(La légende de ces deux photos indique : "Retour - Passage de Noirmoutier à Fromentine")
TOUT COMME AUJOURD'HUI, le citadin a cherché le dépaysement pour ses vacances. L'aventure, au début des années 20, c'était vouloir transporter son sidecar Harley-Davidson sur l'Ile de Noirmoutier, une entreprise qui avait tout d'une expédition à travers les pistes de l'Oubangui-Chari. Si on ne voulait pas (ou ne pouvait pas) emprunter le passage du Gois à l'époque peu fiable (?) ou dangereux pour un véhicule motorisé (?), le bateau-navette était la solution. Surtout que, propre sur lui ainsi que Madame, et tous deux en costumes assortis, ce Parisien (la machine est immatriculée E4), pouvait compter sur la bonne volonté de la marine locale.
CONTRAIREMENT À L'AUTOMOBILISTE, le motocycliste n'abandonne pas son compagnon favori attaché à un arbre ou perdu dans la forêt. Descendant de Paris à Nice (!) avec une Mobylette en juillet 1964, ce voyageur a fait une pause entre Valence et Marseille, le temps d'une photo de sa machine avec son chien transporté sur le porte-bagages et protégé du soleil. La photo a ensuite été envoyée à Bella, sa dame de cœur ♥…
AU DÉBUT DU SIÈCLE (l'autre) on s'habillait déjà en fonction de la machine qui vous transportait. Mais rien à voir avec le couple précédent des années 20. Ici, il faut le manteau ciré pour Monsieur et un autre pour Madame, agrémenté d'un col en fourrure. Pour tous les deux la casquette du motoriste-chauffeur, en drap ou en cuir bouilli et verni. Vu sa puissance, la Voiturette Bollée (monocylindre 800 cm3) emportait tout son monde sans faiblir, y compris Médor qui a sa place particulière quoique aux avant-postes.
En conclusion, un p'tit Miquet pour venger tous les animaux abandonnés cet été !
(À suivre)
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