GLOBE-TROTTER impénitent, Jacky Pichaud s'est fait des amis un peu partout sur la planète. Avec un léger penchant pour l'Inde, sans doute à cause de sa monture favorite, une Enfield (avant qu'elles ne soient redevenues "Royal". Vous suivez, là ?). Lors d'un récent séjour à Kolkata (Calcutta) dans le quartier des casseurs de motos - les veinards, ils ont çà là-bas - l'une de ses connaissances lui dit : "Tu vas voir ma fausse avant-14 et tu me diras avec quoi c'est fait".
J'ai eu juste, triomphe Jacky qui lui a énuméré : "L'avant vient d'un triporteur à pédales Hero (ils fabriquent aussi en Inde le CD 100 Honda) ; moteur, freins et moyeux de BB Peugeot 1972 ; le réservoir, la fourche et la suspension arrière ont été fabriqués de toutes pièces. J'ai démarré le bazar avec un coup de pied sur l'embrayage et ça a amusé le proprio !".
Celui-ci n'avait aucune chance de gagner avec Jacky qui s'est bien gardé de lui dire que dans sa jeunesse il avait fait la Tchécoslovaquie sur un CT 1 sans suspension arrière, le modèle bas de gamme (on dit "premier prix" aujourd'hui) de Peugeot. Intarissable sur le sujet, il ajoute que les moteurs BB Peugeot qui étaient construits en Inde avaient le volant Novi des Motobécane.
Une photo, à gauche, qui montre pourquoi les tricycles indiens doivent être solides. À droite un document à l'intention des jeunes couches qui doivent savoir quelles machines il faut déjà collectionner pour les années à venir...
EN COMPLÉMENT du dernier article (21/02/2017) sur les NSU modifiées pour le cross, celle de Sauca en particulier, François-Arsène nous fait profiter d'une autre transformation portant sur une Velocette signée du même atelier aveyronnais.
Devant ce magnifique travail réalisé avec les (petits) moyens du bord, on se demande pourquoi le constructeur n'a pas fait la même chose lui-même. Cette réflexion ne vise pas Velocette en particulier mais toutes les autres marques, à commencer par les anglaises, bien sûr. Concernant les françaises... paix à leur âme.
En comparant avec "l'image du catalogue" (ci-dessous), on voit le gain de poids apporté par le "cantilever" et sa simplicité. Selon FAJ, l'unique élément de suspension provenait d'un train d'atterissage d'avion. La fixation des tubes supérieurs de la fourche arrière par de simples écrous crénelés laisse penser qu'on est en présence d'un "work in progress" avant positionnement définitif et soudures définitives elles aussi (?).

AVIS AUX AMATEURS : Il reste quelques exemplaires du livre "Les Motos des Français - Un album de famille 1945-1970". Un chèque de 40 euros - port compris - fera de vous un homme (ou une femme) heureux (heureuse).Tous renseignements complémentaires : janbour@free.fr