• SUPPOSE QU'ON AIT DE L'ARGENT...

    ... et qu'on soit intelligents... pour pas faire les guignolos... on s'achèterait une moto... et on en f'rait des photos... pour épater les poteaux ! (avec mes plus plates excuses à Guy Béart)

    Tous les gamins du monde civilisé veulent se faire photographier devant une voiture ou une moto majestueuse afin de faire croire qu'ils en sont propriétaire. Quelques adultes ne méprisent pas cette petite supercherie qui donna naissance à une modeste industrie parodique aux environs des années 20 jusqu'à... ? Et à défaut d'un véhicule prestigieux, c'est à leur intention que chaque fête foraine avait (a ?) son studio-photo improvisé avec une toile peinte en décor de sous-bois ou de monument célèbre. Un autre s'était bricolé une machine découpée en contreplaqué, chez un autre encore une toile peinte d'une moto avec un pilote était percée pour y passer la tête. Plus rare, un ou deux de ces forains se servaient d'une véritable moto. Il nous en reste quelques photos naïves, mal éclairées, mal tirées car développées dans un révélateur fatigué, séchées dans les courants d'air, mais ce sont les témoignages émouvants d'un moment de gaieté dans des vies souvent modestes.

    (Cliquer sur les photos pour les agrandir)

    SUPPOSE QU'ON AIT DE L'ARGENT

    Toile peinte ou plutôt découpe en bois, le modèle ci-dessus se rencontre à plusieurs reprises, mais avec quelques variantes, quoique l'artiste ait un style bien reconnaissable.

    SUPPOSE QU'ON AIT DE L'ARGENT

    Bien que l'ambiance soit à la fête, la photo au siècle dernier demandait un certain sérieux, ne serait-ce que pour ne pas effaroucher "le petit oiseau qui va sortir". De plus la tenue cérémonieuse "du dimanche" n'incitait pas au laisser-aller.

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    La sortie entre amis doit laisser une trace des bons moments passés ensemble. Où l'on retrouve l'artiste qui a signé le décor de la première photo. Au premier coup d'œil on croit qu'il s'agit toujours du même sidecar. Mais au deuxième...      

    SUPPOSE QU'ON AIT DE L'ARGENT

    1924 : la date est écrite sur la plaque avant et l'homme de l'art a signé son œuvre. Une signature qui se retrouve souvent ainsi que la lettre "B" discrètement placée ça et là. Peut-être une façon d'indiquer que le terrain d'action du photographe était la Belgique. De fait, plusieurs de ces photos ont été obtenues par enchères sur le site belge Delcampe. 

    SUPPOSE QU'ON AIT DE L'ARGENT

    Il arrive souvent que la prise d'une photo de moto attire les badauds, mais ici c'est franchement trop ! Et uniquement des personnages féminins. Le side était peut-être le moyen de transport du photographe qui se déplaçait de ville en ville, au gré des saisons et suivant le calendrier des fêtes foraines et foires commerciales.

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    La scène est exceptionnelle puisque la tendance était de figurer à plusieurs sur la même photo car deux personnes = deux tirages ; trois personnes = trois tirages, etc, et tous ces tirages avec la même plaque négative. Retenez bien le numéro de la machine, vous allez le retrouver souvent par la suite.

    SUPPOSE QU'ON AIT DE L'ARGENT

    Art populaire ? Art brut ? Art naïf ? On ne peut nier que l'artiste a eu de l'imagination et il a trouvé deux "modèles" à la hauteur de cette mécanique débridée !

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    RAPPEL 1 : ce blog est la suite de celui qui était connu depuis août 2011 sous le nom "Z'humeurs & Rumeurs" lequel est toujours consultable mais désormais en sommeil. 

    RAPPEL 2 : l'article ci-dessus est le dernier publié sur l'ancien blog. C'est une tentative de récupération pour éditer ici la totalité des 375 articles parus jusqu'ici. Vaste chantier en perspective...


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