• Le Japon explore son passé motocycliste (8)

    Suite à un bug de mes doigts, certains d'entre vous ont pu voir une suite tronquée de l'épisode numéro 7. On reprend donc ici...

    Le Japon explore son passé motocycliste (8)

    Ni scooter, ni moto, la Suzuki 250 SW1 conçue par Naomi Sakaï avait tout pour déplaire au milieu motocycliste pur et dur de 1992. Lequel ne serait peut-être pas du même avis aussi tranché aujourd'hui alors qu'on a vu depuis défiler les Honda Deauville ou Vultus, le Yamaha T Max et autres Gilera 800 (de profundis). Le SW1 présentait des solutions trop originales avec ses roues de 16'' (AV) et 15'' (AR) à trois branches et son carénage très protecteur. Solutions qui ont fait des petits comme la transmission finale par courroie, le réservoir sous la selle, les coffres latéraux intégrés au carénage en plus d'un monocylindre qui semble indestructible avec 20 ch et un simple ACT 4 soupapes. Venu trop tôt, le SW 1 construit à quelques centaines (500 ?) d'exemplaires fut réservé au seul marché japonais, ce que beaucoup regrettent encore parmi les rares qui ont pu le connaître en Europe (1 en France et 3 ou 4 en Grande-Bretagne). Donc "collector's"... mais sans grand espoir !

    Le Japon explore son passé motocycliste (8)

    De la baroque SW 1 ne reste que la couleur sur cette 250 STE Suzuki beaucoup moins "glamour" mais bien plus économique. Encore une inconnue jamais vue sous nos cieux.

    Le Japon explore son passé motocycliste (8)

    Un bicylindre deux-temps de 125 cm3, on n'avait pas vu ça depuis les Rumi motos et scooters des années 50. À la fin de 1965, Yamaha renouvelle le genre avec une cylindrée un peu plus petite : ce sera le 90 AT de 8,2 ch. Réalésé à 100 cm3 (97 réels) pour complaire à la législation américaine, il devient le YL1 doté d'une cinquième vitesse pour exploiter au mieux ses 9,5 chevaux (renseignements complets sur moto-collection.org comme d'habitude). Bien que vendu en France dès 1966 (2485 F soit 3100 € de 2017), il ne devait pas courir les routes où son prix le mettait à égalité avec les 250 Jawa, Vespa Super Sprint, MV 125 Tourisme et autres 125 Morini Corsaro 66 ou trois Mobylette AV 88 Grand Luxe. Encore un "collector's" mais abordable à 1500/2000 €... au Japon ! 

    Le Japon explore son passé motocycliste (8)

    Un rêve d'ado en 1966, mais... "passe ton bac d'abord !".

    Le Japon explore son passé motocycliste (8)

    Moins répandue que les Harley-Davidson, la rivale Indian Chief à soupapes strictement latérales est conservée dans un scrupuleux "état d'origine". Pas question de chopperiser ou bobbifier un monument de l'art nord-américain !

    ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

    Le Japon explore son passé motocycliste (8)

    SOUS LES JUPES DES FILLES

    Rétines et pupilles, / Les garçons ont les yeux qui brillent /  Pour un jeu de dupes : /

    Voir sous les jupes des filles, / Et la vie toute entière, / Absorbés par cette affaire, /

    Par ce jeu de dupes : / Voir sous les jupes des filles.

    La chanson d'Alain Souchon, poète et fin connaisseur de l'âme humaine dans ses replis les plus secrets a trouvé un écho jusqu'au Japon. Régulièrement You Will Bike publie un palmarès établi par un vote de ses lecteurs qui classent leurs vedettes préférées choisies dans le milieu du cinéma, de la télé, des modèles de la mode, Toutes accortes jeunes personnes dont le mini-maillot est le vêtement le plus chaud. Pas besoin donc d'imaginer ce qu'il y a sous leur jupe. On est directement au... cœur du sujet. 

    Le Japon explore son passé motocycliste (8)

    Voici, à gauche et à droite deux des concurrentes choisies parmi une grosse douzaine d'entre elles. Que du classique dans ce genre de sauterie, encore que celle de gauche amorce déjà une autre "couleur". La photo du milieu est plus intrigante. C'est que You Will Bike connaît plutôt bien ses lecteurs dont les goûts érotique sont particuliers. Dans le cas présent la photo est une allusion discrète au bondage, pratique sado-maso (douce) que chacun connaît aujourd'hui grâce au livre "50 nuances de Grey", mais que les Japonais ont élevé à un art photographique. 

    Le Japon explore son passé motocycliste (8)

    Encore plus insolite cette photo qui a l'air ratée alors que pas du tout. C'est une autre allusion à un fantasme nippon, celui de la petite culotte, surtout celle des collégiennes ou prétendues telles. C'est un fantasme assez commun et répandu chez le mâle japonais (*) pour avoir donné naissance à un véritable commerce nullement répréhensible ! Dans le même genre, la photo de gauche du trio précédent n'est pas innocente...

    Le Japon explore son passé motocycliste (8)

    Des boutiques spécialisées vendent toute sorte de vêtements usagés, dont des culottes, que viennent proposer les collégiennes elles-mêmes. Et plus le vêtement a été porté, plus il est cher. L'amateur timide peut se servir ailleurs à un distributeur automatique (à droite).

     ♥

    (*) Ils font d'ailleurs l'objet d'un livre d'Agnés Giard, distinguée anthropologue et conférencière qui a signé l'instructif "L'Imaginaire érotique au Japon" 2006 - Albin Michel.

    À l'intention des pervers, je redonne aussi l'adresse du site You Will Bike : youwbike.exblog.jp


  • Commentaires

    1
    jackymoto
    Mercredi 5 Juillet à 22:43

     

    La Suzuki SW1 me rappelle fortement l'Ariel Leader qui avait eu un bon succès en Angleterre (malgré ou grâce??) à sa tôlerie efficace pour le "Scottish weather"et contre les embruns huileux de la chaîne. Les 100 Yamaha sont parmis les premières Japonaises (avec des clignotants et un démarreur électrique!) que j'ai vu rouler dans mon coin.

    Tout le monde a remarqué que la plus grosse nana (j'ai pensé à un nom de poisson!) a été attrapée au filet!smile

    2
    gigi
    Jeudi 6 Juillet à 11:36

    Merci monsieur Jacky, grâce auquel l'expression "monter au filet" prend tout son sens !

    J'en reste interdit !

    3
    zerchot
    Jeudi 6 Juillet à 21:26

    Outre l'ancêtre de la Yam AS3, qui elle m'a probablement plus fait fantasmer que les jeunes filles nippones ci dessus, dont les dessous sont censés affrioler le mâââle, je retiens l'imagination débordante de l'auteur (qui bugue devant des revues nippones) .

    En effet, il croit voir une évocation du bondage sur une image, quand j'y vois moi un grillage de jardin contre lequel je ne tolérerais aucun appui...

     

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