Muni de son appareil numérique "pas cher pour traîner dans la poussière", l'envoyé spécial du Zhumoriste s'est rendu à Corbarieu pour... pour... pour ce qui est indiqué de façon parfaitement claire sur l'affiche ci-dessus. Ne sachant pas trop quoi dire - ces débutants, il faut tout leur apprendre - il a envoyé ses photos sans beaucoup de précisions sur les personnages qu'elles représentent. Cependant il a eu - quand même - une idée pour commencer en beauté (c'est le cas de le dire), c'est de proposer un sujet sur "les plus beaux yeux du paddock", en hommage à Dane Rowe.
LES CANDIDATES sont dans la partie gauche de ces trois photos. On ne tiendra donc pas compte des rigolos qui se sont insinués à droite dans l'image, distrayant l'attention du photographe par des mimiques sans rapport avec le sujet intéressant. Ce déplorable procédé vient de loin : c'est Sarkozy jouant des coudes pour arriver au premier rang lors de la marche Charlie-Hypercacher ou encore notre Estrosi national lui aussi au premier rang des "élites" du second rayon le même jour... Imiter l'attitude des politiques dès qu'une caméra est en vue c'est plutôt mesquin...
Là, shooté par un photographe rival, notre reporter se prend lui aussi pour une vedette, adressant un salut condescendant à ses admirateurs supposés. On aura reconnu sa 250 NSU ressuscitée des oubliettes de l'Histoire et dont il a narré naguère la restauration de A à Z (le 18/03/2012 sur zhumoriste.over-blog.com). Comme bon nombre d'autres concurrents il dissimule sous son pull, la "banane" contenant les outils de première urgence en cas de panne sur le circuit...
14 attelages au départ, ça fait du monde et de la poussière mais c'est préférable à la gadoue qui a pourri parfois certaines des 22 éditions du quart-de-siècle écoulé.
Avant l'apparition du Yamaha 650 XS hyper réalésé, le twin Norton a longtemps été l'arme favorite des gros bras (indispensables) de la folle catégorie du sidecar-cross ! Le pilote est Daniel Chazelas (alias www.mototacot.fr/), fils de Marcel constructeur limougeaud d'une moto à gazogène dont il a été question dans un article précédent (voir 9 juillet 2015). Chez les Chazelas, la moto est une affaire de famille puisque c'est Aurélie, sa fille, qui est dans le "panier", ou plutôt sur la plateforme car de "panier" il n'y a plus guère ! C'est aussi elle qui est la troisième concurrente en gros plan du concours "plus beaux yeux"
Increvable Yamaha 650 XS qui à l'aide de quelques bonnes pièces et d'un travail d'experts amène parfois sa cylindrée aux alentours de 900 cm3 ! Équipage Antony Zucalli & Jean-François Gaillard.
Par temps très sec un arrosage de la piste est indispensable, ce qui nécessite ensuite un "décrottage" en famille et dans la bonne humeur. Selon l'auteur de la photo, il s'agirait de Mme Dulac, à moins que ce ne soit Mme Rossi. Redoutable imprécision qui s'explique par le fait que Jacky Pichaud (c'est fait, on dénonce le fautif !) était souvent occupé à "faire le couillon", comme il l'avoue, sur la piste avec sa propre machine... On est prié de l'excuser et on rectifiera dès que possible.
Une toute petite partie des concurrents qui étaient plus de 200 venus de plusieurs pays comme le prouvent les étendards nationaux qui ne sont pas là que pour faire joli.
Selon notre reporter, voici la plus belle photo de cette réunion. C'est surtout parce qu'on le voit lui-même au passage d'une bosse sur laquelle il a soigneusement évité de décoller la moto, mais pas ses fesses.
Le drone peut avoir des utilisations pacifiques ainsi que le prouve cette vue aérienne du circuit du Verdoulet ou se déroule le moto-cross de Corbarieu. Il paraîtrait que, situé dans un pays de vergers, cette manifestation annuelle (et bruyante) n'apporte aucune nuisance à l'environnement. En effet, il est d'usage d'y tirer le canon à grêle pour... éloigner les orages néfastes aux cerises et autres douceurs de la nature ! (Photo Jean-Charles Pizzolatto).
Longtemps aux avant-postes de la compétition mondiale (Joël Robert...) , les CZ de cross des années 60/70 sont devenues aujourd'hui des pièces de musée. Pas toutes, heureusement car, magnifiquement maintenue en état (on ne dira pas qu'il est "concours"...), cette 380 de 1974 est utilisée par Norbert Pépin (merci de vous abstenir de jeux de mots faciles...).
Cette CZ 1964 "bi-tube" est plus ancienne de 10 ans. Elle ne paraît pas très différente de la première par son moteur, un "banal" mono deux-temps, mais c'est à l'intérieur que ça se passe et sur un banc de puissance, les "photos" ne sont pas comparables (Pilote Serge Dubouchet). Typique de la production tchèque, le kick est sur le même axe que le sélecteur.
Culasse en éventail, ailettes larges mais moins nombreuses, la CZ 380 (Pilote Valentin Nicola) a évolué en 1970 pour toujours plus d'efficacité. Avant la vague japonaise des Suzuki et Yamaha ou Husqvarna, la marque tchèque a récolté trois titres mondiaux en 250 avec Joel Robert (1964, 1968 et 1969) ainsi que trois autres titres 500 en 1966, 1967 et 1968 grâce à Paul Friedrichs, l'Allemand de la République Fédérale d'Allemagne qui courait donc sur un machine "ennemie" venue de l'autre côté du Rideau de fer...
Au cas où vous seriez tenté par la mécanique motocycliste tchèque, Miroslav Nevedly se tient à votre disposition. Il peut vous fournir tout ce qu'il faut afin de maintenir votre machine en état, moteur, fourche, réservoir, etc. si vous avez déjà un cadre.
Gros deux-temps performants, les bruyantes et violentes Maïco (ici celle de Patrick Massoutier) eurent souvent leur place au palmarès mondial en 250 et 500 mais sans jamais pouvoir accéder à la première marche du podium. Parmi ses nombreux pilotes de haut niveau, se distingua l'Allemand (RFA) Adolf Weil, 2ème des 500 en 1971 et 1974 et à la même place des 250 en 1973.
Malgré le titre mondial 1957 remporté en 500 par le Suèdois Bill Nilsson avec sa machine motorisée par l'ACT de l'AJS "Boy Racer", l'usine anglaise ne donna pas suite. Si bien que Nilsson remonta son moteur dans une partie-cycle BSA et rebaptisa le tout "Crescent". Avec le Villiers 410 cm3 deux-temps, AJS fera un retour dans le cross vers 1972 avec cette belle "Stormer". Elle venait malheureusement trop tard dans la tourmente des faillites et rachats divers qui ont mené l'industrie motocycliste britannique au désastre que l'on sait.
Claude Langlois a conservé la Triumph-Metisse avec laquelle il courait dans les années 60. On y retrouve l'un des mille et un détails qui ont fait la réputation de ces machines...
... dont ce tube d'échappement droit dont l'extrémité passe sous la boîte puis à l'intérieur de la boucle arrière du cadre, améliorant la protection en cas de chute. Fruit de l'expérience !
Une couleur pour le moins inattendue sur cette Royal-Enfield (la vraie). Elle arbore de riches (et français) amortisseurs arrière oléopneumatiques Fournalès qui firent beaucoup parler la Presse à leur apparition à la fin des années 70.
L'organisation du Moto Cross de Corbarieu vous dit "À L'ANNÉE PROCHAINE", même lieu, même motif, même punition !
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Ce blog est la suite de Zhumeurs & Rumeurs, en sommeil désormais mais toujours consultable sur http://zhumoriste.over-blog.com/