'un d'important, ou du moins de puissant, donc fortuné. Sur la route, plutôt dans son garage, il a une Bugatti-Veyron (2 500 000 euros). Au bord de la piscine de l'hôtel 36 étoiles, sa montre "platinum" (4 000 000 dollars) fera oublier son excédent pondéral. Je vous laisse compléter la panoplie. Qu'ajouterai une moto à son bonheur, lui qui ne se déplace qu'en jet privé ou en Bentley-chauffeur ? La satisfaction de posséder un objet unique (enfin presque) et, surtout, que ça se sache. Le luxe, ce n'est rien s'il reste secret.

    Par ailleurs, on reste étonné du manque d'imagination des créateurs de Midual dont ils ont conservé un nom sans prestige. Les Anglais ont "relevé" les noms prestigieux de leurs plus anciennes marques pour relancer leurs productions nouvelles, à commencer par Brough-Superior en passant par Triumph, Norton (hum...), Ariel (hum...hum...). Sans parler d'Indian, Horex chez d'autres. Au lieu de Midual, il y avait un choix français avec DOLLAR ou La Française-DIAMANT, voire MONEY-Goyon (au prix d'une légère coquille). Des mots qui vont droit au cœur des gens de la finance et du luxe !  

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  • Cela va faire 7 ans que l'Amicale Limousine de Motos anciennes (ALMA) édite son calendrier illustré par les aquarelles d'Alain Maisongrande. Année après année, l'artiste complète sa propre collection de motos, celles qu'il estime exceptionnelles à des titres divers. Pour 2015, il en a sélectionné une douzaine - ça tombe bien, autant que de mois dans l'année. En voici cinq dont il m'a envoyé des reproductions. Le pingre ! Il va falloir que je l'achète son calendrier pour avoir les sept autres !

    Belles images pour 2015

    Celle-ci, c'est mon choix personnel car c'est la plus ancienne de la série (de seulement 5...). Cette Cottereau est de 1904 et Alain l'a croquée "d'après nature" puisqu'elle fait aujourd'hui le bonheur d'un collectionneur. Constructeur établi à Dijon, voisin de Terrot, Cottereau avait choisi le moteur belge Minerva 2 cv 1/4 à soupapes latérales après ses débuts avec un plus modeste Zedel de 1 ch 1/2. La marque se tournera ensuite vers l'automobile.

    Belles images pour 2015

    Une rareté que cette 500 Dresch 1932 dans sa version à soupapes en tête. Rare, car si l'on en connaît plusieurs, tout autant bicylindres et avec tranmission par arbre, elles ont des soupapes latérales, la version culbutée SS (Super-Sport) est nettement moins courante.

    Quelques belles images pour 2015

     Ratier ou la "BMW française" (sniff...) encore une belle aventure de la moto tricolore qui a mal tourné. Heureusement, avec la Midual, on est sur la bonne voie (enfin) ! Non mais, allo quoi, je viens de dire une connerie là ?Quelques belles images pour 2015Cette Norton P11, c'est LA BÊTE qui devait faire la loi dans les courses de désert aux États-Unis : un moteur Norton 750 dans une partie-cycle allégée (170 kilos, tout de même...), petit réservoir, garde-boue alu, etc. Vendue sous différentes marques, Norton, AJS ou Matchless, son sort sera réglé par la marée montante des deux-temps que vous savez et Norton se concentrera sur la Commando.

    Quelques belles images pour 2015

    Encore une machine destinée au continent américain, cette 850 Guzzi plaira bien aux polices de certains états de l'Ouest. Outre un équipement spécial propre à un usage particulier (sirène commandée par le pneu arrière, radio sur le porte-bagages, lampions divers autour du phare, large guidon, pare-brise), elle présente le frein avant double-cames du modèle Sport. Par la suite elle recevra un simple disque.

    Ces belles images sont reproduites au format "double A4" et réunies dans le Calendrier 2015 de l'ALMA disponible chez Alain Maisongrande ALMA 9, rue Jourdan 87350 Panazol. Chèque de 9,90 euros, port compris, à son nom. 


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  • Z'acrobates de la police

    La première fois que j'ai tapé le nom de Thomas Mailaender sur mon clavier, c'est la photo ci-dessus qui est apparue. C'était plutôt un bon début, quoique l'uniforme... . Mais pourquoi s'intéresser à ce Thomas, direz-vous. Un "article de journal" m'a orienté vers lui, non parce qu'il y était question de motos, mais d'un "atelier" de photographie qu'il a organisé en pleine nature pour ses élèves-photographes lausannois. Et pleine nature, ça voulait dire vivre sous la tente, pêcher des poissons et des écrevisses, faire sa cuisine au feu de bois, se laver à la rivière, etc, tout comme des scouts des années 50. Bref, vivre "comme des bêtes". Aujourd'hui ça se fait peut-être encore - les scouts - mais j'ai quitté ma patrouille des Chamois (Meudon) il y a bien trop longtemps pour être au courant de l'actualité. M'étonnerait guère que le portable ait remplacé le morse et le sémaphore à bras, tandis que les nouilles pas cuites n'existent plus depuis l'avènement du micro-ondes portatif fonctionnant au solaire (ça vient de sortir). Quant aux bucoliques "feuillées", elles ont dû céder devant les écolo-chiottes chimiques.

    Vous allez trouver qu'on est loin de la moto, mais pas tellement, tant Thomas Mailaender brasse et rebrasse photos du net, objets usuels, idées pas nettes, actions bizarres. Il les passe à sa moulinette personnelle pour recréer de nouvelles formes qui s'entrechoquent et, parfois, se téléscopent à travers le temps.

    Ainsi, deux jours après ma recherche sur le net, le destin - toc, toc - frappe à ma porte. Je mets la main sur une série de photos semblables à la série "Acrobatic team" de Thomas où figure la photo ci-dessus. Étrange coïncidence entre un exercice classique de l'acrobatie motocycliste avec l'autre, en noir et blanc ci-dessous, exécuté plusieurs décennies auparavant par d'autres "anges de la route"...

    La Police de la route s'éclate (de rire ?)

    ... un peu plus agrandie ensuite...

    La Police de la route s'éclate (de rire ?)

    Sauf qu'à y regarder de plus près, elles diffèrent par un point essentiel : les "modernes", ceux de la photo en couleurs, posent à l'arrêt, trahis par le pavé de bois placé sous le cylindre de la BMW Serie 2. Sur toutes les photos de Thomas Mailaender, les machines sont calées ainsi, l'une l'est même sur un crick de voiture bien visible. Du coup, la performance perd beaucoup, sinon tout, de son audace.

    C'est en introduisant ce simple détail que Thomas modifie la signification de la photo. Comme un petit gravier dans la chaussure entrave la démarche du piéton.

    Pour les aficionados de la chose, voici quelques unes des autres fantaisies (fantasias ?) commises par nos policiers de la route qui maltraitent ainsi des CEMEC et un sidecar Terrot, toutes pièces de collection ! 

    La Police de la route s'éclate (de rire ?)

    ... On commence par du facile...

    La Police de la route s'éclate (de rire ?)

    ... on s'essaye à virer "en frottant du casque"...

    La Police de la route s'éclate (de rire ?)

    ... et maintenant, soyons fous !

    Sans oublier cependant que c'est souvent sous cet aspect nettement moins plaisant qu'on a eu affaire à eux. Mais il n'a peut-être arrêté cette D.B. (Deutsch & Bonnet) que pour féliciter le propriétaire de son bon choix enviable... (Photo Sureté Nationale)

    La Police de la route s'éclate (de rire ?)

    Avant de nous quitter, un petit échantillon des travaux de, ou avec, Thomas Mailaender. On lui doit bien ça puisque c'est lui qui est le prétexte à la présente échappée, aussi motocycliste que policière. D'autant que la moto tient une place parmi les photos réalisées lors du séjour forestier de son équipe d'étudiant(e)s. Au moins en une occasion, c'est elle qui est la vedette dans une mise en scène foutraque qui tient à la fois... 

    La Police de la route s'éclate (de rire ?)

    ... de "Tarzoon, la Honte de la Jungle" et de "L'Abominables Homme des Glaces" (des "Neiges", me souffle-t-on, mais c'est pareil). On reste ébahi par la santé de ces jeunes Lausannais qui ont dû ingurgiter des kilos de tablettes de chocolat pour en récupérer le papier alu nécessaire à cette œuvre. Il est vrai qu'en Suisse le chocolat est une industrie à peine moins dynamique que celle des comptes bancaires à numéros...  Cette photo ridiculise aussi les milliasses de photos de filles du Net censées mettre en valeur une moto par leur plastique dénudée. Sur une Harley-Davidson de préférence, tant l'imagination de ces "photographes pour ainsi dire" est aussi limitée que la taille des strings de leurs modèles.

    Quand la Police de la route s'éclate (de rire ?)

    Autre installation de Thomas qui n'a rien à voir avec la moto, on s'en douterait. C'est le "Chicken Museum" où sont rassemblées des poules qui vaquent à leurs occupations tout en jetant un coup d'œil sur des photos collées au mur, comme feraient les visiteurs d'un musée ordinaire. Mais celui-ci en diffère par la "cage" vitrée dans laquelle les "vrais visiteurs" doivent s'avancer pour voir le "Chicken Museum". Du coup, la scène est inversée : pour les poules, ces humains sous verre deviennent les sujets de l'exposition. C'est çà, l'effet Mailaender, le petit gravier dans la chaussure...

    Quand la Police de la route s'éclate (de rire ?)

    Thomas est toujours là où on ne l'attend pas. En 2008 il a offert aux Restos du Cœur de Marseille, sa ville natale, 3 000 rouleaux de papier-Q. La direction l'a remercié de ce cadeau qui représente pour l'association la "consommation" de toute une année...

    ♥ ♥♥♥

    Pour tout savoir (et plus encore) sur le bonhomme, rendez vous sur www.thomasmailaender.com 


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  • Bol d'or 1951 : le deux-temps montre les dents

    Bol d'or 1951 : le deux-temps montre les dents

    Un Bol d'or dont les hiérarchies sont menacées, sinon bouleversées. Au point que les revues spécialisées elles-mêmes s'en font l'écho, sans qu'on sache si c'est volontaire ou non. Ainsi, dans son numéro de compte-rendu de l'épreuve, Moto Revue consacre sa couverture (à gauche) non pas au vainqueur mais au 4ème du classement général, Françoise sur Jawa ! Récidive au numéro suivant qui présente Moury le 3ème sur sa Puch. Paraissant plus tard, le rival Motocycles a eu le temps de la réflexion et rétablit la norme en faisant plaisir à tout le monde : l'organisateur, le vainqueur et son "manager" dont il faut deviner les noms. Ce qui est une "première" dans la Presse motocycliste : publier en couverture le résultat d'une des plus grandes courses françaises sans mentionner son nom et sans... photo d'une moto !

    (Pour les agrandir, on clique sur les images qui sont © Zhumoristenouveau. Prière de ne pas l'oublier...)

    Bol d'or 1951 : le deux-temps montre les dents

     Revenu sur le Circuit des Loges à Saint-Germain-en-Laye, le Bol d'Eugène Mauve retrouve son caractère de grande fête motocycliste, attirant un public moins "spécialisé" mais plus nombreux que celui de Montlhéry. Au contraire de ce dernier, son accès est facilité par la présence à 500 mètres de la gare de St-Germain. Mauve a promis des attractions en attendant le départ du samedi 15 h 30, ainsi que des buffets, buvettes et restaurants. Il sera demandé 100 F pour garer son automobile et 50 F pour motos et sidecars, mais "garage gratuit pour les bicyclettes".

    Bol d'or 1951 : le deux-temps montre les dents

    Tracé en pleine forêt, ce circuit bénéficie d'un revêtement correct empruntant une portion de la Nationale 184. Avec, cependant, une partie qualifiée de "tôle ondulée" par Moto Revue et qui causera plusieurs crevaisons de réservoirs et ruptures de cadres (!). Les pilotes (toujours un seul par machine) souffriront physiquement, surtout des bras et poignets au point que plusieurs devront abandonner pour cette raison.

    Fait assez rare, on annonce l'engagement d'une importante marque française en 250, sous les deux noms de Monet-Goyon et Koehler-Escoffier. Leurs moteurs sont des monocylindres deux-temps Villiers (production sous licence par les constructeurs mâconnais) de 197 cm3. L'une de ces trois machines, une Koehler-Escoffier sera pilotée par Pierre Monneret. Ses talents de champion de vitesse ne seront pas de trop pour contenir une concurrence annoncée comme redoutable dans cette cylindrée des quart-de-litre où se trouvent les Puch d'usine et les Jawa. 

    Bol d'or 1951 : le deux-temps montre les dents

    Photo prémonitoire où l'on pourrait croire que la 250 Puch de Robert Moury (équipé de guêtres de l'U.S. Army !) est en train de doubler la Norton 500 Manx de Gustave Lefèvre. C'est sans doute le contraire qui se produit, mais dans peu d'années la marque autrichienne va s'affirmer de façon plus éclatante. Comme les deux autres machines de l'équipe Puch, celle de Moury est dérivée de la 250 TFS. Annoncée en série pour 15 chevaux, elle devait en offrir (au moins...) 5 de plus par la grâce de deux carburateurs et d'une préparation interne particulière. Ce qui, au mois d'août suivant à Montlhéry, lui permettra de battre plusieurs records de longue durée dont les 9 heures à plus de 130 km de moyenne.

    Bol d'or 1951 : le deux-temps montre les dents

    Les tubes d'échappement relevés ne se justifiaient pas vraiment sur un circuit comme celui du Bol d'or car on est encore loin du pilotage "genou par terre"... Pourtant on les retrouve cette année là sur toutes les Puch, quel que soit le type d'épreuve où elles ont figuré : endurance, Six Jours Internationaux, Deutschlandfahrt, etc. Il est vrai que le Bol était une épreuve unique au monde et qu'on n'allait pas modifier une machine pour cette seule occasion, une machine qui, par ailleurs, ne fut produite qu'à seulement 400 exemplaires (hors les modèles "usine"). 

    Bol d'or 1951 : le deux-temps en vedette

    Comme il fallait s'y attendre, c'est encore Lefèvre qui sort vainqueur de ce Bol sur sa Manx préparée par Garreau. Victoire sans trop de mal, surtout après l'abandon à la 18ème heure de son rival le plus dangereux, Rossignol sur 500 BSA Gold Star (numéro 2). La diversité du matériel-photo des reporters est bien illustrée ici avec les "modernes" à Leica 24 x 36, les "classiques" avec chambres à plan-films (ou même plaques-verre !), les "sportifs" à caméras mécaniques et le véritable "amateur" fidèle à son 6 x 9 à soufflet...

    Bol d'or 1951 : le deux-temps montre les dents

    À la mi-course, le vaillant mono culbuté aux trois fusils n'avait que 7 tours de retard sur l'ACT, mais dans les 6 heures suivantes, Rossignol faiblissait. Blessé à l'épaule dans le récent marathon motocycliste Liège-Monaco-Liège, la douleur le contraint à l'abandon. Il était alors toujours en deuxième position, mais avec 40 tours derrière Lefèvre.  Durant les premières heures, on avait vu aux avant-postes la Guzzi de Barde qui tournait dans les temps des meilleurs en 500 et 350. Il pilotait une 250 munie de son silencieux, tout comme les Puch et Jawa. Heurté par un autre concurrent, Barde repartit pour quelques tours avant de disparaître définitivement. Ni Motocycles ni Moto Revue n'en ayant publié de photo on sait seulement que cette Guzzi était une Airone Sport mono culbutée de 12 ch au catalogue... Sans doute bien préparée car elle abattait ses 20 à 21 tours dans l'heure, tout comme les Puch d'usine !

    Bol d'or 1951 : le deux-temps montre les dents

    Devant les Ets Pierre Humblot, importateur parisien des Puch en France (et Colonies...), sont réunis les pilotes et mécaniciens qui vont œuvrer pour la marque dans ce Bol d'or 1951. De gauche à droite : Weingartmann, Georges Monneret qui passait par là (tout frais de son Tour du Monde en 125 Puch et avant les records qui l'attendent au mois d'août), Krammer, Moury et trois mécaniciens. Les machines sont prêtes, quoique dépourvues de leurs silencieux qui seront montés pour l'épreuve. Hormis l'allègement des garde-boue et des freins, elles sont proches de la (petite) série, du moins extérieurement... 

    Bol d'or 1951 : le deux-temps montre les dentsL'aspect "machines de série" est marqué de façon évidente par la présence d'un kick et de la boîte à outils qui doit contenir également les connections électriques nécessaires à l'allumage batterie-bobines. Ces dernières sont logées sous la selle. Outre un large matelas de caoutchouc-mousse, cette selle est prolongée par un coussin de garde-boue (pillion-seat, pour les anglophiles) sauf sur la n° 30. Cette machine destinée à Moury n'a pas besoin de cet "accessoire" étant donné la position en course du Français, très en avant (voir la première photo de l'article). On retrouve ici les mêmes personnages que précédemment (Weingartmann, Moury, X.... non identifié et Krammer) reçus par Pierre Humblot (?) costume sombre. 

    Bol d'or 1951 : le deux-temps sort... du bois !

    Sous un soleil radieux, Krammer (n° 31) chasse la Jawa 250 de Grave et tous deux vont doubler la D.S. Malterre 175 de Mathieu. Virer "à la corde" est quelque peu périlleux à St-Germain, la corde étant constituée d'une bordure probablement en vrai granit breton.

    Bol d'or 1951 : le deux-temps sort... du bois !

    Décidément, il est dit que le Bol d'or ne sera jamais le terrain de jeu favori des Monneret ! Le père s'y frottera pourtant dans une première apparition (sauf erreur) en 1930 sur une Rovin 250 et sous le nom de Lemoine. Elle se solde par un abandon. Même sanction l'année suivante où il a tenu une douzaine d'heures au guidon d'une Jonghi 350 culbutée. Scénario réédité en 1938, encore sur Jonghi (devenue Prester-Jonghi). En 1949, Georges et son fils Pierre sont sur des 250 Sertum italiennes : abandon du père tandis que Pierre atteint une quatrième place sans éclat dans sa catégorie. Présent à nouveau en 1951, Pierre pilotait une 250 Koehler-Escoffier. Dans la première heure il fera jeu égal avec les 250 Puch et les 350 Jawa mais les pannes successives, de même que la fatigue, auront raison de sa fougue. Une autre 250 mâconnaise (Monet-Goyon), celle du lieutenant policier de la route Dauge, se hissera en 8ème place au général, juste devant la Matchless 350 (pilote Riche), seule quatre-temps dans les 10 premières classées (avec la Norton, of course !). 

    Bol d'or 1951 : le deux-temps sort... du bois !

    Ils étaient seulement 6 en 1950 dans la catégorie 175 "mais par un prompt renfort ils se virent 21 au départ du Bol d'or"... de 1951 ! Ce "prompt renfort" était dû à la détestable interdiction des compétitions en 125. Certains, au prix d'un léger réalésage, se retrouvèrent donc avec leur 125 dans la catégorie autorisée. D'autres avaient fait confiance aux moteurs A.M.C. 175, parfois de 150 cm3 seulement, tel un Jean Mathieu qui fournira le vainqueur de la catégorie avec sa D.S. Malterre. Dans les premières heures de la course, François Valeyre (n° 55) sur sa Guiller-A.M.C. avait pris la tête des 175. Mais trop sollicité comme tous les moteurs de série de la concurrence, le sien devait avouer ses limites au terme d'une agonie mécanique à épisodes, de même que celui de Guillot (n° 54) son co-équipier. 

     Bol d'or 1951 : le deux-temps sort ... du bois !

    Le drapeau à damier de l'arrivée est brandi par Eugène Mauve au passage de l'équipage de Charlemagne sur 500 NSU. CLAP DE FIN ! Pompiers, gendarmes et policiers de la route forment un comité d'accueil plutôt enthousiaste mais un peu restreint. Ne manque plus que la "miss" et son bouquet de fleurs... Souvent cette fonction sera tenue par Mlle Colin, secrétaire d'Eugène Mauve et de l'A.M.C.F.

    Bol d'or 1951 : le deux-temps sort ... du bois !

    Portrait de famille et mission bien remplie par les rouges 250 Puch de Weingartmann, Krammer et Moury (de gauche à droite). La firme autrichienne prendra goût à l'épreuve française et reprendra les mêmes champions avec d'autres dans les années suivantes, jusqu'à la consécration finale d'une victoire au classement général en 1954 !

    Bol d'or 1951 : le deux-temps sort ... du bois !

    Avec une 4ème et une 5ème places au classement général, on comprend que l'importateur des Jawa, Jacques Poch (au milieu, sous le béret basque) ait un large sourire. C'est Françoise (15) et Leninger (16, tout à droite) qui ont signé ce palmarès avec leurs 350 twins tchécoslovaques. Confirmation avec des 250 seulement par Grave, à gauche (35) et Hervé (34), qui font respectivement 7 et 10, toujours au général. Dans le cas de Françoise, c'est une consécration particulière pour ce fidèle du Bol. Il a commencé à y participer dans les années 30, entre autres sur des sidecars dont un sublime 600 Norton-Bernardet "aérodynamisé" à l'extrême et qu'il mènera à la 4ème place toutes catégories en 1934.

    (À suivre : Bol 1951, quelques détails techniques)

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