BELLE IMAGE
Note à l'attention des jeunes couches : "Cet exercice dit 'Triple looping en motocyclette' est réalisé par un expert professionnel, dans une structure adaptée et avec toutes les conditions de sécurité requises. N'essayez pas de l'imiter pour épater vos petits amis". Ce beau document, très peu connu pour ne pas dire totalement inconnu, m'a été transmis par Daniel Boyer qu'on remercie chaleureusement... par ces temps de froidure !
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PIERRE CERTAIN (1933-2016)
Il était l'un de ceux qui pratiquent la moto comme on respire, à l'exemple de Félicien Certain son père, déjà l'un des tout premiers collectionneurs français. Le terme de collectionneur n'est d'ailleurs pas exact car tous deux ont ignoré ce que ce mot aujourd'hui peut signifier de mercantilisme désagréable. Au décès de son père victime d'un accident de moto en revenant d'un rallye... de motos anciennes, Pierre avait tout naturellement continué l'œuvre entreprise, partageant son temps entre son travail de mécanicien dans un garage automobile et son travail dans son atelier personnel.
Depuis quelques années il avait ralenti son activité et, moyennant une modeste rente, confié ses chères motos à sa ville de Celles-sur-Belle. Sa collection de plus de 200 machines fut accueillie dans un cadre digne d'elles : l'Abbaye Royale du XVIIè siècle ! Une exposition permanente y est consacrée à 45 motos en attendant qu'un espace plus vaste soit aménagé pour le reste dont la restauration est assurée par un agent technique de la municipalité aidé par des bénévoles de l'Amicale Moto des Deux-Sèvres (Quel merveilleux exemple à suivre pour tel autre musée en souffrance... suivez mon regard !). Pierre Certain restaurait ce qui devait l'être et construisait ce qu'il ne trouvait pas dans la production ordinaire. Par exemple une machine de trial, au tout début de cette discipline alors mal connue en France.
À la base de cette "Spéciale" se trouve une Motobécane 175 Type Z 24, un modèle économique à suspension arrière coulissante. Il a donc fallu transformer tout l'arrière du cadre selon la géométrie habituelle. La fourche a été dépouillée de ses caches en tôle et le réservoir, de moindre contenance que celui d'origine, provient d'un vélomoteur Monet-Goyon. Il s'orne à l'avant de deux enfoncements symétriques améliorant le rayon de braquage de la fourche. L'échappement relevé comme la selle double sont des fabrications personnelles, mais nombre d'autres pièces sont d'origine, y compris le carburateur Gurtner avec son filtre à air "camembert". Le moteur lui-même a gagné un peu de vigueur par le montage d'un piston de Z 22 C plus bombé et a reçu des soupapes plus grandes (2 CV Citroën). Une jante de 21 à l'avant et de 19 à l'arrière augmentent la garde au sol. La recette est toujours bonne aujourd'hui, alors, avis aux amateurs !
Au cours de notre conversation, Pierre Certain fit allusion à une autre transformation de la Tobec concernant la boîte à vitesses, et plus précisément à son étagement. Comme sur une Kawasaki H2, par exemple, le point mort de la Z 24 se trouve en bout de course du sélecteur : donc 4, 3, 2 ,1 et zéro ! Ce qui est déjà désagréable sur la route devient catastrophique en trial où il arrive qu'on "savate" à tout-va en cas d'urgence (enfin, ça se faisait à l'époque...) et qu'on se retrouve en roue libre ! La solution était de créer un point mort entre première et deuxième. Devant mon air interrogatif, Pierre joignit le geste à la parole et posant à terre un moteur entreprit de l'ouvrir afin d'accéder à la grille de sélection. Débarrassée d'une douzaine de vis, la trappe sous le moteur révélait la grille en question que voici...
... avec le mode d'emploi ! (Document exclusif)
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CHAT PERCHÉ
J'ignore d'où il vient, mais il n'est pas perdu car il porte un collier. Ce qui ne le gêne en rien pour grignoter un p'tit quelque chose à chaparder si vous avez laissé ouverte la porte de la cuisine. Sans vergogne aucune, il vient dans mon jardin où il a ses habitudes : pisser sur le tas de feuilles mortes et boire l'eau toute pourrie qui stagne au fond d'une assiette creuse (en principe c'est pour les oiseaux, mais à Paris il y en a de moins en moins). Je le soupçonne aussi de donner une sérénade dans le quartier à la recherche de l'âme sœur vers les 3/4 heures du matin... Comme il a une bonne tronche, on lui pardonne.
Un brin de sieste sur une selle qui garde bien la chaleur du soleil, quand il y en a. La rue sert de rampe de lancement aux voitures de Police-Secours qui grimpent vers une zone "chaude" de Paris - "toutes sirènes hurlantes" comme on dit dans le poste - mais il en faut plus pour émouvoir un vrai matou.
COLLECTION CHAPLEUR : DERNIÈRES NOUVELLES
À propos de musées de la moto, après celui - exemplaire ! - de l'Espace Certain à Celles-sur-Belle, il y a l'affaire pendante autour de la Collection Chapleur. C'est toujours sous les radars, mais sans beaucoup de mouvement. C'est pourquoi Gilles Destailleur, dont on n'a pas oublié l'action qu'il a menée en septembre dernier, en compagnie des ses amis Jean-Paul Decreton et Thomas Devigne (voir article du 7 octobre 2015), a adressé le courrier ci-dessous à M. Jacques Lamblin, Maire de Lunéville :
Quel que soit le résultat de sa démarche que l'on souhaite positive, Gilles a plusieurs fers au feu. Il envisage, entre autres, un grand rassemblement motocycliste à Lunéville lors des Journées du Patrimoine de septembre 2016. C'est loin vous direz-vous, mais c'est maintenant qu'il faut y songer et prendre des dispositions lors de l'établissement des calendriers de clubs afin qu'il n'y ait pas de téléscopages de dates entre manifestations.
Toutes les options sont envisagées pour ce rassemblement auquel il serait souhaitable de réunir le plus possible de machines anciennes. Mais pas que, afin de prouver que le monde motocycliste français ne se passionne pas que pour la dispute des 100 chevaux, ou le gilet fluo. Mais qu'il se préoccupe aussi de son patrimoine, toutes classes et tout genre de machines confondus, du scooter 50 au 1400 trike, de la 1000 Black Shadow à la Tobec D45, et aussi vintage, scrambler, bobber, bitza et néo-classic !
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Une dernière image pour montrer que lorsqu'il le veut, un cycliste est largement aussi con et asocial que le motard qui gare sa moto sur le trottoir ! (vers les 6 h. du soir, entrée du Monoprix, place des Fêtes, Paris 19ème, un soir de janvier).
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